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Un visiteur
3,0
Publiée le 4 mars 2011
Comment Jane Campion, si douée, a-t-elle pu laisser échapper son sujet de la sorte ? L'histoire du poète romantique John Keats, sa romance avec la jeune Fanny, on avait là l'archétype du sujet pour Miss Jane. Toute la poésie qu'elle met dans son cinéma, elle avait là l'occasion de la mettre en image mieux que jamais, mais c'est peut être en s'attaquant à un sujet trop proche de son cinéma sentimentaliste qu'elle dénature sa façon de faire, sa méthode si particulière qui avait brillamment réussie auparavant. en effet, si Bright Star n'est pas un mauvais moment, qu'il multiplie les moments de douceur, de fantaisie, alignent quelques scène d'une beauté rare, le film est dépourvu de tout engouement, de toute passion, même la magnifique actrice ne parvient à magnifier son personnage lors des moments d'émotions qui devaient être intense. Non jamais on ne retrouve la force si puissante de La Leçon de Piano, qui m'avais bouleversé, là Bright Star m'a un peu laissé de marbre, malgré qu'il soit intrinsèquement beau et coloré.
Bright star est un vrai bijou de cinéma, un émerveillement pur de deux heures. Évidemment, l'histoire est vieille comme le monde. Mais après tout, c'est de Keats dont on parle ici, à quoi donc s'attendre si ce n'est à une histoire d'amour ? Ici, pas de scènes larmoyantes, de musique trop envahissante ou de romantisme forcé. L'histoire d'amour entre le poète et cette fameuse Fanny apparaît comme une évidence. En plus de cela, le film possède une beauté esthétique rare, chaque plan ressemble à un tableau digne des plus grands maîtres de la peinture. Entre les somptueuses robes de la protagoniste, la campagne anglaise ou les intérieurs soignés, on ne sait plus où donner de la tête ! Certains reprochent un manque de rythme, que personnellement, je ne remarque pas. Bright star n'est pas une super production hollywoodienne où les acteurs hurlent leur texte en pleurant toutes les larmes de leur corps. Tout est d'une extrême subtilité. Pas besoin d'en faire des tonnes pour que l'on soit ému par le destin tragique de ce pauvre Keats, et surtout de Fanny. Pour cela, les acteurs restent toujours justes, sobres, tout en retenue. Un pur moment de bonheur cinématographique ! Surtout, si vous regardez Bright star, n'oubliez pas la vo. Ce serait une abomination que de passer à côté de cet anglais magnifique et des poèmes de Keats dans leur version originale.
Il semble de bon ton, lorsqu'il s'agit de faire un film romantique (non pas "fleur bleue" mais s'attachant à la période romantique) de plonger caméra, corps et âme dans l'hystérie. Pour peindre les amours de John Keats et de Fanny Brawn, Jane Campion choisit l'élégance et la douceur. Cette délicate attention lui permet alors de saisir toutes les subtilités d'un amour passionné, sans jamais sombrer, ni dans la niaiserie, ni dans la caricature. D'une beauté formelle à couper le souffle, faisant vibrer la langue anglaise comme une langoureuse sonate, la réalisatrice néo-zélandaise atteint l'atemporalité avec ce film tout aussi sombre que lumineux. Magnifiquement éclairé, superbement dialogué, Bright star s'impose comme l'un des plus beaux films de l'année. Convoquant tous les ingrédients d'une liaison romantique, de la séduction à la mort, en passant par la séparation, l'échange de lettres, la maladie, la transgression des règles, le film les égrène un à un dans une narration subtile, sensuelle, tout autant terrienne que spirituelle. On pense à l'autre film romantique de ces dernières années, le superbe Lady Chatterley, qui avait choisi le même parti pris pour peindre une histoire d'amour tout aussi profonde. En tête de casting, l'inconnue Abbie Cornish est parfaite. D'une beauté elle aussi atemporelle, tout droit sortie d'un Vermeer, elle habite son personnage avec une détermination éblouissante. Lorsque ses sanglots à la mort de Keats nous tirent les larmes aux yeux, on pense à la pauvre Cotillard dans le grotesque La môme à la mort de Cerdan... comprenant alors ce qu'est (ou n'est pas) le cinéma. A ces côtés, Ben Whishaw prête son allure post-adolescente à ce jeune poète maudit, mort comme tant d'autres en pleine jeunesse. Notons également l'excellent Paul Schneider dans une composition subtile et des seconds rôles de haut niveau. Injustement oublié à Cannes 2009, Bright star devrait retrouver ses lettres de noblesse dans toute bonne dévédéthèque, et rejoindre la petite famille des films que l'on peut voir et revoir sa vie durant.
