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Fritz L
220 abonnés
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4,0
Publiée le 23 mars 2007
En 2005, arrive sur les écrans français une petite bombe réalisée par un scénariste très côté au Danemark, Ander Thomas Jensen. Ce sont « Les bouchers Verts », fable délirante et caustique révélant au monde un acteur hors du commun : Mads Mikkeklsen. Lannée suivante ce sera « Adams apples » tout aussi décalé, la subtilité en plus. Et cest le même Ander Thomas Jensen qui signe ici le scénario de « After the wedding ». Le récit à tiroirs ingénieusement construit prend le spectateur en otage. Emmené dans un sens puis bousculé vers un autre, jamais il nest cependant jamais désorienté. La mise en scène intentionnellement simpliste, sattache au drame, et plus particulièrement au ressenti des personnages filmés parfois en très gros plan : une lèvre mordue, une larme sur une joue, les yeux La parole nest alors quaccessoire et souvent trompeuse au regard du comportement et des attitudes de chacun, beaucoup plus révélateurs. Linterprétation est extraordinaire, assez proche de certains films de Bergman. Mais celui qui emporte la palme est immanquablement Mads Mikkeklsen qui porte son personnage de Jacob avec une vraie pudeur dacteur, lui donnant toute la sensibilité nécessaire et le rendant très attachant. On peut reprocher à ce film son côté un peu trop dirigé au niveau des effets, mais cela ne lui retire en rien son authenticité, sa candeur et lémotion forte quil dégage.
Susanne Bier met en scène l'histoire d'un homme repartant dans son pays natale afin de trouver des fonds pour la construction d'un orphelinat en Inde. Mais il va devoir s'impliquer plus qu'il ne l'aurait voulu pour avoir cet argent... Un scénario intelligent même si quelques fois il s'égare, une réalisation médiocre se voulant intimiste sans vraiment y parvenir sauf pour une scène. Mads Mikkelsen livre une très bonne prestation et le reste du casting arrive à suivre le rythme. L'un dans l'autre "After the Wedding" est une histoire surprenante et prenante.
Jacob travail dans un orphelinat en Inde, mais en recherche de fond humanitaire, il va devoir retourné au Danemark où il n'est pas allé depuis plus de 20 ans. Acceptant de venir au mariage de la fille du riche Jorgen, qui aimerais aidé Jacob financièrement, ce dernier va vite se rentre compte que sa venu ici n'est pas qu'une histoire d'aide. Le passé va ressurgir et sa vie va changé pour toujours ... Susanne Bier réalise une oeuvre riche en qualité. Tout d'abord le parallèle entre la pauvreté en inde, le manque d'argent et les grosse fortune européene, mais encore plus intéressant, c'est la générosité d'un homme qui donne sa vie au enfant de là-bas, tel un repenti alors que sans le savoir, 20 ans plus tôt sa fille venais a naître. Contexte paradoxale, "After the wedding" est rempli d'élément similaire. A la fois poignant et percutant, la cinéaste danoise nous plonge dans un univers bourgeois où ont à l'illusion que tout peut s'acheter, les gens, le bonheur, la vie ... mais plus le film avance et plus elle nous confronte à la réalité de tout être humain, et lors d'une scène remarquable et marquante, on aperçoit toute la fragilité d'un homme face à la maladie. Mais "After the weeding" c'est avant tout un drame familial qui se suit avec affection, tendresse et dégout part moment. Mads Mikkelsen est tout simplement hypnotique, il est impeccable et campe ici un rôle qui montre tout son talent. Susanne Bier signe un film dans la plus grande tradition des film Danois depuis quelques année.
Un beau film! Tous les éléments pour faire un film de qualité sont là; de très bons acteurs, des scènes assez émotives, une bonne histoire mais il faut aimer. Par moments les scènes sont trop longues.
Après "festen" et tant d'autres films danois grandioses, voici qu'arrive sur nos écrans cet "after the wedding" qui confirme le goût des cinéastes nordiques pour les histoires de famille tortueuses et bouleversantes. En évitant toujours le manichéisme, la réalisatrice présente une situation a priori convenue, puis oriente son film vers de nouveaux horizons au bout d'une quinzaine de minutes. Très proche de ses personnages dont elle dresse un portrait psychologique très juste, elle les place dans une histoire tragique qui prend rapidement aux tripes. Evidemment, ceux qui n'aiment pas les crises de larmes devront passer leur chemin, mais les autres auront en tête les chefs d'oeuvre de Bergman et seront emportés par ce drame poignant. La musique de Sigur Ros renforce encore l'émotion, déjà très forte à plusieurs moments. Une formidable surprise.
Après l'excellent "Brodre" venu du Danemark en 2004, je me léchais les babines à l'idée de voir ce nouveau mélo scandinave. Espoirs vains finalement. Si "After the wedding" balance à la gueule du spectateur une méga surprise tout début, il faut tout de même attendre le milieu du film pour avoir droit à un second tournant. Après cela, c'est pathos.com, sortez tous vos kleenex. Avec ce film, plus besoin de payer un onéreux billet d'avion pour admirer les chutes du Niagara, vous les avez à domicile. Et vas-y que je donne en plus dans les bons sentiments, tout le monde il devient beau et gentil, etc. Bref, la seconde partie est abominable. Du coup, c'est la déception qui l'emporte. Elle est renforcée, en ce qui me concerne, par l'antipathie que j'éprouve à l'égard du héros, Mads Mikkelsen. Je vais être franc, sa tête ne me revient pas. Comme on le voit toutes les 30 secondes, c'est un peu gênant. Si, comme feu-Patrick Swayze, Mads Mikkelsen adore se rouler dans la boue indienne et sauver les petits nenfants d'une mauvaise éducation, il ne possède en revanche pas sa plastique avantageuse. Un détail, certes, mais qui fait pencher la balance du mauvais côté.
