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Carlos Stins
88 abonnés
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3,0
Publiée le 16 juillet 2018
Principalement connu pour « La leçon de piano », Jane Campion nous offre ici un nouveau drame romantique en troquant cette fois la jungle néo-zélandaise pour le Londres du début du 19ème siècle. Avec toujours cette même élégance dans la mise en scène, la cinéaste filme avec beaucoup de douceur la romance naissante entre un poète maudit et sa fougueuse admiratrice. Le film fonctionne bien dans son premier tiers mais perd à mon sens en intérêt dès que la relation amoureuse entre les deux personnages se concrétise. Le film devient alors longuet et redondant, n’offrant que peu de moment de surprise ou de grâce. Jane Campion est une brillante cinéaste quand il s’agit de filmer le désir refoulé ou l’idylle naissante mais sombre malheureusement à mon sens dans un classicisme impersonnel dès qu’elle doit dépasser ce stade. Mon ressenti peut paraître sévère mais il faut dire que j’attendais mieux de « Bright star » qui, malgré un beau démarrage, m’a vraiment laissé sur ma faim.
Un cinéma tout en finesse , caractéristique de cette réalisatrice talenteuse qu'est jane campion. Bright star aurait pu être issu de l'oeuvre de jane austen tellement les similitudes et les thèmes chers à la romancière sont représentés dans ce film magnifique, ou explose définitivement ben wishaw alias grenouille dans le parfum. Jane campion est vraiment une grande réalisatrice , bright star en est une preuve supplémentaire pour ceux et celles qui en doutaient.
Beau, dramatique, romantique mais malheureusement un peu trop long par moment. C'est un point négatif qui m'a gêné dans cette histoire pourtant très esthétique. Sinon la prestation d'Abbie Cornish est excellente, une véritable surprise!
Portrait de femme, Holy smoke, In the cut : les trois (bons) films de Jane Campion qui ont suivi sa Palme d'or à Cannes n'atteignaient cependant pas les sommets de La leçon de piano. Avec Bright star, la réalisatrice revient au zénith de son cinéma, du cousu main avec la délicatesse, la précision et la justesse qu'on lui connait. Belle histoire, certes, que celle de l'amour pur de Keats et de sa voisine, mais qui ne serait rien, ou presque, sans la transcendance de la mise en scène. Fluide, maîtrisant les ellipses avec brio, sensible au paysage intérieur (de ses personnages, les seconds rôles n'en sont pas) et extérieur (le passage des saisons), capable de montrer de la beauté (papillons voletant dans une pièce, rideau gonflé par le vent...) sans faire d'esthétisme : la leçon d'une cinéaste au plus fort de sa maturité. Jane Campion tisse les liens d'un chaste amour comme son héroïne brode des fils de soi(e). La couturière et le poète, deux âmes unies pour un brève embellie, éphémère comme la vie d'un papillon.
PS : la traduction des poèmes de Keats, aussi talentueuse soit-elle, restitue mal leur musicalité anglaise. Pour preuve, le générique final, superbe, bercé par la lecture d'une de ses odes.
Au début du 19ème siècle, une jeune fille de bonne famille anglaise s’entiche d’un poête. Leur idylle est refusé par l’entourage, mais les sentiments qui les lient sont plus forts que tout. Et oui, on est dans la comédie romantique d’époque très classique. C’est le reproche majeure que l’on peut faire à ce film ; un scénario trop lent et sans originalité a eu raison de mon intérêt pour le film. Même si Jane Campion, par une mise en scène superbe, filme diablement bien et avec pudeur la naissance des sentiments et la chasteté de ces deux amoureux. De fait, on est loin de la dramaturgie de « La leçon de piano » ou de l’élan romantique d’un « Orgueil et préjugés ». Jane Campion offre un nombre de plan d’une beauté exceptionnelle et des plus grands photographes ; c’est saisissant… On retrouve toute la mouvance des photographes romantiques dans ses prises de vues. Et c’est la grande réussite du film. A voir pour les les magnifiques prises de vue, mais attention on s’ennuie ferme… 30 minutes de moins auraient été bénéfiques.
Ce n'est clairement pas le film que j'attendais, je suis globalement déçu. On pourrait expliquer ce sentiment par une poésie mal exprimé et un classicisme qui nuit au film. Certaines répliques sonnent fausses et nous éloignent donc petit à petit de la sincérité et l'humanité qu'on pouvait attendre de cette oeuvre de Jane Campion. On tombe très vite dans les clichés et la réalisatrice tente le passage en force en misant le tout sur les poème du renommé Keats. La mièvrerie est de mise, la banalité aussi.
