Little Odessa
Note moyenne
3,9
2391 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

187 critiques spectateurs

5
41 critiques
4
55 critiques
3
54 critiques
2
26 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2013
Signer à 24 ans un film aussi abouti n'est pas donné à n'importe qui. Porté par un cast irréprochable (Tim Roth d'une animalité à fleur de peau, Ed Furlong, Vanessa Redgrave...), baignant dans une lumière minérale, "Little Odessa" jette un regard sans concession sur cet univers sans pitié de mafieux juifs russes émigrés à New York. L'hiver de Brooklyn, personnage omniprésent, n'est troué que par les coups de flingue et le brasier du four clandestin où finissent les victimes de cette guerre sans pitié. Impressionnant, et malheureusement beaucoup moins connu que d'autres classiques du films de mafia ("Les affranchis", "Le parrain"...)
nikolazh
nikolazh

76 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2014
Premier film de James Gray et son plus réussit, probablement parce que c'est celui qui lui ressemble le plus (de nombreux éléments sont autobiographiques et donnent corps aux personnages). Malgré l'aspect glauque de l'histoire (père désabusé, mère en phase terminale, fils tueur à gage) le jeune garçon au centre du récit (le génial Edward Furlong, tout en retenue et en douceur) transporte l'ensemble vers quelque chose de poétique et de touchant, où les silences sont plus parlants que les dialogues et où le rythme s'étire sans jamais devenir pesant ou ennuyeux (contrairement à ses films suivants). Bref, l’atmosphère, unique et sublime, fait du film une belle réussite. A voir.
diki2
diki2

34 abonnés 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2010
DIAMANT NOIR
Ce film noir et oppressant ne dissipe jamais la crainte d'une fin dramatique, un peu comme dans la vraie vie quoi!
L'atmosphère dépeinte est remarquablement servie par la photographie.

Le scénario implacable est au service d'une histoire forte et universelle aux accents de tragédie.

Mais la substance de ce film est irradiée par les deux acteurs principaux qui m'ont plus qu'épaté dans ce film. Tim ROTH bien sûr plus saisissant que dans les Tarentino mais surtout le jeune E. FURLONG dont le regard, la silhouette et le jeu introverti sont uniques. Dans ce film il passe de la préadolescence insouciante à quasiment l'âge adulte avec une économie de moyens incroyable. Le chemin parcouru depuis T2 est immense .