Depuis 10 ans le cinéma danois, ou du moins ce que l'on peut en voir en France, se porte bien : la trilogie noire et violente "Pusher", le coup de poignard familial (déjà) "Festen", les délires de Thomas Jenssen ("Les Bouchers verts" (mouai) et "Adam's Apples" (yes!) tout deux avec un certain... Mads Mikkelsen), et donc les films de Susanne Bier... After the wedding est un drame familial fort et prenant. La réalisation, innovante et marque personnelle, est remarquable : caméra ultra sensible collée aux visages, fragments d'action collés bouts à bouts avec fluidité. Impressionnant, surtout accompagné d'une BO discrète mais très belle. Sur le fond, on reste loin de tout pathos, notamment grâce aux acteurs, fantastiques, l'immense Mads Mikkelsen en premier lieu.
J'adore Mads Mikkelsen, par contre dans ce film un peu trop de coincidences... en plus l'interprétation du personnage de Jorgen était assez moyenne à mon goût, de même que pour la fille (qui semble dénuée de tout sentiment sauf quand elle pleure '-'). Mais c'était quand même prenant, et le fond était intéressant ^^ donc un beau film.
Honnête drame familial, qui vaut surtout par son scénario bien ciselé et ses acteurs étonnants. On regrettera un dernier quart d'heure un brin larmoyant, mais l'oeuvre se voit sans déplaisir.
Une réalisation hors-norme, des interprétations singulières, une mise-en-scène à mi-chemin de l'école "dogme 95". (Lars von Trier and co.). C'est tellement bien fait que l'on arrive à croire à l'histoire plus que tirée par les cheveux et digne parfois de la collection Arlequin dans la série DGF : "drame des grandes familles". Mais pourquoi pas après-tout ?
Déjà l'intrigue en elle-même est innovatrice. C'est une histoire de moral et d'humanité. Traitée avec une telle profondeur et une telle réalité dans l'interprétation qu'on ne peut que se sentir concerné et se comparer aux personnages. Susanne Bier est une des meilleures réalisatrices actuellement, parce que l'intensité de sa mise en scène est toujours aussi poignante et communicative! Ce film traite l'intérieur de l'être humain avec tout ce qu'il a de complexe et de remise en question. Sensible, intelligent, émouvant bref excellent!
Suzanne Bier dépasse le Dogme, le fait voler en éclats (qu'on y soit adepte ou non) afin de mieux le réinventer. Le résultat est à la fois fascinant de maîtrise et époustouflant de par sa fulgurante portée humaniste : à la fois drame familial intimiste d'une puissance inégalée cette année,et hommage à la tradition hollywoodienne,son film dégage une puissance trouble et efficace. La cinéaste aime ses personnages, mais surtout nous les fait aimer, tout simplement parcequ'elle renverse toute frontière manichéenne entre le Bien et le Mal.Comment donc parler de Mads Mikkelsen, la véritable révélation de ce début d'année, dans un rôle moins ingrat et moins monolithique que celui de Casino Royal.Il allie à la fois l'aspect brut de sa "présence" cinématographique et une certaine nostalgie,l'amenant très souvent à être "borderline". Ce qui aurait pû devenir un "bon petit melo formaté" est sublimé par la réalisation, très "Dogmatique",de Suzanne Bier,la cinéaste suivant de manière charnelle ses personnages, caméra à l'épaule,captant ainsi(que ce soit sur des lèvres encore mouillées par le ving ou les larmes ou une peau "frissonante" de plaisir)tout ces petits moments qui ponctuent une vie, faite de hauts et de bas, d'actes libérateurs et de refoulements, de cruauté et de bienveillance, que ce soit dans sa terre-mère comme à l'étranger. En celà, After The Wedding, au titre évocateur(celui où le mari et la femme se rejoignent afin de former une force unique en son genre, une force vitale, celle de l'union du Yin et du Yang)est un puissant cri à la vie : ne pas tout garder pour soi, sachant qu'un jour "le croque-mort nous emportera" et surtout comment révéler son amour, ce mot qui écorche depuis des siècles nos bouches(que ce soit l'amour parental comme l'amour fusionnel)d'humains ! Ode à la vie, à l'amour, afin de mieux "préparer" la mort, mais aussi éloge de l'état de régression dont est capable son "chez-soi"(son pays, comme sa femme), voie de la survivance éternelle.
Un pur drame, un vrai. Tout se joue sur les interprétations excellentes, un pur jeu d'acteurs. Le scénario intriguant tout le long laisse en même temps place à des douleurs et des révélations qui donnent une certaine épaisseur à l'ensemble. Petit regret : Mikkelsen, dans son rôle "réservé" aurait mérité un peu plus d'investissement, de contre poids. 4/5 pour ce bon film purement dramatique. A voir ou à revoir !!!