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Bertie Quincampoix
143 abonnés
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3,5
Publiée le 4 août 2026
Troisième long-métrage de Bong Joon-ho, The host a contribué à imposer le Sud-coréen comme un cinéaste complet, capable de réaliser des films à grands budgets et brassant avec habileté plusieurs genres. Si sa bébête numérique a pris un petit coup de vieux en l'espace de 20 ans, son exploration des égouts du bords du fleuve Han, sa fascination pour les méga structures que sont les ponts massifs de Séoul et surtout son mélange de burlesque et de critique politico-sociale font toujours mouche. Car derrière ce film catastrophe se nichent de nombreux sujets : la présence américaine en Corée et le peu de considération des premiers à l’égard des seconds ; les enjeux écologiques d’une mégalopole ultra-polluées ; une société sud-coréenne en plein boom où les plus modestes ne trouvent plus leur place ; une capacité à mettre en place des protocoles en tous genres, qui se révèlent souvent absurdes. Drôle et pertinent malgré son petit coup de vieux.
Si le film peut avoir de prime abord un air de Série B, il s’en distingue par de multiples qualités. Sur la forme, par la convocation de plusieurs genres cinématographiques, et une mise en scène rythmée et inventive qui tient constamment le spectateur en haleine ; une sorte de répit étant donné par des traits d’humour aussi jouissifs que décalés. Sur le fond, le film fait monter différentes angoisses qui sont autant de métaphores ou de représentations du monde. En premier lieu le monstre, qui, comme dans la meilleure tradition fantastique est le produit d’une action humaine (ici cette dimension est particulièrement pertinente car inspirée d’un fait divers réel, la pollution de la rivière par un acte humain insensé). Ensuite le virus, qui génère la double angoisse de l’inconnu immaitrisable et de la mort de l’humanité (l’expérience ultérieure du Covid lui donne une résonnance particulière). Enfin, les divers pouvoirs, Coréen et Américain, qui prennent des dimensions autoritaires er répressives, allant jusqu’au mensonge d’Etat manipulateur (qui rappelle celui des armes de destructions massives « justifiant » l’intervention Américaine en Irak quelques années auparavant).
Il ne faut s'attendre à rien et se laisser surprendre. Je suis rentree dand l histoire de ses personnages attachants aux personalités fortes et subtiles, les de ce réalisateurs slng toujours forts
On voit vraiment un monstre répugnant et souvent durant le film, ce qui m'a agréablement surpris, alors que je ne pensais que voir un lac et une queue sur un rythme lent. Non ici le rythme est rapide et la bestiole se ballade dans la ville ! En plus de cette impressionnant dispositif avec des effets spéciaux plutot efficaces, on a une humour potache, mais honnêtement je me suis demandé si c'était fait exprès, si les acteurs jouaient mal ou si c'était une volonté de faire rire. Toutefois on dénote une nette présence d'humour noir dont la volonté, elle, fait moins de doute. L'ensemble est plutot réussi, on ne s'ennuie pas, tant le sujet est hors norme autant que le monstre géant.
Ode à la famille, ode à l'imperfection, ode au courage, ode à l'amour... Drôle, décalé, et au final emouvant. Autant je suis passé à côté de parasites autant j'ai adoré The Host.
Un film original à mi-chemin entre le fantastique, le film de monstre et la fable politique. Un climat de stress, avec cette rivière qui va nous livrer un monstre marin, qui va se révéler dangereux et attaquer la population de cette ville coréenne, et tout particulièrement une famille un peu atypique , style « pieds nickelés », dont la petite sœur va disparaitre. On retrouve souvent dans le cinéma de Bong Joo ce style de famille décalée, atypique , un peu barge ( un peu à la manière du cinéma italien de Risi ou Comencini) La disparition de la petite sœur générera une enquête pour retrouver le « monstre ». Très bons effets spéciaux. On est parfois proche du grand guignol, c’est assez agréable , le rythme est soutenu , pas de temps mort, mais en même temps rien d’exceptionnel .
Les effets spéciaux sont bluffants ainsi que le monstre. L'histoire est redondante avec tous ces allers et venues du grand père, du père, de l'oncle et de la tante, pour retrouver la petite fille enlevée par la créature sortie du fleuve. Demeure le talent du réalisateur à raconter une histoire et à diriger ses acteurs.
Après avoir signé le remarquable « Memories of murder », Bong Joon-ho se lance dans le fantastique. Son troisième long-métrage, sorti en 2006, constitue un mélange des genres assez fascinant même si l’ensemble manque de profondeur. A la suite d’une pollution chimique, la ville de Séoul est hantée par une mystérieuse créature aquatique. Outre le film d’épouvante, l’histoire contient une multitude de thèmes abordés le plus souvent sous l’angle de l’humour noir. Les valeurs de la famille sont bien entendu au cœur du propos, mais le réalisateur sud-coréen n’oublie pas d’apporter une dimension politique et sociale à sa critique d’une société de plus en plus égoïste. La mise en scène classieuse et survitaminée permet de maintenir un rythme endiablé. Bref, une œuvre atypique tout autant divertissante que tragique.
