Le film est captivant par l’action en elle-même (la bête est vraiment horrible) très bien maîtrisée mais également par les personnages vraiment attachants. Le fait que ce soit tous les membres de la même famille qui interagissent donne davantage d’émotion et comme pour Busan, je trouve que le réalisateur soigne particulièrement les fins qui sont comme ici vraiment bouleversantes.
Je n'arrive pas à partager l'enthousiame de la critique professionnelle pour ce film. L'ambiance est certes dépaysante: l'angoisse n'est pas entretenue comme elle le serait dans un film de monstre US; la musique distille même parfois une certaine légèreté. Le monstre est assez original, et le présenter en gros plan dès les premières scènes nous change aussi de la tradition du film d'épouvante US dans lesquels on attend parfois très longtemps avant d'être confrontés à la bête. Mais j'ai du mal avec le côté très manichéen du scénario: Tous les pouvoirs institutionnels (politique, police, médecins) sont coalisés pour circonscrire ou capturer un virus imaginaire, quitte à massacrer la population civile ou pratiquer des mutilations dignes d'un autre âge. A côté de ça, "Alerte" (Petersen) est d'une subtilité bergmannienne !
Après son chef d'œuvre "Memories of murder", Bong Joon-Ho prouve qu'il est un cinéaste hyper doué quand il s'agit de mixer les genres. Une nouvelle fois, le réalisateur coréen propose un film hybride qui s’inscrit dans la tradition des films de monstre tout en investissant à la fois le film de genre, la comédie, le drame familial et même le pamphlet politique. Le tout est donc parfois un peu confus et peut-être pas aussi équilibré que dans "Memories of murder" mais forme un ensemble ultra-jouissif et totalement barré. Ce long-métrage dégage une passion et une énergie débordante totalement absente de la plupart des blockbusters dépersonnalisés d'aujourd'hui, Bong Joon-Ho et son équipe technique s'éclatent à animer ce monstre très bien designé et à rendre au passage des hommages en pagaille. Il faut accrocher au délire mais, si on parvient à adhérer au style particulier du film, on fait alors l'expérience d'un des divertissements les plus osés et les plus créatifs de ses quinze dernières années.
The Host raconte l’histoire d’un espèce de monstre mi-aquatique mi-terrestre, né de la pollution dans le fleuve Han et qui vient semer la panique à Séoul. Une famille qui semble à incarner à elle seule toute la Corée (le vieux tenancier d’un snack, son aîné glandeur sympathique et pas super malin Gang-Du, l’autre fils jeune diplômé au chômage, sa fille championne de tir à l’arc, et enfin la fille de Gang-Du Huyn-seo que tout le monde adore) va se mettre en croisade pour retrouver leur petite dernière, Huyn-seo, après que celle-ci a été enlevée par le monstre. Le film, en deux heures, arrive à être toujours palpitant et terriblement bien mené tout en brassant une quantité aberrante de sujets de sct : les orphelins qui crèvent de faim et les sdf dans un pays aussi riche, l’autoritarisme de l’état, l’impérialisme américain, les questions écologiques, le chômage de masse. Comme son monstre, The Host est donc un hybride, mélange entre la comédie familiale, la fable écolo, le drame politique, et le film de monstre. Déconcertant et virtuose dans sa mise en scène, avec des acteurs tous merveilleux, le film ne souffre que de grossir un peu trop le trait à mon sens au niveau du scénario, avec ses rebondissements et ses péripéties tellement inattendus et multiples qu’elles y perdent un peu en crédibilité et donc aussi en émotion et proximité pour nous avec les personnages, mais cela n’empêche Bong Joon-Ho de réaliser ici un excellent film, bravo.
De l’émerveillement pour ce chef-d’œuvre, j’ai aimé du début à la fin, la dramaturgie est touchante, le symbolisme de la Corée que représente la rivière Han, traverser par le pont de la mélancolie et de la gronde sociale. Le monstre surgit pour rendre l’atmosphère tendue, en un clin d’œil à « L’étrange créature du lac noir », une scène ahurissante avec son air burlesque tient de l’humour coréen, distillé subtilement dans le film, en passant du rire à la tristesse aux épouvantes sensations, des émotions métaphoriques et des larmes.
