Après « Marie de Nazareth » ayant mêlé biopic de l’une et vie entière de l’autre, place cette fois à la réelle vie de cette même « une » ou le récit s’atèle bien plus en profondeur sur le devenir de cette jeune femme ordinaire. Un biopic qui ne met plus du tout en scène le jeune Christ puis adulte mais seulement le couple juif dans ce quotidien gâcher par l’envahisseur romain.
Keisha Castle-Hughes dicte ici un script nettement plus moderne et moins larmoyant que sa prédécesseur en jouant aussi moins la bienfaitrice abusive. Oscar Isaac (« Star Wars 7, 8 & 9 », « Moon Knight », « Dunes »…) succède plus qu’efficacement à Francis Lalane même si ce dernier performait littéralement, avec là aussi un script très gentillet, Oscar possède également un jeu plus moderne sans le côté « bisounours » ringardant l’ensemble. Pourtant c’est ce qu’on attend d’un couple judéo/chrétien, qu’ils propagent joie, bonheur et tolérance, mais il est vrai que le faire sans inonder de bon on y arrive très bien aussi. Tomer Sisley en Romain, qui l’eut cru ? son passage bien remarquer prouve son autorité et l’aspect très cru des officiels de l’aigle. Ciarán Hinds (« Rome », « Ghost Rider 2 », « Roman Empire »…) incarne brillamment le roi Hérod et son obsession de pouvoir, de richesses et sa jalousie grandissante de ce futur Messi. Puis vint les Rois mages dont la superbe occupation d’écran révèle enfin un peu plus qui ils sont, un développement avec quelques scènes simples mais les mettant enfin dans leur profession et les amenant à la crèche. Méconnus clairement, leur jeu fut aussi cérémonial que « jeune » avec la pointe d’humour parfaitement menée. Nadim Sawalha, Ériq Ebouaney & Stephan Kalipha sont la « bouffée » d’air frais inattendu mais tellement utile à la narration de cet épisode biblique. Enfin, Alexander Siddig aura eu sans aucun doute la prestation la plus fantastique du récit en Ange annonciateur car, contrairement à la simple voix off tel un jingle radio dans le titre précédent, avec faut le dire, un effet bien paresseux, il apparait là en vrai créature de Dieu, sans ailes et artifices (dommage) mais un effet transparent hyper prenant et un effet sonore vocal parfait. La scène de la crèche fut aussi une réussite de dynamisme, de décors et de jeu d’ensemble ou le faisceau lunaire là clôt magistralement. Conclure sur la musique d’église bien connue tel le thème principal avec comme décors, le désert et les pyramides du Caire fut une merveille
. Avec son affiche sublime aux couleurs parfaites, un récit d’annonciation maîtriser et modernisant cette partie biblique avec les développements nécessaires. Jamais j’aurai cru adorer à ce point un film du genre.