303 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
67 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
28 critiques
3
4 critiques
2
9 critiques
1
5 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
oranous
161 abonnés
1 097 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 juin 2009
Moknèche appuie là ou ça fait mal et sur des réalités trop souvent oubliées. Il reprend en gros les mêmes thèmes que dans « Viva Laldjérie ». Le combat d’une femme pour réaliser ses rêves dans une société ou la femme n’est pas toujours acceptés (d’ailleurs cela n’est pas très bien démontré) en utilisant tous les moyens pour y arriver comme la corruption, la prostitution et les magouilles. Amené sous forme de flash-back, on est ému en voyant son destin, alors que le personnage de mafieux devrait nous être antipathique. Biyouna est toujours aussi grandiose et touchante. La musique « Delice Paloma » est superbe. Une nouvelle réussite après « Viva Ladjérie ».
Plaisant à suivre, l'entrée en matière est loufoque comme un bon Almodovar, ensuite quelques passages à vide... mais c'est toujours sauvé par l'attrait des acteurs et du fait qu'il y a un rêve poursuivi. Dommage qu'il s'insinue quelque chose de frelaté, le ton oscille entre sérieux et amer, on ne sait plus trop sur quel pied danser ! Un portrait de la dame plus piquant et surtout davantage sur le mode humoristique, et le malaise moral était évité ! Des morceaux de grâce cinématographique s'intercalent dans les explications minutieuses, je pense par exemple à cette scène, émouvante entre toutes, où la mère et son fils se parlent à coeur ouvert, perchés sur leur terrasse avec les rumeurs de la ville en-dessous, ou à l'arrivée de la fraîche Paloma comme un chien dans un jeu de quilles... L'empreinte de ce microcosme algérien, et la voix off féminine, très grave, restent en tête. Extraits musicaux de très bonne facture aussi (subtiles percussions !). Et puis ces scandales à partir d'un dessert ont un charme particulier avec ce retournement de situation que je n'aurais pas imaginée à ce point cruel.
Généreux et agréable, ce film se laisse regarder sans ennui, en dépit de quelques longueurs et excès (les séquences avec le ministre). Du bon cinéma populaire, avec une actrice principale (Biyouna) étonnante.
Elle a un charisme incroyable Biyouna, une « gueule » à la Sapritch, une voix à la Moreau, une présence à la Signoret ; le scénario est original et a le privilège de nous faire découvrir un aspect méconnu de l’Algérie contemporaine, mais Délice Paloma est beaucoup trop long, et au fil des minutes on regarde sa montre, on trépigne sur son fauteuil afin de connaître le fin mot de ces flash back répétés et malheureusement, l’intérêt suscité au début du film se transforme en un « enfin, ouf !» quand les lumières se rallument.
Joli film ou les acteurs sont très attachant, mais le scénario traine en longueur et la mise en scène manque de rythme. Dommage car tout est très respectable. A voir.
Delice Paloma s'avère être un film plaisant. Ainsi, le réalisateur dépeint la destinée d'une bienfaitrice pour les uns mafieuse pour les autres qui à force de combine s'est fait une place dans la société. Joli portrait de l'Algérie contemporaine, le film est servi par d'excellents acteurs, le scénario est quant à lui intéressant. A découvrir...
Un bonheur que de retrouver Biyouna, véritable icône dans son pays, qui illuminait le formidable "Viva Laldjérie" du même réalisateur. Elle incarne ici une femme "arrangeante" qui trouve des solutions à tous vos soucis...sans scrupule, quant à la légalité, c'est un gros mot; la chute, elle, sera fatale. Le réalisateur dépeint la société algéroise et son mode de fonctionnement corrompu, il nous attache à ce destin généreux et culotté. La mise en scène est malheureusement trop didactique, scolaire: on s'ennuie dans la deuxième partie du film et c'est bien dommage. Malgré tout, le film est sauvé par son actrice principale, engagée, comme toujours.
une étoile pour l'appartement, sa terrasse avec vue sur Alger et le port ; une étoile pour les acteurs, remarquables ; une étoile pour le scénario et une Algérie pleine de vie, si française et si attachante...
Ce film présente un double intérêt: d'une part un regard affectueux mais sans complaisance sur la ville d'Alger post-coloniale, de l'autre l'histoire d'une femme à la personalité pour le moins ambigüe, qui sucite tantôt dégout, tantôt compassion. De la difficulté de vivre et de s'accomplir dans un pays encore bien rude, le scénario tire une galerie de portraits variée et passionnante. Quelques petites longueurs et paresses de mise en scène coûtent à ce film sa quatrième étoile.
Peut-être LE film de cet été. Une image de l'Algérie differente de ce que l'on attend. Peut-être parce qu'il est des choses qu'il vaut mieux cacher... une scène finale qui déchire le coeur... sauf celui de quelques personnes insensibles ou qui préfèrent de pas regarder la vérité en face!
J'ai beaucoup aimé ce film et j'y suis d'abord allé pour revoir Alger et l'Algérie que je connais depuis très longtemps. C'est une comédie, mais à la manière de Molière.Rien n'est inventé ni exagéré. La société algérienne connaît de semblables personnages: on commence par le système D; on passe à l'étape suivante, les "petits trafics"; et un beau jour on devient Mme Aldjéria (Superbe Biyouna !), un brin mafieuse, jusqu'au moment où on tombe sur un os ! Comme elle dit, ici il faut arroser et beaucoup de gens ont soif ! Un bémol: les libertés du cinéaste quant à la géographie des lieux ! Le tumulus près du douar de la famille de Paloma (le Tombeau de la Chrétienne) n'est pas à Tipaza, mais à 10 kms de Tipaza. Fouka, le Pays de Mme Aldjéria, qui s'appelait Fouka-Marine autrefois est encore plus loin ! L'une des dernières scènes tournée aux Thermes de Carracala, à Fouka, mélange des vues des ruines romaines de Tipaza et du Jardin d'essai d'Alger. Il faut le faire ! Quant à la magnifique piscine du RUA (Racing Universitaire d'Alger) du temps de la présence française, où est tournée la scène au Port d'Alger, avec le "passeur" à cigare, c'est devenu une sorte de ruine. J'en ai eu le coeur serré ! Jacquesecret
Du mauvais cinéma comme on en faisait il y a quarante ans. Une caméra le plus souvent plantée là. Des acteurs limite amateurs. Une théâtralité de mauvais aloi. Tout passe par le verbe lors de faces à faces interminables. En 3 mots : très très chiant. Je suis sorti au bout d’une heure. PS. En revanche il y a une actrice vraiment craquante en second rôle, je crois qu’elle s’appelle Aylin Prandi. Je parie qu’on va bientôt la revoir