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tristan stelitano
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3,5
Publiée le 25 février 2015
Bien qu'étant une histoire inspirée de Godzilla, "The Host" n'est qu'un bon film sans plus. Le scènario est moyennement convaincant et ne parvient pas à mettre en place une intrigue solide tellement qu' elle est trop convenu. Le scènario ne fait pas dans la dentelle mais, le spectacle assure. Les personnages sont bien développés, la mise en scène et le rythme sont efficaces, et les effets-spéciaux sur le monstre sont corrects. Ce film horrifique est une petite réussite. Le cinéaste de "Snowpiercer" signe un bon film à la fois politique et loufoque. Un bon film asiatique captivant et bouleversant.
Bong Joon-ho est un surdoué, aucun doute là-dessus. Le cinéaste sud-coréen est à la fois un formaliste virtuose, un satiriste percutant, un conteur hors pair et un fin portraitiste. Son film réunit tout les ingrédients d'un film de genre mémorable: un monstre effrayant, des représentants de l'ordre qui le sont presque autant, des rebondissements incessants et une famille composée d'individus drôles et émouvants, pathétiques et attachants et confrontée à la disparition de l'une des leurs. "The Host" est donc une oeuvre esthétiquement bluffante, dotée d'une ambition scénaristique réjouissante et traversée par des moments d'une incongruité absolument jubilatoire. Brillant.
"The Host" raconte l'histoire d'un monstre, formé par une importante quantité de produits toxiques déversés dans un fleuve, qui enlève une petite fille recherchée par sa famille. Le père, l'oncle, la tante et le grand-père, personnages atypiques et attachants, s'engagent dans une aventure à haut risque et singulière grâce à sa drôlerie jubilatoire et à son déroulement constamment surprenant. Bong Joon-ho élargit son propos en inscrivant ce drame familial dans une forte dimension politique et sociale. Parce que si le cinéaste s’intéresse évidemment au monstre qui sème la terreur, il raconte aussi comment l'information est relayée par des médias calculateurs, étroitement liés à des pouvoirs politiques opposés (sublime métaphore du mauvais temps constant dans le film qui représente une Corée du Sud que les États-Unis plongent dans l'obscurité). Un film d'une grande richesse qui se révèle d'une grande précision dans sa mise en scène, en particulier dans son approche du monstre: quand le faire apparaître ? comment ? combien de temps ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans un travail remarquable sur la temporalité, les ralentis ou encore les cadrages. Un film original d'une beauté plastique sidérante et passionnant de bout en bout.
Avec pour thème une attaque de monstre mutant, un film au ton décalé, ironique et volontairement surjoué. Une mise en scène astucieuse qui détourne de façon intéressante les codes du genre, des acteurs qui en font des tonnes avec brio à l'image de Song Kang-ho. A prendre au second degré, sans prétentions mais je dois avouer que l'humour basé sur l'absurde marche plutôt bien.
L'entrée en matière du film annonce la couleur : Dans un laboratoire, un scientifique fait remarquer à son subordonné que les flacons de formol sont sales et lui demande de tous les vider dans l'évier. Celui-ci fait remarquer qu'il s'agit de matières toxiques. Puis il finit par les vider dans l'évier (Il y a une bonne centaine de flacons !). Le tout se déversant à l'air libre finit dans la rivière Han et quelques années plus tard, les gens qui vivent au bord de cette rivière découvrent une grosse bestiole qui plonge dans l'eau. Intrigués, ils veulent la faire ressortir en lui jetant des pierres. Celle-ci sort et s'offre un bon petit déj devant ces idiots qui s'agglutinent de curiosité. La scène où l'on voit la bestiole sortir de l'eau et faire son petit carnage offre, selon moi, le véritable intérêt du film. Autrement, c'est moyen.
Et dire que j'ai failli acheter ce film en DVD à sa sortie, pourquoi je ne l'ai pas fait ?! Depuis que j'ai découvert "Old Boy" de Park Chan Wook je m'intéresse beaucoup au cinéma Coréen qui avant cela ne m'attirait pas tellement, et Joon-ho Bong fait parti d'un des meilleurs réalisateurs Coréens que j'ai rencontré, j'ai beaucoup aimé "Memories of Murder" et "Snowpiercer, Le Transperceneige", j'ai aussi apprécié son court métrage dans "Tokyo" et j'ai hâte de voir "Mother", mais pour l'instant le dernier que j'ai vu de lui c'est bien "The Host".