Oui, ce film est d'une originalité folle. Il mêle de manière surprenante le fantastique, le politique, le social, l'humour et l'esthétique. Pari très osé et réussi mais, ....Un peu trop déstabilisant pour moi.
C'est quali comment d'habitude j'ai envie de dire avec Bong Joon Oh. Je m'attendais pas à ça mais ce fut une bonne surprise. Les premières 30min sont très quali, malheureusement il y a un petit creux par la suite qui me fait me revoir ma note à la baisse. Mais ça reste un bon film avec une belle histoire et un acting très bon. Le film sait etre émouvant par moment. Bon film
Véritable petit succès pour l'époque, "The Host" est probablement le premier projet de Bong Joon Ho à avoir dépassé les frontières de son pays. Vendu comme étant un film de monstre, le long-métrage est finalement plus complexe que cela. S'inspirant d'un réel fait divers qui s'est déroulé en Corée du Sud, l'histoire est clairement là pour nous interroger quant à la signification du monstre. Certes, le début du projet semble nous confronter à une expérience déjà prévisible, via une première séquence où la créature attaque. Mais déjà, au niveau de cette scène, il est difficile de ne pas y reconnaître une véritable maîtrise. Honnêtement, la mise en scène de Bong Joon Ho offre une réelle tension, et la créature apparaît comme étant très convaincante. Via un design reconnaissable, les effets spéciaux sont plutôt de qualité pour cette époque, l'effet marche donc rapidement. On est donc tout de suite dedans, et le film nous promet, avec cette scène, de sacrées sensations. Cependant, comme je l'ai précisé, le scénario cherche bien plus à nous faire réfléchir que nous fournir de l'action à outrance. Face à cette créature, nous sommes réellement questionnés, car le film va rapidement insister sur la véritable définition du monstre. Est-ce vraiment ce monstre, le problème quand on connaît son origine ? Les États-Unis, eux qui sont complètement responsables de sa création, sont-ils moins critiquables que lui ? En effet, on y ressent clairement une critique de l'installation de cette superpuissance en Corée du Sud, mais aussi de ses actions. Quand on va dans ce sens, je trouve notamment que la conclusion réussit parfaitement son coup. Elle est particulièrement violente et elle m'a vraiment surpris dans ce choix d'assumer la radicalité de sa dramaturgie, il n'y aura pas de demi-mesure à ce niveau. Cela dit, je rejoindrai les paroles du réalisateur, car je ne crois pas que le film soit une critique uniquement portée sur les États-Unis. Face à cela, je sens aussi une sorte de dénonciation de la passivité de son pays. Bong Joon Ho déplore cette approche, et autant dire qu'il met surtout le peuple en victime de ses actions. Celui-ci est représenté par nos héros, et, avec tout ce qu'ils vont vivre de vraiment horrible, on comprend bien l'intention du réalisateur. Malgré tout, je dois quand même affirmer que ces personnages sont le point qui m'a empêché de vraiment adorer ce projet. Sur le papier, ils sont les archétypes typiques des films de ce réalisateur, car ils sont valeureux, mais aussi particulièrement sujets à l'humour. Malheureusement, je trouve que ce mélange va un peu loin par instants, au point d'avoir vraiment été interrogé par certaines de leurs actions. J'ai presque eu l'impression que la petite enfant avait plus de réflexion sur ses actions que ses camarades adultes, eux qui enchaînent les absurdités. En bref, je suis donc assez content d'avoir vu ce film, car il représente vraiment quelque chose de fort et de symbolique. Maintenant, je ne sais pas si je le reverrai, les héros ne m'ayant clairement pas convaincu. Pour conclure, une réussite thématique.
Les critiques sont pourtant bonnes, mais our ma part je n’ai pas accroché. Manque de cohérence, et d’émotion… faudra t’il que je le revois ? Peut etre…
J’ai plutôt l’habitude de voir des films catastrophes mais là, par Bong Joon Ho qui n’est pas un habitué du style, j’étais très curieux et je n’ai pas été déçu : le film a franchement une atmosphère unique ! Le monstre a malheureusement pris un sacré coup de vieux mais sinon le film est impressionnant, par sa capacité à impliquer les humains dans les catastrophes engendrées par le monstre (chose qui est la base des films catastrophes mais quand on voit les Godzilla récents par exemple il faut croire que ce n’est pas l’avis de tous les réalisateurs ou studios). Bong Joon Ho raconte ça a travers le prisme d’une famille, ce qui couplé à la superbe soundtrack, vient ajouter de l’émotion au milieu de ce bazar à la mise en scène époustouflante. Regardez The Host, c’est du très bon !
Cela part bizarrement comme une série Z, et puis les thèmes de la mort, la pauvreté, la famille dépassent la première idée et révèlent un film à voir !.