Le Violent
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Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2021
Quand "In A Lonely Place" devient "Le Violent"... Les distributeurs français n'étaient vraiment pas tributaires d'un bon niveau d'anglais. Enfin, tout cela n'est rien, finalement, puisque le titre français correspond très bien au film. Un film que je voulais d'ailleurs voir depuis des années, mais, à chaque fois, il y avait quelque chose qui me faisait manquer l'occasion. Cette fois, rien n'a perturbé mes plans et punaise que je suis content de l'avoir vu ce film. Mon attente est entièrement satisfaite. Ce film est une vraie mécanique qui tourne à plein régime du début à la fin, bon, il y a bien deux ou trois moments légèrement creux, mais ça n'entrave pas la bonne marche de l'oeuvre de Ray. Si bien que, dès le premier plan, on sait que ça va coller, il ne peut en être autrement. L'histoire est solide comme du béton armé et est passionnante jusqu'à la dernière seconde. Le final, débutant spoiler: au moment de la soirée de fiançailles chez Paul
, est superbe. Les toutes dernières secondes sont une conclusion parfaite. Cette peinture au vitriol des dessous hollywoodiens a aussi pour autre point fort la chance d'être portée par un acteur au sommet de son art : Humphrey Bogart. Dans "Le faucon maltais", "Key largo", "Le port de l'angoisse" et "Le grand sommeil", il faisait du Bogart et il faisait très bien, mais dans "Le violent", il ne fait pas du Bogart, il compose et livre sa plus belle performance d'acteur, il campe un personnage aux multiples défauts, mais qui fascine et qui impose un charisme des feux de Dieu. Lorsqu'il est submergé par ses pulsions violentes dans le final, il se fait carrément flippant. Et, c'est accentué par la mise en scène de Ray appliquant un jeu d'ombres et de lumières sur un visage rendu buriné par l'âge, les cigarettes, l'alcool et les années de travail. Face à lui, Gloria Grahame est sans doute la seule actrice qui a été capable de lui tenir réellement la dragée haute. Bogart avait pour coutume dire "vous avez devant vous l'acteur qui a tourné le plus de navets dans l'Histoire du cinéma", en admettant qu'il avait raison, bon nombre d'acteurs auraient tué père et mère pour avoir un "Violent" dans leur filmographie.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2020
Nicholas Ray se confronte avec "Le violent" aux codes prégnants du film noir (la femme fatale, la violence sous-jacente, la psychologie trouble des personnages) et ne parvient pas tout à fait à les détourner. Autant il s'approprie le western avec brio quand il réalise le sublime "Johnny Guitare", autant il peine à signer un film véritablement singulier avec "Le violent". Le film contient néanmoins d'intéressantes idées, et la plus belle d'entre elles est de donner un rôle presque à contre-emploi à Humphrey Bogart. Habitué à jouer des personnages tout en contrôle, Bogart est cette fois dans la peau d'un homme qui feint de se maîtriser mais qui est en fai toujours sur le point d'exploser, se soumettant à de terrifiants accès de violence. Cette manière de jouer à la fois l'élégance apparente et la rage soudaine infuse le film d'une habile complexité scénaristique et instaure un doute vicieux dans la tête du spectateur. En effet, alors qu'il semble évident que le personnage est innocent – on ne voit vraiment pas pour quelle raison ce scénariste aurait tué cette serveuse –, on ne peut s'empêcher de le soupçonner parce que son comportement est aussi incompréhensible qu'effrayant. spoiler: Et la prouesse d'écriture du film est de retarder au maximum le moment de vérité pour acter la séparation du couple central autour d'un autre motif : Dixon n'a pas tué la serveuse mais il est tellement dangereux qu'il est impossible pour Laurel de vivre avec lui.
Sans parvenir à s'écarter des codes du film noir, Nicholas Ray signe toutefois un long-métrage haletant dont l'issue ne peut être que dramatique.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2012
Humphrey Bogart livre une de ses meilleures performances dans ce film, incarnant Dixon Steele, un scénariste cynique, tantôt adorable, tantôt brutal ce qui conduira la police à le soupçonner de meurtre. Steele est un rejeté d'Hollywood, défendant quelques valeurs mais en proie à des pulsions qu'il ne peut contrôler, encore plus lorsque ses sentiments sont en jeu. "Le Violent", c'est Bogart mais c'est aussi Nicholas Ray qui s'inspire de sa propre expérience pour écrire le film et notamment de la rupture qu'il vit alors avec Gloria Grahame, l'atout charme et douceur du film. Et si l'intrigue manque un peu de rythme, l'exploration de la complexité du personnage de Steele est une pure réussite, le tout agrémentée de la fameuse et superbe réplique : "I was born when she kissed me. I died when she left me. I lived a few weeks while she loved me."
