Red Road
Note moyenne
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59 critiques spectateurs

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xavierch
xavierch

55 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2016
Un film étonnant, pas tout à fait thriller et pas complètement drame, avec des acteurs excellents, une idée originale, celle du métier de l'héroïne, qui permet de surveiller sans être vu, et une fin excellente, et ceci malgré quelques longueurs en début de film. A voir.
Parkko
Parkko

192 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2012
Attention, spoilers. Red Road est un thriller des temps modernes. Jackie travaille pour une entreprise de vidéo surveillance... publique. De son petit siège, bien confortablement, elle regarde les habitants de sa banlieue défavorisée. C'est, en soi, une métaphore sur le cinéma, Jackie est elle la spectatrice et assiste à un spectacle quotidien. Jusqu'au jour, où, elle tombe sur un homme qu'elle aurait préféré ne pas voir apparaître sur son écran.
Nous voilà Jackie plongée dans son cinéma, cette fois-ci elle n'est plus juste spectatrice mais aussi actrice. Les écrans de surveillance n'auront de cesse de nous la montrer. Elle a perdu sa position confortable, dominante, elle est dans le feu de l'action.
Toute cette première partie se révèle être assez intéressante, doublée d'une atmosphère nocturne pas mal foutue, qui vient rajouter une sorte de tension latente à un climat angoissant.
La seconde partie hésite entre le cinéma social et le thriller, parfois de façon assez maladroite, il faut le reconnaitre. On voit déjà ses aspirations à Fish Tank, le film qu'elle tournera par la suite. La réalisatrice a assez de mal à filmer sa vengeance, ou plutôt à savoir ce qu'elle veut en faire. Le scénario semble culiminer avant de retombler de façon particulièrement décevante. Tout ça pour ça.
surfnblue
surfnblue

86 abonnés 1 865 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2014
Un film lourd, cru et lent dans lequel on a vraiment du mal à s'investir. C'est vraiment lent. Il ne se passe rien d'intéressant. C'est une sorte de série-B qui passe mal au cinéma.
Vraiment pas terrible.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2024
Pour son premier long métrage, Andrea Arnold ancre son décors dans les "Red Road Flats". Ces tours, aux portes de Glasgow, autrefois promesses de grandeur et de modernité, portent aujourd’hui le poids de leur déclin. Dans leur verticalité blessée s'exilent ceux aux peines passées, devenant la synthèse des maux sociétaux et des thèmes traversés par le récit.

Au cœur de ce tableau morne, Jackie, héroïne hantée et enfermée dans un quotidien fait d’écrans et d’observations, s’engage dans une quête initiée par la loi du Talion : se confronter au responsable de sa tragédie.

La caméra opte pour des cadres serrés et des mouvements nerveux, portée à hauteur de ses regards et de ses blessures, épousant son enfermement intérieur. Les écrans de contrôle qu'elle scrute jour après jour ne sont pas de simples outils d'observation : ils incarnent son besoin de maîtrise sur un monde qu'elle ne peut plus toucher, mais seulement contempler.

La lumière naturelle, crue et froide, s’impose comme une vérité nue, acceptant l’âpreté de l’environnement. Mais loin de réduire le film à une chronique austère, Andrea Arnold insuffle à chaque plan une signification, comme si l’image elle-même portait le poids d’un passé.

La narration, fragmentée, avance par touches, laissant au spectateur le soin de recomposer le puzzle. Le scénario, faussement minimaliste, prend des allures de thriller intime. Mais loin des codes du genre, il privilégie une lenteur méditative, où le mystère n'est pas un artifice.

Kate Dickie, dans le rôle de Jackie, habite cette douleur et ses mystères par sa retenue et ses micro-expressions.

En somme, un film totalement dans la droite lignée du Dogme 95 fondé en 1995 par les réalisateurs danois Lars von Trier et Thomas Vinterberg. Ce manifeste avait pour but de purifier le cinéma en rejetant toutes artifices.
Zoumir
Zoumir