Un drame familial sur fond de catastrophe chimique, ça promet déjà, le tout avec une réalisation énergique et classe, tinté d'une touche d'humour absurde et irrésistible et des effets spéciaux plutôt très bons, qu'ils soit kitch renforce un peu le délire justement. En moins bref, L'histoire se révèle simple et parfois même très cul cul, mais l'ambiance est tellement prenante et l'humour qui accompagne le tout rend l'histoire fun et jouissive, Bong a l'air de vraiment s'éclater à faire des films sérieux remplis d'humour décalé, dans "Memories of Murder" j'avais déjà adoré ça donc ici je ne peux que me régaler, et heureusement qu'on sait que l'humour est voulu car sinon on ne croirait pas en le film une seule seconde, il y'a tellement de truc dingue et surréaliste, mais quand on le sait on prend un pied total, on ne cherche même pas à chipoter ou quoi, on prend juste son panard, et puis les persos sont tellement énormes et attachants, portés en plus pas un casting nickel, Kang-ho Song le petit chouchou de Bong reprend encore une fois le rôle principal, avec ses cheveux jaunes et sa manie de s'endormir il est juste extra, un excellent acteur, nous avons également Doona Bae, découverte dans "Cloud Atlas" pour ma part, ici elle est géniale avec son arc, Hie-bong Byeon et Hae-il Park qui ne vous diront surement rien sont très bons aussi, Byeon a un rôle si attachant et drôle, nous avons également une courte apparition de Park no-shik, le gosse attardé dans "Memories of Murder".
Pour ce qui est de la mise en scène, elle est vraiment top, la tension est souvent présente, surtout dans la scène de la première attaque du monstre au bord de l'eau, une scène époustouflante, le monstre est plutôt bien fait même s'il n'est pas ultra réaliste, le tout est de s'éclater devant le film de toute façon, donc qu'il soit réaliste ou pas on s'en fout un peu, la bande son quant à elle pète sa race.
En gros, du très bon Bong, hâte de voir ses films que je n'ai pas vu.
Quelqu'un pourra-t-il m'expliquer pourquoi le cinéma coréen (je dis coréen pour ne pas généraliser mais je dirais bien asiatique) pense qu'il faut mettre de l'humour partout ? Et encore je dis humour mais je devrais dire grand guignol... Je n'y arrive pas, je n'accroche vraiment pas. Désolé, ce n'est pas faute d'essayer pourtant. J'ai noté 1/5 pour l'image qui était belle tout de même mais pour être tout à fait honnête je n'ai pas regardé le film en entier, j'ai zappé le milieu de "l'intrigue". Oui j'ai craqué. J'avoue.
Bong Joon Ho, après l'atypque mais néanoins efficace Memories of Murders, démontre encore une fois le talent du cinéma sud coréen dans tous ces aspects atypiques. Avec the Host, il revisite le film de monstre avec une certaine dévotion, et un acharnement érudi qui forge le respect. Nous dévoilant la créature rapidement (environ vers les 10 premières minutes), il se débarasse ainsi des attentes des spectateurs à voir la bête pour se focaliser sur les codes typiques du cinéma du genre. En effet, en traitant l'histoire sous un angle humain d'une famille décomposée, le réalisateur parvient à créer une atmosphère tragi-comique, ce qui permet à The Host d'être un divertissement galvanisant. Mais Bong a l'intelligence de pousser à la réflexion plus loin dans ce film, en traitant ainsi des thèmes symboliques fort tel que l'enterrement ou encore la mort du père, il arrive à glisser subtilement l'intrigue vers la satire anticapitaliste dès lors que le monstre se pose en victime, symbole de la mainmise américaine sur la société sud coréenne par son mercantilisme et son audace à l'outrance. Le monstre est dépeint tel un véritable animal, qui peut ressentir, agir et comprendre, mais se confronte malheureusement dans l'enfermement de sa condition à l'abscence d'empathie malvenue de la part du peuple, excepté peut être le père, ce qui renforce le caractère tragique. La réminiscence au symbolisme de la peur de l'étranger, non conventionnel pouvant être une potentielle menace nous rappelle avec efficacité le traitement de King Kong de Peter Jackson. Preuve que l'américanisation réussit à tendre le filet nihiliste d'une amérique au delà des valeurs humaines dans un scénario sud coréen habilement traité. Vraiment une bonne réussite.
Beaucoup d'humour, de l'action, des personnages attachants (surtout le père de la petite fille, qui s'avère avoir une certaine profondeur malgré les apparences), des surprises et des effets spéciaux d'excellente facture pour ce film aux multiples facettes, qui se promène entre la comédie et le thriller en passant par l'action sans aucune difficulté si ce n'est quelques déséquilibres de rythme à partir du milieu du film et une fin qui traîne un peu en longueur.
Un film imprévisible, bourré d'allusions et de second degré, des personnages burlesques poussé à l'escalade dans l'action. Une première scène fascinante qui mêle réalisme et science fiction dans la veine d'une rencontre du troisième type. Jouissif.
