Culte, ce film a réussit le pari incroyable des mélanger les genres, les époques et d'en faire une histoire. Ainsi, on retrouve avec stupéfaction Paul Newman, Orson Welles, John Wayne, Robert Redford... dans une parodie de Citizen Kane succulente. Les dialogues sont savoureux et épousent de manière quasi parfaite les lèvres des personnages. Le film est également l'occasion d'exercer notre connaissance en cinéma pour trouver de quels films sont tirés les différents montages. La Classe Américaine est une récréation royale, une folie enivrante qui se paie le luxe de faire passer la scène culte et atroce de Délivrance pour un vagabondage champêtre et sexuel hilarant. Du cinéma burlesque comme on l'aime.
La classe ! Réunir autant d'acteurs imposants dans un flim relevait d'une gageure et sur ce plan, "Le Grand Détournement" parvient à faire mieux que "La Ligne rouge". Mais la principale attraction de "La Classe américaine", ce sont ses dialogues : rares sont les flims dont chaque réplique devient instantanément culte ! Un bon cru de l'esprit Canal, permettant de sauver un peu la France qui n'est vraiment pas au top au niveau de l'humour. À noter aussi qu'il s'agit du premier long-métrage de Michel Hazanavicius, ici co-réalisateur, même si un court et un moyen avaient déjà été diffusés auparavant. Cependant, celui-ci est le plus abouti et, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, l'histoire se tient très bien. Pour une fois qu'on peut s'estimer heureux de voir un flim doublé… En revanche, il ne faut surtout pas se méprendre : malgré ce que l'on pourrait croire, ce flim n'est pas un flim sur le cyclimse !
Oeuvre décalée qui offre un patchwork de grands films américains avec des acteurs de légende, La Classe américaine est grand-guignolesque et nous fait rire à gorge déployée. Les répliques sont délirantes, et le travail de montage est très minutieux pour arriver à donner un sens à cette grande farce. Certains passages restent tout de même un peu longs, et l'humour est parfois un peu trop simple et lourd. Mais ça reste un exercice de style plutôt réussi qui ravira les amateurs de cet humour léger, caractéristique du film !
"La Classe américaine : Le Grand Détournement" est un exercice de style audacieux et un hommage décapant au cinéma classique américain, orchestré par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette. Le téléfilm exploite habilement un large éventail d'extraits de films de la Warner Bros pour tisser une narration parodique centrée autour de la mystérieuse mort de George Abitbol, prétendument "l'homme le plus classe du monde". Cette œuvre démontre une maîtrise exceptionnelle du montage et du doublage, où chaque réplique est soigneusement choisie pour maximiser l'humour et la critique sociale.
La force de "La Classe américaine" réside dans sa capacité à transformer des scènes iconiques en moments absurdes et hilarants, ce qui prouve une compréhension profonde des mécanismes du cinéma et de la culture populaire. Les dialogues redoublés sont un tour de force, mêlant argot contemporain et références culturelles, créant un contraste surréaliste avec les images d'archive. Ce choix de style rend le film aussi déroutant qu'attachant, proposant une expérience cinématographique unique.
Cependant, le film peut parfois souffrir de son propre concept. La juxtaposition incessante d'images sans relation apparente crée un rythme saccadé qui peut désorienter. De plus, bien que le doublage soit brillant, il peut parfois éclipser les subtletés visuelles des extraits originaux, ce qui pourrait déplaire aux puristes du cinéma.
En dépit de ces petites imperfections, "La Classe américaine" excelle dans son rôle de satire et de commentaire social, utilisant le détournement non seulement comme une forme d'humour mais aussi comme un outil de critique. Le film est une célébration de l'art du cinéma tout en remettant en question ses conventions et ses clichés, faisant de lui un incontournable pour les amateurs de cinéma et les adeptes de comédie.
