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    Little Odessa
    note moyenne
    3,8
    1759 notes dont 163 critiques
    répartition des 163 critiques par note
    38 critiques
    48 critiques
    45 critiques
    22 critiques
    7 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Little Odessa ?

    163 critiques spectateurs

    The Cinephile World
    The Cinephile World

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 607 critiques

    4,5
    Publiée le 27 mars 2014
    Première réalisation de James Gray, à qui l'on devra les films '' The Yards '', '' La Nuit nous appartient '' et '' Two Lovers '', il y a des fois où les premiers films de certains réalisateurs ne sont pas marquants et finissent par être oubliés. Et bien ce n'est pas du tout le cas de celui-ci, non seulement est une réussite, mais c'est aussi un film culte. En effet, j'ai été bluffé par le travail de James Gray qui excelle vraiment dans sa manière de filmer un film. Dès qu'on eu l'occasion de visionner le film, on voit ce qu'est le genre de travail que peut fournir James Gray, en effet, son oeuvre est personnelle, et on sent qu'il y a mit tout son sien. Bref, pour la réalisation vous le savez donc, elle est excellente, voir exceptionnelle à certains passages, notamment grâce à des jeux d'ombres maîtrisés, et quand ça marche, c'est très beau à voir. De plus, les couleurs sont travaillées et donnent au film un coté assez sombre, et j'ai trouvé que cela donnait des scènes parfois froide et sombre. Le scénario est certes simple, mais globalement très bon, en effet, il joue un petit peu avec la violence et le réalisme. Les personnages tout comme les acteurs sont excellents, Tim Roth est tout simplement magistral, et incarne un tueur à gages abattant des personnes sans pitié, mais ce personnage a un petit coté émouvant, ce qui le rend attachant et touchant. Edward Furlong livre aussi une excellente prestation et incarne le frère cadet du personnage de Tim Roth. D'ailleurs les relations entre ces deux personnages est émouvante et vu la prestation des deux acteurs, on a vraiment l'impression d'avoir affaire à deux vraies frères. Malgré tous ces points positifs, je reproche au film quelques petits défauts, notamment au niveau du rythme, en effet, il y a parfois des longueurs, il y a des fois où elles sont utiles, d'autres moins. Et j'ai été un tout petit peu déçu de la fin, mais après ce n'est que mon avis. spoiler: Un tueur à gages revient pour un contrat dans son quartier natal de « Little Odessa » (New York), alors que la mafia locale l’a inscrit sur sa liste noire. Bravant la fureur de son père qui ne le reconnaît plus comme son fils, il renoue avec son petit frère et tente de rendrle visite à sa mère gravement malade. Mais ses activités criminelles vont sceller tragiquement le destin familial.
    En conclusion, '' Little Odessa '' est un film émouvant doté d'une magnifique réalisation que je vous conseille bien évidement, pour le premier film de James Gray, le résultat est excellent. Un excellent film, 4.5/5.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

    Suivre son activité 289 abonnés Lire ses 1 080 critiques

    3,5
    Publiée le 27 mars 2014
    Premier film de James Gray ("The Yards", "La Nuit nous appartient") mettant en scène Tim Roth dans le rôle de Joshua, un tueur à gages froid qui pour le bien d'un contrat retrouve le quartier de son enfance Little Odessa, où il va retrouver son petit frère Reuben (Edward Furlong), ainsi que son père tyrannique et sa mère gravement malade. Avec "Little Odessa" Gray exploite la thématique qu'il abordera dans une majeure partie de ces films, le polar sous fond de conflit familial. Et c'est très réussi pour un coup d'essai, la réalisation est propre, la mise en scène excellente et visuellement c'est intéressant. Tim Roth confirme après ses deux films chez Tarantino que c'est un acteur de grand talent, de même pour Edward Furlong qui confirmera quelques années plus tard avec "American History X", malgré tout les deux n'auront pas eu la carrière qu'ils méritaient. Cependant bien que le film ai beaucoup de points positifs on pourra juste déplorer une certaine lenteur dans le rythme, le point faible de Gray, mais une fois captivé et prit dans le film cela n'est pas trop dérangeant. D'ailleurs il faut noter que les 20 dernières minutes du film sont vraiment excellentes et bouleversantes.
    "Little Odessa" est un bon film qui ravira les cinéphiles amateurs de polar dramatique.
    ghyom
    ghyom