Le réalisateur surdoué Bong Joon-Ho n'est jamais où on le croit. Un film de monstre? Certes, et bien plus encore. Car ce qui frappe dans ce film c'est l'humanité dont il fait preuve qui transcende toute l'oeuvre. Face à la noirceur de Memories of murder, qui attendait un film aussi lumineux? Les personnages sont mis en scène avec un talent exceptionnel et un humour formidable, le monstre est très bien fait et le réalisateur trouve encore le temps de placer une critique acerbe de la société sans nuire à son rythme. The Host est un film à voir, quoique vous puissiez être déçus si vous vous attendez à un film au suspens haletant. Encore une fois, ce qu'il y a de bien avec Bong Joon-Ho, c'est que l'intérêt de son film n'est jamais ce qu'on pourrait en attendre. Et dans un univers aussi conformiste que le cinéma de genre, c'est une qualité indéniable.
Un chef-d’œuvre ! Le film est très bien fait, le suspense est bien maitrisé. Une critique de l'Amérique dans la société sud-coréenne ainsi que de la pollution, les deux symbolisé dans le monstre.
Après avoir vu The Host je me suis demandé si le film était une analogie de la femme, avec cette bête qui se ré approprie l'enfant, la fille qui resté bloqué dans un endroit sombre et étroit, et les plusieurs références sexuelles qui parcourent le métrage, après je suis peut être le seul à voir ça, quelques points bizarres je trouve que c'est parfois sur joué, comme au début ou la famille est par terre en train de bouger dans tous les sens, j'ai trouvé cette scène ridiculeusement fausse et mal faite. Mais bon le film se rattrape en mélangeant plusieurs genres. Un peu trop long peut être. Mais ce qui est sur c'est qu'il ne laisse pas indifférent. 14/20
Un film de monstre par Bong Joon-ho de 2006 : pas la technologie de la 3 D, voire minimaliste, mais compensé par la cohérence visuel, le message jamais simpliste mais profond et poétique sans tombé dans le populisme des grosses production USA. Encore une leçon coréenne qui propose du grand spectacle avec du sens, de l'humour, de la mélancolie, de l'espoir...
Ne vous fiez pas aux critiques ultra-positives de la presse, ce film n'a rien d'extraordinaire. Je reconnais que le début est assez prenant avec certains passages drôles, ce qui est assez inhabituel dans ce registre de film. Mais ensuite, on est à la limite de s'endormir. C'est très long, le scénario est plat, des fois incohérent et finalement décevant. Aller jusqu'à parler de fable écologique parce qu'un bonhomme a versé des flacons de produits chimiques dans l'évier, c'est un peu exagérer les choses. Passez votre chemin, vous économiserez deux heures.
« The Host » un film bizarre disposant d’une histoire loufoque dans son développement. L’intrigue est usuelle mais on n’arrive à aucun moment à s’identifier à un personnage en particulier. Le scénario comporte de nombreuses incohérences. Le rythme est haché ce qui donne un sentiment de longueur. Les effets spéciaux ne sont pas terribles et la photographie est tout juste honorable. De l’ensemble de la distribution il n’y a que les prestations de Song Kang-ho et de Go Ah-sung que l’on peut retenir. Les autres acteurs offrant des performances parfois proches du ridicule en surjouant les scènes notamment dans la partie dramatique offrant ainsi une forme beaucoup trop burlesque. Un film qui nous est apparu clairement surcoté et qu’on ne peut se permettre de recommander !
Troisième film de Bong Joon-Ho, The Host nous envoie à Séoul où une créature monstrueuse surgit du fond d'une rivière et détruit tout sur son chemin, emportant notamment une jeune fille dont père la croit toujours vivante... et va tout faire pour la retrouver.
Bong Joon-Ho nous emmène à Séoul au bord de cette rivière et braque sa caméra sur une famille ordinaire voire même un peu ratée et notamment sur le vendeur d'un snack immature qui vit avec sa fille. Bénéficiant d'une bonne écriture, que ce soit pour l'évolution de l'histoire, les dialogues ou les personnages, il les rend assez vite intéressant, de par leurs caractéristiques puis réactions et évolutions lorsque le monstre apparaît.
