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Sildenafil
88 abonnés
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1,5
Publiée le 16 avril 2011
Le côté vulgaire peut d'abord surprendre et amusé, puis ça devient vite lourd, "beauf" (comme j'ai vu dans certaine critique), avec une mise en scène tape-à-l'oeil, un peu paradoxal pour film qui se veut esthétique. On finit la dernière demi-heure par une explosion de clichés.
Quel petit bijou que ce "Cashback" de Sean Ellis, à l'origine court-métrage d'un quart d'heure, primé dans plusieurs festival dont celui de Tribeca, heureusement pour nous, car grâce à cette reconnaissance, Sean Ellis décida d'en faire un long métrage. Ainsi nous est comptée l'histoire à la fois banale et originale du jeune Ben Willis, artiste en devenir étudiant aux Beaux-Arts qui vient de subir sa première vraie déception amoureuse et commence de ce fait une longue période de déprime couplée à une insomnie pesante, et décide donc de faire fructifier ce tiers de vie supplémentaire qui s'offre à lui en travaillant de nuit dans un supermarché. Le temps défilant de plus en plus lentement durant ces nuits de labeur, il se met à imaginer celui-ci comme s'il était suspendu pour le faire passer plus rapidement. Une réalisation très bien conçue, jonglant entre passages teintés de légèreté et de profondeur, elle est parsemée par les éclairs de génie de Sean Ellis (comme le travelling du coup de fil de Ben à Suzy), qui dispose du bande originale tout simplement sublime et qui permet à l'ambiance de prendre parfaitement. Sean Biggerstaff livre une interprétation de grande qualité, et donne une dimension supplémentaire au personnage charismatique et rêveur de Ben Willis. Très bon film, il ne reste donc plus qu'à attendre la confirmation de ce cinéaste avec envie.
C'est pas un chef d'oeuvre mais c'est léger et ça fait du bien. Le genre de film qui vous donne envie de regarder plus autour de vous dans la vie de tous les jours. La mise en scène est aussi très sympa et donne vraiment du relief à un scenario pas très riche.
Au départ court-métrage nominé aux oscars, Cashback est vite devenu un long métrage, fort de son succès. Cest lhistoire de Ben Willis, étudiant aux beaux arts qui casse un jour avec sa petite amie. Le pauvre petit, très malheureux, décide de travailler dans un supermarché. Entre les stupidités des deux potes lourdingues, les scènes éculées du gérant du magasin et un match de foot complètement débile, Ben livre au spectateur sa vision de lart, sa conception théorique. Si le film bénéficie deffets de style particulièrement intéressant (la scène où Ben peint des femmes nues, alors quil a arrêté le temps) , le coté teenage movie qui revient sans cesse gâche complètement le film. Ce qui aurait pu être la vision intellectuelle et abstraite dun artiste se transforme en film pour ados un peu plus beau que la moyenne (par moment).
Lidée de départ était séduisante et laissait augurer un film lyrique et romantique : un étudiant des Beaux-arts devenu insomniaque à la suite dune rupture amoureuse travaille dans un supermarché pour occuper ses nuits blanches, et là, décide de "donner de la beauté au temps" en le suspendant (afin dadmirer le monde et les clientes en toute quiétude). Grâce à ce scénario original, Sean Ellis parvient à démontrer létendue de son talent de photographe, captant de la beauté dans un univers qui ne sy prêtait pas forcément. Certaines scènes sont à ce titre particulièrement réussies. Par ailleurs, le couple Sean Biggerstaff/Emilia Fox possède un charme fou que la caméra a su rehausser, et lon suit leurs aventures avec intérêt. Jai donc trouvé dautant plus regrettable lhumour souvent très lourd du film et son côté "teen-movie". Passant sans arrêt de la poésie à la bêtise, de la subtilité à la balourdise, "Cashback" agace et déçoit au lieu déblouir et démouvoir. Placer des porcelaines dans un magasin déléphants, quelle drôle didée!