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un grand et assez méconnu Humphrey Bogart ! Quoique se présentant sous la forme d'un polar (il y a un meurtre au début du film), ce n'est pas de ce côté là qu'il faut chercher le véritable intérêt du film. C'est d'abord une remarquable étude sur l'univers hollywoodien, avec ses producteurs qui imposent aux scénaristes de sacrifier leur talent, de se contenter d'"adapter" un best seller en restant au plus près de l'histoire, ses acteurs déchus de la grande époque, ses starlettes à la recherche de la connaissance qui leur permettra de percer...De ce point de vue, In a lonely place est à ranger aux côtés de The bad and the beautifull de Minnelli. Mais un autre aspect de film est encore plus intéressant : l'étude psychologique d'un homme qui n'arrive pas à maîtriser ses nerfs, à tel point qu'il gâche son talent et sa vie. C'est la face noire du personnage de Bogart qui apparaît ici : sûr de lui, plein de charme, il en impose aux autres comme dans de nombreux autres rôles. Seulement ici, il devient un héros négatif car sa susceptibilité prends le dessus sur son habituel sang froid et il réagit avec une violence et une férocité hors mesure. Cela gâchera sa romance naissante, et mettra presque fin à sa collaboration avec son agent, un ami de longue date. Le couple qu'il forme avec Gloria Grahame, partagé entre passion et situations cahotiques, a fait dire aux exegètes que cela était une sorte de révélateur du couple réel, sur le point de se séparer, entre Nicholas Ray et Grahame. D'autres ont aussi souligné que dans sa vie privée, Bogart était parfois violent, n'hésitant pas à insulter des gens, avant de revenir un peu plus tard pour se réconcilier, et que donc ce rôle comportait une partie de lui même. Autant d'éléments, de pistes, qui rendent ce film encore plus passionant.
petithom
petithom

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2008
Humphrey Bogard joue un scénariste d'Hollywood assez bouillant.Les circonstances font qu'on le soupçonne d'un meurtre alors que l'amour s'emmêle.Même si Ray filme très bien son histoire,on a du mal parfois à comprendre le personnage de Bogart qui parait un peu caricatural.
Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2012
Toujours autant de plaisir à retrouver Humphrey Bogart dans ce rôle magistralement interprété. La pression monte crescendo tout le long du film, jusqu'à cette fin inéluctable de la rupture.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2023
Il y a des gars qui comme ça ont l'air plutôt sympas au premier abord mais qui ne faut pas trop agacer sinon il devienne violent. C'est le cas de Dix Steele, un scénariste d'Hollywood joué par Humphrey Bogart dans Le Violent réalisé par Nicholas Ray.
Ça débute comme du bon polar noir pour virer vers une romance entre le scénariste et sa voisine jouée par Gloria Grahame. Elle tombe amoureuse de lui bien que la police le soupçonne d'avoir tué une jeune femme (avec qui il travaillait sur un nouveau scénario), son passé de personnage irascible le dessert.
J'ai trouvé que le premier tiers du film est la meilleure partie, la romance est moins passionnante à suivre même si le réalisateur ne tombe pas dans une banale histoire d'amour car il utilise une approche psychologique avec Bogart qui lutte contre ses excès de brutalité malgré le fait qu'il est enfin trouvé le vrai amour.
C'est un bon film, c'est juste que le suspense et l'aspect noir marquant les premières minutes sont délaissés au profit d'un récit plus classique et moins tendu.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2017
Mélange entre film noir et mélo romantique, ce film de N. Ray épate par sa noirceur, porté par un H. Bogart tétanisant, bluffant et incroyablement intense. En face, G. Grahame est magnifique, livrant une prestation incroyable. Le scénario est bien construit, nous intriguant et jouant adroitement avec nos attentes et nos angoisses face à l'éventuelle culpabilité du héros. Mise en scène classique, épurée même, nous faisant pénétré l'univers mental de la jalousie mais aussi d'une violence palpable, parfois traitée de façon plus légère dans d'autres films du genre. Un bon mélo donc, tendu de bout en bout avant spoiler: une conclusion sublime et un dernier plan qui donne toute sa signification au titre VO
. Une belle découverte que cette pépite noire. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2020
Un scénariste hollywoodien de réputation violente est soupçonné de meurtre. Un grand film noir et psychologique porté par l'interprétation magistrale d'Humphrey Bogart (double du réal Nicholas Ray).
