Lust, Caution
Note moyenne
3,7
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185 critiques spectateurs

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justineg
justineg

73 abonnés 906 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2008
Je suis mitigée par rapport à ce film : tout d'abord une très bonne réalisation qui permet au film de se suivre sans ennui sans toutefois une once de scepticisme vis à vis des agissements du personnage principale féminin.
gooneur
gooneur

60 abonnés 840 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juillet 2019
Extraordinaire Tony Leung, qui porte cette fresque historique sur ses épaules. Pour le reste, c'est beau, c'est bien fait, et c'est parfois un peu long. Un bon Ang Lee.
pitch22
pitch22

200 abonnés 692 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 février 2008
Pas mal mais ça se termine à la Ang Lee, avec un sentiment de déjà vu (le trouble passionnel), une fin dramatique un brin trop sentimentale, sans grande surprise. On y trouve un étonnante scène de bataille (mise à mort cruelle) et une assez violente scène de domination érotique (filmée soft). Dans l'ensemble, c'est une réalisation léchée, très (trop) esthétique, qui offre de belles images. Malgré une thématique intéressante avec le questionnement sur l'identité, le traitement reste classieux. Plutôt longuet.
pandani
pandani

43 abonnés 379 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 janvier 2008
Malgré une belle reconstitution, de belles images, et même quelques scènes soi-disant torrides, Lust, Caution est un objet glacé qui ne parvient que très rarement à captiver ou émouvoir. Dans ces conditions, 2h30 c'est très très long.
Redzing

1 457 abonnés 4 963 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2023
Après le succès de "Brokeback Mountain", Ang Lee revient au cinéma asiatique. Il adapte un roman, et s'inspire fortement d'une espionne chinoise ayant réellement existé.
Le film se déroule en Chine occupée, entre 1938 et 1942. Et se centre sur une étudiante, qui s'embarque dans un groupe d'étudiants résistants. Leur objectif : assassiner un collabo important. Pour cela, elle devra le séduire afin de l'isoler de son service de sécurité.
Le sujet est donc doublement intéressant. D'abord parce que les films sérieux sur l'Occupation de la Chine par le Japon sont plutôt rare, alors que la thématique est universelle, et résonne particulièrement bien en France. Ensuite car cette intrigue de séduction est aussi vénéneuse que subtile.
La relation entre les deux protagonistes prendra tour à tour le ton d'un flirt, d'une domination violente, ou d'une romance sensuelle. Et notre héroïne se trouvera complètement perdue. Ces évolutions et ses sacrifices faisant écho à ce que le Japon faisait subir à la Chine...
La mise en scène est sobre, fine, et très élégante. Elle fait aussi preuve d'audace, avec des scènes de sexe étonnement graphique pour du cinéma chinois, habituellement prude là-dessus. La reconstitution d'époque est très convaincante, figurants et décors à l'appui.
Et bien sûr, les acteurs sont en forme. Tony Leung en salaud de service, qui se révèlera bien évidemment plus nuancé que prévu. Tang Wei, qui n'a pas froid aux yeux, et se taille la part du lion pour son premier rôle au cinéma. Avec ce personnage tourmenté qui va devoir en prendre plein la figure pour approcher sa "cible". L'actrice aura ensuite une carrière internationale, tournant à l'occasion chez Michael Mann ou Park-chan Wook !
"Se jie" aurait pu devenir un petit classique, mais je ne peux m'empêcher de lui trouver des longueurs dans son dernier tiers, qui nuise un peu à l'expérience.
Au passage, le titre est un jeu de mot, "Se jie" signifiant "Lust, Caution" mais également "anneau de couleur", un élément scénaristique prégnant du film.
Alasky

459 abonnés 4 659 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2024
Très beau film, l'esthétique est soignée, raffinée, et la reconstitution d'époque est efficace. Les acteurs sont d'un charisme fou. Film long certes, mais qui parvient à captiver l'attention grâce à tous ces éléments. Peu de scènes de sexe, mais il est vrai qu'elles sont crues et non simulées selon des sources. Entre drame passionnel et thriller. A voir.
Frédéric M.
Frédéric M.

