Un monstre hante Paris et sème la pagaille. Il est traqué sans relâche mais reste introuvable. Pourtant, le monstre semble passionné par la musique et se lie d'amitié avec une chanteuse de cabaret. Et si sa meilleure cachette était sous le feu des projecteurs... C’est un beau dessin animé, assez bien fouillé dans l’ensemble, autant au niveau histoire qu’au niveau graphique. Le scénario n’est typique que dans le fond avec le grand Happy End ou le méchant est puni et les amoureux s’embrassent, mais pour le reste, on est quand même assez surpris et content. L’histoire est quand même un peu plate, elle mais 10 bonnes minutes a démarré et certains morceaux de l’histoire sont inutiles et ennuient le spectateur. Les personnages sont attachants, avec une personnalité très différente ainsi qu’un style bien distinct. On peut également remercier les acteurs qui donnent vraiment tout pour créer leur personnage, et on voit qu’ils apportent un peu de leur caractère, si bien qu’on les reconnaît sans même entendre leur voix (Gad Elmaleh en inventeur un peu immature, Vanessa Paradis en chanteuse de cabaret, -M- en monstre rejeté mélomane,…). Les décors dessinés et les « graphismes » sont tout bonnement merveilleux et presque magique. On se sent directement dans l’époque voulue. On se croirait dans un tableau de Paris de 1900 genre aquarelle ou pastel. Cette atmosphère est également transmise par la chose la plus importante, pour moi, dans ce film : la musique. On entend bien sûr les airs de Paris connus de tous, avec l’accordéon en fond sonore, mais il y a également les chansons rythmée avec les voix mélodieuses de Vanessa Paradis et –M- comme le titre devenu très connu en peu de temps, « La Seine ». Par contre, je ne m’étais jamais rendu compte que sans bonne musique, les courses poursuites et l’action n’avaient aucuns effets. Un Monstre à Paris fait les frais de cette expérience, car les moments d’action ne contiennent aucunes musiques qui va réellement bien avec, si bien que les moments les plus intensifs deviennent vite mous et monotones. Avec quand même une bonne tranche d’humour, un peu de romantisme et un soupçon d’aventure, Un Monstre à Paris plaira à plus d’un enfant et les parents seront également ravis, certainement grâce à la musique.