Vivre et laisser mourir
Note moyenne
3,1
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248 critiques spectateurs

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pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2020
Roger Moore enfile le costume de 007 et nous plonge dans une intrigue faite de vaudou et de drogue. La réalisation de Guy Hamilton est un peu mollasonne et fait que le film a pris un sérieux coup de vieux. Agréable à suivre tout de même.
Objectivons

404 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2013
Roger Moore a beau ne pas être mauvais en James Bond, l'histoire ne m'a guère vraiment plu. Déplu, quand même pas, mais comparé aux autres, même les précédent, ce scénario m'a assez déçu.
Et je sais que les noirs de Nouvelle-Orléans - pas que, d'ailleurs - avaient leur propre façon de s'exprimer dans les années 70-80, comme en France par exemple, mais... j'ai trouvé le film parfois limite-limite. Rien de bien méchant, mais comme l'ensemble ne m'a pas paru génial, ça m'a marqué. Un peu.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2021
On change de visage, les lignes en revanche reste à l'identique. Pourtant, aussi surprenant soit-il ce changement fait du bien.
Roger Moore reprend un costume qu'il porte avec élégance, il pousse la caricature avec un peu plus de nuance, le discours reste le même, mais bon ...

Live and Let Die titre en V.O oblige tant il claque redynamise une Saga qui ronronnait, pas de révolution donc mais un peu plus d'action. Certaine séquence et plus particulièrement au départ sont rondement conduite et m'on beaucoup plu. La suite s'étiole, la fin est toute pété mais la encore gardons les bons points. Coté histoire, encore une fois c'est limite, dans un esprit plus arrondit disons qu'au moins on s'intéresse un peu au scénario, ce dernier étant abandonné au préalable ...

