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Philippe g.
39 abonnés
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2,5
Publiée le 5 mars 2022
La première partie, psychologisante, ne m'a pas plu. La seconde, plus classique (Mike décime les banlieues bourges) est plus fun. Néanmoins, le film déçoit car on espérait mieux de l'illuminé Rob Zombie. Il reste ici très sage et filme son sujet avec une retenue étrange.
La première partie axée sur le côté psychologique est assez réussie, mais ensuite cela bascule trop dans le gore et les clichés. Ce qui est également insupportable dans la 2e partie est l'excès de cris et de chouinements qui m'ont franchement cassé les oreilles.
Rob Zombie fait des films d'horreurs trashs, il ne sait rien faire d'autre de toute façon et celui-ci ne déroge pas à la règle. Le problème c'est qu'il s'attaque ici à un monument, un film considéré pour beaucoup (dont moi) comme le meilleur du genre alors forcement un réalisateur plutôt moyen comme lui supporte difficilement la comparaison, inévitable, avec le maitre Carpenter. On ne va pas redire ici les tonnes de qualité du film original mais ce qui était essentiel, ce qui rendait le film si terrifiant c'est la représentation de l'antagoniste. Ce n'était qu'une chose dénuée de toute émotion, il tuait sans aucune raison et n'avait semble-t-il aucune autre motivation sur cette terre. On avait la sensation que derrière son masque, il n'y avait rien, le néant total, et c'est ce néant qui le rendait si terrifiant. Zombie au contraire décide dans la première partie de son film de tout expliquer, tout analyser, dans le moindre détail. Ainsi son tueur, tout musclé et sanguinaire qu'il est, ne fait jamais peur. Il est en somme un tueur en série tout à fait lambda qui trouve les origines de son mal dans son enfance difficile. Et pourtant, et c'est un comble, c'est la première partie de son film qui est la moins ratée. Elle est même intéressante par moment. Passé l'enfance de Myers on assiste à un slasher tout à fait lambda, d'une grossièreté bien caractéristique des œuvres de Zombie. Il ne sait définitivement pas instaurer la moindre ambiance angoissante, aucune subtilité, ce n'est qu'une succession de meurtre de personnages sans intérêts et pour la plupart illisible. Et quelle erreur d'avoir choisi une armoire à glace pour incarner Myers, ça devient ridicule de voir ce type de plus de 2 mètres bodybuildé se balader de maison en maison pour commettre ses meurtres sans se faire griller par personne. Son casting est intéressant mais comme il ne sait pas diriger correctement ses acteurs bah ils se vautrent. Très décevant !
Ce film est particulièrement fantastique ! Merci Rob Zombie de faire couler le sang et de montrer cette violence ! La compréhension de l'histoire est parfaite. Je mets mon commentaire que maintenant juste après d'avoir revu le film 5 fois ! Heureusement qu'il y a des réalisateurs qui ont encore les couilles de faire des films comme ça, car personnellement, je me ferais chier !!!
La saga "Halloween" et Rob Zombie à la réalisation c'est le mix parfait ! Avec lui aux commandes c'était la garantie d'un film sérieux, rentre-dedans, gore, et sans côté nanar. C'est le meilleur opus jusqu'ici.
On a ici un bon remake qui a reproposer l'histoire d'origine mais en mieux. On a ici un Michael Myers imposant (pas comme dans le film d'origine) et une ambiance plus lourde. Le film ne se contente pas que de nous remontrer l'histoire d'origine mais ajoute et développe la famille Myers ainsi que l'enfance de Michael. On peut aussi apprécier une meilleur utilisation des musiques, un tueur moins nul, et des personnages mieux construis et plus charismatiques (Dr Loomis par exemple). Notons aussi la présence de Malcolm McDowell et Brad Dourif au Casting. Le film a cependant un gros problème de découpage avec cette première partie de 50 min qui retarde l'arrivée des protagonistes à la casi-moitié du film. D'ailleurs, ceux-ci ne seront pas très élaborés. 13/20
Un film brutal et sombre. Il faut passer outre le scénario un peu simpliste et certains plans d'action où l'image est saccadée au point d'être incompréhensible. Malgré ça, on ne voit pas le temps passer.
Rare sont les remake au niveau, voir supérieur au film original !! Ce remake de 2007 en fait partis, une belle surprise !! Le réalisateur ne se contente pas de calquer le film original, il se l’approprie en proposant une histoire légèrement différente et surtout en proposant un prologue de 40min sur la jeunesse de Mickael Myers et sa source du mal !! Très bonne idée qui nous permet d'en savoir plus sur ce tueur psychopathe !! Pour le reste, les meurtres violents et sanglants s'enchainent avec beaucoup de suspense et de tensions !! Pour conclure, j'ai trouvé également cette version de Mickael Myers plus imposant, plus impressionnant et indestructible que l'ancienne version !!
