La Vie des autres
Note moyenne
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1 439 critiques spectateurs

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Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2012
"La vie des autres" est avant tout beaucoup trop long, parfois ennuyeux, compliqué à cerné et également trop étroit au niveau de son public ... mais ... il persiste à être un drame-historique ultra-réaliste, intelligent dans son fond et dans sa forme, dôté d'une bande originale légère et en accord parfait avec toutes ses scènes et possède un jeu d'acteurs de haut vol, en particulier pour Ulrich Mühe. Ce long métrage à été surestimé à mes yeux mais reste intéressant et surprenant. 13/20.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2007
Je rajoute une couche dans la critique dithyrambique juste pour dire que ce film est une grande et vraie bonne claque, la première de l'année.
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2012
La Vie des Autres, Oscarisé en tant que meilleur film en langue étrangère en 2006, fait parti du top des meilleurs films Allociné. Ayant de très bonne notes, il parle de la surveillance des gens à leur insu pendant les années 80 en Allemagne de l'Est par la Stazi. Possédant un casting inconnu, je dois avouer que la première moitié du film est déclencheuse d'un ennui mortel, d'une totale incompréhension pour le succès tant critique que commercial de ce métrage. Fort heureusement pour lui, cela change l'heure atteinte, mais le film reste loin de réussir à nous accrocher comme promis. Dommage car ce fut si prometteur.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2012
"La Vie des Autres", c'est la vie des 17 millions de citoyens de la République Démocratique Allemande, que la tristement célébre Sécurité Intérieure, la Stasi, avait pour mission d'espionner. 100 000 membres et 200 000 collaborateurs réguliers étaient chargés de cette mission, et de compiler tout cela dans des rapports soigneusement archivés. Quand après la chute du Mur, Georg obtient le droit de consulter son dossier, ce sont des dizaines de classeurs que l'archiviste admiratif lui amène. Le sens de cette espionnite était initialement de défendre l'état socialiste contre ses ennemis. Mais bien vite, et en tout cas après 40 ans de R.D.A., ce système policier fonctionnait surtout pour servir les intérêts privés de l'oligarchie dominante ; plus personne ne croit à une idéologie, seule la peur permet à ce système bureaucratique obsolète de survivre.

Le film commence par un interrogatoire mené par Wiesler, celui d'un pauvre type qui avait le tort d'être le voisin et peut-être l'ami d'un transfuge à l'Ouest. Cette séance est enregistrée, et sert de support au cours que Wiesler donne à l'Académie de la Stasi, et où il suffit qu'un étudiant pose une question dérangeante pour qu'en face de son nom, le prof trace une croix. Wiesler est donc un policier modèle, excellent technicien de son sale boulot, sans état d'âme. Quand il rencontre Georg l'intellectuel, avant même que le ministre lui en donne l'ordre pour exercer son droit de cuissage, il perçoit une menace et propose de le mettre sur écoute. Il s'acquitte de cette mission comme des autres, avec efficacité et sans ménagement pour ses subordonnés.

Durant tout le début des écoutes, avant que le destin ne fasse basculer Georg, le film nous montre en parallèle les vies des deux hommes : quand le dramaturge fait l'amour avec sa compagne (noté au rapport : "accouplement probable"), Wiesler le solitaire a le droit à une pute du ministère, qui vient faire sa tournée et ne peut pas rester, le camarade capitaine ne l'ayant pas réservée plus longtemps. Quel est exactement le chemin de Damas de Wiesler : la pitié qu'il éprouve pour Christa-Maria obligée de se donner au ministre adipeux ? l'écoute du "concerto pour un homme bon", joué par Georg en hommage à son ami suicidé ? Toujours est-il que du jour où il omet de consigner un fait anodin dans son rapport, il accepte un engrenage qui lui vaudra une rélégation dans une cave où son supérieur lui promet en 1985 de passer les vingt années à venir.