80 abonnés 1 065 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2010
Un film dont le mot d'ordre pourrait être "minimaliste". Andrea Arnold signe pour son premier film une oeuvre épurée au maximum à l'image de son personnage principal. Le point de départ de cette fiction, cette femme, cette coquille vide qui tire ces sourires uniquement de ce que peuvent lui offrir les images de son travail dans une société de surveillance vidéo. Cachée derrière ces écrans, visiblement brisée et en retrait de ce monde qu'elle observe, ce train-train macabre va être bouleversé par une personne qu'elle semble connaître. Un secret que la réalisatrice protège avec une certaine pudeur, la pudeur de quelque chose que l'on devine grave et marquant. Et c'est au scénario et à l'interprétation de l'actrice principale que vont ces étoiles. Un scénario de thriller dans un récit qui prend son temps avant de nous éclairer. Une actrice envoutante dans ce qu'elle cache de plus triste. Il est difficile d'en dire plus sans révéler ce secret qu'elle porte lourdement et ainsi perdre tout l'intérêt du film. Un film triste et poignant, glacé et presque figé comme si la vie de cette femme (déjà entre parenthèse) se mettait en pause dans la poursuite de cette homme. Red Road interroge, surprend et nous perd même mais un peu au final par les choix de cette femme. Andrea Arnold aurait pu se contenter de jouer sur notre désir d'éclaircir le mystère en délaissant l'essence de son film, son atmosphère. Il n'en est rien. Dès les premières minutes, cette ambiance de tristesse latente nous portera jusqu'à la fin. Bravo.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 août 2007
Un film très fort mais malheureusement très lent. C'est un genre de film qu'il faut aimé. J'ai été pris par l'histoire (on a quand même envie de connaitre le dénouement) mais pas autant que je l'espérais. Les acteurs jouent très très bien et il y a une bonne mise en scène.
Pascal I

906 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2010
Drame traitant d'un sujet (la vengeance) et entrainant une découverte d'éléments atténuants (sans en dévoiler la nature et les aboutissant). Belle interprétation, mise en scène classique et scénario conventionnel. Attention ! une scène très osée peut choquer les plus jeunes spectateurs. 3/5 pour ce drame qui ne convint pas toutefois certainement par manque d'émotion (essentiellement) et de quelques lenteurs. A découvrir !
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2007
Prix du jury à Cannes, c'est une oeuvre forte par son scénario et son traitement. Une réalisatrice à suivre.
Youmna C
Youmna C

42 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 décembre 2006
Le film installe dès les premières minutes son ambiance. Mais met du temps pour démarrer vraiment. Il traine un peu, jusqu'au moment où il devient
carrément attratif. A partir de là, il gagne l'attention du spectateur, et l'interpelle par le jeu intense du personnage féminin principal. Un cadre glauque et peu commun se fait sentir, et remue la psychologie d'un cinéma moderne et
convainquant. Mais pour ça, faut patienter une heure, parce la première moitié du film, est quasiment inexistante.
al111
al111

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2006
Comme il est question de surveillance vidéo, on pense un moment à Caché, de Haneke. Dans un style très différent, Andrea Arnold distille une atmosphère angoissante, avec une mise en scène au scalpel, d’une précision et d’une efficacité étonnantes. Les décors sont réduits au minimum, réalistes, cafardeux. Très peu de personnages également, ce qui monopolise l’attention du spectateur sur l'héroïne, meurtrie, ambiguë, pas attachante et à laquelle pourtant on ne peut qu’être attaché, puisque seul son point de vue est montré.
C’est d’ailleurs toute la force et la limite du scénario, qui repose sur une sorte de mensonge, ou au moins une vérité cachée, et qui fait passer les autres personnages pour ce qu’ils ne sont pas. Au final, on peut se sentir floué par cette déformation de la réalité, et l’émotion voulue ne prend pas, en partie à cause de cela. Mais c’est aussi ça, le cinéma : mettre en doute ce qu’on voit. En ce sens, le film peut être pris pour une charge contre la télé-surveillance, ou bien n’être qu’un brillant exercice de style. Au spectateur de juger.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2014
Premier long-métrage d'Andrea Arnold, "Red Road", tourné à Glasgow, est un très bon drame/thriller qui ne laisse pas indifférent. Porté par l'excellente "Kate Dickie", le film commence doucement et monte crescendo. Et plus ça avance et plus on a envie de savoir. Quelles sont les motivations de notre héroïne? Qui est cet homme? Etc... La première partie du film est du thriller pur. La deuxième (Surtout la dernière demi-heure) est, quant à elle, plus axée "drame". La mise en scène est particulièrement soignée et travaillée, la photographie très belle. La bande-son est bien choisie et colle parfaitement à l'ambiance. Un film marquant.
BeatGeneration
BeatGeneration

