Une comédie sur le fond tragique qu'est la Seconde Guerre Mondiale, et pourquoi pas ça a déjà fonctionné et ça fonctionnera encore de nombreuses fois ; et puis par un paradoxe vraiment étrange une grande partie des meilleures oeuvres du genre se déroulent dans ce type de contexte. Et "Evasion sur commande" avait tout pour en faire partie : une idée de départ aussi improbable qu'excellente, un acteur principal qui a vraiment un charisme qui déchire (Paul Newman pour ne pas cafter !!!), des silhouettes familières comme celles de Tom Bosley ou de John Williams (à ne pas confondre avec celui du même nom qui compose des BO trop géniales pour Spielberg et Cie !!!),... sauf un scénario qui utilise pas vraiment bien tous ses ingrédients, à l'instar du personnage féminin de Sylva Koscina qui aurait pu donner une réelle épaisseur à l'intrigue est ici surtout pour décorer ou encore de certaines réactions de d'autres qui sont peu crédibles, et une réalisation vraiment inégale sur le plan du rythme. Pour cette dernière, Blake Edwards plus habitué à la comédie et qui ne rechignait pas à la satire, comme l'histoire s'y prête bien d'ailleurs pour les institutions militaires, aurait été un bien meilleur choix, dommage...
Voilà un film étonnant dans la filmo de Paul Newman... Une comédie loufoque où lors de 39-45 un simple GI expert en évasion est nommé général afin d'aller faire évader 5 généraux prisonniers... Invraisemblable fiction qui repose entièrement sur les épaules de Newman malgré des seconds rôles très présents. On peut regretter le rôle de potiche de la ravissante Sylva Koscina. Une histoire légère pour une comédie sans prétention qui n'est pas sans rappeler un Blake Edwards par exemple. On sourit devant tant de charmes mais ça reste seulement sympathique.
Evasion sur commande ne fait pas rire du tout le spectateur de ce film bien terne mais vous allez me rétorquer plutôt normal de ne pas s'esclaffer devant un film se déroulant pendant la guerre sauf bien sur si c'est une comédie et c'est le cas d'Evasion sur commande. Dommage car ça partait sur une idée amusante ; à voir éventuellement pour Paul Newman.
Avec seulement un peu plus de 500 votes sur IMDB, on ne peut pas dire que ce film soit célèbre, une fois vu on comprend pourquoi, même s'il est honorable. La première partie est je trouve assez drôle, le scénario absurde venant a promouvoir un simple soldat au rang de général pour une mission amène des situations distrayantes. Malheureusement vers le début de la seconde partie le film s'essouffle et c'est bien dommage car si cette partie était plus réussie le film aurait été très bon je pense. Une petite comédie amusante avec Paul Newman jouant à nouveau le prisonnier juste après le chef-d'oeuvre de Stuart Rosenberg Luke la main froide. Dans le même genre privilégiez Stalag 17 de Billy Wilder, qui est largement supérieur.
En 1968 quand il entame le tournage d’« Évasion sur commande » sous la direction de Jack Smight, Paul Newman est en passe d’effectuer sa mue définitive qui va le voir accéder au statut de star internationale majeure et d’acteur accompli en pleine possession de son art. Il en profite pour passer derrière la caméra avec « Rachel, Rachel » où pour la première fois, il dirigera son épouse Joanne Woodward. Ses retrouvailles avec Jack Smight qui l’avait dirigé deux ans plus tôt dans « Harper » étape importante de sa carrière, voient Newman se confronter une nouvelle fois au registre de la comédie pure à l’image d’acteurs caméléons comme Cary Grant ou James Stewart plutôt éloignés de son emploi naturel qui le rapproche davantage d’un Heny Fonda ou d’un William Holden. « Évasion sur commande » dont le scénario est écrit par Frank Tarloff est une comédie militaire sur fond de Seconde Guerre Mondiale alors que l’armée américaine est entrée dans le conflit. Rebelle et spécialiste de l’évasion, le soldat Harry Frigg (Paul Newman) est envoyé en Italie pour déloger cinq généraux qui semblent parfaitement s’accommoder de leur statut de prisonniers, et de ce fait semblant peu pressés de rejoindre leurs corps d’affectation respectifs. Sa mission est simple : extirper les généraux réfractaires de leur lieu de détention privilégié au sein d’un luxueux manoir appartenant à une très jolie Comtesse (Silva Koscina) à leurs petits soins. Ce séjour « pénitentiaire » se déroulant sous la férule plus que clémente d’un colonel italien (Vito Scotti) qui ne rêve que d’accéder lui aussi au grade de général. L’intrigue plutôt roborative semble faite sur mesure pour laisser libre cours à l’ironie et aux moqueries sur la couardise des cinq hauts gradés. Les cinq généraux en question étant interprétés par Andrew Duggan, Tom Bosley, John Williams, Charles Gray et Jacques Roux, tout semble donc réuni pour une comédie enlevée remplissant sans coup férir sa mission tout aussi bien que le soldat Frigg. C’est malheureusement du côté du soldat Frigg que le bât blesse un peu, Paul Newman pourtant très appliqué (trop sans doute) démontrant une fois de plus qu’il ne peut s’empêcher d’appuyer scolairement ses effets pour rendre crédibles les traits de caractères de son personnage. Il ne parvient qu’assez rarement à donner le ton en dehors de ses scènes face à la ravissante Silva Koscina qui lui renvoie admirablement la balle. Malgré ce handicap certain qui par instant peut mettre mal à l’aise les admirateurs de Paul Newman, le film dégage une certaine sympathie agrémentée par la photographie de Russell Metty rendant parfaitement l’aspect enchanteur de la magnifique demeure. Après ce film, le jeu de Paul Newman se mettra définitivement en place, l’acteur devenu mature ayant rangé au vestiaire son costume d’apprenti respectueux de la rigide méthode apprise chez Lee Strasberg. Plus de faux pas à venir même quand il lui faudra de nouveau faire sourire (« Butch Cassidy et Billy The Kid », « Juge et hors-la-loi », « Blaze », « Le grand saut », « Un homme presque parfait », « En toute complicité »). « Le détachement », Paul Newman avait enfin trouvé sa marque de fabrique.