Un très bon film inventif. Les effets spéciaux dus à Weta Corp (Peter Jackson Productions), à la fin deviennent très impressionnants. Les acteurs jouent à l'asiatique, cela ne me choque pas, j'adhère. Il y a enfin l'histoire. Bon, on y trouve une petite morale écologiste, moi j'y adhère aussi, surtout pendant que les cons qui sont envers et contre la protection minimale de l'envirronnement, se prennent des millions de tonnes de flotte et des milliers de tonnes de grêlons sur la gueule. Ben oui : rouler dans des diesels de 2l pendant 40 ans ça fait bobo à la tête. En plus il y a le drame familial. Les "faces de cul" d'un gouvernement Néocon à la botte des marchands de soupe Occidentaux tentent de couvrir une terrible erreur, alors que la famille, avec ses petits moyens espèrent sauver leur sœur. Pas de super héros et de courageux soldats blonds aux yeux bleux, juste des malheureux pris dans un engrenage stupide, poursuivis par les flics et l'armée autant que par la bestiole qui tient au frais la petite dans son garde-manger. Au passage, les petits qui volent pour se nourrir parce qu'ils sont orphelin dans la 6ème économie du Monde, c'est authentique et en même temps affligeant.
Du très bon cinéma, haletant, intelligent, bien construit ! Que demander de plus ? Bong Joon-ho va puiser au coeur du fantastique pour nous livrer une fable horrifique sur notre société ! Excellent !
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Film de monstre sur le papier, "The Host" réussi le pari fou de mélanger tous les genres dans un film qui a priori devait essentiellement assurer le spectacle. De la comédie familiale au film d'horreur en passant par la satire sociale et écolo, le film passe magistralement d'un genre à l'autre grâce à la mise en scène de l'excellent réalisateur coréen Bong Joon-Ho. Mais ce qui fait la qualité du film en fait aussi son défaut, en effet en passant d'un style à l'autre, le métrage délaisse quelque peu en cours de route sa vocation première du moins à l’égard du spectateur, celle du film de monstre à grand spectacle, ce qui pourra en rebuter certains. Le travail du réalisateur n'en est pas moins excellent mis à part les effets visuels qui datent et font un peu tache.
Joon-ho Bong complexifie, élargit et transcende une fois de plus le cinéma de genre avec The Host, film de monstre sur lequel il appose une fois de plus sa patte satirique. Toujours si loin du cynisme dans lequel il aurait pu verser, ses piques sociales et politiques le mènent plutôt à une vision humaniste conciliante qui passe comme toujours par des tendances comiques cette fois mieux dosées, à mon goût. C'est là que The Host se rend de peu meilleur que Memories of Murder à mes yeux (dont j'attendais il faut le dire beaucoup plus et dont il n'est de fait pas étonnant que j'aie été déçu) : le cinéaste trouve le juste équilibre entre humour, drame, pathos et diatribe, fait essentiel pour produire une oeuvre cohérente à l'assemblage fluide et complémentaire. Le fond, très riche, mêle environnementalisme, critique de l'interventionnisme américain mais surtout à nouveau dérision au sujet d'une société coréenne en roue libre, dont seul un drame semble pouvoir colmater les fissures. Mais c'est surtout la forme qui me satisfait, la mise en scène prenant une ampleur bien supérieure à celle de Barking Dog et Memories of Murder, sans doute grâce au sujet du monstre géant, qui appelle à des prises de vues conséquentes et oblige peut-être Joon-ho Bong à lâcher la bride. Quoi qu'il en soit, je retiens vraiment quelques plans splendides d'intelligence et de convenance. On peut tout juste regretter que le rythme faiblisse pendant une bonne demi-heure entre une introduction géniale et une conclusion réussie, mais fin 2006, The Host confirmait quand même bel et bien Joon-ho Bong dans son costume de porte-étendard du nouveau - et brillant - cinéma coréen.
Il s'agit de ce que l'on appelle communément un ovni cinématographique. The Host impressionne de par son habilité à changer de registre de manière aussi facile, sans que cela ne crée de cassure dans le récit. Pourtant, ce n'était pas chose aisée en osant marier comédie, thriller et drame familial. De surcroît, à travers cette histoire de mutant marin attaquant la ville, le réalisateur Joon-ho Bong propose une véritable satire sociale, sur fond de message écologique. Ce mélange de genre en fait sûrement l'un des films de monstres les plus originaux jamais vus. Par ailleurs, les apparitions de la créature sont toutes gérées à la perfection, en particulier la toute première exécutée d'une main de maître. Le film multiplie les scènes et les plans mémorables, bénéficiant d'un esthétisme particulièrement soigné, même si certains effets spéciaux paraissent parfois un peu datés. Ainsi, on jongle entre moment de tension, de rire et d'émotions, sans jamais pour autant décrocher du film. Malgré quelques séquences un peu trop absurdes ou décalées à mon goût, le cinéma sud-coréen prouve qu'il n'a rien à envier à une grande partie des productions hollywoodiennes.