Après avoir démystifié l'image du cow-boy dans le sublime Le Secret de Brokeback Mountain (2006), Ang Lee change de registre en s'intéressant à la Chine des années 40 lorsqu'elle était occupée par le Japon. Mais il s'intéresse plus particulièrement sur le destin d'une jeune femme, une étudiante, chargée de s'immiscer dans la vie d'un chef de la collaboration afin de l'éliminer. Le film aborde différents thèmes tous très différents les uns des autres, comme l'engagement politique, l'identité individuelle, les conventions sociales, la sexualité, ... . Ang Lee n'a pas cherché à faire simple avec Lust , Caution qui aligne fièrement 2h40 au compteur et pas moins de trois scènes de sexe particulièrement explicites (une première dans un film Chinois). Une très belle réalisation, accompagnée par des images et des couleurs splendides, bien qu'il y ait tout de même quelques longueurs (inévitable vu le sujet et la durée du film), cependant, on reste très facilement à travers cette histoire qui allie l'espionnage, la filature, l'amour, la haine et plus encore. Les acteurs au charisme et à l'interprétation remarquable, notamment Tony Leung & Tang Wei, les deux acteurs principaux. A noter aussi qu'Ang Lee a une fois de plus obtenu le Lion d'Or lors de la 64ème Mostra de Venise en 2007. Il l'avait déjà obtenu en 2005 pour Brokeback Mountain.
film assez lent... en plus j'avais lu une critique disant que c'ètait un film très romantique... PAS DU TOUT, la plupart du film montre des scènes de sexe très détaillées et parfois violentes.. je ne vous recommande pas ce film.
Ang Lee confirme avec « Lust, caution » son obsession pour les personnalités doubles cachant leur vrai désir. Hulk, les cow-boys ou le jeune marié gays, le père cuisinier sont autant de personnages doubles, qui dissimulent leurs sentiments et les laissent peu filtrer. Même chose ici avec cette espionne qui séduit un haut fonctionnaire traître en son pays. L’inconvénient cette fois ci c’est que la première longue partie du film est ratée avec l’initiation de la jeune fille et son pseudo amour glacé avec un cliché de résistant romantique. Il faut attendre 1h30 pour arriver aux scènes de sexe, véritablement combats de dupes et de plaisirs inattendus où l’on retrouve enfin le grand metteur en scène qu’est Lee. Les magnifiques scènes de trahison de la jeune fille et la mort des résistants confirme que plus le film progresse, plus il se bonifie. Voilà un film bancal donc, convenu lors de sa première moitié, passionnant ensuite.
Ce n’est pas anodin si Ang Lee introduit «Se, jie» (Chine, 2008) par un jeu. Le jeu et ses limites font toute l’affaire du film. Le retour du cinéaste dans son pays d’origine, la Chine, nourrit à la fois son œuvre d’une intrigue chinoise tout en conservant un style américain. Du style etats-unien, il y a cette cadence maîtrisée du montage. A l’amour secret et authentique de «Brokeback Mountain» (USA, 2006), Lee substitue un amour violent et artificiel. De l’intrigue chinoise il y a ce choix de cadrer son récit dans l’occupation de la Chine par le Japon dans les années 1940. De jeunes étudiants gorgés d’idéaux décident, suite à une représentation théâtrale, de mener une résistance contre les collaborateurs chinois. Le jeu du théâtre se transforme en jeu de la guerre. Le film, plus que de relater une période sombre de l’occupation de la Chine, questionne la place du jeu dans la vie et aplatit une perspective de la mimésis en apposant le jeu dans l’artifice même du cinéma. Le jeu de l’art, souvent directement inefficace, se confronte là à la plus dangereuse des concrétudes : la politique. Dans «Se, jie», l’art/le jeu n’est pas l’objet d’un divertissement, ni même un plaisir esthétique mais bien le véhicule d’une Idée. Ainsi lors de la scène de la représentation, un des personnages de la pièce honore la Chine, embrasant toute la salle qui se lève et clame avec lui la liberté nationale. Le jeu se fragilise dans le rapport de Wong avec M. Lee. La relation qu’entretient la jeune résistante infiltrée avec le meurtrier s’enlise dans l’amour et la luxure avant que de tomber dans la trahison, ces trois mots composant le sous-titre français du film. Les entrelacements érotiques traduisent la communion des deux, la réunification d’une Chine arrachée par le Japon. Mais l’union n’est toujours qu’un prétexte, elle est une règle à part entière de l’espionnage menée par Wong. La tension de chaque instant rend le jeu de l’infiltration plus palpable au fil du film.
Très beau film...qui se déroule en chine pendant l'occupation japonaise. Malgré quelques scènes un peu longue (à la Ang Lee..mais pas ennuyeuse non plus!!), l'intrigue du film et l'ambiguité des sentiments naissants de l'héroine (espionne/amoureuse)sont captivants. Les scènes crues pourraient peut être en géner quelques uns, mais sont admirablement bien joués par les 2 acteurs principaux pour ne pas non plus mettre le public "mal à l'aise". Le films m'a beaucoup plu, je le conseille!
Un pur bonheur, film exceptionnel. Belle reconstitution de la Chine pendant l'occupation japonaise et reproduction fidèle de l'atmosphère, de l'ambiance de l'époque. Les décors et les costumes sont très beaux. Un instant de grâce malgré la tension et la violence physique et des sentiments. Un film très touchant, les acteurs jouent à la perfection et notamment le jeune Tang Wei. Tony Leung, bien qu'odieux, est toujours à craquer ... Bref un pur chef d'oeuvre.
