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Arkab Prior
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4,5
Publiée le 23 avril 2026
L'histoire de ce malheureux castrat est remarquablement originale. Elle permet en outre aux amateurs de comprendre la différence entre la virtuosité musicale et l'art, quand Farinelli décide de sortir d'un rôle de quasi monstre de foire dans lequel le confine son frère, à celui d'interprète de Haendel. On se rend à l'évidence : oui, il est capable de prouesses vocales mais l'émotion est présente quand il se met au service de belles oeuvres. Le supplément du dvd offre un petit documentaire expliquant comment la voix d'un castrat a été recréée ou réinventée, puisque aujourd'hui on ne castre pas les petits garçons chanteurs pour qu'ils produisent à l'âge adulte cette voix spéciale qui n'avait pas muée mais qui possédait la puissance d'un homme adulte. Les costumes et les reconstitutions scéniques sont magnifiques.
Un film du plus célèbre castra qui ne brille que par le travail fait sur la voix. La réalisation, l'interprétation et le scénario sont pauvres, plus proche du téléfilm que de la flamboyance d'un "Amadeus". La castration est seulement évoquée alors que c'est tout le sel du personnage. Une pensée spéciale pour Elsa Zylberstein complètement à côté de la plaque.
Décors, costumes magnifiques. De belles images aussi. Et les ingénieurs du son ont dû se faire plaisir en construisant cette voix, sans aucun doute très loin de la réalité perdue à tout jamais. Mais ça ne suffit pas pour réussir un film. Encore faut-il que le scénario tienne la route. On connaît assez bien la vie de Farinelli : pourquoi alors raconter tout autre chose? pourquoi tout inventer?. Le scènes de coucherie, fort longues, enfoncent un peu plus l'ensemble. J'oublie ce film sans remords !
Que dire, ce film m'a fait découvrir la musique d'opéra et pas n'importe laquelle, celle d'homme à voix d'ange. Ce film m'a marqué dans cette beauté subtile et cette force, les jeux d'acteurs exceptionnels, la beauté des chants, la musique magnifique, l'histoire captivante, mêlée de romanesque et d'érotisme. Je le recommande vivement
N’ayant pu voir la version originale , quelle déception de regarder ce film avec une telle post-synchro . C’est déplorable alors que la réalisation est bonne ..
Ce portrait d’un castra italien du 18ème siècle signé Gerard Gordiau est interessant à plus d’un titre… artistiquement parlant. Les costumes ainsi que les décors sont magnifiques et le travail sur la voix résultant d’un mixage d’un contre-ténor et d’une soprano colorature est remarquable. Dommage que le scénario, à la véracité aléatoire, ne soit pas de la même veine.
Un film qui fait partie des classiques pour certains, que nous avons visionné seulement pour un enrichissement culturel, et en 2022 pour la première fois. Le problème du film est qu'il est sur un thème italien avec une réalisation bien trop francisée. L'histoire reste enrichissante mais la réalisation est assez médiocre. Les acteurs sont bons pour un film plus que moyen. -----Septembre 2022-----
Comme dans Le Maître de musique du même réalisateur, l'ambiance prime sur l'histoire mais les deux restent vitales. Possesseur d'une façon unique de faire voyager dans le temps et la musique, Corbiau fait son film tout comme il relate que Haendel composait : en remplissant les accords, sans superflu. Lumière, costumes, accessoires, diction, tout témoigne de l'héritage télévisuel du cinéaste mais ne laisse plus voir ce qu'il fait pour le transformer en cinéma. Alors c'est chargé, mais pourtant intimiste. Un peu comme du Zorro où les aventures deviennent des intrigues et les combats des partitions. Une ambiance qui me ramène à mon enfance, donc forcément, j'aime bien.
Et bien sûr, il y a la musique. Choyée avec une confiance qui reproduit la prouesse d'un playback plus que convaincant, cette fois-ci en mêlant la voix d'un ténor et d'une mezzo-soprano pour créer la voix de castrat (on peut faire ça ?). C'est elle qui raconte la vraie histoire, lissant un montage parfois un peu abrupt grâce à sa longue exploration d'une beauté désuète. On en oublie presque que les voix d'antan n'ont jamais plus été entendues après le départ de leurs détenteurs.
