"Le dernier gang" marque les retrouvaille de Vincent Elbaz avec Gilles Lellouche, deux ans après "Ma vie en l'air". Mais si dans ce dernier film ils étaient les meilleurs amis du monde, cette fois-ci entre eux c'est la guerre. Ceci pour notre plus grand plaisir car voici un polar époustouflant qui commence au coeur du quartier de Belleville. Ariel Zeitoun nous fait vivre une épopée haletante qui nous ramène quelques années en arrière, du temps où Noël Mamère était journaliste, où le regretté Bernard Rapp était toujours vivant et où Jean Offredo présentait le journal télévisé. La reconstitution historique est en tout cas magnifique et c'est un bonheur de replonger au début des années 80 tellement on s'y croirait. Outre le sympathique duo d'acteurs que j'évoque dans les lignes précédentes, on peut noter la remarquable composition de Sami Bouajila qui loin de son jeu lourdaud habituel (mais peut-être ne lui offrait-on pas les rôles qu'il méritait ?) nous étonne de fort belle manière. Cependant, une fois de plus, à l'instar par exemple de "Romanzo criminale", méfions nous du caractère romanesque de cette histoire (même librement inspirée de la réalité) qui se focalise sur des voyous qui ont tout de même tué des honnêtes citoyens. Il faut toujours l'avoir en tête, hein ! Mais quoi qu'il en soit, j'ai vraiment pris mon pied en regardant cette oeuvre jubilatoire (et je pèse ce terme, c'est vraiment ce que j'ai ressenti) qui est pour moi digne des plus grands films policiers français.
A ne pas raté ! Le duo Elbaz/Lellouche marche à merveille. L'histoire est trés bien retranscrite et donne envie de s'interresser davantage au gang des postiches. Bref n'hésitez pas !
Un "The Shield" à la française. C'est manifestement ce que devais se dire Ariel Zeitoun lorsqu'il réalisa ce film. Caméra mobile, plans inventifs, rythme effréné, casting impec. Tout est là pour rivaliser avec les grandes productions américaine. Et en plus, ça marche.
Faire revivre le célèbre gang des postiches est un sujet qui n'aurait jamais du tomber entre les mains des productions Luc Besson. Même si l'ambiance des années 70-80 est plutôt bien retranscrite malgré quelques véhicules inadaptés en arrière-plan, même si l'interprétation de Gilles Lellouche est géniale en flic obsédé par sa quête, et même si on a plaisir à retrouver Michel Boujenah, on reste gêné par le rôle pricipal de Vincent Elbaz, qui nous rejoue le rôle truand beaucoup plus inquiétant du "Ni pour ni contre..." de Klapisch, le déguisement en moins. Au final, un bon film de gangster à la française, filmé façon "Romanzo Criminale" pour ses incursions de documentaires d'époque, le talent du réalisateur en moins !
Le dernier gang de Ariel Zeitoun raconte l'ascension du gang des postiches dans le milieu des années 80. Cette bande de copains de Belleville ont commencés par des braquages à 2 balles pour arriver aux plus grands vols des banques parisiennes. Leurs déguisements ordinaires et leur audace tranquille et naturelle, leur a permis, même sous les yeux ébahis de la police, à battre le record des coffres ouverts et vidés. Mais resteront-ils unis, arriveront-ils à survivre, entre l'amour, la drogue et la fuite continuelle ? C'est plus particulièrement à travers l'histoire d'amour de Simon (Vincent Elbaz) et Julie (Clémence Poésy) que l'aventure de ce gang est axée. Et cela ne dénature en aucun cas l'objectif de cette fiction. Ils forment un couple sincère en dehors de tous clichés, qui se déchire entre un amour faussé et une violence pationnelle. L'image revue et corrigée du flic (Milan joué par Gilles Lellouche), quant à elle, laisse à désirer. Le présence de Sami Bouajila et Michel Boujenah en grand-père, d'autre part apporte une touche particulière agréable. Grâce à cela et à la réalisation de Ariel Zeitoun qui tente de tenir compte de l'époque, nous passons un bon moment de divertissement avec en supplément des touches d'humour.
Je n'avais pas tellement envie de voir ce film mais il se trouve qu'il ne m'a pas déçu. Le thème est plutôt bien traité et la psychologie de chaque braqueur est bien tournée. Le film est quelques fois un peu long surtout vers la fin, le rêve du héros à sa sortie de prison est un peu lourd. Bref, ce film n'est pas mémorable mais il n'est pas mauvais non plus, je dois dire que Vincent Elbaz me gonfle un peu mais si cet acteur ne vous déplaît pas vous apprécierez sûrement Le dernier gang.