Les 10 premières minutes, je me suis demandez ce que je faisais là.... Et les minutes suivantes: j'ai compris. Époustouflant de poésie et de sentiments. Les personnages sont humains, les décors sont si naturels .... Les larmes coulent tout seules, sans qu'on s'en rendent compte.
Quel ennui ! Moi qui ne suis pourtant pas un adepte des films d'action, j'ai eu du mal à ne pas m'endormir. Keats était certainement un grand poète, mais de sa vie il n'y avait apparemment pas grand-chose à dire. Le film se base sur son histoire d'amour avec une jeune fille assez ordinaire. Absolument aucun rebondissement : au début, ils se méprisent un peu parce que l'un est artiste et l'autre terre à terre (mais on voit venir leur amour à 100 km), puis ils s'aiment mais Keats n'a pas de succès et donc pas d'argent pour demander sa main, puis ils s'aiment encore et il n'a toujours pas de succès ni d'argent, puis ils s'aiment toujours mais il est éternellement fauché. Rideau. C'est donc extrêmement maigrichon, à moins d'être suffisamment midinette pour se pâmer devant de touchantes lettres d'amour et les émois de la séparation. Le film est à l'image d'un médiocre poème sur l'amour : de belles phrases, des sentiments déchirants, des sanglots, mais du fond on cherche encore la trace. Je n'ai jamais lu Keats ; grâce ou à cause de J. Campion, je sais à présent que je ne le lirai jamais.
Au début du 19ème siècle, une jeune fille de bonne famille anglaise s’entiche d’un poête. Leur idylle est refusé par l’entourage, mais les sentiments qui les lient sont plus forts que tout. Et oui, on est dans la comédie romantique d’époque très classique. C’est le reproche majeure que l’on peut faire à ce film ; un scénario trop lent et sans originalité a eu raison de mon intérêt pour le film. Même si Jane Campion, par une mise en scène superbe, filme diablement bien et avec pudeur la naissance des sentiments et la chasteté de ces deux amoureux. De fait, on est loin de la dramaturgie de « La leçon de piano » ou de l’élan romantique d’un « Orgueil et préjugés ». Jane Campion offre un nombre de plan d’une beauté exceptionnelle et des plus grands photographes ; c’est saisissant… On retrouve toute la mouvance des photographes romantiques dans ses prises de vues. Et c’est la grande réussite du film. A voir pour les les magnifiques prises de vue, mais attention on s’ennuie ferme… 30 minutes de moins auraient été bénéfiques.
C'est magnifique, le film ressemble constamment à un livre d'images: le linge qui sèche, l'arbre sous la neige, les danses au château...La petite fille est délicieuse, les robes de Fanny splendides. mais je n'ai pas eu le coup de coeur ressenti pour "La leçon de piano"!
Jane Campion nous habitue à faire de très beau film et Bright Star, son nouvel opus n'échappe pas à la règle. Un film beau, poétique relativement bien maitrisé. Une esthétique, des décors et des paysages qui font plaisir à regarder. Les deux acteurs principaux sont bon. Cependant un peu trop de longueur gâche un peu le film mais ne lui enlève néanmoins pas sa qualité.
Le film parait dans un premier temps assez long, avant que l'on se fasse prendre par l'histoire, simple mais touchante. Les acteurs, très bons, finissent de rendre "Bright Star" agréable.
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4,0
Publiée le 26 janvier 2012
Avec "Bright Star", Jane Campion a visè en plein dans le mille avec cette romance et signe un drame consacrè à la relation entre le poète romantique John Keats et l'unique amour de sa vie, Fanny Brawne! Un amour simple mais fort pour une grande histoire d'amour qui remet à la mode le romantisme anglais où l'intimitè y est caressèe! La photographie est exceptionnelle (qu'il pleuve, neige ou vente, tout y est beau), la composition des plans, les cadrages, les dècors, les costumes (avec un Oscar à la clè), les acteurs (la prometteuse Abbie Cornish, comèdienne australienne et « ètoile brillante » en phase de devenir l'une des grandes actrices contemporaines), tout est splendide et maîtrisè dans ce film teintè de classicisme où Campion a une manière bien à elle de filmer une oeuvre visuelle qui hèsite entre le lyrisme à la David Lean et une beautè à la Nikita Mikhalkov! Le chef d'oeuvre n'est pas loin et l’èmotion au rendez vous avec un lyrisme de tous les instants et des textes admirables! On n’oubliera pas de sitôt cette sèquence sublime où l’hèroïne marche dans la lande et rècite d’une manière dèsespèrèe les vers de celui qu'elle aime plus que tout...