Après un excellent début qui fait immanquablement penser à "American beauty" de par son ton béat et décalé, "Cashback" a du mal à tenir le coup sur la distance. On y trouve ainsi un match de football particulièrement raté - et le cinéaste insiste en plus - ainsi qu'un humour qui alterne le franchement bon et la facilité la plus vulgaire. Au final, les réflexions de l'artiste restent à l'état d'ébauche et on ne peut que regretter l'évidente immaturité de l'ensemble. C'est d'autant plus dommage que la mise en scène est sans cesse inspirée et que de vrais moments de pure magie sont fréquents dans ce très joli film d'amour. Cela en fait une formidable comédie romantique, un brin narcissique et parfois trop superficielle pour emporter totalement le morceau.
"Cashback" est une œuvre très personnelle car le réalisateur aborde une histoire finalement très simple voire dépourvue d'intérêt, mais c'est cette façon à lui de voir les choses qui en fait un film à part et donc bien différent de ceux qui en font trop de manière réaliste. A découvrir.
Le premier coup de coeur de l'année, après le niveau plutôt moyen des sorties depuis le 1er janvier, c'est une belle surprise. Comme à mon habitude, heureusement que j'en avais rien lu avant d'aller le voir. Car quand on lit les critiques presse, cela peut vous couper toutes envies. Et contrairement à ce que j'ai pu le lire, ce n'est pas un teenmovie. Pour sa première réalisation, Sean Ellis fait mouche. Ce film m'est allé droit au coeur. Peut être parce que quelque part on a tous un peu vécu ce que vis Ben, le héros. La fin d'un amour et la douleur qu'il en découle, le début d'un autre et toute l'exaltation que cela peut apporter. Complètement identifier au personnage, il suffit alors de se laisser bercer par ses fantasmes et de rentrer dans son monde. Celui-ci est d'une beauté et d'une poésie magnifiques mais aussi d'une très grande drolerie et d'un humour décalé et rafraîchissant. Les scènes où il arrête le temps sont d'un très grand esthétisme, une pure merveille pour les yeux et l'esprit. La scène de la partie de foot et celle de l'anniversaire sont hilarantes, et la plupart des scènes du supermarché avec les autres employés sont très drôles aussi. Tous les acteurs débutants ou presque sont parfaits. Sean Biggerstaff, Ben le personnage principal, est très émouvant et plus que convainquant. La fraîcheur et la beauté de Emilia Fox sont à l'image de sa performance et elle devient de plus en plus belle au fur et à mesure que l'histoire avance. Michael Dixon est très drôle, en gai luron et cascadeur amateur. Tous les trois sont à suivre et devraient bientôt exploser dans le cinéma anglais et/ou américain. Mise en scène impéccable, techniquement parfait, avec une très belle bande-son Cashback est avant tout : Drôle, émouvant, romantique, mélancolique, sexy, fantasque, fantastique, imaginatif, séduisant, esthétique, poétique, féroce, frais, subtil, naïf...culte.
Curieux film ! Le genre de film qu'on peut rejeter totalement à certains moments et adorer à d'autres. De très belles trouvailles formelles, souvent très poétiques. Par ailleurs, des moments de provoc un rien gratuite et une voix off un peu trop envahissante. En tout cas, le fait est là : on s'attache à ce jeune étudiant devenu insomniaque et qui sait arrêter le temps.
Un petit film bien agréable. Qui n'a jamais souhaité faire durer un instant que l'on sait trop rare ?? .. C'est ce qui est possible dans ce film, assez original. A voir.
