En toute sincérité, Eric et Ramzy ne sont pas des humoristes qui me font "vibrer". Il n'y a qu'à voir leurs longs-métrages des "Daltons" à "Seul-Two" pour se rendre compte de la pauvreté cinématographique dont sont capables les deux compères. Puis arrive "Steak". Réticent avant de le voir, je me rend compte que le réalisateur n'est rien autre que Quentin Dupieux alias Mr Oizo réalisateur de l'excellent "Rubber". C'est ainsi que je me suis laissé entraîner dans ce monde aussi excentrique et inquiétant qu'est ce "Steak". Pour ceux fans et habitués du duo comique, passez votre chemin. Ce film a une véritable atmosphère propre et traite d'un thème assez subtil qu'est le fait d'être accepté par les autres. Certes le scénario est loufoque et pars complètement en co*lles à certains moments et c'est sans doute la force, mais aussi la faiblesse de ce film. Les premières minutes donnent tout de suite le ton. George, un jeune adolescent se faisant martyriser par les gros bras de son école découvre un jour sur la route une arme à feu, qu'il décide de garder sur lui jusqu'au soir ou, après avoir subi une énième journée d'humiliations abat, à l'aide de l'arme en question, ses persécuteurs. Son meilleur ami Blaise le rejoins juste après le drame ou, suite à un événement des plus idiots, c'est sur ce dernier que l'accusation de meurtre tombe. Libéré après plus de 7 ans d'incarcération, ce dernier ce retrouve dans un monde ou l'apparence physique, la violence et la chirurgie esthétique sont les maîtres mots.
Le thème de l'acceptation est dors et déjà traité dans ce prologue ou George se retrouve exclu et martyrisé du groupe social qui l'entoure. Or, une fois ce prologue passé, ce même George est toujours en quête d'acceptation, cette fois-ci auprès d'une bande de "joyeux" hooligans nommés les Chivers. Le film se concentrera là-dessus jusqu'à la fin ou, suite à multiples péripéties, le graal tant désiré par ce dernier lui glisse des main.
Cependant, comme dit précédemment, l'humour parfois trop loufoque nuit à la qualité générale du film. Lors de certaines séquences, le risible est poussé à l'extrême, et pas toujours très bien maîtrisé. Et c'est dommage! Car, en bon ovni vidéoludique qui se respecte, "Steak" restera dans les mémoires, même si l'ensemble est mitigé tant parfois on frôle l'excellent pour retomber dans le médiocre avant de remonter en flèche. A noter une bande-son de haute qualité de même qu'un Jonathan Lambert toujours aussi hilarant.