Dessin animé très plaisant... j'ai pourtant un couple d'amis qui l'avait vu et qui m'avait mis en garde car, eux, n'avaient pas aimé ça du tout mais moi j'ai accroché !! L'histoire est plaisante, l'ambiance vieux Paris aussi & j'ai beaucoup aimé le Monstre également ! Alors certes l'action est un peu lourde à la fin et la voix de M est... comment dire... bah faut aimer M quoi !!! mais hormis ça j'ai passé une très bonne soirée à Paris avec notre ami Francoeur
“Un monstre à Paris”, entre romantisme parisien et récit kafkaïen
“Un monstre à Paris” est un film d’animation culte qui reste intemporel ; effectivement, il est loin de vieillir. Très clairement, malgré un scénario cousu de fil blanc ; le récit transporte son spectateur dans un univers riche à l’aide d’une narration puissante et une mise en image qualitative et un esthétisme singulier.
Effectivement, le film s’inspire d’une narration kafkaïenne et d’une esthétique haussmannienne, que ce soit concernant le récit ou la réalisation.
Comme tout film de fantasy se déroulant dans Paris ; la ville est un personnage à part entière. Le spectateur est plongé dans une histoire romantique avec des personnages attachants et une narration légère et prenante en même temps. Visuellement, même si les décors restent grossiers avec quelques textures, cela reste magnifique avec un cadrage immersif, des décors et des esthétiques des personnages singuliers et poétiques s’inspirant du “Fantôme de l’Opéra” et du Paris haussmannien. Sans compter que les musiques sont harmonieuses et marquantes, encore cultes et écoutées aujourd’hui.
Le film est également une œuvre qui rentre dans l’héritage des récits de Franz Kafka avec une histoire qui présente des antagonistes trop sombres, trop manichéens ; mais les protagonistes sont très bien développés. Ceci étant posé, il faut maintenant remarquer l’esthétique assez sombre de la mise en animation avec une photographie marron, des décors remplis de brouillard et un univers sonore mystérieux. La narration est évidemment inspiré des “Métamorphoses” de Kafka au vu du scénario qui présente une situation anormale acceptée par tout le monde avec un message d’espoir et un propos questionnant son public sur l’identité du monstre : qui est véritablement le monstre nuisant à la société ?
Entre poétisme, romantisme et récit sombre ; “Un monstre à Paris” est un très bon mélange du romantisme parisien et parnassien avec une narration kafkaïenne implantée dans un décor typiquement haussmannien.
Concrètement, la mise en animation et le scénario se répondent constamment. Le film est à recommander au vue de sa qualité photographique et de son intelligence dans l’écriture.
Un film d’animation français plutôt sympathique et réussi qui soulève très bien le thème de la différence. Il est porté par un duo musical qui fait passer l’ensemble sur une note douce.
De facture très classique, sans grande surprise à la morale un peu dégoulinante, au rythme et aux dialogues un peu mous, le film échappe au naufrage grâce aux fabuleuses compositions de M et de Vanessa Paradis...
Un excellent dessin animé qui nous offre un Paris magnifique de couleurs et de nostalgie accompagné d'une musique sentie et émouvante. M avait trouvé sa muse en la personne de Vanessa Paradis, il l'a retrouve par personnages interposés pour nous conter une histoire qui plaira autant aux adultes, aux enfants, et aux fans de musique. Un vraie réussite.
Ce Bergeron a beaucoup appris dans les studios américains. Certes les premières minutes sont un peu bavardes et la mise en place des personnages dans le Paris inondé de 1910 pas immédiate. Mais la suite vaut la chandelle. Des personnages touchants et plein d’humour, de la magie, des amourettes naissantes et des amitiés d’enfance, un bon gros méchant, un monstre qui n’est pas celui que l’on attendait, il est difficile de résister à cette petite tornade. Même dans un film d’animation, Paris reste un décor irremplaçable, aux références multiples et intemporelles. Attendez que vos enfants ou petits-enfants aient plutôt 8/9 ans pour les emmener, et vous pourrez partager avec eux les chansons de M et la voix capiteuse de Vanessa Paradis. D’ailleurs les comédiens connus qui assurent les doublages voix contribuent largement à la réussite de cette histoire qui donne la pêche pour la soirée. Bonne pioche à l’Institut Lumière dans sa programmation. avril 17 - cinéma
(Attention je spoile) Les cameo de Bourvil et des cheveux de M sont sympas mais cette histoire de puce, franchement...Une puce ??? Les dessins sont supers, ptet un peu trop de filiformité dans les jambes du héros ? La chanson est sympa musicalement mais les paroles...pour ma part, elle est déjà un peu trop entendu. Ca manque d'humour, le passage où la puce se met à chanter avec la voix de M m'a paru ridicule, désolé j'y ai pas cru une seconde...Graphiquement c'est très bien, c'est juste le scenar qui a quelques pertes de vitesse parfois...
