Jean-Claude van Varenberg revient dans sa Belgique natale après un éprouvant procès qui l’a vu perdre la garde sa fille. Pris par son procès, il est à sec, les producteurs du prochain navet qui devait financer l’appel l’ayant finalement remplacé par Steven Seagall. Craignant que ses avocats ne le laissent tomber, il passe au bureau de poste faire son virement. La guichetière refuse…
Tous les journaux sont sous le choc : Jean-Claude van Damme, la superstar hollywoodienne, a pris en otage un bureau de poste bruxellois. Il exige un virement de quelques centaines de milliers de dollars au cabinet de ses avocats, pour qu’ils continuent la procédure et qu’il puisse récupérer sa fille.
Voilà, brièvement résumée, l’idée qui se dégage de la bande-annonce de JCVD. On attend un polar noir, haletant… Et en fait, le film retourne complètement, et habilement, ces faux-semblants. C’est bel et bien un polar noir, un huis-clos un peu glauque, mais on y trouve tout de même un certain humour, souvent basé sur la reprise de l’image de Jean-Claude, à travers ses films mais surtout à travers sa façon d’être et de communiquer, et le contraste entre ce Jean-Claude qui raconte des conneries et le vrai.
Curieusement, c’est l’acteur Jean-Claude van Damme que l’on remarque. On est ici très, très loin des films qui l’ont fait connaître. Bien sûr, on a droit à un coup de pied retourné : c’est ce que tout le monde demande à Jean-Claude quand ils le croisent. Mais on est ici à l’exact opposé du film d’action musclé. Et Jean-Claude est très, très bon, juste de bout en bout, au point que l’on assiste à ce retournement inédit : c’est chez les autres que l’on trouve des faiblesses, comme Karim Belkhadra qui en fait parfois un peu trop dans son rôle de fan.
La photo est soignée ; on peut ne pas aimer le parti-pris graphique mais je trouve que cela va comme un gant au sujet du film.Et comme celui-ci prend à contre-pied tous les préjugés que l’on peut avoir, c’est une réussite presque compl