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L'intèrêt du metteur en scène britannique qu'ètait Clive Donner tenait surtout à sa grande richesse d'invention et à sa facilitè à changer de genre même si son humour fut parfois malheureusement desservi par une certaine lourdeur de description! Rèalisè à l'aube des annèes 70, "Alfred the Great" est un film rigoureux qui relate brillamment l'invasion de l'Angleterre par les Vikings! Un film qui mèrite d'être signalè pour sa clartè, son honnêtetè et sa fidèlitè historique dans lequel Donner restitue avec un bonheur et une prècision admirables les invasions danoises et les ravages sur les côtes anglaises! Dans le rôle titre, David Hemmings est un convaincant Alfred le Grand, le premier organisateur et unificateur du royaume d'Angleterre! Pour obtenir un impact encore plus efficace sur le spectateur, on serait tentè de dire que "Alfred the Great" est une rèussite du genre, ne serait-ce pour sa bataille finale remarquable...
C'était une très bonne idée de faire un film sur cette période de l'Histoire. D'autant plus que c'est très rare que le cinéma évoque les Vikings, à l'exception notable du chef d'oeuvre de Richard Fleischer. On peut souligner l'effort qui a été apporté à la reconstitution de l'époque ainsi que le jeu des acteurs qui arrive à donner un aspect authentique à leurs personnages. Les plans d'ensemble des batailles sont en outre particulièrement réussis. Il est donc regrettable que l'ensemble manque considérablement de souffle et que le récit manque souvent de cohérence surtout en ce qui concerne la psychologie des personnages, reste une oeuvre d'une certaine qualité.
Cette fresque historique qui ne manquait pas d'ambition, est hélas bien approximative. Le résultat est à peu près aussi divertissant qu'un cours d'histoire obligatoire sur l’évolution des modèles de plume dans la bureaucratie française de 1437 à 1891. Le roi Alfred, à la fois antipathique et arrogant, donne instantanément envie de rejoindre le camp adverse. Les dates des invasions vikings sont un peu… libres, et le triangle amoureux entre Prunella Ransome et Michael York n'existe que dans l'imagination de l'auteur du scénario, ce qui est déjà beaucoup pour ce film. Ian McKellen apparaît brièvement vers la fin, l'air de se demander ce qu'il fait dans cette daube. Vivien Merchant a un rôle important et… ne prononce pas un seul mot, ce qui est probablement la décision la plus judicieuse de la distribution, vu la médiocrité abyssale des dialogues ampoulés et artificiels. Comme il se doit, Ivar le Désossé est là, sans doute joué par un gymnaste roumain judoka.
Les scènes de combat sont un exercice de géométrie variable oscillant entre fritage entre hooligans à la sortie d'un pub et une chorale maritime danoise. À force de voir ces fiers guerriers pousser la chansonnette en ramant ou avant la bataille, on finit par comprendre que l'extinction des Vikings est tout simplement due à une simple extinction… de voix. Le film réduit la relation historique complexe entre Vikings et Saxons en opposition entre « méchant païen » et « bon chrétien », « cruel Odin » et « gentil Jésus ». C'est un choix. La réalisation ne semble pas avoir eu d'avis sur la question, et la durée est un test de patience. Le temps n’a rien fait pour infirmer l’échec commercial à la sortie en salles de ce film qui reste comme une note en bas de page dans le cinéma épique britannique. C'est la place qui lui revient.
Les scènes de combat sont un exercice de géométrie variable oscillant entre fritage entre hooligans à la sortie d'un pub et une chorale maritime danoise. À force de voir ces fiers guerriers pousser la chansonnette en ramant ou avant la bataille, on finit par comprendre que l'extinction des Vikings est tout simplement due à une simple extinction… de voix. Le film réduit la relation historique complexe entre Vikings et Saxons en opposition entre « méchant païen » et « bon chrétien », « cruel Odin » et « gentil Jésus ». C'est un choix. La réalisation ne semble pas avoir eu d'avis sur la question, et la durée est un test de patience. Le temps n’a rien fait pour infirmer l’échec commercial à la sortie en salles de ce film qui reste comme une note en bas de page dans le cinéma épique britannique. C'est la place qui lui revient.
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