J’avais trouvé le premier Camping sympathique, sans plus. Une comédie populaire qui ne se prenait pas au sérieux, avec quelques moments drôles mais aussi beaucoup de clichés. Du coup, je ne m’attendais pas à un chef-d’œuvre en regardant Camping 2, mais j’espérais au moins retrouver un peu de cette légèreté estivale. Au final, j’ai eu droit à une suite dans la même veine que le premier... ni meilleure, ni franchement pire.
On retrouve évidemment les personnages emblématiques du Camping des Flots Bleus, et même si certaines blagues font toujours mouche (notamment grâce à quelques seconds rôles bien campés), j’ai eu le sentiment que le film tournait un peu en rond. Les gags sont souvent recyclés, et l’effet de surprise du premier film n’est plus là. Franck Dubosc reste fidèle à lui-même dans le rôle de Patrick Chirac : grande gueule, grande gueule... et encore grande gueule. Si on aime le personnage, ça passe. Sinon, ça lasse.
Le nouveau venu, joué par Richard Anconina, apporte un petit vent de fraîcheur, mais son intégration au groupe sonne souvent artificielle. On sent bien que le film cherche à reproduire les mêmes schémas narratifs que le premier opus, en jouant sur le choc des cultures et les situations absurdes... sauf que l’effet est bien moins percutant cette fois. Il y a quelques scènes qui m'ont fait sourire, mais dans l’ensemble, l’humour tombe souvent à plat.
Cela dit, je ne peux pas dire que je me suis ennuyé. Camping 2 reste un divertissement léger, un film à regarder sans trop réfléchir, peut-être avec une bière fraîche à la main en vacances. Mais c’est justement ce côté "film d'été sans enjeu" qui me laisse un goût un peu fade. Ni détestable, ni vraiment marquant. J’ai mis la même note qu’au premier : 2,5/5. Parce que, au fond, ce Camping 2 est fidèle à lui-même… mais moi, j’aurais aimé que la série ose un peu plus.