Tout droit sorti de la salle de ciné et malheureusement déçu par ce film pourtant tres attendu.Le début annonce la couleur avec une scene de nuit tournée de jour avec un filtre pour simuler la nuit, je suis pas fan meme si ça donne un style, s'en suit une fusillade vraiment pas digne de ce que Siri nous a offert lors de ses précedents films se contentant d'assourdissant bruit d'impacts et de mitrailleuse.Le film nous expose a la realité des soldats en Algerie mais d'une maniere peut etre trop conventionnelle sans surprise et sans un réel souffle. L'enemi intime ne rentre pas dans la tendance des films de guerre aux effets gores pour plus de realisme, la violence est tout de meme tres subjective et l'effet de la violence sur la santé mentale des soldats (notemment Magimel/Dupontel) n'est que peu palpable Mr Siri se contente de l'exposer lors d'un courte scène sans grande exeptionnalité.Bon en resumé un film fade, sans souffle et iremediablement pas abouti comme un film dont on aurait tronqué les scènes par manque de moyen, une mise en scene pas genial et une fin expedié a la vitesse d'une balle.Tres loin du film de l'année mais tres grosse pub donc tout de suite ça fonctionne.
Les films de guerre sont à la mode en ce moment dans le cinéma Français!! Aprés la premiere guerre mondiale ou les Français fetaient Noel avec le camp ennemi Allemands dans "Joyeux Noel" de Christian Carion, la communautée Africaines et Musulmanes qui se battaient avec peu de reconnaissances et de considérations dans "Indigènes" de Rachid Bouchareb, Florent Emilio Siri nous plonge dans l'attrocité de la guerre d'Algérie. L'histoire d'un colonel à la moralité trés idéaliste qui est volontaire pour mener un commando dans les montagnes Algériennes. Ceux-ci mènent plusieurs missions sous le commandement de la république Française. Mais le colonel découvre une autre vision de la guerre avec des soldats qui emploient de fortes moyens envers l'ennemi, des villages mutilés, des civils tués, des ordres dont il n'apprécie guère, enfin une guerre qu'on peut qualifier de "Sale" avec des situations qui peuvent changer un homme... La guerre d'Algérie, on en voit peu au cinéma ou alors quelques films comme récemment "Mon colonel" on subit un échec en salles. Mais plus d'un million de soldats Français sont aller se battre en Algérie et 27 000 d'entre eux n'en sont pas revenus. Sur une réalisation assez soigné, Florent Emilio Siri nous montre une version qui se rapprocherait plus de "Platoon" d'Oliver Stone, chargés d'émotions et d'intensités, notamment le dernier tiers du film. Le casting est impeccable, emmnenés par les excellents Benoit Magimel et Albert Dupontel et de trés bons seconds roles dont je ne sais pas comment ils s'appellent. Un film de guerre a voir.
Une excellent surprise que d'avoir vu L'Ennemi Intime sans être déçu par le casting majoritairement français. Une réussite totale sur une histoire tragique qui s'inspire de faits réels.
Un film de guerre impressionnant tant au niveau des batailles (rien a envier au film de guerre Américain sur ce point) que dans sa réalisation, son scénario, le jeu des acteurs... Florent Emilio Siri a pris le parti de n'occulter aucun aspect de ce que fut le conflit Algérien, à savoir les tortures, les massacres de civils, le napalm et autres faits de guerre qui se sont déroulés là bas. Les sentiments ressentis par les personnages face à l'horreur du quotidien sont très bien representés. Dupontel et Magimel sont d'ailleurs fantastiques dans ce film. A voir d'urgence tant il est si rare que le cinéma Français nous propose un film de cette qualité.
Enfin, une œuvre forte sur la guerre d'Algérie ! A mille lieues du médiocre "Indigènes", "l'Ennemi intime" offre à Benoît Magimel et Albert Dupontel un rôle à la hauteur de leur talent. Sans concession, sans aucun parti pris, le film de Florent Emilio-Siri est un brillant exercice de style permettant de mieux comprendre la guerre d'Algérie. Magnifique.