Pour conclure, une note positive, sa musique. Judicieuse, inspiré, cette compo dynamise les deux heures. Cette intro !
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2019
Suite à son retour dans Les Diamants sont éternels, Sean Connery décide d’en finir définitivement avec James Bond (même s’il ne faut jamais dire Jamais plus jamais). Vu le peu de succès commercial rencontré par l’épisode George Lazenby, de son remplacement dépendait la survie de la série cinématographique.
Heureusement, le choix de Roger Moore (qui avait été approché à deux reprises par le passé et qui avait déjà interprété 007 dans un sketch télévisé en 1964) pour Vivre et laisser mourir réussit à rencontrer les faveurs du public. Ce succès provient sûrement du fait que Moore ne cherche jamais à singer Connery et apporte sa propre personnalité : moins violente, plus distinguée et plus portée sur l’humour. Ce dernier, qui est caractéristique de cette période du personnage, est encore assez discret : si on excepte le personnage du shérif Pepper (qui reste cependant assez drôle), on ne tombe pas dans l’aspect guignolesque et lourd des derniers épisodes de l’ère Moore.
La production choisit également de marquer une différence claire avec les derniers épisodes. Ainsi, M se rend directement chez 007 pour lui annoncer sa mission, le personnage de Q disparaît (mais est cité) et les gadgets sont réduits au minimum, ce qui est assez drôle quand on connait leur déluge qui marquera les autres films interprétés par l’acteur. De même, l’action est globalement plutôt réaliste, si on excepte la course-poursuite nautique finale, mais reste palpitante.
Le changement est aussi à l’ordre du jour d’un point de vue musical. John Barry est donc oublié au profit de George Martin, le producteur des Beatles, qui confie la chanson-titre (une des plus mémorables de la série) à l’ancien membre du groupe, Paul McCartney. Quand on pense que dans Goldfinger, Bond estimait qu’il fallait écouter les Beatles avec des boules Quiès, on comprend que les temps ont changé.
Autre différence notable, le méchant ne possède strictement aucun lien avec le Spectre (seul Goldfinger était dans ce cas). Il ne possède d’ailleurs aucun lien non plus avec l’U.R.S.S. comme dans le roman (dont il est tout de même assez éloigné) mais le dictateur d’une île fictive étant à la tête d’un réseau de trafic de drogue et adepte des rites vaudous.
Le film possède donc une légèreté qui évite le ridicule assez plaisante mais cela ne l’empêche pas d’avoir certains points négatifs. On pourra ainsi regretter, vu d’aujourd’hui, que la volonté de coller à la Blaxploitation entraîne une vision assez maladroite de la question raciale qui touche de plein fouet les États-Unis à cette époque (nous sommes en pleine période des Blacks Panthers) : à l’exception de deux personnages très secondaires (dont Quarrel junior, qui est visiblement le fils du Quarrel présent dans James Bond 007 contre Dr No), les personnages noirs sont tous méchants ou sous l’emprise de Kananga (même la 1ère James Bond girl noire, Rosie Carver, se révèle agir par peur de ses répressions). De même, certains effets spéciaux peuvent paraître ridicules de nos jours (l’explosion finale du méchant).
Ainsi, même si le film comporte certains défauts, l’arrivée de Roger Moore dans le rôle est plutôt réussie (il sera d’ailleurs l’acteur ayant interprété le plus souvent le personnage dans la série officielle). Désormais, les choses sont claires : James Bond will return.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2016
J'ai vu un film... qui introduit Roger Moore en tant que James Bond, et il apporte un charme british, avec un décalage humoristique bienvenue, un peu moins "grand fauve" que Sean Connery. Ce film aborde le black power et l'émergence de la drogue, dans le cadre d'une enquête policière et du film d'espionnage. Le fond du scénario est vraiment intéressant avec l'introduction du "black power", le vaudou, la divination.. .La BO a elle aussi marqué l'histoire des James Bond. L'univers de Louisane est bien retranscris avec un début de film très réussi... Le suspens monte petit à petit, et même si parfois, on sent un peu de paresse au niveau de la réalisation transparaît, on sent que c'est le début d'un renouvellement...
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 février 2020
Et voilà le jeune premier (46 ans !!!) remplaçant de Sean Connery et de l’éphémère Lazenby, Roger Moore pour le meilleur et surtout le pire. Entre humour et détachement guignolesque, on perd tout le sel et le mystère apportés par Sean Connery. L’histoire est quelconque et racoleuse, surfant sur la vague de deux styles en vogue à l’époque : la blaxploitation et le polar urbain noir. La mise en place est poussive ; la seconde partie offre de belles courses poursuites en hors-bord dans le bayou qui tient par contre du film publicitaire. Même l’intronisation du Sergent Pepper comme caution comique du film est pathétique ; un ersatz de « Sheriff fais-moi peur ». Le pré générique et générique que l’on attend avec impatience à chaque James Bond sont ici guère travaillés. L’introduction des gadgets est aussi très empruntée. Reste de ce film, une seule scène ; le faux enterrement dans les rues de la Nouvelle Orléans. Un Bond sans grand intérêt.
tout-un-cinema.blogspot
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2022
Bond, c'est aussi une histoire de bande originale d'anthologie. Indéniablement, la voix de Paul McCartney sur Live and Let Die est un sommet pour la franchise. James met définitivement Sean à la retraite, Roger arrive. Un self-control naturel, un certain dédain, des yeux bleus irrésistiblement Bondien. Il a la carrure nécessaire pour le poste. La scène d'intro se passe sans lui, fait rare. La course poursuite à la sortie du Pan-American, comme une référence des deux premiers opus. Le siège de l'ONU à New-York et la Louisiane pour une course-poursuite en bateau au milieu des bayous de crocodile. L'ossature générale ronronne quelque peu. Gloria Hendry et Jane Seymour sont un poil timorées et manquent d'envergure. Yaphet Kotto aka Dr Kananga à le mérite de renouveler un Blofeld qui était à bout de souffle scénaristiquement parlant. Côté gadget : la Rolex Submariner à émission d'un champ magnétique surpuissant et lunette tournante se transformant en scie rotative est une petite merveille minimaliste mais redoutablement efficace.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mai 2022
Je le dis d’emblée, je ne suis pas très James Bond.
Je n’ai vu que 4 James Bond au cinéma et suis ressorti à chaque fois peu emballé.
A la téloche, l’espion 007 n’est donc pas ma priorité. Je peux même m’en passer.
Puisque j’ai la possibilité de tous les voir, je vais me contraindre à parfaire ma culture 007.
D’où une naïveté parfois volontaire et sincère.

