Beaucoup de scènes émouvantes sur la nostalgie, le changement du monde. De très bons acteurs, un naturel qu'on trouve rarement, les dialogues sont très vrais. Le rôle d'Hélène Berthier est très bien interprété, elle est très touchante.
Après une journée de travail, j'arrive creuvé à la maison , nous sommes dimanche , ma femme me dit: je m'ennuie , allons nous détendre au cinéma. "Assayas, l'heure d'été," j'ai lu de bons commentaires, de bonnes critiques. Eh bien ma fois , j'aurais mieux fait de continuer à m'ennuyer à la maison, de dormir ou mieux , à faire comme tout le monde , allez voir "bienvenue chez les tchis "!et pourtant j'aime ces acteurs. Berling essaye de sauver le film, Binoche curieusement blonde aurait mieux fait de rester à New York , les autres vont s'installer en Chine et bien tant mieux , personne ne les regrettera !Bref , je me suis demandé s'il y avait un scénario. En plus c'est un film curieusement amoral, le père allant chercher sa fille au poste de police lui reproche non pas de fumer du shit mais de s'être fait prendre. Finalement tout est banal et normal.J'aicru un moment que l'histoire aller démarer avec la vieille servante qui semblait détenir les secrets de la famille ou bien à la fin que les jeunes allez mettre le feu à cette charmante maison, il n'en est rien et l'histoire se termine sans que l'on sache pourquoi, comme elle a commencé : le vide.
Jamais je n'aurais cru être emballé à ce point par une comédie franco-franchouillarde tendance bourgeoisie campagnarde, et pourtant, avec une subtile classe et à travers un riche éventail de thèmes typiquement Assayasien, on plonge dans cette immense réflexion sur l'art dans toute sa globalité : sa transmission, son marché, sa valeur, même son utilité au détour d'une petite scène rigolote, peut être la meilleure. Assayas dresse un schéma cohérent, pose les fondements d'un débat beaucoup plus large qu'il n'y paraît sur l'héritage (le fils de Clint Eastwood fait même une apparition), et l'Histoire de l'art en général (géniale scène au musée d'Orsay), puis, poignant, confronte la valeur de l'argent à celle de l'affectif.
La mise en scène est tout simplement virtuose, toujours en mouvement fluide, sans jamais laisser passer un détail, sur la psychologie des personnages, sur un objet, sur un décor, sur une forme graphique, sur la complexité du monde, mais aussi sur sa simplicité. A noter cette brillante alchimie entre Adrienne qui essaye de se rajeunir, et Jérémie qui essaye de se vieillir, comme constat froid des codes actuels de notre société prédatrice. Ne pas être trop vieux, ne pas être trop jeune.
Le film fait écho à L'Aimée de Desplechin (quand Clean le faisait à Roi et Reine) à tel point qu'on croirait un dialogue entre les deux cinéastes (La scène forte de la maison vide laisse même entrevoir le fantôme de Desplechin). Puis, Assayas reprend le contrôle total de son cinéma avec cette dernière scène fantastique, sa réponse simple et transversale à toutes les questions qu'il a emmêlé deux heures durant. Un espèce de plan-séquence insouciant qui réconcilie les générations, les jeunes et les morts.
Mais subsiste néanmoins cette vision foudroyante de la solitude d'une grand mère, une fois que les enfants sont partis, comme pour nous rappeler que dans ce grand foutoir rock'n'roll, la vie est belle et bien sans pitié.
Affligeant !!! aucun jeu d'acteurs, aucune chaleur humaine alors que c'est le sujet, aucun relief malgré de bons acteurs,....tout est clos en 45mn et le reste est du délayage. Un presque bon téléfilm....
L'héritage. Ou ce poison infâme pour le bien être des familles. Chacun s'y retrouve confronté un jour ou l'autre. Dans L'heure d'été, l'héritage est conséquent. Culturel, fortuné. Nous ne nous trouvons pas dans une famille populaire mais dans celle de bons bourgeois, artistes, commerciaux et autres, modernes et libérés aussi, mais sans véritable souci financier. Et c'est bien là que le film perd en crédibilité. Tout le monde ne peut pas comprendre les problèmes qui les déchirent.
Passé cela, le nouveau film d'Olivier Assayas est marqué d'une nostalgie souvent éreintante (Edith Scob, mamie culture) qui ne dessert pas la beauté (mais la cruauté) de la scène où tout le monde quitte la maison familiale, laissant la grand-mère seule à sa mélancolie. Les enfants ne semblent jamais vraiment concernés, à part Charles Berling sûrement. Binoche et Renier (mal assorti à son épouse) sont distants.