Tableau implacable de ce système de peur et de délation, "La Vie des Autres" est aussi un suspens passionnant, un jeu du chat et de la souris -ou plutôt de poule-renard-vipère, vu qu'il y a trois protagonistes. On oublie les 2 h 17 du film, grâce à une intrigue habilement ficelée, à une reconstitution soignée (il ne manque pas une Trabant !) et un excellent jeu des acteurs : Sebastian Koch, vu dans "Black Book", Ulrich Mühe, acteur de Haneke, et Ulrich Tukur, aperçu dans "Solaris" et "Le Couperet". Il aura fallu attendre les 126° et 128° critiques clunysiennes pour y voir figurer des films allemands ; bien que très différents ("Pingpong" est un récit intimiste alors que "La Vie des Autres" est un film à suspens politique), ces deux premières oeuvres semblent confirmer le renouveau du cinéma d'Outre-Rhin.

http://www.critiquesclunysiennes.com/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2010
Un très bon film. Récompensées par l’Oscar, le BAFTA et le César du meilleur film étranger. Une histoire prenante et surprenante. Une belle réflexion sur l’Allemagne d’avant et d’après la chute du mur de Berlin. Le héros du film Ulrich Mühe livre une excellente prestation dans le rôle de l’officier de la Stasi qui est chargé d’espionner un auteur sans oublier le reste du casting qui est très bon : Sebastian Koch, Martina Gedeck et Ulrich Tukur. Une fiction dramatique, mais également d’espoir et de solidarité humaine.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2012
En 1984 la vérité conquise de force par la Stasi consiste en des propos désordonnés. Le soleil une fois à l'Ouest se moque de vous. Rien voir et rien entendre assure la pitence de ses proches.

Les rues désertes clairsemées d'automobiles offrent des nuits blafardes à un apparatchik soudainement troublé par la valeur propre de l'individu, le texte et la musique. Ces illuminations nouvelles inaugurant peut-être l'éveil d'un esprit.

L'instrument du parti dine seul dans des grands espaces murés laissant parfois le passage à un apaisement furtif fourni par des professionnelles. Tout ce qui manque se décortique sadiquement dans un jouissif permanent nommé « La vie des autres » que l'on tient entre ses mains.

A l'étage les portes sont ouvertes sans ménagement. Dans les sous sols, l'oreille est attentive, sadique, provocatrice. Dans les hauteurs l'écouté complote pour survivre dans une liberté créative en maintenant du mieux possible un comportement intellectuel non assujetti à la dominance d'un pouvoir ne stabilisant sa puissance que par la démolition de ceux qui pensent.

Le suicide n'est plus comptabilisé, ce n'est qu'une mort comme les autres. L'écoute d'une sonate verrouille presque le processus d'une révolution. Le poète est l'ingénieur de l'âme. L'actrice malgré son talent reste dépendante de l'obèse tribal camouflé dans la voiture de fonction.

Pour un régime totalitaire l'art est le pire des ennemis. Le penseur est dangereux, il se dompte au même titre que la population par la peur, la surveillance et le slogan politique.

La créativité libératrice est sous marine en parallèle avec les énormes pressions que le parti s'inflige à lui- même. Le régime n'est qu'un harcèlement nivelant constamment toutes les couches sociales réduisant à néant les libertés de penser d'individus diabolisés par la peur.

« La vie des autres » est un film poignant sur la destruction des âmes opérée par des opportunistes sans structures récupérés par l'idéologie dominatrice d'un rouleau compresseur broyant ses propres composants.

Difficile de ne pas comparer ses images de persécutions de trahisons et de sacrifices avec les sinistres heures Hitlériennes ou chacun n'est plus lui-même, ce dysfonctionnement appelant avec désespoir la diction d'une phrase sublime

« Le mur est ouvert ».
aaber
aaber

39 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2008
Admirable et dire que j'ai attendu tout ce temps avant de le voir ! Grâce au César du meilleur film étranger, et de sa reprise au "Racine", sinon, je ne sais pour quelles raisons, ce film me serait passé sous le nez... Ta moustache te pique-t-elle, Joyce ?
diki2
diki2