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
Un film que j'ai moyennement apprécié réalisé pourtant par le cinéaste Nicholas Ray qui a fait quelques chef d'oeuvres dans sa filmographie comme "La fureur de vivre" ou "Johnny Guitare" mais avec "Le violent", la mayonnaise n'a pas trop pris !! La qualité majeur de ce long métrage, c'est la grande prestation d'Humphrey Bogart que j'ai trouvé une fois de plus excellent ainsi que la dernière partie qui réveille mais en dehors de ça, j'ai trouvé ce long métrage beaucoup trop bavard avec des dialogues entre les personnages qui n'en finissent plus, l'histoire tourne en rond et la mise en scène de Nicholas Ray n'est pas terrible pour un polar de cette période là d'après la guerre ou le genre polar se produisait beaucoup à l'époque. Humphrey Bogart a une riche filmographie , si vous ètes fan comme moi de ce grand comédien, celui-ci est déconseillé de mon point de vue.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2022
D'une grande densité réflexive ce film réussit à équilibrer divers enjeux et genres sans se perdre en inutiles digressions. Alliant enquête policière pervertie par la conviction du commissaire, douce romance inespérée virant à une illustration de l'emprise paranoïaque et dessous du monde de la création scripturale ce drame tourne lentement au thriller avec brio grâce à l'interprétation sans faille d'un charismatique couple de cinéma ainsi que d'une mise en scène dynamique et d'une narration efficace bien que froides. Sans didactisme sont illustrés l'insidieuse dangerosité du doute ainsi que l'aspect malsain de la (faussement) virile violence. Une magistrale démonstration!
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2024
J'ai difficile à comprendre les bonnes notes attribuées à ce film, le fait qu'il s'agisse d'une réalisation de Nicholas Ray et que Humphrey Bogart soit à l'affiche explique peut être cela….. Le scénario est aussi simpliste que bancal et aucun des personnages n'est attachant, il ne reste guère que "une gueule" celle de Bogart, pour sauver tant bien que mal le film. In a Lonely Place est sorti en 1950 et j'ai pourtant eu l'impression d'assister à un mauvais Hitchcock datant des années 30.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2012
Deuxième collaborations entre le réalisateur Nicholas Ray et l’acteur Humphrey Bogart, après Les Ruelles du malheur (1948), ils se retrouvent au cœur d’un psychodrame aux allures de polar qui oscille entre le drame et la critique acerbe envers l’industrie Hollywoodienne. Ce que l’on retiendra plus particulièrement ici, c’est bien évidemment la prestation d’Humphrey Bogart qui en impose dans la peau d’un scénariste au tempérament violent, accusé de meurtre. Ajoutez à cela une magnifique utilisation du noir & blanc qui sublime la grâce de Gloria Grahame. Un scénario parfaitement maîtrisé de bout en bout, des acteurs passionnants et une tension palpable du début à la fin, que demander de plus de la part du réalisateur du cultissime La Fureur de vivre (1955).
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2020
Dans ce film où Nicholas Ray dit-on a projeté sa propre existence, il faut aussi voir les démons de Bogart qu’il incarne royalement dans ce personnage ambigu , célèbre et irritable, qui se voit suspecter du crime d’une jeune femme qui venait de sortir de chez lui . Plus que dans l’action, c’est dans la réflexion et la psychologie que ce polar s’acharne sur ce suspect possible en l’affublant de toutes les qualités du tueur intelligent et qui trompe son monde, et surtout sa petite amie Mais rien dans sa vie ne laisse entrevoir une faille quelconque même lorsqu’il mime la façon dont la fille a été tuée. C’est un scénariste, il a de l’imagination et sait la mettre en scène ce qu’il fait devant son copain flic et sa femme inquiète par une telle attitude. Malgré son titre « Le Violent » est avant tout un film sur la confiance et la suspicion que Nicholas Ray pose en énigme permanente dans le va et vient de ce tout Hollywood dont on ne voit jamais l’envers du décor. Un grand classique du genre, qui s’éloigne des stéréotypes, et se rapproche de la vérité
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2013
Excellent film psychologique où chaque protagoniste est impeccable. Le personnage interprété par Bogart, est développé de façon intelligente qui met sous pression le spectateur. Une belle mise en scène, des répliques étudiées et une musique prenante complètent le tout.
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