245 abonnés 2 200 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Très beau film avec une belle mise en scène, une histoire captivante, d'excellents acteurs, une belle bande son. Un excellent film.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2024
Lust, Caution raconte l'histoire d'une jeune fille qui, pendant la guerre sino-japonaise, intègre un groupuscule patriote et est chargée de séduire un homme politique chinois collaborant avec les Japonais pour l'assassiner.
Tourné dans de très beaux décors et joliment patiné, ce film d'Ang Lee est une splendeur visuelle qui louche autant du côté du cinéma américain des années 50 que du côté du cinéma de Wong Kar-wai ou Hou Hsiao-hsien. Il évoque aussi une histoire intéressante où se mêlent et s'opposent l'intime et le collectif, la passion amoureuse et la raison politique. Même si l'histoire soutient l'intérêt tout du long, on peut toutefois regretter que la tension omniprésente dans la première partie du film s'estompe ensuite, laissant apparaître les limites de ce qui s'apparente parfois à un exercice de style certes magnifique mais un peu vain.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2025
Adapté de la nouvelle éponyme (1950) de la Chinoise Eileen Chang (1920-1995), que certains comparent à Marguerite Duras (1914-1996), le film traite d’un sujet peu connu des Européens, l’occupation japonaise en Chine, pendant la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), allant de la Mandchourie au sud de Shanghai, en incluant Hong Kong, avec mise en place d’un gouvernement chinois de collaboration (1940-1945). L’histoire débute avec 6 jeunes comédiens nationalistes spoiler: qui veulent assassiner un homme politique collaborationniste, Yee [le Hong-Kongais Tony Leung Chiu-wai, 45 ans, rendu célèbre internationalement pour son rôle dans « In the mood for love » (2000) de Wong Kar-wai], en se servant comme appât sexuel de la seule fille de la bande, sous le nom de code de Mak Tai Tai (la Chinoise Tang Wei, 28 ans) pour l’attirer dans un traquenard. Un peu comme si Lucie Aubrac devait coucher avec Jacques Doriot ou Pierre Laval.
Impensable en France et drôlement osé pour la Chine. Le film est totalement amoral (d’où la réprobation de la Chine vis-à-vis de l’actrice jouant l’appât) car il montre bien la relation ambiguë entre Yee (un vrai salaud) et Mak Tai Tai, résistante peu à peu aliénée et addicte aux relations sexuelles [scènes torrides et filmées sans crudité, beaucoup moins perverses et pornographiques que celles de « L’empire des sens » (1976) de Nagisa Oshima et qui se déroulent en 1936 à Tokyo) avec Yee]. Sans oublier la reconstitution de Shanghai, la photographie due au Mexicain Rodrigo Prieto (42 ans) et la musique du Français Alexandre Desplat (46 ans) multirécompensé et à la filmographie longue comme le bras. D’où un Lion d’Or (son 2e) mérité à la 64e Mostra de Venise (présidée par le Chinois Zang Yimou).
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 375 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2017
Paradoxalement, ce film qui se veut d'esprit moderne, qui expose un genre de "femme libérée" dans une Chine d'il y a 70 ans dont on sait pourtant qu'elle était très phallocrate, nous montre en héroïne une personne sournoise et fausse. Cela donne une image très mauvaise de la femme, simulatrice, manipulatrice et menteuse. Le plus intéressant, dans cette mise en scène brillante, est le sentiment ambivalent d'attirance et de répulsion pour le "traître", malheureusement cela n'est pas vraiment assez exploité et l'histoire s'achève sur une fin décevante où, pour échappatoire, on donne au gibier la position de chasseur. Tout cela est très long et ne sait pas où cela veut aller, du coup on n’arrive nulle part, dommage !
fabrice d.
fabrice d.

46 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2021
J'ai beaucoup aimé ce film qui nous plonge dans le Hong-Kong des années 30-40 avec en toile de fond la guerre menée par les Japonais contre la Chine. On y suit une bande de jeunes qui veulent faire un attentat sur un collaborateur. Les images sont belles, l'ambiance est poétique parfois mais pas toujours car il y a aussi des scènes plutôt violentes, en tout cas psychologiquement. Le film est peut-être un peu long mais finalement ça va et la fin est très clivante.
MaxPierrette
MaxPierrette

200 abonnés 320 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2008
De “Garçon d’honneur” à “Brokeback Mountain”, en passant par “Hulk” ou “Tigre et dragon”, Ang Lee a montré qu’il aimait les histoires d’amour impossibles. Peu importe le genre, l’époque, le pays ou les mœurs, chez lui, les hommes et les femmes s’aiment et s’entredéchirent, le tout dans la joie et dans la bonne humeur. Enfin, pas si joyeusement que ça en fait. En tout cas pas dans “Lust, Caution”, thriller érotique centré sur la relation amour/haine qui unit le dur M. Yee, et la jeune Wang, chargée de séduire le sympathisant japonais, dans la Chine occupée des années 40. Sauf que quand les sentiments grandissent en même temps que le danger, c’est la mort qui pointe le bout de son nez, au milieu de scènes de sexe très explicites. Un peu comme dans “Black Book” de Paul Verhoeven, dont ce film, affreusement long, reste tout de même assez loin, faute de rendre palpable l’ambuiguïté des personnages. Une petite déception qu’Ang Lee parvient tout de même à atténuer grâce à son actrice principale, Tang Wei, et la façon, sublime, qu’il a de filmer les corps.
dejihem
dejihem

155 abonnés 711 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2008
Un mot caractérise ce film : l’ampleur.
A la fois drame intimiste à la Wong Kar-Wai, mélo sensuel tel qu’on n’en fait plus aux États-Unis depuis les années 50, thriller tendu à la Verhoeven, film historique et film érotique (crudité à la japonaise).
A VOIR ABSOLUMENT !
Cathedrale
Cathedrale