J'avais raté ce bijou il y a plus de 10 ans. Je suis heureux d'avoir vu ce film
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2015
Après la présentation Méliès (capturé par le fantasmagorique « Voyage dans la Lune » puis « Le chaudron infernal » et « Les cartes vivantes » notamment) en 2011, j’ai pris pour habitude de me retrouver autour d’un auteur/artiste à un moment de l’année. En a donc découlé le cycle François Truffaut (« Tirez sur le pianiste », « Jules et Jim »…), la découverte Jean Cocteau par le duo « La belle et la bête »/« Les parents terribles », la série bunuellienne (« Belle de jour », « Le journal d’une femme de chambre », « Viridiana »…) et la saga Claude Sautet (« Les choses de la vie », « César et Rosalie », « Un mauvais fils »…).
En cette fin d’année 2015, ma rencontre avec un peintre américain plus contemporain se profile. James Gray apparaît (enfin !) dans mon champ de vision cinématographique 21 ans après la sortie de « Little Odessa ».
Le cycle Gray se profile comme suit : le documentaire « Il était une fois… Little Odessa », « Little Odessa » (bien évidemment !), « The yards », « La nuit nous appartient » (déjà vu mais non critiqué), « Two lovers » et « Blood ties », le dernier Guillaume Canet en date.
Le documentaire m’a permis d’en savoir un peu plus sur la personnalité de l’artiste. La vision du cinéaste en est d’autant plus troublante, glauque et touchante : le portrait de James Gray, mis à nu, nous aide à rentrer de plein fouet dans son cinéma, et de le comprendre. Alors, allons-y !
Une fois entré dans « Litlle Odessa », on n’en sort plus. Par dépit, on en ressort exténué, dubitatif, mais surtout interrogatif. Et subjugué. Pour ma part, ce fut une claque cinématographique indéniable. Pour son premier long-métrage, après avoir suivi ses études à l’université de Los Angeles, école de cinéma réputée, James Gray frappe fort et signe un coup de maître autobiographique. Un génie est né !!
Synopsis : Joshua, un tueur à gages, revient sur les lieux de son enfance, Brighton beach, le quartier des juifs russes de New York, pour terminer un contrat. Mais son passé refait surface… .
Avec sa caméra virtuose, maître Gray nous glace le sang. D’une technicité à toute épreuve (la minutie du montage est parfaite) et d’une esthétique irréprochable (décors, photo, BO, casting) à la « Gandhi » d’Attenborough, le futur réalisateur de « The immigrant » nous empoisonne sur place. Son classicisme, porté par sa mise en scène, étincelle de toute beauté pour mieux nous empoigner. Joker assuré ! De plus, toute la symbolique qui entre en jeu dans les rapports familiaux (le complexe œdipien est bien présent dans sa splendeur et sa décadence : plus d’infos sur le site internet critikat) est diablement bien maîtrisé. Rarement épaisseur psychologique n’a atteint un summum comme celui-ci, et ce, dans un métrage que je qualifierai de drame homérique (pour le personnage principal, Joshua, qui doit constamment réfléchir à son destin). Excellentissime maître Gray ! D’autant qu’il s’agit d’un casting (classé luxurius aujourd’hui !) exploité jusque dans ses moindres failles. Palpitant !!
Dans « Little Odessa », on retrouve ainsi Tim Roth (ami de Goldman au théâtre, il est connu pour ses interprétations tarantinesques dans « Reservoir dogs » et « Pulp fiction ») dans le rôle du tueur à gages réfléchi, Vanessa Redgrave (fille de Michael. « Blow up », « Mission impossible »…) qui joue la mère souffrante, le regretté Maximilian Shell (frère de Maria, il a été oscarisé pour son rôle dans « Jugement à Nuremberg », film avec Widmark parmi tant d’autres) en père autoritaire, et Edward Furlong (« Terminator 2 » a lancé sa carrière) campant le frère désarçonné de Joshua. Tous les personnages, aussi complexes soient-ils, interagissent entre eux jusqu’à un point de non-retour. Cet imbroglio, parfois indescriptible, toujours empêtré dans les affaires de la famille ou de la mafia russe, nous permet de circuler dans ce vase clos par la superbe luminosité (sublimé par la neige illuminant la pellicule), la photo limpide et impitoyable (développée à merveille par Tom Richmond qui travaillera pour Ethan Hawke sur « Chelsea walls ») et la minutie des plans cadrés par l’auteur du scénario original, James Gray en personne.
Tous plus criant de vérité, à l’image d’un Tim Roth glacial, mystique (et viscontien : son charisme plane sur l’âme de « Little Odessa » tel un Bogarde sur « Mort à Venise » ou comme un Delon sur « Rocco et ses frères »), les acteurs concourent à maintenir l’essence du film sur le qui-vive. Les scènes de tuerie, marginalisées, filmées dans la pénombre ou sous un voile, la violence et le sang nous sont ainsi montrées le plus pudiquement possible pour nous imprégner de l’ambiance générale (néo-baroque) attisée par James Gray ; la BO (de Dana Sano, compositeur de « A good kill » d’Andrew Niccol, notamment illustrée par les chœurs russes Slavyanka) ne faisant que souligner ce dernier point.
Doté d’un point final atteignant une dimension christique (et maître Gray de nous faire un arrêt sur image sur les yeux bleus de Tim) à l’européenne (version pasolinienne : « Théorème »), maître Gray parachève son œuvre en nous laissant littéralement scotché sur notre écran.
Pour conclure, « Little Odessa » (1995), considéré comme le premier volet de la trilogie sur la famille (suivi par « The yards » et « La nuit… ») concocté par le tout jeune cinéaste d’à peine 26 ans !!!, est un chef d’œuvre lyrique néo-baroque prenant ses sources au cœur de l’Italie profonde.
Spectateurs, jamais les bas-fonds de New York n’auront été… aussi lointains !!
Pour une culture cinématographique complète. A voir une fois dans sa vie.
Interdit aux moins de 12 ans.
A noter : maître Gray a remporté le Lion d’argent et Redgrave la Coupe Volpi à Venise l’année de sortie de « Little Odessa ».
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 235 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2010
Premier film d'un cinéaste adulé par les cinéphiles aujourd'hui auquel son cinéma fait penser à celui de Francis Ford Coppola et plus précisement "Le parrain" par ce coté qui allie famille et mafia, monsieur ou maitre James Gray. Un film que j'ai découvert à l'adolescence en 1995, j'en gardais un trés bon souvenir et le fait de le revoir à la télévision me laisse admiratif de ce cinéaste talentueux auquel images, sons, décors, scénario et émotions sont parfaitement métrisés. Joshua, gangster sans scrupule, revient dans sa ville natale mais fraichement accueillit par sa famille hormis son petit frère et sa mère malade qui l'aiment toujours et le voit en cachette. La ville ne lui fait pas cadeau non plus car la mafia veut sa peau... Tout simplement un chef d'oeuvre poignant!!! Le genre d'histoire que j'adore voir au cinéma avec de trés bons comédiens excellents comme Tim Roth, Edward Furlong, Vanessa Redgrave ou Maximilien Schell. Avis aux amateurs de ce genre, une belle claque vous attends.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2012
James Gray réalise ce premier long métrage à 25 ans. S'en suit un univers de trois films parfaitement maîtrisé et marqué de son empreinte. Une ambiance glaciale dans un quartier de son enfance, des acteurs toujours aussi bien dirigés. son premier film annonce une belle carrière.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