Pur film de guerre ayant pour cadre la Kabylie pendant la guerre d'Algérie. A travers le parcours d'une compagnie se noue le drame de l'Algérie. Jeunes appelés perdus dans une guerre sans nom, officiers avides de victoire, quel qu'en soit le prix, rebelles sans pitié mais redoutables guerriers et au milieu, les civils. Les séquences de guerre sont beaucoup plus réussies que celles d'Indigènes (scène des "bidons spéciaux", embuscade dans la forêt), filmées avec maestria par F.E Siri. Les interprètes sont tous excellents tandis que le scénario explore les états d'âme des soldats et la perte de l'innocence à travers le parcours de Terrien (B. Magimel, intense et habité) qui va peu à peu basculer. La surprise, c'est qu'au final le personnage de Dougnac s'en sort bien mieux (A. Dupontel fuyant comme la peste les rôles de salauds et c'est dommage car le film manque de confrontations directes). La folie est bien retranscrite, le dégoût pointe parfois et le film ne se montre pas ultra-violent à outrances (c'est violent oui mais moins que le sujet le laisser présager, suggérant le pire bien souvent). Une des séquences les plus fortes nous montre Terrien revenant au pays pour une perm' et qui découvre aux actualités Gaumont comment on traite "la guerre" en France : le contraste est saisissant et l'on comprend mieux la controverse que provoque cette guerre en France. Un film qui même s'il croule sous les références (Platoon, Apocalypse now, soldat Ryan) reste dans sa partie et trouve son propre ton. Une réussite. D'autres critiques sur
Le premier film qui montre tous les visages de la guerre d'Algérie. Florent-Emilio Siri montre bien l'incohérence de cette guerre et n'hésite pas à aborder la thème de la torture, aussi bien pratiquée par le FLN que par l'armée française. Tous les personnages ont leur propre personnalité et on suit leur évolution psychologique propre. Ce film est pour moi une réussite et cela est grandement du à ce grand réalisateur et à son équipe technique.
Ames sensibles ... s'abstenir ! Et pourtant ce film est indispensable ... Une mise en scène efficace qui nous plonge de notre fauteuil au coeur de l'action. Une excellente musique. Des prises de vue magnifiques. Le duo Magimel/Dupontel ... du grand art ! Quels comédiens ! Le tout pour une histoire dont on n'a pas lieu de se réjouir mais dont il faut savoir qu'elle a existé pour pouvoir espérer ... PLUS JAMAIS ! Allez-y,c'est presque obligatoire !
Magnifique film sur l'une des périodes les plus troubles de l'histoire françaises. Il retranscrit parfaitement toute l’ambiguïté des sentiments qui pouvaient animer cette jeunesse des années 60 embarquée bon gré malgré dans l'enfer de la guerre, théâtre de quelques actes parmi les plus héroïques qui soient,mais surtout d'un processus de déshumanisation ayant entraîné les pires atrocités...
Un film impartial possédant une réalisation efficace qui permet facilement de se mettre dans le contexte de l'histoire, mais pour ceux qui n'aiment pas les films de guerre pourrons se lasser à certains moments.
Le reflet de la guerre d'Algérie avec toute ses bassesses est bien retranscrit à l'écran, les personnages sont concrets, et A.Dupontel est comme à chaque fois remarquable ..........
Le réalisateur Florent-Emilio Siri s’attaque au sujet de la guerre d’Algérie et signe un film fort portant un regard sans concession sur ce conflit et les exactions commises par les deux camps. Si à vouloir multiplier les thèmes, le récit se perd parfois un peu, sa brutalité et son questionnement sur l’absence de moralité de toute guerre apparait très pertinent.
On peut certainement compter sur les doigts de la main les films français traitant de la guerre d'Algérie, beaucoup moins nombreux que ceux parlant des deux guerres mondiales. Le sujet est pourtant hautement cinématographique en plus d'être d'une importance majeure. Écrit par Patrick Rotman, "L'ennemi intime" entend lever le voile sur les "événements" d'Algérie en les montrant sans fards et sans concessions. L'horreur donc. L'horreur que découvre le lieutenant Terrien en prenant le commandement d'une section menée par un sergent désabusé. De la guerre, Florent Siri entend tout nous montrer, dénonçant les atrocités commises aussi bien du côté français que du côté algérien : on torture, on égorge, on viole, on balance du napalm, on s'enfonce dans la violence aussi bien que la folie... Si la trame est classique, elle a le mérite de couvrir quasiment tous les aspects du conflit de manière ambitieuse. En cela, "L'ennemi intime" est d'autant plus à saluer qu'à part quelques scories nerveuses à la réalisation, il a la belle allure d'un film de guerre avec sa sueur qui coule et son sang qui gicle. La subtilité n'est peut-être pas toujours au rendez-vous mais le film est efficace, nous montrant Terrien sombrer dans la violence alors qu'il doit vivre tous les jours avec, lui qui avait pourtant des idéaux. La photographie vient souligner le côté crasseux de la guerre tandis que Benoît Magimel livre une composition solide en lieutenant qui perd pied face à un Dupontel toujours impeccable, intense en sergent à qui on ne la fait pas. Un film à saluer, à l'effort sincère et à la violence barbare.