Mélange de plusieurs genres, The Host s'y perd parfois un peu, n'exploite pas suffisamment ses nombreuses bonnes idées et manque un peu d'équilibre, ne sachant pas toujours vraiment dans quelle direction aller. Il oscille entre drame familial, comédie, thriller et films de monstres, sans pour autant oublier de placer diverses critiques, d'abord écologique puis peu à peu gouvernementale et notamment américaine, avec cette recherche excessive du virus, que ce dernier existe ou non.
Néanmoins, si le film se perd parfois un peu, il n'en reste pas moins efficace. On ne décroche jamais de cette course que mène le père pour retrouver sa fille et chacune des apparitions du monstre est une réussite. Bong Joon-Ho se montre audacieux dans sa manière de le filmer, que ce soit à travers ses plans ou le déplacement de la bête. Il maintient le suspense de bout en bout et Song Kang-ho retranscrit à merveille les particularités de ce père looser, le rendant de plus en plus attachant.
Bien qu'imparfait, The Host n'en reste pas moins un film de qualité, oscillant entre divers genres où Bong Joon-Ho se montre inspiré pour mettre à mal Séoul avec un monstre aussi rapide que terrifiant.
The Host est un petit bijoux hors du commun qui mélange les genres pour un résultat paradoxal, quelque part entre le génie et l'inefficacité. Mélangeant les registres de la comédie, du thriller, de l'épouvante, de la science fiction, et de la satire sociale, The Host est le combat hors du commun d'une famille contre un monstre génétiquement modifié. Plein de surprises et brillamment filmé, The Host sort assurément du commun des blockbusters.
Un film pour le moins étrange avec un gros monstre dedans... un "drôle" de film, car on ne sait jamais si c'est de lard ou du cochon, une caricature à l'insu de son ignorance, une franche comédie ou un drame larmoyant mélodramatique violoneux comme les Coréens savent (aussi) le faire.
Bref, on ne sait pas sur quel pied danser et c'est fort désagréable parce que du coup, on a bien l'air con. Quand le monstre bouffe des gens pour les régurgiter ensuite (!) on se dit que c'est pour rigoler (?) ; le coup de l'agent jaune (en référence sans nul doute à l'agent orange du Vietnam) est-ce du pur cynisme ou une simple pique à l'égard des Américains ? ; cette espèce de famille constituée de crétins complètement idiots qui partent à la chasse au monstre, la fleur au fusil, c'est bien pour rire, non ?...
Peste, je suis perdu. C'est comme cette fin mi-figue mi-raisin. Mais bon, en dehors de ces considérations d'interprétations, le film bénéficie d'une mise en scène très correcte malgré un budget apparemment limité (les effets spéciaux sont pauvres, pour ne pas dire minables) et malgré ses presque deux heures, on ne s'y ennuie pas ! ce qui n'est déjà pas si mal, finalement.
Un film bien étrange. Tout comme le monstre qu'il met en scène, The Host est un mutant, mélange de film d'horreur/catastrophe, de drame, de semi-comédie burlesque et de fable écolo, et si tout ça semble confus au premier abord, la mise en scène se révèle être assez bien fichue pour ne pas tomber à plat. Le spectateur n'est pas pris par la main, on ne sait jamais si l'on doit rire, avoir peur ou pleurer, et c'est ce qui fait la force du film. Si le monstre (sur lequel repose tout de même une grand partie de l'intrigue) en question n'était pas aussi raté et si certaines amorces scénaristiques étaient mieux faites, le film aurait pu devenir quelque chose de beaucoup plus important (n'oublions pas un très bon jeu d'acteur et une bande-son parfaitement maitrisée). En résumé, un film très intéressant de par sa construction faussement confuse et sa réalisation de haute-volée qui offre quelques moments de panique originaux (quand le monstre déchiquette tout le monde dans la cabine au bord du lac), mais qui aurait gagné à mieux combler son petit budget. En tout cas, The Host est plus qu'une petite curiosité.