Un très bon film qui retrace le parcours incroyable de cette bande de potes qui devient le gang de leur décennie. On est pris par l'ambiancedu film dès le début, on vit leur ascension et on ressent les même sentiments qu'eux. Ce film est une vraie réussite et on ne s'en plaindra pas!
Deux ou trois fois, la caméra se pose, laissant un peu d’air entrer dans ce film au rythme effréné, comme si le réalisateur avait peur du vide, comme si le besoin de mouvement et de liberté apparente estompait tout contraste. Pendant ces instants de calme, on sent qu’il aurait pu se passer autre chose, une sorte d’épopée, une légende en marche… Mais la machine à broyer toute velléité de contemplation repart à chaque fois, et la déception grandit au fur et à mesure. Pourtant, l’histoire d’amour entre le truand au grand cœur et la fille de bonne famille valait mieux que cette succession de scènes attendues et finalement convenues. Trop vite, le scénario délaisse le couple maudit pour s’attacher aux splendeurs et déboires de cette bande de copains, attachants malgré leurs méfaits. Mais au final, on en sait peu sur leur histoire, on cherche des repères, les pourquoi et les comment sont insuffisants et ce manque d’explications n’est pas compensé par une ambiance prenante, par quelque chose qui basculerait du côté de la légende, comme une sorte de Bonnie and Clyde, auquel il est fait allusion, en vain. La déception est importante car il y avait pas mal d’attentes autour de ce film qui outre son aspect "gendarmes et voleurs", avait sur les années 80 un potentiel social et politique fort, d’autant que la période est encore peu exploitée dans le cinéma français. Il y avait aussi trois acteurs aux personnalités contrastées. Vincent Elbaz, énergie énorme, charme incontestable, mélange de gouaille et de classe à la Depardieu, pas vraiment utilisé. Sami Bouajila, vraie gueule de cinéma, capable d’imposer une présence par un regard, froideur effrayante ou intimité chaleureuse. Et la petite actrice qui monte, qui monte : Clémence Poésy, concentré d’émotions au début du film, puis pas vraiment aidée par les différents aspects physiques qu’on a voulu lui faire prendre. On attend donc avec un espoir plus important encore un autre film de truand hors normes, celui-là plutôt années
Vincent Elbaz mériterait bien un césar pour ce rôle. Gilles Lellouche est impeccable, il devient un acteur indispensable. Un film de gangster français efficace, divertissant, très bien mis en scène, et qui n'ennuie jamais. Plutôt rare !
Ariel Zetoun n'est pas Martin Scorcese. Vincent Elbaz n'est pas Robert de Niro. Paris n'est pas le bronx ou Las Vegas. Le dernier Gang n'est donc pas Casino ni les affranchis. Ce préalable ayant était fait, force est de constater que ce film est une vraie réussite . L'itinéraire du cerveau des postiche est plus que convainquant . On se laisse prendre par toutes les avatars de ces personnages . C'est clairement un bon polar francais comparable au Grand Pardon dans sa qualité et ces défauts . La principale qualité, c'est encore une fois une bonne , une tres bonne histoire, renforcée par une interpretation solide d'elbaz et des seconds roles juditieusement choisis (boujenah). les défauts se résument à un déficit dans la narration au début du film, mais vite corrigé par la suite, mais aussi à un flic un peu carricatural malgré l'interpretation de Gilles lelouche. Bien sur ce n'est pas un chef d'oeuvre mais un très bon polar décomplexé.
Une bonne surprise que ce nouveau film de Ariel Zeitoun, qui, à part son premier film Souvenirs, souvenirs nous a plutôt pondu des navets depuis. Exception faite cette fois-ci. Le dernier gang est un bon polar, bien écrit, à la mise en scène solide, rythmée. On suit l'histoire de ce gang, dont les méfaits sont encore frais dans les mémoires, avec grand intérêt. L'interprétation est au diapason. Vincent Elbaz et Clémence Poésy forment un beau couple de cinéma et on y croit. Rien à dire pour le reste de l'équipe, de solides performances pour un film tout aussi solide. Un bon polar à la française, à voir.
un très bon polar français, où se mêlent action, suspens et liens d'amitiés et familiaux. on ne s'ennuie pas une minute, une histoire vraie menée tambour battant par de très bons acteurs.