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Zbrah
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3,0
Publiée le 24 septembre 2014
Marion et Jack sont en couple depuis deux ans. La jeune femme décrit leur relation comme ayant quelques hauts et bas et beaucoup d’entre-deux. Elle est française expatriée aux Etats-Unis, il est américain et découvre la France pendant deux jours. Ce que la réalisatrice/comédienne/productrice/scénariste/compositrice/monteuse Julie Delpy chercher à montrer, ce sont les différences entre deux cultures. La barrière de la langue n’est pas le seul obstacle que devront traverser Jack et Marion. Il sera majoritairement question de disputes et de débats dans « 2 days in Paris ». La visite de la capitale de l’amour donne à Jack une nouvelle vision de sa dulcinée. Portée par le charme fou de Julie Delpy, le personnage de Marion est assez amusant dans ses contradictions et ses excès. Si Jack est plus effacé, il n’en est pas moins intéressant. Les protagonistes, que ce soient les héros où les personnages secondaires, sont bien écrits et semblent vrais. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur à l’intrigue, mais l’ennui ne paraît jamais du fait de la qualité d’écriture des répliques (ayant découvert le film en version originale sans sous-titres pour les parties en anglais, je reconnais que quelques nuances m’ont échappé). Les dialogues sont savoureux, très drôles et la plupart du temps crus. C’est une jolie réalisation que dévoile Julie Delpy. Ses talents de réalisatrice sont indéniables. Cependant, il manque à « 2 days in Paris » un petit quelque chose pour se démarquer des centaines de comédies romantiques/dramatiques qui sortent chaque année.
Julie Delpy n'est pas une star et pourtant ses multi talents valent mieux que ceux limités de certaines midinettes du cinéma.Son film est sympathique,lèger , humain, un peu caricatural sur les français mais plein de sincérité.On s'attache à ce couple franco-allemand et même si on ne peut faire guère original avec un scenar realiste sur le couple, le jeu des acteurs ,les notes d'humour charment assurèment.
Les français, et les parisiens en particulier, ont une haute opinion d'eux-même donc quand un film vient dénoncer leurs travers et montrer la vision qu'on les étrangers de la France et de ses habitants, on se dit que ça ne peut pas leur faire de mal. Ici l'étranger en question est un américain venu passé 2 jours à Paris avec sa copine française et qui découvre alors tout le charme de l'hexagone. Plein de préjugés, il porte un regard caustique sur ce qui l'entoure ce qui a le don d'énerver sa française à lui. Le couple entre alors en conflit et la présence de nombreux ex ne fait qu'envenimer les choses. Ce conflit et la vision que Jack (avec un Adam Goldberg au top) a des français sont les points forts de ce film qui par ailleurs multiplie les erreurs. Car il faut bien dire qu'on s'en fout un peu de leurs problèmes de couple au bout d'un moment tellement c'est répétitif, on a presque l'impression de revoir les mêmes scènes minute après minute. Julie Delpy aurait mieux fait de s'attarder un peu plus sur les différences entre français et américains plutôt que de nous servir cette romance digne des Feux de l'amour. Enfin la caricature qu'elle fait de ses compatriotes devient tellement lourde que l'on décroche de plus en plus à mesure que le film avance.
Faites passer le mot autour de vous : le premier film de Julie Delpy en tant que réalisatrice est sûrement l'un des films les plus drôles de l'année ! Tour à tour mordant, attachant et absurde, le film laisse présager le meilleur pour l'actrice-réalisatrice, qui évite par la même tous les clichés de l'histoire d'amour à l'eau de rose ou de la vie de couple à la Jennifer Anniston.
Le regard malicieux portée par une caméra curieuse de tout est à l'image de sa réalisatrice : toujours pétillante, parfois enjouée, et dégageant toujours une énergie dingue. C'est le couple Delpy-Goldberg dans son ensemble qui fonctionne excessivement bien. On sent de plus la réalisatrice profondément marquée par les comédies de Woody Allen avec cette pointe d'humour new-yorkais-juif, ravageur, alliant comique de mot (de fins et piquants dialogues) et comique de caractère.
On regrettera toutefois les quelques errances dans la dernière partie du film, lequel voit son rythme baisser, le plaisir ne pouvant être complet ... mais qu'importe, autant d'humour n'était pas intervenu dans un même film depuis Borat. Pour un premier long, bravo !
Au début il y a un peu de Woody Allen dans l'histoire et la manière de tourner. Dommage que ça perde un peu de crédibilité à cause d'une histoire un peu tiré par les cheveux (un fille qui rencontre dans Paris 3 de ses ex en 2 jours, c'est un peu gros non? ou alors peut etre dans un certain milieu étroit). Julie Delpy nous façonne tout de même une comédie film très intéressante, tantôt drole, tantot attendrissante, souvent vraie et avec un œil critique sur nos défauts, nous français. A déconseiller cependant aux touristes désirant visiter notre capitale ou alors à ceux qui ont du second degré...car bien sur cette critique parisienne n'est pas à prendre au premier degré.
"Jolie quéquette with balloons, nice quéquette", on ne peut pas résumer le film juste à ça mais l'humour dans ce film arrive de tous les côtés. Fous rires garantis.