152 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2017
Quelle ambiance incroyable que celle dans laquelle James Gray nous plonge. La rencontre entre Edward Furlong et Tim Roth est parfaitement juste. Malgré son sale boulot, on s'attache au personnage de Tim Roth et on se prend à espérer que cela ne finira pas trop mal pour les deux frères. Tim Roth est impeccable.
Scorcm83
Scorcm83

122 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2015
James Gray est un grand. Quatrième film que je vois de lui, et pour la quatrième fois j'ai été touché. Il a cette faculté de créer des personnages forts et attachants avec peu de choses. Ceux ci, souvent en perdition dans un New-York noir et violent, sont à la recherche de quelque chose, mais surtout d'une vie meilleure. C'est le cas de Joshua, interprété par un Tim Roth impeccable, en tant que tueur à gage froid, il tente de renouer avec sa famille et son quartier, mais n'est peut-être pas fait pour ça. Beaucoup de facteurs entrent en compte et le scénario nous captive tout le long par son réalisme, sa cruauté mais surtout sa sobriété. Je ne parlerai pas de tragédie grecque, mais aux amateurs de films à l'eau de rose, passez votre chemin. La musique colle parfaitement à l'ambiance et offre une dimension encore plus forte au film, les autres acteurs sont par ailleurs très bons. Je ne saurai quoi ajouter, peut-être parler de la mise en scène, simple mais efficace, prenant de la distance avec ses personnages mais plaçant le spectateur tout de même au centre de l'action, Gray alterne plans fixes à longue focale et plans serrés, caméra épaule de manière toujours justifiée. En bref, la naissance d'un très grand auteur, qui me fait adhérer de films en films au style Gray.
A voir !
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2012
Moins grandiloquent que ses productions futures, Little Odessa contient déjà les ingrédients du style de Gray, à savoir les lenteurs tant au niveau des dialogues que du rythme afin de mieux ressentir les psychologies des personnages. Tim Roth campe là un tueur imperturbable qui revient pour une mission dans le quartier de son enfance, Little Odessa. Son frère, le jeune Edward Furlong éprouve beaucoup d'attirance envers son aîné et le milieu dans lequel il évolue mais est en même temps lié par le coté familial incarné par le père qui veut l'orienter dans le droit chemin. En cela le scénario n'a rien de vraiment original mais c'est surtout l'ambiance qu'arrive à créer Gray qui est subtile car il ajoute beaucoup de poésie à l'oeuvre malgré le sombre récit. L'ambiance est donc pesante, le paysage hivernal semble congédier les hommes et le cercle familial mis à rude épreuve par la maladie et le rejet d'un père envers son fils. Poignant.
Serpiko77
Serpiko77