Une suite meilleure que le premier opus c'est rare, mais un remake meilleur que la version originale c'est encore plus rare. Oui, je trouve ce remake du film de John Carpenter plus réussi. Même si la seconde partie se vautre un peu dans le slasher bête et méchant, la première partie est riche en découvertes : celle de la jeunesse de ce qui deviendra le Mal absolu d'Haddonfield, Michael Myers. Cet enfant de dix ans est flippant a souhait, il n'était déjà pas très net dans sa tête mais l'ambiance a la maison ne l'a pas aidé (beau-père encombrant, sœur indifférente) tout comme celle à son collège (tête de turc). Il ne faut pas s'étonner si après il dérape. Malgré l'aide de son psychiatre, voire père de substitution, le docteur Samuel Loomis, Michael s'enfoncera plus encore dans les ténèbres et achèvera sous nous yeux sa transformation en meurtrier qui n'a aucune raison de vivre a part celle de tuer.
Un vrai film vraiment impressionnant où le suspense est à son comble et où la tension est étouffante. Un épisode incroyable qui bluffera plus d un fan de la saga. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 4/5
Les Origines d'Halloween: Le jeune Michael Myers et « The Shape »
Une réinvention brillante et puissante, avec un casting impressionnant, qui est un hommage au chef-d'œuvre de John Carpenter de 1978, et explore la jeunesse de Michael Myers, ainsi que les origines de « The Shape ». Enfin, l’adorable Danielle Harris, qui fut une révélation à l’âge de 11-12 ans dans Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers (1988) et Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers (1989) dans le rôle Jamie Lloyd, est de retour dans ce neuvième volet de la saga Halloween, qui répond à nos attentes les plus élevées à plusieurs niveaux. Tout simplement l'un des meilleurs épisodes de la franchise.
En humanisant le personnage de Michael Myers, Zombie parvient à en faire une figure maléfique encore plus effrayante que dans le film de John Carpenter, paradoxalement. Tout ce qui est développé autour des masques est extrêmement intéressant, la fascination de Michael pour eux montre ce besoin de disparaître, et en même temps cette hésitation à basculer complètement, montré par le nombre de fois où Michael relève brièvement son masque même lors de la tuerie. Tout ce qui tournait autour de son enfance me faisait un peu peur, dans le sens où j'aurai trouvé ridicule que le film explique les actes de Michael par une enfance difficile, mais heureusement ce n'est pas vraiment ce qu'il dit. Même si l'ambiance à la maison est assez anxiogène, on comprend vite que quelque chose de beaucoup plus inexplicable habite Michael. Néanmoins il épargne Laurie, qui ne lui a donc jamais rien fait puisqu'elle est encore bébé, et je ne sais pas si ça invalide l'idée qu'il ait un mauvais fond ou si cela représente juste cet appel de la lumière, qui l'empêche encore de tuer la forme d'innocence pure. La suite du film montre clairement qu'en grandissant il a franchi cette barrière morale, en supprimant toute forme d'empathie et d'attachement. Le personnage de Danny Trejo est très utile pour ça, et l'absence d'hésitation quand Michael le tue, établit ce dernier comme le mal absolu, vivant désormais sous un masque, un simple avatar du diable. La citation ouvrant le film est assez belle au passage, et correspond parfaitement à l'idée du film. Son évasion aurait donc pour but de retrouver Laurie et la tuer, même si ce n'est en rien ce que raconte la suite, mais je ne vois pas ce que Michael peut vouloir d'autre en pourchassant Laurie ainsi. Un besoin d'exorciser la dernière trace de lumière à l'intérieur de lui, une sorte de besoin de boucler la boucle, en accomplissant ce dont il avait été autrefois incapable. En dehors du scénario et de l'idée générale du film, la mise en scène est trop impersonnelle, c'est dommage que Zombie n'ait changé que des éléments du scénario et ne se soit pas complètement réapproprié l'imagerie, car le rendu est donc assez classique, et tout est filmé exactement comme dans le film originel. La trace de Zombie ne se retrouve que dans le dernier plan, cet arrêt sur image crade et définitif. Sans compter les thèmes, qui sont sensiblement les mêmes que dans The Devil's Rejects (particulièrement), les figures du mal absolu sont récurrentes et un remake d'Halloween est donc malgré tout parfaitement cohérent dans sa filmographie. La citation d'intro aurait d'ailleurs pu introduire The Devil's Rejects. Ce film est donc un remake utile, que je préfère même à l'original, qui en tant que tel offre une nouvelle itération du mal très intéressante et vraiment maîtrisée, ainsi qu'une performance admirable de Malcolm McDowell.
Sans jamais atteindre le niveau d'angoisse du remarquable film de John Carpenter, ce remake signé Rob Zombie ne démérite pas. Mis en scène efficacement et s'attardant de manière convaincante sur la jeunesse de Michael Myers, le réalisateur de « The Devil's Rejects » s'en tire bien et nous fait même sérieusement flipper à plusieurs reprises, ce qui est en soi déjà plutôt bien. Reste que le grand frisson ressenti dans le classique de Carpenter n'a jamais été vraiment au rendez-vous, même si cela s'explique aussi par une autre raison : la dernière partie de l’œuvre. Celle-ci tombe en effet de manière assez incompréhensible et très regrettable dans l'outrance et le ridicule, si bien que le plaisir (réel) ressenti lors des deux premiers tiers s'estompent quelque peu, d'autant que les choix esthétiques de Zombie apparaissent de plus en plus discutables, et ce jusqu'à un dénouement frisant le grotesque. Dommage, car l'ami Rob avait su montrer durant une bonne heure de la personnalité et du talent : il s'en est fallu de peu pour que ce « Halloween » version soit une réussite.