34 abonnés 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2007
Film magnifique mais aussi grand film qui restera comme un classique. Le réalisateur nous fait partager ce que fut la RDA d'avant la glassnost avec un sens du détail et une qualité de dialogue que je n'avais plus vue depuis des lustres au cinéma. LA scéne dans laquelle le couple évoque la "liaison" est presque surréaliste tant les rapports entre humains étaient à ce point déhumanisés et éloignés de nos codes occidentaux...Film d'une précision clinique et photographié magnifiquement que ce soit en plan large ou serré (ha le beau visage de l'actice dans le bar..). Le scénario enfin : la façon dont le réalisateur construit son film vers l'émergence d'une conscience chez un cadre du parti, est très crédible avec un vrai maitrise du rythme . Film intemporel et indémodable que l'on reçoit comme une grande leçon dans les tous derniers instants du film et qui a scotché toute la salle dans les fauteuils jusqu'à la fin du générique. La sortie de salle la plus longue que je n'ai jamais vue. La honte , c'est le parti pris des distributeurs à ne le diffuser que dans une seule salle dans Marseille . Résultat : la moitié des spectateurs sont restés dehors. Espérons que le bouche à oreille déjà énorme sur ce film inversera la tendance.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2023
Simplement un grand film qui raconte de manière magnifique le choix inattendu et courageux d’un policier est allemand de la stasi, durant une mission ou il doit mettre sur écoute, un personnage suspect pour le régime en place.
Une mise en scene efficace, des acteurs sans reproche et surtout une histoire originale et très émouvante.
La fin du film est très touchante.
Encore une fois, un grand film.
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2010
Il s'agit d'un film d'espionnage pas directement issu d'une histoire réelle mais basé sur des faits réels. Cette recherche de la véracité des faits a également été appliquée à la psychologie des personnages. Ceux-ci sont des humains normaux mais broyés par le régime politique totalitaire soviétique de l'époque. Peu de choses sont à critiquer à mon avis tant la réalisation et le scénario ont été pensés dans les moindres détails. Ce film est du grand art.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2013
On peut être un « bon » flic au service du pouvoir le plus écrasant, sombre, maniaque et méticuleux et découvrir, révolution interne tellurique, que l’on a un cœur…
C’est ce que donne à voir « La vie des autres » le FILM EXEMPLAIRE de Florian Henckel von Donnersmarck.
Toutes les convictions de Gert Wiesler (magnifiquement interprêté par Ulrich Mühe) s’effritent peu à peu lorsque derrière ses écouteurs il découvre un monde nouveau, celui de la culture, de l’amour, des choix, de l’intelligence…
Et se pose alors la question, pour le héros évidemment, mais aussi pour chacun d’entre nous : quelle est la valeur de nos convictions, de ce en quoi on croit le plus ardemment ?
Le questionnement, l’admiration, l’empathie, la compassion jaillit de l’espace lumineux, surveillé à distance par Gert, discret, calme et qui se trouve plongé et serviteur, dans le monde gris, verdâtre et ignoble de la Stasi où remuent des êtres falots et vains…

Le film de Florian Henckel von Donnersmarck est lent, pesant et réfléchit car il pose un double questionnement: sur cette sombre période de l'histoire allemande et sur notre monde actuel...

La chute du mur absurde… La chute du totalitarisme…
Un pas vers plus de liberté !
Le droit de dire et de penser ???
Évidemment !

Mais ne peut on, aujourd’hui, se poser à partir de ce film la question de la progression vers plus de démocratie ?
Car les fers de l’inquisition sont à nouveau forgés!
Et tout aussi anonymes que par le passé!
Ils prennent le visage de ce qu’EUX, ils nomment "liberté".
"Liberté" d’asservir par l’argent roi et la faim (le chômage qui offre aux gens de pouvoir les esclaves muselés dont il ont besion en quantité)…
Et nous nous taisons dociles...
Tandis que l’accès à l’éducation et à la culture (donc la possibilité de se défendre) devient inabordable pour les manants et les gueux…

Quant aux OREILLES elles sont toujours présentes et bien plus puissantes et attentives que celles archaïques de la verdâtre Stasi…
ET ELLES SONT, ELLES, SANS CŒUR!
La NSA, par exemple, révélée par Edward Snowden, le banni…
MAIS ÇA, IL FAUT LE TAIRE!
"Le premier qui dit la vérité..."