78 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2014
Le tout premier film de James Gray est déjà une belle réussite. Les relations père-fils sont très bien retranscrites et Edward Furlong prouve qu'il est passé à coté d'une grande carrière.
aberdeen76
aberdeen76

59 abonnés 1 014 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2011
James Gray signe pour son premier film une œuvre audacieuse, une tragédie grecque remarquable prenant place dans les bas fonds de New York, dans la little Odessa. Un film glauque et dérangeant sur les relations familiales, le poids des décisions passées... Le casting est très bon avec des acteurs d'une grande sobriété et la mise en scène est efficace. La BO est tout simplement superbe. Un coup d'essai qui laisse déjà présager du talent de celui qui livrera par la suite des chefs d’œuvre tels que la nuit nous appartient.
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 avril 2024
Surfait, comme pas mal de films de James Gray. Trop lent, trop mal filmé, trop lesté de pathos et d'une bande son qui abuse des chœurs antiques. N'est pas Coppola ou Scorcese qui veut.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 janvier 2019
Une première réalisation puissante, c’est filmé comme un pro ce style de mise en scène, au niveau du début par exemple sera imitable, des changements de couleurs opérés. Il n’y aura pas de mot pour décrire la violence dans cette famille russo-juive du petit coin de New York, au sein d’une communauté de réfugiés installés venus de l’Europe de l’Est. Une famille d’exilé entièrement dysfonctionnelle au climat étouffant, un père d’une sévérité exigeante envers ses deux fils, donnant naissance à un tueur à gage qui n’a rien à perdre et un gamin alcolo fumeur camé qui sèche les cours. Une vie conjugale affaiblie par la maladie du cerveau, ce qui touche profondément les émotions, la dureté de ses mensonges et balivernes.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juin 2020
Film plutôt bien réalisé mais scénario un peu tiré par les cheveux.
On s'ennuie vite et les personnages ne sont vraiment pas attachants.
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2025
Little odessa est le premier film de James gray qui grâce à cela le fit entrer comme un réalisateur bourré de talent et qui fit après des films éblouissant tel que the yards ou la nuit nous appartient.
Ce film est sombre, étouffant presque une tragédie grecque. Mettant en scène le milieu de gangster comme souvent dans ses films non pas pour glorifier la violence, mais pour explorer la fatalité familiale.
Le ton des le début, est assez mélancolique, dont le lieu d action, le quartier de brighton beach est typique de cette Amérique pauvre gangrené par des gangs russo américaines, l endroit paraît froid est caractérise par la neige présent tout du film pour accentuer le type glacial du film.
Le rôle de tim roth, tueur a gage, parti de chez il y a plusieurs années, chassé par son père, est le centre dans la narration du film, obligé de revenir dans son ancien quartier pour exécuter un contrat, un retour qui aura des conséquences désastreuse.
Tim roth y est formidable.
Mais le véritable sujet du film est la famille
La honte du père des activités de son fils, l amour étouffant d une mère mourante et surtout la fascination d un petit frère joué par edward furlong brillant dans ce rôle fragile et fort à la fois.
Bref c est un très beau film qui a un rythme assez lent, qui met du temps à décanter, mais qui marque longtemps.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse