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Eldacar
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4,0
Publiée le 23 mars 2013
Après plusieurs années d'absence, Jane Campion nous revient enfin avec "Bright Star", histoire de la relation amoureuse du poète John Keats et de la jeune et frivole Fanny Brawne. Si la comparaison avec "La Leçon de Piano" semble inévitable, force est de constater que les deux films ont peu de choses en commun. Si se n'est qu'ils se déroulent tout deux au XIXe siècle et font le récit d'une passion amoureuse, "Bright Star" est l'anti-"Leçon de Piano". La où ce-dernier était résolument moderne et tout en passion charnelle, "Bright Star" rend toute leur force aux clichés romantiques et se tient plus dans la suggestion que dans la monstration. C'est tout juste si l'on voit un baiser et une main effleurée du bout des doigts, mais une grande sensualité se dégage de ses moments fugaces. Jane Campion livre par ailleurs un film sans concessions. Choix qui se retrouve notamment dans la photographie. Soit nous sommes plongé dans l'ombre, soit nous sommes sous en pleine lumière mais il n'y a pas de juste milieu. De même, si on retrouve plusieurs thèmes et intrigues secondaires (les conventions sociales étouffantes, la relation entre Brown et sa domestique), tout cela reste à l'arrière-plan, le film étant entièrement tourné vers la passion des deux jeunes gens et ne déviant jamais de son sujet. Film superbe et poétique (c'est le cas de le dire), "Bright Star" est bien plus qu'un biopic sur la vie de John Keats. C'est d'abord et surtout un film sur l'amour, qu'avait si bien exalté le poète durant sa courte vie.
Un film d'une délicatesse inouïe. L'histoire nous plonge dans un univers fin, romantique et poétique à l'anglaise, sans jamais tomber dans la guimauve ou le psychodrame. Tous les acteurs sont très bons, en particulier Ben Whishaw, bluffant, et doté d'une voix douce et mélodieuse extraordinaire. Les décors et les costumes sont somptueux et très soignés, tous comme les plans, la photographie, la mise en scène et la bande originale qui emballe le tout dans une ambiance aérienne et sympathique. On en ressort curieux de poésie anglaise, et avec beaucoup d'affection pour John Keats et Fanny Brawne.
Que ce soit beau et poétique je ne le nie pas, mais hélas après tant d'échos positifs et d'encensement je m'attendais à un meilleur film. Déjà tout le côté, sans bande musical m'a énormément gênée, j'aime un film pour sa musique, et là la poésie était la seule musique. Les interprétations des personnages principaux, aucune protestation, sublime. Mais je n'ai pas compris la logique du film, l'évolution des sentiments, les comportements des enfants, bref je n'ai pas compris le film qui n'a pas réussi à me toucher. Et pourtant il reste magnifique.
c'est une très belle histoire d'amour, le film est un peu long mais c'est supportable. peut on croire de nos jours à des histoires d'amour aussi fortes, difficile à dire avec notre époque mais bon on ne s'ennuie pas. je regrette qu'au départ du film le rôle des acteurs est mal défini dans le contexte.
Par sa force narratrice Bright Star engloutit le spectateur dans un monde poétique et enivrant. La délicatesse des images fait somnoler un esprit qui vagabonde dans un monde de mots et de musiques. Mais au delà de tout cela Bright Star c’est une émouvante histoire d’amour. Même si insuffisamment traitée, elle reste attachante et entière. Avec un jeu d’acteur irrésistible, une réalisation modeste et des musiques subtiles le film marquera les esprits purs.
Je n'ai pas été spécialement intéressé par Bright Star. Assez austère, le film a eu du mal à me captiver. Je n'ai pas été spécialement intéressé par cette histoire d'amour. Les passages avec la poésie ont eu du mal à me convaincre également.
J'ai trouvé que le film était même parfois un peu confus. Beaucoup vantent le côté très beau du film - à vrai dire je n'ai pas fait spécialement attention - mais je n'ai pas été emballé spécialement par le film.
Deux étoiles pour Bright Star. Le film a des qualités mais j'ai vraiment trouvé ça lent, et le film a eu du mal à vraiment m'intéresser pendant les deux heures.
Bright star est un film très romantique et lyrique, trop pour moi tant il ne parle pas de grand chose de plus. L'amour très poussé va aussi avec le ton poétique (forcément puisque Kits est poète), et les belles images d'Angleterre fleurie. Des vibes de printemps agréables mais trop lisse et trop mou pour Jeanne Campion qui avait frappé bien plus fort avec la Leçon de Piano.
Jane Campion, cinéaste romantique par excellence, trouve ici un sujet en or. Simple et tragique histoire d’amour entre le poète John Keats et sa muse Fanny Brawne (Abbie Cornish une révélation), raconté sans souligner lourdement les sentiments comme l’aurait fait n’importe quelle production sortie des usines hollywoodiennes. Ici chaques phrases et chaques gestes, même le plus infime, à son importance. La nature et les saisons, magnifiquement filmées, tiennent également une grande place dans le récit, affectant les changements d’humeurs des personnages, passant de la joie à la mélancolie, influant également sur les évènement de la vie. La réalisatrice saisie finalement assez bien la beauté fragile et éphémère de ces sentiments exacerbés. A l’instar de ces papillons colorés que Fanny s’obstine à collectionner dans sa chambre, ils finiront moribond et fanés, le temps et la fatalité auront eu raison d’eux.
En 2009, Jane Campion revient avec un long-métrage rendant hommage à un célèbre poète romantique britannique du XIXème siècle. Malgré une mise en scène soignée, comportant notamment de beaux cadrages, le récit demeure bien top plat et linéaire à l’ennui. En effet, cette histoire d’amour platonique entre l’écrivain John Keats et sa muse, bien que sulfureux pour l’époque, ne parvient jamais à emporter les sens. Le fabuleux pari de décrire une passion pure et dévorante finit par tomber à l’eau en raison d’une écriture fade des personnages. Bref, un film au lyrisme convenu et sans envolée.
Film très subtil, qui pourrait passer pour de la platitude, mais que j'ai assez apprécié. C'est une histoire d'amour plutôt simple qui nous est décrite, et pourtant, elle nous passionne, parce que tout, dans ce film, est passion, tout en restant dans la subtilité : ce sera un baiser, une pression de la main, deux personnes collées contre le mur, bref, rien de très osé, et pourtant, ça fonctionne ! J'ai beaucoup aimé la petite scène du "1, 2, 3 soleil" (je ne vois pas comment l'appeler autrement), très mignonne petite scène, qui montre toute la complicité entre les deux personnages. Le film possède également un esthétisme fou, que ce soit avec les paysages ou les costumes d'Abbie Cornish, colorés et originaux. Cette dernière, d'ailleurs, est magnifique, son jeu, comme le reste du film, est juste et subtil. C'est elle la vraie star du film, elle efface complètement Ben Whishaw, qui m'a moins plu. Je n'ai jamais aimé la poésie, et pourtant j'ai aimé ce film, qui parle plus de l'homme que du poète (je trouve que ses lettres sont plus intéressantes que sa poésie, du moins, celle qui est lue dans le film).
Bright Star est un film parsemé d'éclats. Eclats vifs mais jamais agressifs, éblouissants sans être aveuglants. Qu'est-ce que ça veut dire ? Tout simplement que la mise en scène de Jane Campion est un véritable modèle d'intelligence et de retenue, parsemée cependant de quelques fulgurances qui terrassent le spectateur de par leur beauté. Le genre du film pouvait susciter quelques craintes, dont celle de voir la réalisatrice verser dans le mélodrame le plus complet, une certaine lourdeur formelle qui généralement s'accompagne volontiers de violons toutes les 3 minutes. Mais le film prend le contrepied de tout cela, et Bright Star est une oeuvre d'une légèreté peu commune, où les corps et les sentiments prennent la forme d'une grâce absolument pure.
Du coup, l'histoire d'amour ( oui, le truc qu'on voit 12 fois par semaine au cinéma ) prend ici une tournure peut-être pas totalement originale, mais suffisamment démarquée de la production cinématographique moyenne pour intéresser le spectateur. Pas de place pour le superflu ici, pas d'excès qui nuirait à l'ensemble. Jane Campion se débarrasse de toute afféterie pour filmer l'essentiel : une histoire d'amour dans ce qu'elle a de plus simple. La force du film c'est qu'il file droit vers son sujet sans s'embarasser des clichés du genre, qu'il atteint une vérité unique parce qu'il s'intéresse avec une sincérité désarmante à l'amour entre les deux personnages principaux. Bright Star atteint des sommets dans la description des sentiments amoureux et s'il semble si beau, c'est qu'ici le romantisme occupe une place importante. Les personnages du film en sont des vecteurs évidents, et c'est là qu'il faut parler de l'actrice principale.
A star is born.
Abbie Cornish incarne une héroïne passionnée, romantique, et l'actrice lui apporte une sensibilité folle, une intense fragilité. Il suffit de quelques regards, de quelques gestes de sa part pour que le spectateur comprenne qu'il assiste à un événement spécial. Bright Star ne fait pas que décrire la naissance d'un amour, sa fonction va plus loin : le film décrit aussi la naissance d'une actrice. N'ayons pas peur des comparaisons, le premier nom qui vient en tête à la vue de la performance remarquable de la jeune australienne vient du même pays qu'elle : on croit voir Nicole Kidman dans toute sa splendeur, dans sa grâce absolue, dans l'impression qu'elle donne de ressentir les choses sans que ces dernières ne l'affectent alors qu'au fond d'elle il y a une ébullition de sentiments. Abbie Cornish a cette même fragilité feinte, qui porte en elle plus de force qu'il n'y paraît. Et cela sied parfaitement à son personnage qui renferme en lui - et à l'image du film - une beauté souterraine qui jaillit parfois à la surface.
Bright Star brille également de par le travail somptueux sur les cadres, la simplicité avec laquelle la réalisatrice filme la nature, la manière dont elle organise un film pas seulement sur les sens mais qui joue aussi sur le sensoriel : le travail sur le son, le montage ( ou comment filmer un rideau qui flotte juste après la naissance de l'amour entre les deux personnages devient une séquence d'une profonde beauté ) permettent la naissance d'un film passionné et délicat. Voilà ce qui fait toute sa beauté.
Tout comme Fanny au début, la poésie ne me parle pas, et même si j'ai trouvé le film joli ce n'est encore pas lui qui me fera l'aimer et la comprendre. La relation des deux amants est certes compliquée d'après les conventions, mais pas grand chose donne l'impression qu'ils y mettent du leur. Le tout reste beau, délicatement filmé, et Abbie Cornish est formidable. L'affiche est magnifique...