L'histoire en elle même est bien, tout l'aspect historique est intéressant, les acteurs ont aussi un bon jeu, ... Le seul bémol, pour moi, a été les scènes d'amour, trop nombreuses, et trop chaudes à mon gout. A certain moment, ça dépasse même l'aspect érotique (apercevoir les testicules de l'acteur en pleine action, j'ai pas été au cinéma pour voir ça). Voilà, j'ai été déçu par ça; j'comprend pas pourquoi le réalisateur à intégré ces scènes... Déçu aussi par l'actrice de s'être très fortement dévoilée... on ne fait pas que l'apercevoir nue... Ces scènes sont selon moi sans intérêt et inintéraissantes Sinon, a part ça, le film est normal je vais dire. Un film asiatique, ça change, et c'est bien. A ne pas aller voir avec de trop jeunes!
Ang Lee est un réalisateur dont on ne dira jamais assez d'éloges. Ayant atteint le summum avec BROKEBACK MOUNTAIN, difficile de faire mieux. LUST CAUTION s'impose malgré tout. Le film suit le parcours d'un groupe d'amis enrolés dans la résistance dont l'une des jeunes filles va devoir en apprendre le plus possible sur un haut commanditaire... Acteurs géniaux, Ang Lee réalise une nouvelle fois un nouveau chef d'oeuvre. Mais il y a de très (trop!) nombreuses longueurs, et même si certaines scènes atteignent le nirvana tant elles sont belles, on ne peut que regretter une allure un peu poussive. Ne soyons pas pointilleux, LUST CAUTION est un diamant implacable avec une fin glaciale.
Génial ! Autant du point de vue réalisation (ambiance, images, son, choix des acteurs) que de l'histoire ! On se laisse vite happé par le film et le temps passe vite, très (trop?) vite malgré la longueur du film ;o) La relation entre Wong et Mr Yee est passionnante et l'évolution de Yee est en particulier impressionnante (de monstre froid intouchable à monstre ému..). Quelques regrets tout de même à propos de la reconstitution de la Chine de l'époque, certains détails sonnent faux, je ne saurais dire pourquoi précisément à cause d'un manque de connaissance historique certain, mais j'ai parfois eu l'impression de voir un décor en plaqué avec des pantins :oS A voir absolument !!!!!!! NB : on se demande comment ce réalisteur a pu aussi faire Hulk ? ;oD
un film interessant ou l'on est pris au jeu et sous le charme de cette petite troupe de revolutionnaires amateurs luttant face a l'envahisseur japonais. Puis viens le moment ou chute le film, voyant apparaitre de scenes "eroticosexuelles" torrides, melant a la fois le charnel et sadomasochisme, ou le realisateur nous montre qu'il connait bien son kamasutra, mais qui restent absolument sans interet et bien inutiles, ne faisant que tiré le film en longueur, plongeant par la meme le spectateur dans un etat de pré-somnolence. Par la suite, du coup, on ne fais que suivre simplement le film, a nouveau assomés par de nouvelles scenes de sexe encore plus inutiles. Bien dommage car ce film met bien en exerbe la complexité de cette relation amoureuse et de dependance affective entre une espionne et sa victime, avec une fin somme toute assez classique pour les habitués du cinema asiatique. Mais le realisateur finit par se perdre dans les meandres de l'histoire. Bref, un film interessant mais que l'on finit par oublier assez rapidement.
nous sommes debut fevrier et deja LE film de l'annee qui aura du mal a se faire deloger... Des plans d'une maitrise remarquable, deux protagonistes merveilleux dans leur realisation, des image fabuleuse et surtout une emotion d'une rare puissance font de ce film un pur chef d'oeuvre.... Scenes de sex qui peuvent choquer...
Après le plat et pas très passionnant BrokeBack Mountain, Ang Lee retrouve enfin un peu d'inspiration romanesque. Plus haletant, subtil, et surtout très bien emmené par les acteurs, et soutenu de bout en bout, sans un instant de faiblesse, d'ennui ou de relâche, par une Tang Wei très troublante et diablement douée. Dénouement un peu en deçà hélas. La Mostra de Venise aurait mieux fait de donner le prix d'interprétation féminine. Les derniers films de M. Ang Lee sentent quand même un peu le camouflage "grosse production", avec costumes et décors exotiques, même si dans les films chinois c'est plutôt réussi et au service de l'histoire (le Wyoming de cowboys du XXe siècle de Brokeback était tellement ennuyeux...). "Ice Storm" reste sa réussite géniale et son chef d'œuvre, qu'il n'a hélas jamais réédité depuis. On craignait le pire, mais ya du mieux. Y compris dans le choix du compositeur de musique, même si Alexandre Desplat se contente de faire l'arrangeur. Doué, mais quand même...
un film tres interessant qui est malheureusement aussi fait de quelques longueurs. les scenes de sexe sont assez chaudes(interdiction aux moins de 12 ans trop legere). l histoire est captivante. la fin est surprenante. au final, un film interessant malheureusement trop long.
Extraordinaire Tony Leung, qui porte cette fresque historique sur ses épaules. Pour le reste, c'est beau, c'est bien fait, et c'est parfois un peu long. Un bon Ang Lee.