101 abonnés 238 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 novembre 2007
Malgré un scénario intéressant, tout est fait pour éviter de le mettre en valeur. La réalisation est le point d'orgue de ce claque-dent pelliculaire. On s'ennuie ferme de chez ferme. Pas de musique d'accompagnement pour ponctuer les rares moments forts du film, une ambiance glauque, désespérée (et désespérante !). Le voyeurisme live from Glasgow, en plus d'un catalyseur trash et d'un moralisme inhérent au genre restitué (un film mélo social où la banlieue écossaise est un condensé de souffrances diverses ...), desservent complètement l'oeuvre. On a voulu faire du style, et ça se sent malheureusement. Parfois, il y transparaît une perversité revancharde très intense, voire excessive. La seule bonne étoile va à K. Dickie. Cet ensemble d'incohérences fait de ce film l'exemple type du premier long métrage raté. Un bon revers cuisant. Il y a du boulot.
MC feely
MC feely

85 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2014
Assez improbable et des prises de décisions inexplicables pour une conclusion qui n'est pas à la hauteur!Des scènes véritablement trop longuet qui n'était pas nécessaire!les acteurs sont quand à eux crédibles dans leurs rôles c'est à reconnaitre mais c'est vraiment ces longueurs inutiles et tout ce bazar pour en arriver la!2/5.
Rik13
Rik13

23 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2011
« Red Road » est un film noir à la réalisation âpre sans décorum superflu. Pas de musique envahissante ni de dialogues inutiles, une image sombre et terne. Juste l’histoire de Jackie, employée dans une société de vidéosurveillance. Elle veille derrière ses écrans sur un quartier populaire de Glasgow. Un jour, sur son écran de contrôle, elle reconnaît un homme qui la ramène à un moment tragique de sa vie. Elle entreprend alors de rencontrer cet homme. La première partie du film présente le personnage de Jackie, dévoilant par petites bribes les aspects de sa personnalité. La mise en scène sèche d’Andrea Arnold et le rythme lent du récit rendent cette première partie assez fastidieuse. « Red Road », dans sa première moitié, aborde les thèmes du voyeurisme, inhérent au système de vidéosurveillance dans lequel tout le monde est scruté en permanence, à l’image de Jackie, observant la vie quotidienne des habitants ordinaires, semblant de ce fait se protéger de la vie extérieure. La deuxième partie, à partir de la rencontre avec Clyde, est plus prenante, laissant entrevoir le drame qu’a vécu Jackie, jusqu’au dénouement final, moment poignant où tout est dévoilé. Cette production, derrière sa construction rigide et épurée, se révèle émouvante dans son épilogue d’une grande intensité dramatique. Le film aurait cependant gagné en puissance en écourtant d’une quinzaine de minutes sa première partie qui risque de décourager pas mal de spectateurs. Kate Dickie livre ici une belle interprétation de cette femme qui a mis sa vie entre parenthèses et dont on ressent, au fur et à mesure qu’avance le récit, une douleur à fleur de peau et une rage intériorisée. Un film atypique et saisissant, imparfait dans sa réalisation et parfois bancal dans sa construction, mais qui a le mérite de sortir des sentiers ultra-balisés du cinéma d’aujourd’hui.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 décembre 2006
Andrea Arnold, récompensée à Cannes cette année pour ce premier long métrage, instaure une atmosphère lourde, faite de tension et de non dits et bâtit son film autour d'un personnage féminin, superbement interprétée par Kate Dickie. Sa réflexion sur la complexité du deuil et du sentiment de vengeance, sur la douleur intériorisée mais intense de cette femme brisée reste toujours pudique et forte.
Elle capte avec justesse chacune des émotions troubles des personnages, leurs manques, leurs angoisses, leurs peines; elle immerge le spectateur dans cet univers glauque et gris, dans ce quartier pauvre et triste tout en gardant une certaine distance nécessaire à l'évolution de son personnage. En clair, on se retrouve comme Jackie à son travail: on la surveille, on l'observe, on devine ses pensées, on voit s'esquisser derrière l'écran tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle aurait pu être... Mais on reste impuissants face à ce déluge de sentiments extrêmes et latents qui menacent sans cesse de nous exploser à la figure. Vient alors une scène terrible, d'une puissance presque gênante, une scène très crue mais complètement nécessaire.
C'est avec cette violente - mais salvatrice- étreinte que le film bascule. Plus qu'une oeuvre sur la vengeance, Red Road est un film sur le pardon. Le final libérateur, quoique peut être trop optimiste, ou trop rapidement amené au vu de la noirceur du récit - clôt ce film dur, âpre et dérangeant dont l'intensité émotionnelle reste toujours contenue, cachée, étouffée. Comme s'il fallait taire pour mieux dire...
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