102 abonnés 171 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2011
eXquise résistance des corps emmêlés
--souffle angoissé--
chaires amères sanglantes
--souffle précipité--
mouvement précis des mains
--souffle extatique--
jeu de regards mordants
Immense partie de MAHJONG brisée, on assiste à une mise à nue folle d'Amour des personnages, tourbillon d'horreur drapé d'espoir , résistance fugace d'idéaux ancrés dans les coeurs, pressés jusqu'à l'éclatement . étalé devant nos yeux, globes lumineux ébahis en quête de paix, douleur, plus rien.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Difficile de parler de "Lust, Caution" sans faire référence à la scène finale, ou plutôt à la seconde qui déclenche en cascade toute la fin du film, et qui donne sa perspective à l'histoire. Car si de chassés-croisés en faux rendez-vous, de manoeuvres d'approche en esquives, on sait que la rencontre entre la jeune étudiante idéaliste et le tortionnaire qu'elle doit attirer dans un piège mortel aura inéluctablement lieu, on ne peut prédire si la naissance d'un sentiment ambigu de passion chez l'un comme chez l'autre débouchera sur une autre fin que celle annoncée dès la naissance du complot à Hong Kong.

Ang Lee joue du tempo avec maestria, et réussit ainsi à justifier la longueur du film. Le long flash back qui constitue 80 % du film commence avec l'exil à Hong Kong, la naissance de l'amitié entre les cinq étudiants autour du projet théâtral ; Ang Lee explique en parlant de l'auteure du livre dont est tiré les scénario (et qui avait déjà signé "Fleurs de Shangaï") : "Eileen Chang décrit la violente émotion ressentie par Wong Chia Chi, alors toute jeune étudiante, après avoir joué sur scène pour la première fois ; sa difficulté à la calmer, même après un souper avec ses amis du théâtre et une promenade. En lisant cela, mon esprit m'a brusquement ramené à ma première expérience sur scène, en 1973 à l'Académie des Arts de Taipei. La même énergie à la fin de la pièce dans laquelle je jouais." Cette réminiscence explique la force de cette scène, qui révèle Wong à elle même et qui sans que les membres de la troupe ne le sachent encore, la désigne comme la seule actrice possible pour le rôle oh combien dangereux de Mme Mak.

Puis vient la première rencontre dans la colonie britannique avec M. Yee, les parties de mah-jong avec Mme Yee et le rendez-vous annoncé qui oblige Wong à un premier sacrifice qui se révèle dérisoirement inutile par un de ses tours du destin qu'affectionne Ang Lee. La période de Hong Kong se termine par le meurtre de Tsao, qui annonce les scènes érotiques entre Wong et M. Yee, puisqu'on peut appliquer à Ang Lee ce que Truffaut disait de Hitchcock, à savoir qu'il filmait les scènes d'amour comme des scènes de meurtre, et les scènes de meurtre comme des scène d'amour. Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si le film à l'affiche d'un des cinémas de Shangai où se rend Wong est justement "Soupçons" de Sir Alfred.

Partie en courant de la scène du carnage, Wong se réfugie à Shangai, où elle cherche à oublier et à se faire oublier, retrouvant la coiffure discrète, le visage sans maquillage et les vêtements simples de sa période étudiante ; Ang Lee continue à jouer du code théâtral, opposant la simplicité adolescente de Wong et le personnage costumé, coiffé et maquillé comme une actrice de Mme Mak, et que M. Yee traitre si brutalement lors de leur premier rapport sexuel. Cette opposition des apparences fait écho au conflit interne entre la jeune patriote et la femme amoureuse, conflit qui la bouleverse et la met encore plus en danger, et qui s'oppose aux certitudes désanchantée de M. Yee, qui commence à prévoir l'issue de la guerre mais qui ne voit pas d'autre voie que celle d'un répresion toujours plus barbare.

Tony Leung Chiu Wai (à ne pas confondre avec Tony Leung Ka Fai, vu notamment dans "L'Amant", "Election" et "Filatures") est dans le contre-emploi par rapport à ses personnages chez Wong Kar Wai, campant un notable policé dont on sent d'emblée que la violence peut surgir à tous moments. Rodrigo Prieto, le chef opérateur fidèle d'Ang Lee a d'ailleurs choisi de souligner cette folie rentrée en faisant se réfléter la lumière d'ampoules de Noël dans les yeux de M. Yee, afin d'évoquer le rougeoiement d'un tisonnier !

L'ex-mannequin Tang Wei débute au cinéma sous les traits de Wong, et si ses superbes toilettes rappellent parfois celle de Mme Chan 20 ans plus tard, elle a beaucoup plus à dévoiler (au propre comme au figuré) que Maggie Cheung et se sort vraiment bien de ce rôle si complexe et si physique, sachant aussi suggérer beaucoup dans un jeu minimaliste, comme lors de la scène si douloureuse de sa défloraison.

Ang Lee, "faux Chinois à Taïwan qui vit en étranger aux Etats-Unis" tel qu'il se présente, a visiblement investi autant dans ces personnages piégés dans de funestes faux-semblants, qu'il l'avait fait dans ces cowboys condamnés à cacher leur amour, et qui au delà des décalages historiques et culturels, partagent avec lui la difficulté d'affirmer une identité si complexe.

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