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Zoumir
80 abonnés
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1,5
Publiée le 1 décembre 2011
Johnny mad dog où l'enchaînement d'images chocs mises bout à bout dans une Afrique ravagée par la guerre, une guerre imagée ici par la bande de Johnny, enfant soldat, véritable machine à tuer, piller et violer. L'idée de Sauvaire de filmer la réalité brute et sans concession immerge littéralement dans le film dès les premières minutes mais chemin de mort faisant, ne nous abreuvant quasiment que de scènes chocs, le film lasse et perd vite en intensité. Seuls nos yeux sont ici pris à parti et le manque de profondeur rend malheureusement les quelques tentatives émotionnelles vides et sans âmes. Un film qui manque de profondeur, certes à l'images de ces enfants perdus, mais qui empêche le tout de vraiment toucher. Un bon point pour l'esthétique et la triste authenticité qui se dégage malgré tout de l'ensemble et principalement des acteurs. Un amalgame d'images qui se voient et s'oublient et, avec un tel sujet, on aurait aimé que le film nous arrache les tripes, pour nous hanter encore quelques heures après le générique de fin. Dommage.
C'est un film choc, cru, implacable, efficace. Pas de temps mort, pas de scènes inutiles, pas de bons sentiments ou de violence gratuite. Tout est montré de façon brute, tel que la réalité doit l'être. Mais du coup le scénario en souffre. Les personnages n'ont aucune épaisseur, le scénario est vide. On avance avec le groupe qui sème la terreur et c'est tout. Il y a un vague parallèle avec une fille qui tente de se sauver avec son frère et son père, mais ça paraît bien superficielle. C'est dommage, ça aurait pu être un immense film. Il vaut quand même le coup d'oeil.
Une docu-fiction rondement menée sur le phénomènes des enfants soldats. Le film dénonce l'embrigadement quasi sectaires de ces enfants manipulés et exploités dans une guerre dont ils ne comprennent même pas les intérêts. La réalisation est exemplaire, les acteurs très bons et ce film est injustement méconnu car de grande qualité. Très violent sans être "too much" le film prend au tripes et fais réfléchir sur la condition humaine. Seule la fin du film, trop abrupte, aurait pu être plus étoffée. A voir !!
Jean-Stéphane Sauvaire réalise avec Johnny Mad Dog un docu-fiction coup de poing, interprété remarquablement et inévitablement par ces enfants libériens, notamment Christopher Minie. Il nous met sous nos yeux des images que nous n'avons jamais voulu vraiment regarder. Un équilibre de vitesse et de simplicité, mêlé à de l'authenticité font le succès de ce pari risqué.
Un récit lourd et complaisant nous montrant la cruauté des enfants soldats,j'attendais un grand film avec kassovitz en producteur et finalement le film est plat et manque de rebondissements il souffre de redondance,c'est long ça manque d'âme.....la vf est une catastrophe!!!
Le film a beau manquer de subtilité et bien qu'il semble se complaire dans la facilité des scènes d'actions, Johnny Mad Dog n'en reste pas moins marqué par quelques fulgurances. Sujet douloureux et sensible que sont ces enfants soldats, Jean-Stéphane Sauvaire ne semble pas se poser ici en moralisateur de quelques sortes... Il laisse sa caméra parler, il laisse les images défilées, pour décrire une réalité qui fait froid dans le dos. Film choc ( peut-être un peu trop ), on regrette parfois que l'histoire ne s'attarde pas plus sur le véritable conditionnement psychologique qui poussent ces enfants dans cette cruauté. On est encore plus attristé de voir le sort qu'il leurs est réservé une fois la guerre gagnée... Ils deviennent inutiles et les renvoient chez eux avec une totale et insupportable indifférence ! Vraiment pas mal, probablement pas un chef d’œuvre, mais tout de même...
Véritable OVNI dans la production française actuelle, il faut aller voir et soutenir Johnny Mad Dog. Grâce à un casting étonnant et à une caméra très mobile, Jean-Stéphane Sauvaire dénonce les exactions d'une bande d'enfants manipulés par leurs aînés, au cœur d'un conflit où les civiles sont les premières victimes des combats et des pillages. Parallèlement, il s’attache aussi à la fuite désespérée d'une jeune adolescente, Laokolé, et à ses efforts pour sauver son père et son jeune frère tandis qu'autour d'elle les enfants soldats commettent leurs forfaits. Œuvre forte et sans concession, Johnny Mad Dog pointe du doigt l’absurdité d’une guerre qui n’a aucun sens, sinon celui du profit, l’impuissance des forces de l'ONU, les familles brisées et la destruction mentale et physique de ce qui fait l’avenir d’un peuple : ses enfants ! Malgré tout, ce film reste aussi un chant d’espoir. Laokolé, jeune fille instruite, garde son humanité et sa dignité alors que le chaos fait rage. Tandis que les jeunes soldats qui « jouent » à être des hommes trahissent à plusieurs reprises des restes d'enfance (donc d’humanité) notamment par les déguisements dont ils s’affublent. Ces restes d’enfance qui résistent en eux, et que des adultes sans scrupules n'ont pas réussi à gommer, brillent comme une lueur d’un possible renouveau. Le film se termine par une série de photos du conflit qui a ravagé le Liberia, venant nous rappeler, si il en était besoin, que tout ce que nous venons de voir n’est pas de la fiction et que celle-ci est, comme bien souvent, en-dessous de la réalité.
