Quand Fabien Onteniente et sa petite bande ont décidé de donner une suite à "Camping", ce n'était pas du tout, mais alors pas du tout, dans l'intérêt de leur public (et encore moins dans celui du cinéma), mais bien dans l'intérêt de leur compte en banque. Sinon dans quel but pondre un film aussi navrant et bâclé ? Déjà que le premier opus n'était pas bien fameux, mais là, on atteint des sommets de nullité ! C'est simple, pour écrire le scénario (enfin c'est une insulte d'appeler cela un scénario) Onteniente et Dubosc ne se sont pas fouler, et c'est le moins que le puisse dire : il est calqué à l'identique sur celui du premier ! Après Lanvin, c'est Anconina qui arrive un peu par hasard au camping des "Flots bleus" accompagné de sa fille, réticent au début, avant de succomber à la fin, les Pique (Brasseur et Demongeot) ont des problèmes avec leur emplacement de caravane, les Gatineau (Duléry et Seigner) ne cessent de s'engueuler et se posent des questions sur leur couple, et Patrick Chirac (Dubosc) passe son temps à draguer et à sortir les mêmes répliques que dans le précédent volet... Vous voyez, on a pas été chercher loin ! C'est même limite se foutre de la gueule du monde, m'enfin... Quand à l'histoire elle est carrément pathétique, les rebondissements sont dignes des "Vacances de l'amour", les gags tombent à l'eau les uns après les autres, la mise en scène est paresseuse, et les acteurs s'adonnent pour beaucoup à des numéros de cabotinages outranciers et agaçants (Dubosc en chef de file, Seigner le suivant de près), et certains sont autant comédiens que moi je suis cosmonaute (la directrice du camping en est le parfait exemple). En fin si vous voulez passer de bonnes vacances, passer votre chemin, et aller prendre l'apéro dans votre jardin au lieu de perdre votre temps devant cette merguez comme l'ont fait 4 millions de crétins, euh de spectateurs pardon !