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    4,0
    Publiée le 26 mars 2014
    C'est rare de voir un premier film de cette qualité. James Gray signe son entrée à seulement 24ans par un très bon film noir qui possède une atmosphère propre aidée en cela par une certaine lenteur (peut être pas encore tout à fait maitrisée) et des chœurs qui font peser une présence fantomatiques sur le film et ses personnages. Très bien interprété par Tim Roth et le jeune Edward Furlong, "Little Odessa" est une œuvre très personnelle. Le personnage de Reuben est fortement inspiré de la vie de James Gray, fils d'immigrés russes de confession judaïque, séchant les cours pour aller dans les salles de cinéma et pour trainer dans ce fameux quartier russe de New-York. Si la photo est juste correcte, la mise en scène est déjà, elle, impressionnante (surtout pour un premier long métrage). Je pense notamment à la scène de l'exécution du bijoutier en quasi ombre chinoise ou encore à la caméra qui passe à travers le drap. James Gray film déjà la violence et le désespoir de ceux pour qui le rêve américain tant désiré est voué à l'échec et il le fait déjà bien. Sans arriver au niveau de "The Yards", "Little Odessa" vaut bien "We Own the night".
    Emile S.
    Emile S.

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    5,0
    Publiée le 27 décembre 2013
    Un homme, dans un New York enneigé, marche, un flingue à la main caché sous sa veste de cuir. Il s'approche et tire sur un homme. C'est comme ça que commence ce chez-d'oeuvre de james gray. Tout dans ce film est génial, les acteurs : Tim Roth ( excellent comme d'habitude, même si sa prestation ne surpasse pas celle de Pulp Fiction ) et Edward Furlong ( la vraie révélation du film ), le scénario ( à faire pleurer ) et la mise en scène qui par ses images sublimes accentue le potentiel dramatique du film. Bref à voir, revoir, et re-revoir.
    fandecaoch
    fandecaoch

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    4,5
    Publiée le 27 mars 2014
    Little Odessa : Pour un premier film, James Gray nous réalise un film personnel et somptueusement mise en scène. Puisque, la photographie y est soigné voir excellente a des moments. Car, l’ambiance est maitrisé : c’est sombre, noire, assez sale avec une dominance froid car c’est le Russie ou se situe l’intrigue du film. D’ailleurs, l’histoire est assez violente et réaliste en même temps, ce qui permet une bonne immersion. Car, on a affaire a un drame familiale/mafia… C’est un homme, un tueur à gage sans pitié qui doit exécuter un contact dans son quartier natale : Little Odessa (donc, le passé resurgir). Il va reprendre contact avec sa famille ou il n’est pas le bienvenu. Il y a juste son frère qui va l’apprécier mais son frère va tomber avec lui car fréquenté un tueur a gags n’est jamais bon. D’ailleurs, on suit le film du regarde du frère : le petit Reuben Shapira. Donc voila, c’est un sombre trame familiale ou reine la violence et les mauvaises fréquentations. Et le final est des plus inattendus, il y a que dans ce genre de film « indépendant » qu’on voit ça et ce n’est pas plus mal. De plus, les acteurs sont très convaincants et justes : ils ont peu de parole, tout dans l’expression et le regard. Donc voila, comme quoi, on peut faire une vraie perle, même quand c'est une premier réalisation. Bon, le rythme est lent mais l'atmosphère est aussi froide qu’un flingue, cette œuvre, je la conseille aux amoureux du cinéma d’auteur.
    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 309 abonnés Lire ses 1 489 critiques