Néanmoins, le film parvient à séduire car le casting est de haute volée déjà, mais aussi par la beauté des objets d'art prêtés pas le Musée d'Orsay. En fin de compte, L'heure d'été est une excellente publicité pour celui-ci. Au final, je dis dommage. Dommage car Assayas est un bon réalisateur, les acteurs sont tous excellents (je vais encore parler de Dominique Reymond) mais le film souffre de son élitisme et de sa distance avec la majeure partie du public.
Le personnage principal de ce long métrage est la maison. Une demeure familiale pleines de souvenirs, entité à part entière dans le film. De longues séquences lui sont consacrées avec des plans superbement filmés. Les acteurs eux sont presque secondaires, comme de trop dans ce décor qui se suffit à lui même. Le grand frère est celui qui veut perpétuer la tradition, la soeur est volage et le petit dernier s'en fou. Je caricature un peu mais on à comme l'impression que leur rôle à été écrit à la va vite. Peut être pour laisser plus de place à l'histoire des meubles (tout y passe, l'armoire, les vases, le bureau... c'est un peu longuet et tous le monde n'a pas les référencces artistiques !) Un peu de déception donc, surtout qu'on était en droit d'espérer plus avec ce casting. Une belle histoire tout de même sur l'héritage et la mémoire.
Quelle déception. Un film qui ne traite pas le sujet supposé et annoncé , sans cohérence, dans un monde de bourgeois très friqués à petits problèmes. Aucun des personnages n'a de profondeur (que fait Binoche là-dedans ?). Seuls les acteurs (surtout Berling (père et fils d'ailleurs) et la photo sont au dessus, mais ne suffisent pas à faire oublier l'ennui.
On pense à Un dimanche à la campagne de Tavernier. Décor identique...vieille maison de famille, même sujet, le temps qui passe et la mort qui arrive, la suite des générations. Tout cela est traité avec sensibilité et une grande maitrise de la camera. Très belles lumières, décors magnifiques. L'ensemble est servi par d'excellents acteurs. En tout un très bon moment de cinéma typiquement français
Film sans intérêt majeur, qui laissait présager que seraient abordées les questions relationnelles autour de la disparition d'un être cher. On n'en a pas pour son argent, non : c'est fade, c'est mou, les personnages n'ont guère de consistance, on dévie très vite vers l'importance des objets (d'art). Pour ce qui est d'une fresque familiale, on repassera! Bref, ça ne passe pas la barre.
Allez-y si vous voulez mais je me suis profondément ennuyé.. en langage présidentiel "j'me suis vraiment fait ch..." Il n'y a pas d'histoire, on sait tout au bout de dix minutes et rien ne se passe. Tois personnes ont quitté la salle pendant la projection ; j'ai failli en faire autant mais au moment de me lever, je me suis rendu compte que mon épouse à côté de moi... dormait.
Le film est composé de trois parties égales, comme un concerto : 1/ La fête familiale, joyeuse. Edith Scob est rayonnante. Elle irradie le film par sa présence. 2/ L'héritage. Malgré des sourires de circonstance, on sent bien que les frères et soeurs n'ont pas grand'chose à se dire et le ton de cette partie est un peu triste. 3/ La vente des biens. C'est la partie la plus passionnante de cette histoire. On entre dans le milieu fermé du monde de la restauration des oeuvres d'art et on pénètre dans le musée d'Orsay qu'Olivier Assayas le filme avec respect et c'est superbe. Le plus étonnant est la description de la jeunesse, les petits-enfant d'Hélène. Le film commence et se termine sur la description de leur insouciance et donne au film un ton heureux, ce qui contraste aves ses premiers films ("Paris s'éveille" et "L'eau froide" étaient particulièrement cafardeux). "L'heure d'été" est un véritable coup de coeur, le meilleur film français de ce début d'année et je n'hésite pas à lui attribuer quatre étoiles. C'est un film qui fait du bien, c'est rare !
Globalement assez déçu... comme quoi l'avis des critiques ,enfermés dans leur pseudo-intellectualisme, est souvent complètement décalé de la moyenne des spectateurs!
Le thème m'intéressait beaucoup, moi attaché au passé et à son histoire, aux liens et ce que l'on en fait... le jeu est globalement bon... le rendu du quotidien moderne est correct ,avec qq caricatures, et la famille choisie est quand même loin de la moyenne...
Mais bon, là n'est pas le problème.. au final, le film est plat, l'émotion rare... qq remarques bien senties, le fil rouge vase-famille-musée demeure finalement la seule réflexion du film... cela manque de profondeur.. c'est lent... pourquoi pratiquement aucune musique, qui aurait accompagné à merveille cette rupture du lien, et aurait amélioré la catharsis... La seule scène troublante est la promenade silencieuse de l'employée qui revient errer dans le pavillon où tant de souvenirs surgissent.. Finalement film qui reste superficiel alors qu'il aurait pu remplir d'émotion tout un chacun par une réalisation plus fine, plus réfléchie (surtout la fin, qui est très mal jouée..) car le thème du lien familial est essentiel... Transformation râtée....