Un film plutôt orienté docu-fiction que fiction réaliste. En effet, les acteurs, aussi bons soient-ils, et le scénario, plutôt pauvre par contre, semblent clairement s'effacer derrière la terrible réalité des choses régnant en ces lieux africains. Ainsi, chaque évènement concernant le scénario vient plutôt ralentir le rythme du visionnage, pourtant court, et gâche la production. Assez déséquilibré dans l'ensemble, dommage il y avait du potentiel.
Oui, c'est un sujet délicat et le traiter au cinéma semblait nécessaire. Cependant, ce film percutant ne nous apprend rien de concret sur le thème des enfants-soldats en les voyant fusiller des civils et fêter leurs massacres. Un film axé sur l'initiation d'un enfant kidnappé au gout de la guerre aurait été plus informatif. Peut-être vaut-il mieux le regarder comme un simple film de guerre, après tout les films sur les guerres africaines sont bien rares. Malheureusement, malgré une bonne réalisation rappelant celle de Mereilles, l'absence de données sur le contexte politico-ethnique de cette guerre (on ne sait même pas dans quel pays ça se passe !) lui fait perdre son intérêt scénaristique.
Certes, il fallait le faire. L'exploit est humain, physique, mental. Filmer des troupes rebelles d'enfants africains en pleine guerre civile, anciennement combattants dans la réalité, pour retranscrire l'état pitoyable d'un pays sans issue, est un engagement qui peut être sans retour, en tout cas dans lequel l'art est construit en risquant sa vie. Donc oui, et c'est la raison pour laquelle on sait que "Johnny Mad Dog" est un document sincère, voilà une oeuvre extrême. Est-elle pour autant d'une réelle utilité pédagogique et humaine? Pas si sûr. Car si la forme est irréprochable, construite sur un rythme entraînant et une mise en scène grandiose assumant tout à fait son penchant 'spectacle de la terreur' , le fond, quant à lui, pèche cependant par un excès de réalisme qui, sur ce sujet semble ne guère convenir. Il ne faut pas confondre, au cinéma, le pouvoir de la fiction à celui du documentaire. Si Jean-Stéphane Sauvaire dépasse les deux puisque l'histoire et les personnages sont imaginés, tandis que la tentation descriptive d'une guerre montrée telle qu'elle est dans une reconstitution rude prend le dessus des évènements 'mineurs' , sa caméra oublie que la plongée, anti-cinématographique à souhait puisqu'elle tient parfaitement du reportage de guerre où seule l'action est filmée, met le spectateur en position de voyeur - étant donné la 'déconnexion' totale avec les faits réels et historiques - . La violence exubérante de l'ensemble, les images léchées, l'action clippée, oblige le public à subir le procédé utilisé sans jamais vraiment pouvoir rentrer dans le film, soit l'exact contraire d' "Hunger" qui, en filmant une même violence, utilise le cinéma comme conjonction entre l'écran et celui qui le regarde pour pouvoir lui faire partager l'horreur et ainsi l'incruster lui-même dans l'écran en incarnant un personnage non-existant. Ici, au mieux peut-on admirer, voire aimer la virtuosité et le danger pris par Sauvaire. Pourtant "Johnny Mad Dog" reste un film qui défile
Tourné sous un véritable angle pédagogique, le film servant de thérapie pour les véritables ex-enfants soldats qui jouent dedans, cet electrochoc sans concession et loin de tout sensationnalisme n'en oublie pas pour autant (contrairement à beaucoup d'autres films ayant un sujet difficile) d'être une véritable oeuvre cinématographique, dôté d'une mise en scène au cordeau, aidée en cela par un scope de toute beauté. Laissons donc les bien-pensants crier au scandal et saluons le courage de tous ceux ayant participer à cette oeuvre d'utilité publique.
Terrifiant... certes, ce n'est que du cinéma, mais justement puisque ce n'est que du cinéma, l'occasion est belle de jeter un oeil sur ce qui se passe en Afrique. Là, c'est le Libéria. Mais, actuellement, c'est au Congo que cela se passe. Notamment...
D’une violence à peine soutenable, ce film coup de poing nous montre avec un cruel réalisme les horreurs commises par les milices africaines qui enrôlent des enfants soldats. Ces enfants manipulés et déshumanisés se livrent aux pires exactions, auxquelles mêmes les animaux les plus sauvages ne livrent pas. Déjà abordé au cinéma avec Blood Diamond et Shooting Dogs, le sujet est difficile d’autant plus qu’il ne semble pas une priorité dans le concert politique international. Jean-Stéphane Sauvaire nous propose, à l’aide de comédiens amateurs eux-mêmes anciens enfants soldats, un document sans concession, mais qui aurait gagné en étant plus explicatif sur la genèse de ce drame.
Aucune histoire n'est visible dans ce film, on à juste une succession de scènes violentes et réalismes. Sur le même sujet regarder plutôt Ezra réalisé par un véritable enfant soldat qui a beaucoup plus d'intérêt.