    3,5
    Publiée le 26 mars 2014
    Bon je suis toujours mitigé avec ce James Gray, j'ai commencé sa filmo par "La Nuit nous appartient" que j'ai trouvé pas mal sans plus, suivi de "The Immigrant" qui remonte déjà un peu dans le classement et là je viens de me faire son premier film "Little Odessa".
    Alors déjà première chose un Tim Roth impeccable, ça c'est basé, à ses cotés un Edward Furlong lui aussi très bon, la réalisation est pas dégueu pour une première même loin de là, la bande son qui est toujours un gros point fort chez Gray est sublime, les décors enneigés sont superbes, la mise en scène est très bonne, et le scénario quant à lui est ultra fidèle à la réalité, soigné et bien écrit, on regrettera juste un léger manque de rythme mais rien de bien méchant, de plus en regardant le documentaire "Il était une fois little Odessa" j'ai appris pas mal de chose, dont le faite que le film soit grandement inspiré de la propre vie de James Gray, appart le coup du tueur à gage, énormément de chose sont inspiré de fait vécu.
    Bref un bon film, bien foutu mais pas exceptionnel.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    1,0
    Publiée le 19 janvier 2009
    James Gray. Trois films, trois polars pour un même ton singulier et l'émergence d'un solide auteur dans le cinéma indépendant américain actuel. 1994 résonne comme l'année de ses débuts par l'intermédiaire de "Little Odessa", long-métrage narrant le retour d'un tueur à gages dans le quartier de son enfance pour exécuter un contrat, miné par les sentiments humains qui renaissent en lui. Impossible rédemption pour cette machine à abattre qui détruira le peu qui lui restait : sa famille (dans laquelle se confrontent des crises de types multiples). Ambiance nocturne et symboles religieux pour Gray qui n'hésite pas à donner au film de genre un caractère sacré et une dramaturgie rappelant bien des tragédies classiques. Tim Roth a le visage fermé, donne un vrai relief à un personnage difficile à cerner dans ses intentions dont les explosions de violence, si elles ne sont guère surprenantes apparaissent parfois tout de même bluffantes (superbe scène à propos des liens paternels). "Little Odessa" ne possède pas l'intensité émotionnelle de "The Yards", n'a pas encore cette tension permanente et électrique, annonciatrice de fin du monde tel qu'on était en droit de l'attendre de même que les relations entre les différents protagonistes ne sont finalement pas aussi puissantes que dans le second film de Gray (et qui faisait d'ailleurs toute sa force). L'exercice de style est cependant maîtrisé et n'ennuie à aucun moment. Roth est un fantôme redouté, un traître de retour des années après ses méfaits : le pouvoir qu'il n'a su acquir que par les armes ainsi que sa "descente" à un état humain est le principal sujet d'un film au final imposant, comportant plusieurs bonnes scènes mais qui peine à secouer franchement son spectateur, auquel il manque cette touche qui l'aurait porté à un niveau bien supérieur. A voir.
    Cocobusiness
    Cocobusiness

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 382 critiques

    0,5
    Publiée le 26 février 2007
    Un tueur à gages est contraint, pour son triste boulot, de revenir dans le quartier new-yorkais de son enfance, où vit la communauté de juifs ukrainiens. Banal. Il retrouve son petit frère, ses anciens potes et son père, qui l’avait exclu. Banal. Glauque. Désespérant. Drame familial, drame social, drame du cinéma, qui fait que certains films sont mortellement ennuyeux. Prenez des paumés, intégrez les à une mafia quelconque (rien, ici, de bien spécifique aux juifs d’Ukraine), racontez leur vie, ou plutôt leur absence de vie, le soir et la nuit de préférence, car le noir tient lieu de force psychologique, arrangez vous pour que les acteurs en fassent le moins possible (la froideur glaciale active le polar) : vous avez des chances d’obtenir une récompense d’un jury quelque part : ici, Venise, avec un Lion d’argent. Pas vu jusqu’au bout.
    Gonnard
    Gonnard

    Suivre son activité 163 abonnés Lire ses 1 930 critiques

    2,5
    Publiée le 7 novembre 2007
    Film très sombre sur la communauté russe de New York. Il manque certes un peu de rythme mais on ne s'ennuie pas. Les personnages sont décrits avec profondeur. Mention spéciale à Edward Furlong qui, comme dans "American History X", ne peut pas laisser indifférent.
    TanTylash
    TanTylash

    Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 77 critiques

    0,5
    Publiée le 21 juillet 2010
    Drame sordide, lent, glauque et sans aucun intérêt.
    AMCHI
    AMCHI

    Suivre son activité 2607 abonnés Lire ses 5 762 critiques

    1,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Little Odessa est l'évocation assez ennuyeuse du retour du fils paria au sein de sa famille et de son quartier d'enfance. La fin est réussie mais pour le reste le film est peu prenant et jamais poignant. Je m'attendais à un très beau film mais au final c'est plutôt très décevant.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    4,5
    Publiée le 28 janvier 2017
    Little Odessa est un excellent film de James Gray. Un de ces films marquant, fort, pertinent, avec très peu de loupés.
    Malgré tout pour moi ce film n’est pas un chef-d’œuvre absolu. Quelques lenteurs, quelques personnages secondaires pas trop dégrossis, et une fin un peu abrupte qui est un peu moins forte que certains passages du film lui-même.
    Mais bon, mis bout à bout ça reste des éléments de détails. Car oui, ce métrage reste excellent en dépit de cela.
    D’abord le casting est top. Tim Roth est mémorable dans un rôle radical et anti-consensuel qui fait plaisir dans le genre. C’est un héros tout à fait antipathique, et je dois dire que Roth le campe avec un talent évident, trouvant là sans doute son meilleur rôle, et imposant sa finesse de jeu. Il fait face à un Edward Furlong qui était alors au top de sa carrière. Un rôle parfait pour lui que celui de ce jeune frère prêt à sombrer dans la mauvaise influence de l’ainé de la famille. Il était l’acteur tout trouvé, et on peut regretter qu’il ait lui-même plongée dans une décadence après toutes ses belles performances de l’époque. Enfin, quelques bons seconds rôles, avec le toujours solide Maximilian Schell, notamment. Le film repose largement sur cette belle interprétation.
    Le scénario est lui aussi très bon. Très simple sur le fond, avec ce tueur venu dans son ancien quartier accomplir un contrat, le métrage séduit surtout par la façon dont Gray parvient à élargir son propos. On assiste moins à un film de gangsters qu’à un drame familial, et à la description aussi réaliste qu’onirique du quartier de Little Odessa. En effet, le film fait follement authentique, et en même temps le rythme, la tonalité mélancolique et crépusculaire, l’absence de certains lieux communs du film de gangster (la police par exemple), fait qu’on a l’impression d’être dans un rêve ou un cauchemar irréaliste. L’histoire est en plus narrée avec une maitrise évidente, et aucune scène n’est de trop. Vraiment un fond riche, et un grand nombre de scènes fortes qui retiennent l’attention.
    Sur la forme Little Odessa est donc une grande réussite par son ambiance. Se déroulant l’hiver, le film est tout en teintes froides, bleutées, se déroule volontiers la nuit, et le mélange avec cette ville sans nature, décrépie à bien des égards fait des miracles. Le film n’offre quasiment aucune lueur d’espoir, et le résultat est un régal de film noir, porté aussi par une mise en scène magistrale qui s’intéresse autant aux acteurs qu’au quartier lui-même. On sent que le réalisateur voulait vraiment en faire un acteur si ce n’est l’acteur premier de son film, et Gray faisait déjà preuve ici de son application formelle et de son sens de l’image. Et de la musique aussi, car la bande son est brillante.
    Franchement, rien à redire de significatif sur Little Odessa. C’est un très bon film, rigoureux, où les aspérités restent minimes. C’est vrai que parfois Gray a un peu de mal à naviguer entre le drame, le polar noir, voire le film social, et que certains trouveront des éléments d’arrière-fond peu développés (la maladie de la mère, le personnage d’Alla), mais pour un premier film c’est tout de même de haute volée, et j’aimerai que tous les films affichent cette qualité générale. 4.5
    7eme critique
    7eme critique