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1,0
Publiée le 24 juin 2021
Farinelli était célèbre dans l'histoire non seulement pour sa voix phénoménale ses remarquables qualités de musicien et de connaisseur de la musique mais aussi pour son sang-froid sa dignité et son jugement parfait du caractère humain mais il est dépeint tout au long du film comme un hystérique. Haendel est présenté comme une épave pompeuse et tyrannique à la limite du psychotique ce qui est en contradiction avec tous les témoignages fiables sur son humour, sa robustesse, son sens pratique et sa réputation de probité scrupuleuse envers ses musiciens et chanteurs. Haendel n'aurait pas pu dire à Farinelli au cours de la première saison sensationnelle de ce dernier avec l'Opéra de la noblesse qu'il n'écrirait jamais d'autre opéra et pas seulement parce que Haendel n'était pas une fausse reine de l'opéra freudienne. Je suis sceptique quant à de nombreux détails d'époque. Et à juste titre car pour commencer ce n'est pas ainsi que les garçons étaient castrés a l'époque. Basé sur l'histoire vraie de Carlo Broschi Farinelli est un chanteur d'opéra européen salué pour la beauté de sa voix et ses qualités de musicien. Malheureusement pour les personnes qui aiment la musique d'opéra ce film est une véritable déception. En effet il ne s'agit pas de musique mais de costumes, de décors et de la relation ennuyeuse et sans intérêt entre les deux frères qui doivent se prouver l'un à l'autre qu'ils ne sont pas gays...
"Farinelli"; le célèbre film musical Italo-belgo-français réalisé par le cinéaste belge Gérard Corbiau, sorti en 1994. Adaptation assez libre de la biographie du castrat italien du XVIIIe siècle Alessandro Moreschi dit "Farinelli", réalisée par un spécialiste du genre. Gérard Corbiau signe son premier long métrage en 1988 avec "Le Maître de musique", un film avec le chanteur d'opéra belge José Van Dam. Il signera également le Roi Danse en 2000, autour de la vie du compositeur baroque italien : Lully A l'instar des autres films, Farinelli est une magnifique reconstitution historique, magnifiques décors, magnifiques costumes, belle photo et superbes pièces musicales. La voix de Farinelli est reconstituée en mixant la voix du contre-alto américain Derek Lee Ragin et de la soprano polonaise Ewa Godlewska. Un film moins poussif que les autres, "Farinelli" à moins de retenues, est plus rythmé, plus offensif, plus dérangeant, autrement dit, un peu moins ennuyeux que les autres films de Corbiau. Cependant, tout comme dans "Le roi Danse", on retrouve un jeu d'acteur souvent sur-joué et un peu trop "affecté". C'est toujours un peu lourd. mais c'est toujours très beau. C'est la marque de Gérard Corbiau.
Ce qui fait la force de ce film c'est la voix interprétée en playback avec un talent extraordinaire par Stefano Dionisi, ce qu'on entend est un mixage entre une voix de contreténor et celle d'une soprano colorature (pour les aigus) et le résultat est extraordinaire. La distribution est dans l'ensemble plutôt bonne, mais c'est la douce et charmante Elsa Zylberstein qui s'impose discrètement comme l'un des meilleurs éléments. Sinon que dire, il paraît que tout cela est en très grande partie romancée, ce qui en soit n'est pas critiquable, le scénariste a tous les droits y compris de ne pas respecter la vérité historique, encore faut-il ne pas tomber dans le n'importe quoi, comme le rôle impossible que l'on fait jouer à Haendel, ou la présence du petit garçon handicapé. Ajoutons que les dialogues sont bien trop écrits, que certaines scènes qui se veulent symboliques tombent à plat comme la fuite des chevaux blancs, il ne va pas rester grand-chose sauf que Dionisi et son playback éblouit le film et tente de nous en faire oublier ses lourds défauts
Film intéressant et à voir pour l'histoire de la musique dans le 18e siècle. Il renvoie en même temps une image du 18e et une fausse image de qui fut Farinelli. On croirait voir un film sur Casanova avec ses frasques sentimentales pour cela ma note n'est pas bien haute. Aussi le fait que la voix de Farinelli ne pouvait pas être vraiment reproduite, cela donne une fausse image de la réalité et des aspects réducteurs vis à vis du titre. Cependant tout n'est pas faussé, c'est une formule de biopic qui a de bonnes idées, avec quelques aspects de sa vraie vie. La structure du film qui donne une part valable au chant reste une bon moment dans la reproduction d'une voix cristalline impressionnante. J'apprécie beaucoup cela comme avec la diva dans le cinquième élément par exemple c'est époustouflant.
Farinelli fait parti des films qu'il faut avoir vu, troublant et profond sur un scénario costaud, sans parler de la performance technique de la voix du castra (l'équipe avait à l'époque mixé la voix de 2 cantatrices pour parvenir à ce lyrisme) même si on n'aime pas ce style de musique, les performances vocales font frémir. Le rythme est soutenu, les personnages haut en couleur (au figuré comme au propre), rien que du bon.
Farinelli fait parti des films qu'il faut avoir vu, troublant et profond sur un scénario costaud, sans parler de la performance technique de la voix du castra (l'équipe avait à l'époque mixé la voix de 2 cantatrices pour parvenir à ce lyrisme) même si on n'aime pas ce style de musique, les performances vocales font frémir. Le rythme est soutenu, les personnages haut en couleur (au figuré comme au propre), rien que du bon.