Dans l'ensemble, "La Classe américaine" est un vibrant hommage au septième art, démontrant qu'il est possible de réinventer et de revitaliser des œuvres existantes pour créer quelque chose de profondément original et divertissant. Ce téléfilm reste une pièce maîtresse de la culture pop française, témoignant de l'ingéniosité et de la créativité sans limite de ses créateurs.
Un film-montage totalement délirant et décalé où chaque scène est a se pouffer de rire. Gros travail de Michel Hazanavicius et Dominique Mezerette qui installent des dialogues qui s'inscrivent très bien à chaque scène par rapport au mouvement de la bouche des comédiens américains ce qui en résulte un doublage quasi parfait. L'histoire est originale et totalement loufoque avec une fin imaginée énormissime (Wayne & Mitchum). J'ai rarement aussi rigolé devant un exercice de style tel que celui ci.
A partir d'une idée très inventive, Hazanavicius & co créent un flim d'une remarquable qualité face au défi relevé. L'histoire tient la route et les dialogues cultes fusent. Pour tout avouer, la synchronisation labiale est tellement parfaite qu'on imagine mal les acteurs dire autre chose.
Difficile de juger cinématographiquement La Classe américaine, étant donné qu'il pourrait s'agir de l'ancêtre d'une YouTube Poop dans laquelle on aurait mis les moyens – en montage et en doublage.
Même si certaines blagues sont redondantes, l'ensemble du récit se tient, en dépit de l’incongruité des dialogues. Ce détournement démythifie des grandes stars du cinéma et organise des rencontres improbables sur des sujets, pour le dire crûment, plutôt ébiles.
Mais la mayonnaise prend, à condition quand même d'avoir une petit bagage cinéphile pour pouvoir mettre en relation la parodie et la vraie scène.
Un flim difficile à trouver devenu un véritable objet de culte.Ayant inventé un concept inédit à l’époque,cette œuvre unique et inclassable est bourrée de répliques cultes.On ne peut que saluer l’immense travail de montage et le talent des comédiens de doublage.Mais bon,de là à crier au chef-d’œuvre…Monde de merde.
Super boulot de Michel Hazanavicius et de Dominique Mezerette. Un film très original ou plusieurs extraits de films sont montés et ou les dialogues sont réécris pour faire une histoire cohérente inspiré de Citizen Kane. La plupart des grands acteurs du cinéma américain sont présents, j'ai bien dit la plupart, car il en manque. C'est souvent délirant grâce à des répliques très drôles qui s'enchaînent. On ne peut retenir une scène en particulier tellement il y en a de bonnes.
La Classe Américaine est surement l'un des plus gros films cultes de l'histoire du cinéma, tant il a été vu par une communauté réduite de personne et qu'il est absolument adoré par ces personnes. A l'occasion du récent Oscar de notre ami Hazanavicius, j'ai décidé de le revoir. Et même si c'est reste très con, ça vaut bien son statut. Car si La Classe Américaine n'est pas un chef d'oeuvre, ça n'en reste pas moins un excellent OVNI totalement décalé et absolument tordant de bout en bout. « Je suis limite nervous breakdown ». La Classe Américaine c'est surement le meilleur détournement jamais fait. Warner Bros vend les images de ses films à Canal au début des années 90, les réalisateurs Mézerette et Hazanavicius sautent sur l'occasion et décident d'en faire un détournement. Reprenant des classiques du cinéma américain des années 50 aux années 70, entre autres des western de John Wayne ou encore Les Hommes du Président le tout sur la trame de Citizen Kane. Bourré de répliques plus cultes les unes que les autres, c'est un film hilarant de bout en bout, malgré qu'on reste dans un humour proche des Nuls ou des Inconnus en un peu moins con, mais ça se rapproche globalement de ça (et on sait ce qu'ont donné les deux groupes lors de leur passage sur grand écran...). Alors si La Classe Américaine reste globalement très con il n'en est pas moins très marrant. Un montage de génie et du doublage excellent. Le détournement ici sous son meilleur jour, et c'est sans dire les nombreuses influences qu'a donné le films, tant au niveau de son principe que de ses répliques.