    Suivre son activité 299 abonnés Lire ses 2 778 critiques

    3,5
    Publiée le 30 mars 2014
    Le style et le sujet ne débordent pas d'originalité, mais James Gray frappe la toile assez fort avec ce premier long-métrage qui ne manquera pas d'émotions douloureuses et poignantes grâce au rôle de Tim Roth. Une vie ratée, une solitude, des regrets, bref un engrenage dans une tristesse absolue où il ne fait plus bon de vivre cette vie écœurante qui se prolonge dans une impasse toujours plus sombre. "Little Odessa" bénéficie clairement d'une bonne direction (on sent déjà le talent du cinéaste James Gray) pour adapter ses lignes scénaristiques de désespoir qui ne sont pas les éléments les plus simples à transposer sur grand écran, de musiques agréables et d'un premier rôle maîtrisé. Ça donne forcément envie de se pencher sur les œuvres suivantes du metteur en scène.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 172 abonnés Lire ses 1 024 critiques

    1,0
    Publiée le 6 février 2009
    Un homme traverse la rue, sort une arme et tire à bout portant avant de repartir par où il est venu. Ainsi commence, non sans vigueur, «Little Odessa» (USA, 1994), le premier long-métrage de James Gray. Cette introduction mensongère laisse présumer une violence expéditive et un climat brutal. La suite repose davantage sur des émotions intimes et interroge le rapport fraternel dans le cadre d’une banlieue sensible de New-York. Cette place que se partagent la fureur et l’intimité, et qui se révèle à la base du cinéma de Gray, instaure une double identité à l’œuvre, la faisant tantôt énergique, tantôt mélancolique. Les paysages enneigés et moribonds rappellent les décors délabrés de l’ex-U.R.S.S. Fils de parents russes, Gray considère la famille comme une institution aliénante et à la fois intimement rassurante. Le rapport tendu qu’entretient Joshua, de retour dans son quartier natal, avec ses parents est symptomatique de la figure relationnelle en action dans le cinéma de Gray. Dès son premier film, apparaissent les grandes figures de son œuvre, ce serait la marque des plus grands auteurs, paraît-il. Or le style qu’emploie Gray pour traiter du thème qui lui est cher, encore et toujours, renvoie à une économie des moyens narratifs et esthétiques, à une lisibilité immédiate des signes, à tout ce qui correspondant à un certain classicisme du cinéma. Le défaut de Gray, d’ores et déjà observable dans «Little Odessa», provient de son manque patent à imposer à l’échelle d’un film une puissance (quelque soit sa nature). Pour cette raison, ce premier long-métrage se taille une envergure mineure et témoigne d’une d’ambition limitée, bien que l’issu des personnages soit profondément dramatique. Les capacités d’Hollywood et du cinéma indépendant américain (le film est produit par la New Line) sont telles que de grandes fulgurances sont possibles. Or Gray préfère un tempo moins brutal, moins vif, de quoi démentir l’introduction de «Little Odessa».
    Santu2b
    Santu2b

    Suivre son activité 147 abonnés Lire ses 1 674 critiques

    1,0
    Publiée le 22 décembre 2009
    Le milieu des années 90 vit l'apparition d'un cinéaste plutôt discret (puisqu'il n'a réalisé seulement quatre films en plus de quinze ans !) mais régulièrement plébiscité par les critiques français en la personne de James Gray. Ce dernier nous livre donc en 1995 son premier long-métrage "Little Odessa ; un sombre et glauque polar mettant en scène Tim Roth dans la peau d'un tueur à gage revenant exercer dans le douloureux quartier de son enfance. Un polar glauque disais-je car Gray a su d'emblée donner une forme à son film ; une ambiance nocturne, un style brut, souvent oppressant, un tantinet lourd parfois il est vrai mais dans l'ensemble assez concluant. Honnête oeuvre, "Little Odessa" est cependant décevant dans la mesure ou jamais il ne délie une seule parcelle d'émotion. Le long-métrage est en fait l'égal de Tim Roth et de son personnage : beau sans être tout a fait marquant, bon mais constamment froid. Gray possède un grand sens du rythme, cela est indéniable. Quel dommage alors qu'il n'ait su orner, enrober son film de cette touche émotionelle qui aurait élevé ce dernier à un autre rang que celui de bon premier essai. Divertissant.
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