Ne sommes nous pas dans un monde tout aussi formaté et contraint que celui décrit dans « La vie des autres » ?

Ne sommes nous pas aussi de bons serviteurs d’un monde verdâtre qui épuise et les hommes et la planète ???

Le film de ce soir est un CHEF D’ŒUVRE, VRAIMENT, car il sous tend un questionnement TOUJOURS NÉCESSAIRE : où se situe la DÉMOCRATIE …. LA VRAIE?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mai 2011
BEAUCOUP BEAUCOUP DE MAL AVEC CE FILM POUR MA PART C 'EST PAS MA CAME bizarrement je trouve le film long et faible au niveau de la mise en scène
JPCorniou
JPCorniou

15 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2007
Un concert de louanges méritées pour ce film exceptionnel à tous points de vue... On sort de la projection encore envahi par l'atmosphère étonnante de ce film gris aux couleurs d'une DDR enfouie pour son implacable conformisme dans les profondeurs de notre mémoire. Et pourtant 1984, année où est situé le film, n'est pas si loin. Et on savait déjà à l'époque que les miracles du socialisme étatique n'étaient qu'une vitrine de propagande au profit d'une doctrine aussi glaciale pour le peuple que complaisante pour ses dirigeants. Cette plongée au coeur de la STASI est vertigineuse. C'était effectivement comme ça ! Des fonctionnaires sans âme au service du parti au nom du peuple pour couvrir les coucheries des dirigeants et les manipulations de vies, aussi bien celles des gens célébres que des gens ordinaires, tous obligés de se plier servilement devant les médiocres représentants de l'état pour garder leur emploi, protéger leurs enfants ou continuer à produire leur art... Une mécanique implacable de 300000 personnes pour en surveiller étroitement 16 millions ! Ce film rigoureux et sobre nous entraîne dans ce monde oublié pour nous rappeler que tout pourrait recommencer car la liberté est le bien le plus précieux et le plus menacé.
Ce cortége de vies brisées, de drames de conscience - se soumettre ou se renier - est insupportable. Et malgré sa redoutable efficacité, la mécanique pouvait quand même se dérégler : un fonctionnaire efficace pouvait se mettre à douter, ce doute le conduisant à renier les principes pour lequels il avait été entraîné.
On adhère de bout en bout à ce scénario aussi méticuleux que bien conduit, servi par une direction d'acteurs exigeante et un soin vigilant dans le réalisme de la reconstitution de l'époque.
Ce film mérite décidemment les louanges et il est rassurant qu'un sujet aussi intense puisse rencontrer un grand succès.
LörrachBW
LörrachBW

15 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2014
Superbe film sur les méthodes de la Gestapo communiste (alias la Stasi c'est à dire la Sécurité d'Etat) dans un pays (la DDR) que j'ai hélas bien connu à une époque dans laquelle certains de nos compatriotes étaient plein d'admiration pour ce régime monstrueux. Certes dans ce pays il y avait zéro chômeurs et zéro SDF et toutes les femmes avaient une place à la crèche (le Kindergarten) pour leurs enfants. Mais à quel prix ? Au prix de tortures dans les camps dans lesquels il y avait 150 000 prisonniers politiques. Ce film décrit très bien les méthodes des officiers de la STASI et ses indicateurs collaborateurs IM (Inoffizieller Mitarbeiter). Même si ce film n'est pas génial il est instructif pour les nostalgiques du système socialiste qui était une prison collective.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2019
La reconstitution de la RDA dans les dernières années de son existence est saisissante. Glacée, ou l austérité et la peur sont palpables notamment avec des décors stricts, un faible mobilier et des teintes marrons et grisâtres qui n incite pas à la gaieté. Cette reconstitution soignée est à la fois la qualité et le défaut de ce film. Car il est du coup lui aussi froid et austère alors qu il aurait gagné à tendre vers le thriller.
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