Une comédie se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans une prison militaire pour prisonniers ennemis gradés, en Italie. Plusieurs généraux et colonels sont capturés et ne parviennent pas à s'évader. On décide de leur coller un spécialiste de l'évasion, mais qui s'avère n'être qu'un simple troufion, Harry Figg, que l'on "bombarde" général pour l'occasion. Le début d'aventures rocambolesques. Newman est très amusant dans le rôle de ce soldat indiscipliné, mais entre la réalisation juste fonctionnelle et sans âme et le reste de la distribution qui ne vole pas très haut, plus un scénario franchement rempli de trous d'air et de poncifs, inutile de dire que cette "Guerre secrète d'Harry Figg" (titre original du film) n'est pas terrible. La seconde moitié du film spoiler: (après une tentative ratée d'évasion de leur prison militaire dorée située dans un petit château italien proche de la frontière suisse, les généraux prisonniers, incluant Figg, sont transférés dans un stalag à l'ancienne et à la dure) fait furieusement penser à la série TV "Papa Schultz", ce qui n'est pas vraiment rassurant, je vous l'accorde, si vous n'avez encore jamais vu "Evasion sur Commande". Le genre de film que l'on trouve dans les bacs à soldes des magasins culturels, en blu-ray qui plus est, pour moins de 5 ou 6 euros, et qui ne mérite pas que l'on dépense plus pour l'acquérir, si tant est qu'il soit justifié de l'acquérir. A voir si on est fan de Newman ou de films de guerre, mais dans ce dernier cas, vous serez déçus.
Jack Smight cinéaste inégale non pas dans sa filmo, mais au sein de ses films même, bien souvent peu convainquant dans leur ensemble. On se demande d’ailleurs comment tant de stars on put tourner pour lui. Ici, c’est Paul Newman qui cabotine honteusement dans cette pantalonnade militaire plus laborieuse que drôle.
Film de guerre typique des années 60's, la mise en scène est insipide et le tout repose sur le scénario et les acteurs. Le scénario n'est pas mal réussi mais pour une comédie, ça reste très limité... Quant aux acteurs, seul Paul Newman (et encore) parvient à s'en sortir. Aussitôt vu aussitôt oublié.
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1,5
Publiée le 7 juin 2021
Evasion sur commande de Jack Smight montre la crise que traverse l'industrie du cinéma dans les années 60. Des stars comme Paul Newman ne parvenaient pas à trouver des films décents et devaient faire des choses comme celles-ci. À cette époque la Seconde Guerre mondiale qui avait été traitée de manière sérieuse dans les années 50 était maintenant mûre pour les parodies. Les bonnes comédies sur la guerre sont rares et regarder Newman dans le rôle de Harry Frigg me fait frémir. Son personnage est complètement irréaliste tout comme le reste de l'histoire. La Seconde Guerre mondiale est devenue un terrain de jeu pour des soldats qui semblaient n'avoir d'autre problème que de s'amuser ce qui ne m'amuse pas du tout...
Comédie inconnue malgré l'immense notoriété de son acteur principal. Une foi vue, on comprend pourquoi! ce n'est pas honteux, mais elle n'a pas de quoi pavoiser non plus. Tout juste distrayant...
Ce n'est pas un chef d'œuvre, juste une comédie légère et très réussie durant la seconde guerre mondiale. Les répliques font mouche, les six acteurs qui accompagnent Newman ne font pas de la figuration et sont excellents dans leur jeu comique. On peut même y voir un message social si on pousse un peu mais le but premier est de passer un bon moment et c'est donc le cas ici. On peut comparer ce film au niveau des bonnes comédies de dino risi ou de Billy Wilder (pas du niveau des meilleures réussites non plus), très sympathique à défaut d'atteindre des sommets mais un film de plus du coté de la bonne filmo de Newman.