« Vivre et Laisser Mourir »
Cette fois, Sean Connery a tenu bon, il a laissé le costume à Roger Moore.
Remarque : Sean Connery jugé « vieux » à 41 ans laisse sa place à Roger Moore 45 ans !
Oui, Roger Moore commence à 45 ans alors que Sean Connery a débuté à 32 ans !
En quoi Roger Moore donne un coup de jeune à la saga ?!

Ah, Roger Moore, c’est et ce sera à jamais Brett Sinclair.
Sa façon de lever un sourcil, son sourire en coin parfois pincé, sa manière de se recoiffer après une bagarre et un humour savoureux dans la série culte « Amicalement Vôtre ».
Cette série m’accompagne toujours. Je n’ai aucun DVD James Bond, mais j’ai les deux saisons de la série.
Et fait inattendu, « Amicalement Vôtre » est l’exception qui confirme la règle : je ne regarde pas la série en V.O !
Les voix de Claude Bertrand pour Roger Moore et de Michel Roux pour Tony Curtis collent parfaitement aux personnages et participent au succès de la série… en France !
Ces voix sont de petites madeleines précieuses qui me renvoient à mon adolescence et dont je ne veux pas me séparer !
Donc, j’étais tenté de regarder Roger Moore en V.F !
J'ai écouté quelques secondes par curiosité puis suis revenu aussitôt en V.O.
Ne serait-ce que pour les autres acteurs et parce que cela fait plus de 40 ans que je ne regarde qu’en V.O.
Bien que ce soit la même voix française, je me suis dit que j’avais affaire à James Bond et non à Brett Sinclair.

Que dire de ce 8ème épisode de la saga James Bond que je n’avais encore jamais vu ? Eh oui, 6 sur 8 !
On y retrouve à la réalisation Guy Hamilton, le réalisateur du mythique « Goldfinger » et du très décevant « On ne vit que deux fois ».

Le générique introduit d’entrée une femme noire aux yeux grands ouverts, le buste laisse deviner une poitrine généreuse. Pour la deuxième fois, après « Les Diamants Sont Eternels » l’érotisme est de chair ; toutefois, on y retrouvera des silhouettes ombrées aux seins nus. L’ambiance nous est révélé à travers le portrait de cette femme : le vaudou.
Et le plus du générique : la chanson de Paul McCartney.

Roger Moore ne semble pas du tout dirigé, il fait du Roger Moore. On retrouve son mouvement de sourcil conjugué à son sourire parfois agrémenté d’ironie et un humour déjà exercé dans la série « Amicalement Vôtre ».
Un humour qui lui correspond bien.
L’élégance est toujours là, il est vrai qu’il porte bien le costume.
Il ne fume pas de cigarettes, il fume des cigares et ne porte pas de chapeau, ce qui fait qu’il ne peut pas le lancer sur un porte-manteau !
spoiler: Il n’a pas l’occasion de le faire dans la mesure où M et Moneypenny débarquent en pleine nuit chez lui pour lui signifier sa mission.


James Bond doit enquêter sur le sol des Etats-Unis ; trois agents des services britanniques ont disparu.
Cela le mène des quartiers chauds de Harlem à la Nouvelle-Orléans.
Son point de départ : le Dr Kananga sous les traits de Yaphet Kotto dont les activités sont plus que douteuses.
Yaphet Kotto endosse le rôle du méchant de service, ici, on ne parle plus de Blofeld.

Yaphet Kotto n’était pas satisfait du rôle : «J'étais le premier méchant Bond noir » ; il n’est pas le seul, tous les Noirs sont des méchants.
Faut-il rappeler à Yaphet Kotto qu’avant « Vivre et Laisser Mourir », et bien avant « James Bond contre Dr No », de nombreux Blancs jouaient des méchants ?!
Et ça continue !
Entendu, pour une fois où des Noirs intégraient la franchise James Bond, il aurait apprécié que ce soit du côté des gentils.
Malheureusement pour lui, il aurait mieux valu qu’il soit le premier méchant noir inoubliable, car à bien y regarder, son rôle est des plus classiques. Un méchant passe-partout.

Au-delà de la référence Blacksploitation, « Vivre et Laisser Mourir » s’avère être un épisode peu enthousiasmant. Et ce n’est pas la longue et interminable poursuite en hors-bord qui arrange les choses.
Que dis-je interminable ? Indigeste avec ce shérif bouseux et lourdingue.
Je lui reconnais une qualité : le shérif est le portrait d’une Amérique raciste. Plus raciste que la production qui a casté des comédiens noirs pour des rôles de méchants.