Derrière un scénario certes convenu et loin de briller par son originalité, se dissimule une oeuvre cinématographique d'une rare beauté et d'une audace étonnante. Sur fond de romance des plus ordinaires, se greffe de nombreux éléments aussi surprenants que sophistiqués et le résultat n'en est que plus savoureux. Imbibée d'une légère folie et d'un esprit loufoque propice à ajouter au récit un humour agréable, Cashback se révèle bien plus comme une comédie d'une grande richesse. Mais son véritable atout apparait au niveau de la magie et de l'émotion qui se dégagent du film, émotion notamment transmise grâce à la sincérité et à la retenue de l'interprétation de Sean Biggerstaffh. Mais la véritable réussite de ce film se situe au niveau de la mise en scène, d'une magnificence et d'une élégance saisissante. Filmé telle une photographie baignant de magie et de féerie, Cashback se présente sous la forme d'une oeuvre à la fois poétique et mélancolique qui inonde nos yeux de scènes les plus éblouissantes et les plus fascinantes les unes que les autres, mêlant effets merveilleux et envoûtement. Un véritable coup de coeur qui fera le plaisir de vos pupilles, au même titre que celui de vos oreilles grâces à des musiques à la poésie et à la mélancolie semblables à lesprit du film.
Mes 3 etoiles ne sont ni destinés au scenario d'une relative simplicité ni a la tres classique histoire d'amour se terminant sur un happy end ultra banal mais a tout le reste.Si le fond de cette petite production Anglaise s'avere quelconque ,ce n'est pas le cas de la forme qui degage une atmosphere envoutante du autant a une realisation inventive (les flashback sur l'enfance sont des bijou) qu'a son casting impeccable constitué de parfait inconnus qui ne devrait pas le rester bien longtemps.La voix off comme la petite touche de fantastique (les arrets sur image) viennent s'integrer avec bonheur au milieu de cette description souvent jubilatoire de la vie nocturne d'un supermarché : la galerie de persos fait certes un peu cliché (le super pote ,le patron decalé ,les 2 employés blagueurs ou la jolie caissiere) mais l'energie du recit ,la virtuosité de la mise en scene ou encore la grace de la BO font de cette oeuvre une experience visuelle a ne pas manquer.
Vraiment adoré. C'est léger, drôle, et lorsque le temps s'arrête tout semble s'embellir. Sean Biggerstaff je l'avais trop pas reconnu, entre son rôle dans Harry Potter et Cashback, y'a pas photo, Ben est largement mieux comme personnage. Très intéressant leur psychologie, et l'histoire est drôlatique ^^.
Cashback, "le long", est avant tout une oeuvre visuelle d'un photographe en quête de gloire aprés la réussite d'un court métrage : casback "le court". Alors la question est qu'est ce que le long a que le court n'a pas ? Aprés avoir visionné le long, il apparait, que les deux soient complétement différents quant à la réflexion qu'ils proposent. Bien qu'incorporant "le court", légérement raccourci, le long est plus positif, mais il a une vision plus complexe concernant notre rapport au temps.
Et voila le premier grand film de l'année 2007. Cashback est simple, d'une beauté crue et naturelle, on s'y fait plaisir. Ca tombe bien, le film traite de la beauté sous toutes ses formes, et de la vision qu'on les gens de la beauté. Le synopsis est assez simple : Ben Willis (Sean Biggerstaff) est un étudiant aux beaux-arts qui devient insomniaque suite à la rupture d'avec son amie. A cause, ou grâce à son insomnie, il va décider de travailler de nuit dans un supermarché pour rentabiliser ses 8h de vie en plus. Et dans se supermarché Ben va pouvoir utiliser son don pour discerner les belles choses, surtout grâce à une habilité, après plusieurs semaines d'insomnie, à stopper complètement le temps, pour tout le monde à part lui. Les images arrêtées du film sont du beauté rare, et on savoure le travail de Sean Ellis, anciennement photographe, pour travailler le moindre détail de ces images. En plus de la beauté graphique du film, l'histoire n'est pas en reste. Les personnages du supermarché ainsi que l'ami de Ben sont tous très attachant, certains ridiculement drôles, d'autres plus sérieux. Le film critique également de façon assez sévère le petit manager d'un supermarché minable. Mon seul regret sur ce film sont les quelques creux dans l'histoire qui font paraître le temps un peu long par moment, peut-être pour nous faire comprendre la souffrance du personnage.