Une très bonne surprise que ce film d'animation français, qui n'a pas a rougir de la comparaison avec ces homologues américains. Le design général est la grande réussite du film, et les personnages comme les décors sont sublimes. Le film enchaîne avec un rythme effréné les scènes (parfois un peu trop d'ailleurs, l'émotion peinant du coup à s’installer) à l'animation fluide, ponctuées de quelques gags sympathiques mais un peu trop rares. Reste qu'on prend un grand plaisir devant ce spectacle agrémenté de 4 chansons, dont la sublime "la seine". Pour les petits et les grands.
Un film charmant se déroulant dans un magnifique Paris de 1910. Si le scénario reste quelconque, les chansons de M arrive à nous entraîner dans ce joli conte musical destiné aussi bien aux petits qu'aux grands.
En 1910, Paris connaît sa Crue du Siècle et c’est aux pieds d’une Tour Eiffel qui a les quatre fers dans l’eau que naît dans un laboratoire, à la suite d’un malencontreux accident, un monstre bondissant de plus de deux mètres de haut, qui, contrairement à ce que tout le monde croit, n’aspire pas du sang, mais juste à chanter et à danser avec la jolie Lucille, la Star de l’Oiseau Rare, un célèbre cabaret… Seul hic, le terrible préfet Maynott ne l’entend pas de cette oreille et compte bien venir à bout du monstre histoire de remonter sa cote de popularité qui a sérieusement décrue depuis que la crue crût, mais c’est pas du tout cuit…
Là encore, dans la salle, je faisais partie d’une minorité visible : Celle des rares adultes parmi une foule de gavroches, donc je me suis fait tout petit dans mon fauteuil du dernier rang et je n’ai pas bronché pendant les 82 minutes du film…
Donc c’est pour les enfants à partir de 6 ans, c’est certainement pour ça que j’ai trouvé le début un peu poussif et long à démarrer et que je suis sorti de la salle avec un sentiment assez mitigé en n’étant pas sûr de la cible réellement visée par Eric Bergeron. Il y a un côté naïf destiné à séduire les plus jeunes, mais en même temps des jeux de mots ou des allusions que seuls les plus grands capteront (Bourvil, coiffure de M, etc.).
Très beau graphisme de cette animation made in France qui n’a rien à envier aux productions américaines, mais alors pourquoi diable la synchronisation vocale de ce film 100% de chez nous semble destinée à être adaptée à une version anglaise ? Vocation internationale au mépris du public Français ? Humm … attention à ne pas trop pêcher par orgueil…
Derrière les traits du monstre et de Lucille se cachent d’ailleurs les voix de Matthieu Chédid et de Vanessa Paradis qui font une part belle aux chansons et à la poésie. Très jolis textes et belles interprétations vocales, mais encore une fois, les petits vont-ils décoder les subtilités linguistiques dont M truffe ses chansons ? Pas sûr non plus…
Reste néanmoins un joli conte, original, mignon qui fait sourire de temps en temps, et de très belles images du vieux Paris, extrêmement bien reconstitué.
Ce film est un bel hommage à la ville de Paris et au cinéma (Méliès), tout en offrant à travers son histoire beaucoup de poésie, d'action, d'humour, de chants assez mignons et des messages universels magnifiques sans être trop insistants. Sur la forme, l'animation est de toute beauté et les dessinateurs se sont fait plaisir sur les nez des personnages notamment. Sur le fond, passées les 15 premières minutes où le scénario peine à décoller et entrer dans son sujet (en se concentrant notamment sur 2 personnages masculins, secondaires même si ils déclenchent la création du monstre), les aventures de cette chanteuse attachante et de son acolyte particulier donnent lieu à de bons moments rythmés, créatifs et drôles (la blague du terreau ou la référence à "La Grande Vadrouille") au travers de grands monuments parisiens (Tour Eiffel, Sacré-cœur). Les passages chantés sont bien proportionnés et donnent envie d'accompagner le duo M-Vanessa Paradis, dont les mélodies sont immédiatement agréables et mettent de bonne humeur. Enfin, entre environnement, politique et respect de la différence, le film se permet de délivrer des messages nécessaires et pas lourds. On chante, on s'amuse, l'animation est soignée, c'est intelligent et c'est pour toute la famille. Le démarrage est un poil compliqué mais une fois lancé, le film reste sur les rails du plaisir musical, visuel et humoristique.