Kale, un jeune adolescent de 17 ans, est placé sous contrôle judiciaire après s'être battu avec son professeur d'espagnol, il est condamné à trois mois d'assignation à résidence. Il passe alors son temps sur internet, à jouer sur sa console, à manger des pizzas ou à espionner la fille qui vient d'emménager à côté de chez lui. Mais, Kale trouve le temps long. Son seul plaisir est d'épier ses voisins, à comprendre leurs secrets, mais un jour, il découvre qu'un de ses voisins pourrait bien être le tueur en série tant recherché par les forces de l'ordre. " Paranoiak " est un thriller inspiré du chef-d'œuvre d'Alfred Hitchcock où un héros paralysé observe ses voisins et est témoin d'un meutre. Ici, le héros est prisonnier de chez lui et ne peut sortir d'une certaine zone sous peine d'être arrété par des policiers. Le film d'Hitchcock avait d'ailleurs déjà connu un autre remake à la télévision avec Christopher Reeve, alors lui-même paralysé, dans le rôle principal. Voici le film de D.J. Caruso, tant décrié par la presse et les cinéphiles aguerris. (Re)mettons sans plus tarder les pendules à l'heure ; " Paranoiak ", n'est certainement pas une remake teenage de " Fenêtre sur cours ", à moins que le mot remake signifie que l'on puisse prendre bons nombres de libertés sur l'œuvre originale... De plus, il est parfaitement injuste de vouloir comparer les deux films, afin de pouvoir mieux rabaisser le travail de D.J. Caruso. Deuxièmement, ce huis clos est loin d'être médiocre. Il bénéficie en effet d'un belle photographie, d’une interprétation de qualité, l'intrigue est également très bien menée, servie par une mise en scène impeccable. Certes, la surabondance de clichés ( voisine superbe, traumatisme du au deuil ) nuit partiellement à l'ensemble. Toutefois, il est plus qu'honteux de cracher dans la soupe pour divers raisons d'éthiques motivées par un pseudo-intellectualisme exacerbé et prétentieux.