Côté James Bond Girl ?
Une noire et une blanche comme deux notes de musique !
Mais là encore, la production exploite (maladroitement ?) la blacksploitation avec la note noire sous les traits de Gloria Hendry en Rosie Carver.
Première James Bond Girl noire quand même !
Une espionne double-jeu, guère convaincante et un peu cruche.
Inutile de tirer sur la production, des cruches Girls blanches, il y en a chez James Bond !
D’accord, comme pour Yaphet Kotto, il aurait mieux valu que la première James Bond Girl noire soit entreprenante, de caractère etc…

La franchise avance à petits pas, elle est à l’écoute de la société, patience, patience.

La note blanche se nomme Jane Seymour dans le rôle de Solitaire.
spoiler: Une cartomancienne, vierge, esclave du Dr Kananga,
elle peut lire l’avenir dans les cartes du tarot.
Evidemment, comme toute James Bond Girl qui se respecte ou respecte le cahier des charges, elle succombera à l’agent 007.
spoiler: En perdant sa virginité, non seulement elle trahit son maître, le Dr Kananga, mais elle perd tous ses pouvoirs !

Ayant goûter au plaisir de la chair, elle y gagne au change puisqu’elle en redemande la coquine !

A voir en V.O… pour la vraie voix de Roger Moore !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 janvier 2025
La Louisiane, ses mares à crocodiles et ses canaux -où se déroule une longue spoiler: poursuite en hors-bord
, peut-être la seule scène véritablement spectaculaire du film- et les spoiler: Caraïbes, ses sites et rites vaudous
, forment les décors de cette nouvelle aventure de James Bond. Certainement pas la meilleure.
La pauvreté de l'intrigue, dont on ne prend même pas la peine de relever les invraisemblances, et la faiblesse des rôles (y compris James Bond) plombent ce film d'action dépourvu de saveur et de relief, cette "jamesbonderie" qui cultive ses propres clichés.
On retrouve ici le goût récurrent des auteurs pour les méchants hégémoniques, en l'occurence un trafiquant de drogue, les organisations secrètes installées dans leur repère ultra-moderne et souterrain...et l'invariable incapacité de ces gens-là à se débarrasser du gênant 007, toujours attrapé mais jamais éliminé. Ce ne sont d'ailleurs pas tant ces recettes éprouvées qui affaiblissent le film que la mise en scène impersonnelle de Guy Hamilton, la superficialité des rôles et du scénario.
En résumé: un produit typé mais pas inspiré.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2021
James Bond apparaît pour la première fois sous les traits de Roger Moore, que j’ai trouvé de suite très crédible, il apporte sa personnalité au rôle et semble à priori déjà moins macho que le personnage de Sean Connery. Il apporte beaucoup d’humour, ce qui crée des dialogues très sympas avec de bonnes répliques, rythmant le film.
Les décors de la Nouvelle Orléans et des Caraïbes apportent beaucoup à l’ambiance générale du film (j’ai noté par exemple le rituel (pré-)enterrement à la Nouvelle Orléans, tout en musique ou les scènes de sorcellerie sur l’île). Outre les méchants qui sont assez charismatiques (notamment l’homme au crochet), les lieux parcourus permettent de se frotter à des créatures inquiétantes (les crocodiles à la Nouvelle Orléans, les serpents sur l’île), créant des scènes avec du suspens.
Petits bémols : la course poursuite en bateau est impressionnante mais un peu trop longue à mon goût, les effets spéciaux à la fin ont vraiment très mal vieilli ( spoiler: quand Kananga explose
).
SpiderGogo
SpiderGogo

54 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2023
James Bond est appelé à la rescousse pour mettre fin à l'hécatombe meurtrière qui décime les agents secrets britanniques. Enquêtant à New York, dans le quartier de Harlem, il affronte un caïd de la drogue, le redoutable docteur Kananga et sa comparse, l'étrange Blanche Solitaire.
J'ai toujours trouvé l’ambiance de cet opus assez glauque, ce qui détonne fortement avec les autres épisodes de cette ère. Hormis la chanson culte de Paul McCartney (sûrement l’une des plus mémorables de toute la saga), pas grand chose à retenir de celui-là. Dans le ventre mou de la franchise, il y’a pire assurément mais aussi beaucoup mieux. Roger Moore a le plus faible premier film des six interprètes de 007.
Simplement Loïc
Simplement Loïc