2 days in Paris, 2007, de et avec Julie Delpy, Adam Goldberg, Marie Pillet et Albert Delpy. Premier film d’un auteur au profil d’indépendant, œuvre personnelle très sympathique, drôle, bavarde opportunément puisque les dialogues, en dérapage constamment contrôlés (sur la sexualité surtout !), sont incisifs et percutants. Le scénario, qui tient sur une feuille de papier de cigarettes (un jeune couple franco-américain en visite à Paris) s’appuie sur une telle quantité de clichés qu’on pouvait s’attendre au pire, s’agissant d’une comédie « française ». Mais Julie Delpy nous sert le meilleur malgré des gros traits caricaturaux qu’elle réussit toujours à alléger, par son humour et sa vision intelligente, lucide, généreuse, ouverte. Reste cette pénible « caméra à l’épaule » qui me file mal au crâne, mais qui capte bien l’essentiel des messages sévèrement torchés sur les différences culturelles entre Français et Américains, sur la famille (les parents, la fratrie), les amis, les ex, les artistes, les bobos, les chauffeurs de taxi….et que sais-je encore. Espérons que l’auteur ne nous ait pas tout balancé dans son premier film, qu’elle n’ait pas épuisé son registre sur un premier coup à la Woody Allen, très réussi ! A suivre donc.
La resplendissante Julie Delpy fait preuve d’une grande justesse et d’un grand savoir-faire pour son premier long-métrage, sans la moindre prétention. Elle un signe un film qui a du caractère, de la subtilité et surtout, une bonne dose d’humour, et dont la maîtrise ne lui échappe à aucun moment. Le principe étant de souligner l’étendue du fossé entre américains et français, du point de vue culturel, moral, amoureux,... Julie Delpy donne au film toute sa profondeur en formant avec Adam Goldberg un couple dynamique et attachant ! Melle Delpy s’est investie à fond dans son film (scénario, réalisation, interprétation, mais aussi montage et musique), et le résultat n’en est que meilleur : 2 DAYS IN PARIS est donc un film très personnel et qui sonne juste, en plus d’être la grande surprise de cet été cinématographique. Une éblouissante réussite !
Malgré des jeux d'acteurs assez mauvais (Julie, sa mère et son père autant dans la vie qu'à l'écran), une ou deux scènes au début du film un peu ridicule, une vision assez caricaturalement éculée de la France et de l'Amérique, on passe un bon moment. L'humour Fluide et Glacial est rafraîchissant et la réalisation parfaite.
Le thème rappelle furieusement le film de Richard Linklater, Before sunset, avec déjà Julie Delpy dans le rôle de la française d’un couple parlant beaucoup, se déchirant et se retrouvant au hasard de quelques balades parisiennes. Sur un scénario sentant donc le réchauffé, avec beaucoup de grosses embûches placées à l’avance pour ce couple en crise, Julie Delpy tente d’imposer sa touche originale en tant que réalisatrice, sans beaucoup de succès. Au final, c’est un gentil film, pas désagréable mais assez vain. Le récit a tout prévu pour mettre des bâtons dans les roues du couple : lui, américain, est obnubilé par l’hygiène : le “nid d’amour” parisien est un studio poussiéreux et sentant le moisi. De plus, il est situé au dessus de l’appartement des parents de la jeune femme, lesquels se révèlent pittoresques et odieux : envahissants, artistes intolérants mais bohèmes, s'engueulant régulièrement, joyeusement vulgaires... Au cours de leurs sorties parisiennes, le couple rencontre les multiples anciens amants de la jeune femme, ce qui bien sûr n’est pas pour apaiser les tensions. On comprend vite qu’elle aurait souhaité qu’il adore Paris, comme elle, alors que ça n’est pas possible : il est autant jaloux de ses ex que de son bien-être à elle dans cette ville étrangère pour lui. Après un début très Amélie Poulain (voix off présentant les personnages, micro-clips sautillants pour exposer les situations), la mise en scène se perd un peu, trouvant sa marque de caractère dans une caméra très (trop) mobile, à la limite du mal de mer pour le spectateur... On est en droit d’attendre un sujet plus ambitieux et moins égocentrique de la part de Julie Delpy, actrice au parcours intéressant, mais qui semble-t-il, ne parvient pas à sortir de sa problématique de française installée aux Etats-Unis et regrettant sa bonne vieille ville de Paris.
Voilà un bon film, plutôt léger, vâgue-à-l'âme et rigolo (moins sur la fin, plus mélo-dramatique). Julie Delpy nous a pondu un beau petit divertissement tendrement grinçant, engagée dans l'exercice jusqu'à écrire et chantonner la chanson finale. Elle pousse un peu loin le bouchon avec toutes ces exagérations (culturelles, senti/mentales, sexuelles) et un personnage (Marion) plutôt instable mais, si ça tourne au burlesque (un peu plus trash que du Woody Allen classique), ça ne devient jamais loufoque, le tout se tient et reste agréable à suivre. Jeannot, le père de Marion, est joué par le propre père de Julie Delpy; les parents sont parfaits. Bien qu'un peu bourru, Jack/Adam Goldberg est plutôt sexy mais il fronce trop souvent. A voir sans hésitation, sans le prendre au premier degré.
Ultra-rythmé, fun et hilarant, 2 Days in Paris dévoile un talent d'écriture monstrueux. Ca ne s'arrete jamais, ça vanne dans tous les sens, c'est acide, sarcastique, méchant, crasseux, donc jouissif. A la fois réglement de compte, histoire de vie de couple, et vrai bordel, le film baigne dans une énergie communicative rare. Alors, si l'on peut regretter que Julie Delpy filme parfois avec maladresse (à cause d'un montage très cut et de trop gros plans, certaines scènes manquent de lisibilité) on ne peut faire la fine bouche devant ce film vraiment sincère, humble, et franchement drôle.
Une bonne comédie, crue moderne et innovante, avec dialogues de qualité, humour (gag du thermomètre), des scènes excellentesspoiler: (la dispute au restaurant se terminant par « on a rien cassé ») , et de nombreuses références musicales (Un américain à Paris, la tombe de Jim Morrisson, Les Doors et même Boris Vian dans la Complainte du Progrès).