Film biographique sur la fin de la vie d'un jeune pôete romantique anglais du début 19°, John Keats, qui ne sera véritablement reconnu qu'après sa mort. Ce film est magnifique, poétique, absolument fin, merveilleusement bien interprété et filmé d'une très belle manière... Mais il n'a malheureusement pas marché sur moi qui ne suis pas très sensible à l'époque romantique... Une note qui reflète donc plus mon insensibilité au sujet que la beauté du film... A voir tout de même!
certe un film tres beau a travers ses personnages , ses dialogues , ses ecrits , ses paysages , et cette histoire d'amour ... un coup oui un coup non ... je me suis donc un peu ennuyé surtout ds la 1ere partie ; c'est le genre de film soit on accroche soit pas , avec du recul j'ai accroché moyen... a vous de voir...
Un beau film pour les poètes romantiques comme moi! Très belles photographie, acteurs impliqués. Le tout est agrémenté d'extraits de poèmes de John Keats (donc à voir en VO s'il vous plaît!). Des scènes très prenantes, et d'autres un peu plus "transparentes", mais au final, j'en ressors satisfait. Mais enfin, je pense que le voir en couple, ça serait quand même mieux...
Quand on aura dit que ce film est superbe, que les images sont travaillées à la perfection, que les acteurs jouent avec une grâce et une délicatesse rares, on aura tout dit ou presque : on aura omis en effet de préciser que l'ennui se fait parfois violemment sentir et que l'histoire ne nous concerne pas vraiment. Mais tant pis! Un peu de romantisme british n'est pas pour déplaire et puis il y a les vers de Keats qui jalonnent le film et qu'on retrouve avec bonheur dans le générique final.
Film 100% romantique c'est à dire long, niais et ennuyeux... N'étant pas du tout du genre romantique, j'ai quand même essayé (vu les fabuleuses critiques en faveur du film) et cela ma conforté dans mes goûts car je me suis franchement ennuyé. L'étoile que j'ai attribué va aux magnifiques plans que nous offre Jane Campion.
Bright Star peut se comprendre les yeux fermés. L'image n'apporte absolument rien, elle ne fait qu'illustrer passivement. A ce niveau, ce n'est plus de l'incompétence mais une insulte au cinéma. Par ailleurs, le film ne mise que sur l'empathie mais aucun personnage n'est vraiment charismatique. La mise en scène est surjouée la plupart du temps et les dialogues sont creux à souhait. La bande son est à l'image du reste : aucun caractère, passive et insipide. De toute évidence, Jane Campion ne comprend pas ce qu'elle fait. Thomas Sangster lui devra probablement le rôle le plus inutile et misérable de sa carrière.
Visuellement superbe et extrêmement bien joué, "Bright Star", de Jane Campion, est un biopic (quel horrible terme...) nous narrant la vie du jeune poète anglais John Keats, ayant vécu au XIXème siècle. Oeuvre pour le moins classique, ce film ne souffre selon moi que d'une certaine lenteur, même si la poésie, son thème principal, peut en être considérée comme l'éloge... Cette lenteur n'est d'ailleurs que très rarement synonyme d'ennui. Quoi qu'il en soit, cette histoire d'amour d'une grande subtilité est relativement bouleversante. Romantique.
Jane Campion signe ici un film sublime et subtil. On peut suivre une magnifique histoire d'amour interprétée avec une magnificence sans nom par Abbie Cornish (incroyable , extraordinaire, magistrale) et Ben Whishaw encore une fois parfait après çà performance dans le Parfum. Côté second rôle aussi tout est parfait. Un amour porté par la poésie et une finesse des dialogues et du scénario. Jane Campion amène son film à une esthétique visuelle incomparable qui montre l'immense sensibilité de la réalisatrice. Le film gagne de sa superbe par une mise en scène parfaite et mettant en exergue les sentiments si doux et si beaux des deux amoureux, une photographie grandiose inspirée de la nature avec ses champs tantôt violet tantôt jaune, des costumes impeccable et d'une rare finesse et une musique envoûtante nous permettant de nous engouffrer dans ce film riche et d'une beauté exquise. Jane Campion reflète dans cet amour impossible toute la beauté des poèmes de John Keats et toutes la splendeur de la poésie en générale. un hymne à la poésie et aux XVIIème siècle. Un chef d’œuvre qui commence déjà royalement l'année 2010 à peine entamé!
Ce film est d'une remarquable intensité.. tout en légerté, simple et malgré un rythme lent, nous nous laissons portés par la richesse et la beauté des dialogues, les hauts et les bas de ce couple si fragile et à tout moment près à éclater.. Les acteurs sont d'un bon niveau et dégagent beaucoup d'émotions, les décors sont aussi particulièrement bien faits et à l'image de ce début XIXème siècle en Angleterre. Domage que la fin soit si prévisible même si elle reste forte intense.