31 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2024
Loin d'être parfait Vivre et Laisser Mourir se regarde quand même avec plaisir. Le film est plutôt bien rythmé n'a pas trop de longueur et propose même un antagoniste assez redoutable bien écrit et qui propose une confrontation sympa. En revanche toute la poursuite en bateau est beaucoup trop longue, tu enlève 3min et elle est géniale !
Roger Moore succède parfaitement bien, à mes yeux, à Sean Connery.
J'ai globalement passé un bon moment devant !
Tony du 22
Tony du 22

17 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2022
Un épisode qui souhaite innover mais qui n'y arrive pas ! En voulant surfer sur la Blacksploitation et faire la part belle aux acteurs noirs, il associe très maladroitement les gens de couleur à une vulgaire bande de méchants. Les scènes de poursuite spectaculaires n'arrivent pas à dissimuler les inconstances du scénario et les faiblesses des Bond girls.
Roger Moore réussit malgré tout son entrée en jeu, ce qui demeure le principal atout du film.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Bonderie numéro 8. Ce qui étonne le plus dans la prestation de Roger Moore, c'est cette impression que l'acteur a toujours été James Bond. Un agent secret qui pour le coup y gagne pas mal en classe et en prestance grâce au flegme aristocratique inhérent à Roger Moore. Résultat, Bond perd en vulgarité ce qu'il gagne en charisme et se retrouve par ailleurs correspondre beaucoup mieux aux attentes du scénariste Tom Mankiewicz. Et cela se ressent énormément dans le film, seventies à souhait, qui fait la part belle aux acteurs et à leurs dialogues pour changer un peu de l'action et des gadgets. Bond ici devra se contenter d'une montre munie d'un aimant surpuissant, ce qui n'est déjà pas si mal. Par ailleurs, bien que moins nombreuses qu'à l'accoutumée, les scènes d'action en question sont de très bonne facture comme celle, mémorable car digne d'un Steven Spielberg sauce Indiana Jones, où l'agent secret échappe de justesse à la menace de crocodiles et autres alligators en utilisant ces derniers comme de vulgaires ponts suspendus aux mâchoires claquant sur son passage express. Autre point fort, une réjouissante galerie de personnages essentiellement afro-américains (Yaphet Kotto et Geoffrey Holder en tête), ambiance vaudou oblige, qui loins des accessoires habituels contribuent réellement à développer le récit. A noter également, une première dans la saga, puisque la James Bond Girl et quasi débutante Jane Seymour... est vierge ! Au final, un très bon cru « bondien ». Roger Moore s'approprie le personnage avec une aisance remarquable et profite au passage d'une intrigue pour une fois à la hauteur des ambitions affichées. Et cerise sur le gâteau, la chanson titre de Paul et Linda McCartney est elle aussi une des meilleures de la saga.
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2016
Ce qui fait mouche ici est la BO mythique de Paul Mc Cartney. Mais c’est à peu près tout ce que l’on retiendra de ce 7ème opus, avec l’arrivée dans les rangs du jeunot Roger Moore. Un nouveau point de vue, pour un tout autre rythme qui plait ou déçoit. Vivre et laisser mourir, sortit en 1973, est tout à fait fidèle à son époque, pas extraordinaire en soi, tout juste sympathique. Tout à fait à l’image de l’acteur : gentillet et agaçant, sous des faux airs de bellâtre irrésistible. Une entrée en force de l’humour british dans l’esprit de la saga. 007 n’aura jamais été aussi mondain et dragueur compulsif. Une immersion osée dans les quartiers « dangereux » de Harlem, suivit d’une ambiance plus jazzy à la Nouvelle-Orléans, jusqu’aux paysages cartographiques des Caraïbes. Bond s’attaque aux crocodiles avec autant de nonchalance que d’élégance. Ceci étant dit, la faiblesse du scénario ainsi qu’une mauvaise gestion de l’action tranchent à l’unanimité. Une époque marquée par une fâcheuse tendance aux fins grotesques. Un charme bien à part. 3/5
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