Si le réalisateur parvient à instaurer un climat malsain et troublant malheureusement ce thriller manque cruellement de suspense et tourne rapidement en rond.
Un film nordique perturbant qui éveille notre curiosité et capte notre attention par une mise en scène intéressante. Néanmoins plus la fin arrive et plus le mystère se dissipe pour ne laisser place qu'à un final sans grande ingéniosité. Dommage!!
Nos amis norvégiens naviguent en plein univers "lynchien" avec cette descente aux enfers d’un pauvre cadre moyen perdu dans ses fantasmes sado-masochistes qui lui font confondre rêves, cauchemars et réalité. Dans un décor aux teintes rappelant « Le locataire » de Polanski, le héros joué par un Kristoffer Joner plus que troublant, fait le douloureux chemin qui le mènera aux aveux de l’acte barbare qu’il vient de commettre sur sa fiancée qui était sur le point de le quitter. Une descente plus que douloureuse dans les tréfonds de l’âme humaine menée intelligemment par un metteur en scène qui emprunte à ses maîtres et aînés tout en apportant sa propre vision. Dérangeant.
Un quasi huis clos racontant la folie d'un type qui ne sait plus faire la différence entre ses cauchemars, ses fantasmes, et la réalité. Après un début intrigant, le film perd son intérêt, et s'embrouille tout seul.
Une sorte de thriller psychologique très déviant,qui nous vient tout droit de Norvège. "Next Door"(2005) est une agréable surprise,posant les bases d'un univers anxiogène,pour mieux en faire exploser les contours dans une seconde partie sous influence de David Lynch ou de Roman Polanski. On y retrouve bien cette mentalité très scandinave d'un homme placide,voire placide,qui laisser échapper toutes ses frustrations d'un coup sec. Ce comptable sans histoires(Kristoffer Joner,un visage connu du pays) aide ses 2 voisines pour de menus tâches avant que celles-ci ne se comportent très bizarrement,et que le film bascule dans le labyrinthe mental,à l'image d'un appartement interminable. En seulement 72 minutes,le réalisateur parvient à installer le malaise et triture notre cerveau en disséminant des indices un peu partout. Le film est clairement glauque et dérangeant,mais pâtit tout de même d'une mise en scène fonctionnelle,et d'une psyché qui n'a pas assez de temps pour être approfondie. Un bonne plongée dans la folie humaine.
Un thriller qui évoque à la fois Cul de sac de Polanski et Psychose de Hitchcock. Univers glauque, suspense à huis clos et unité de lieu ou presque. Malaise garanti. Le principal défaut de ce film labyrinthique, c'est qu'il tourne un peu en rond et qu'on devine la chute - du moins l'ai-je devinée. Sinon, dans le genre choisi, c'est tout de même réussi et ça se laisse voir, du moins si l'on est pas rebuté par les aspects malsains.
Malgré un script de départ peu original, Next door est un film norvégien surprenant. Doté d'une atmosphère erotico mystérieuse, le film reste accrocheur du début à la fin. La réalisation est propre et tous les protagonistes sont excellent de par leurs jeux... Une bonne surprise
Bon film a voir, âme sensible s abstenir, on est tenu en haleine tous le long du film et il faut tenir bon jusqu' a la fin, ça vaut le coup, bonne musique de suspens, ça parait bizarre mais a la fin on comprend tous très original et ça change des films trop prévisible
Un thriller Norvégien de bonne facture, malsain et dérangeant. Il est dur de parler de ce film sans trop en dévoiler mais si vous aimez les films sur les "maladies de l'ame humaine" celui ci vous plaira. Le casting est impeccable, l'ambiance opressante, la réalisation réussie. Le film est court et ne s'encombre pas de scènes ne servant à rien. Une bonne surprise.
Si Next Door a le cachet d'un thriller psychologique de genre, il possède d'abord les défauts de ses qualités. Lent mais trop contemplateur, le film se veut complexe alors qu'il puise dans des inspirations diverses mais surtout déjà vues. Loin d'être mauvais, bien au contraire, il ne fait qu'effleurer et remaquiller ce qui a été vu ailleurs. Un film court mais agréable qui laisse un goût d'inachevé. Dommage.
4/5 pour ma part ! Un peu trop déconcertant sur tout le long, c'est ce qui enlève de l'intérêt au global. Malgré cela, tout se tient, précis, efficace mais en même temps, étant dans la tête, totalement irrationnel, d'un schizophrène et en voulant être cartésien en suivant le déroulé du scénario, on s'entremêle beaucoup. Le film va très très loin (trop ?) dans cette folie jusque là, jamais portée à ce niveau à l'écran. L'incohérence, on la vit, on la sent, c'est oppressant mais tellement présente que le film sort totalement des sentiers battus. Quelques images chocs (public averti). A découvrir !
C'est un voyage morbide, soixante-seize minutes consacrées à la perception malade d'un homme enfoui et submergé, incapable de se dissocier de ses instincts les plus profonds, incapable aussi de se tirer d'un cycle inhumain. Absolument désincarné, au-delà de la vie et de la mort, à l'intersection entre le fantasme et la réalité ; sa condition échappe à tout ancrage réel.
Un bon petit film en somme. Ici un jeune employé (la trentaine), doit subir les assauts séduisants de deux voisines en rut qui vivent dans un appartement interminable. Dans le quotidien s'installe donc une ambiance bizarre, qui mêle avec efficacité violence et sexe (c'est simple, les séquences de coucheries ressemblent plus à du fight club qu'autre chose). La réalité s'altère peu à peu pour notre personnage principal, qui constate la présence d'une autre personne dans l'appartement. De la topographie incompréhensible des lieux naît une angoisse sourde et une claustrophobie évidente, qui poursuit le héros jusqu'à l'intérieur de son appart (c'est pour ça qu'il cogne sur les murs à la fin). Ce film s'achève prévisiblement d'une certaine manière (pour ne rien spoiler) est explique tout. Le film peut alors évoquer Mulholland Drive (ah, je spoile d'un certain côté). On regrettera simplement un montage un peu malhonnête, qui ne livre pas toutes les informations dans l'ordre chronologique, et qui en concerve certaine simplement pour ménager la durée du film. Enfin bon, ce dernier n'étant pas long, on ne va pas se défiler pour si peu. A voir !