2382 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
187 critiques spectateurs
5
41 critiques
4
55 critiques
3
54 critiques
2
26 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LucasdeGrasse
110 abonnés
585 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 août 2009
Ce premier film glacial et résolument noir de James Gray (The Yards, La nuit nous appartient...) fait renaître le "polar familial" de ses cendres (on pense sans y penser aux Parrains de Coppola). Inégalement maîtrisé, comme dans les premières oeuvres, mais original et tiré vers le haut par d'excellents acteurs comme Tim Roth ou Vanessa Redgrave (qui reçu la coupe Volpi du meilleur second rôle féminin au festival de Venise), ce film laisse entrevoir, dans une réalité sombre et cruel, des personnages souvent inhumains qui s'entremêlent jusqu'à un dénouement digne des tragédies shakespearienne. Un Lion d'argent à Venise mérité!
Un film exceptionnel porté par un tim roth au sommet de son charisme.James gray nous offre une descente en enfer très sombre,violente et émouvante.Un polar qui ne laisse pas insensible et dont vous vous souviendrez longtemps une grande claque!!!
Je suis très énervé.Comment le meilleur réalisateur de sa génération n'a pu fair que 3 films en 13 ANS. C'est Inadmissible.Revenons au film. Un chef d'oeuvre.Rien d'autre.Une fin magistrale.Des acteurs excellent.Une BO énormissime.Voyez le car c'est une grande oeuvre comme The Yards
un trés beau film trés sobre qui passe du polar au drame avec aisance . L'ambiance est tres réaliste on sent presque le vécu. Tim Roth et Edward Furlong sont vraiment bon ils habitent leurs personnages avec talent. C'est un film qui merite amplement ses bonnes critiques.
L'histoire d'une petite frappe de l'est qui revient dans sa little Odessa de New York. Merci à Monika (qui a payé ma place en dehors de tout abonnement cinéma, une folie !) et merci au Forum des images qui a rouvert très récemment (celui là même qui m'avait donné à l'époque le plaisir de découvrir le cinéma d'auteur avec le confort d'un abonnement). Sur le nouveau Forum, rien à dire, tout est pareil, mais différemment, avec une déco kitsch seventies, mâtinée de clinquant années 80, et assez mal fini. Tout est à peu près neuf, sauf les toilettes, carrément minables et presque incongrues dans un lieu pareil. La plus grande salle souffre par contre toujours d'une pente trop inclinée et d'un écartement trop fort pour profiter du film en dehors des places du milieu. Mais bon, on ne vient pas dans le ventre de Paris pour ça. Quel plaisir de voir un film en compagnie du réalisateur, surtout quand on déguste toute la distance entre la dissection des mondes tristes ou dramatiques dont il s'est fait la spécialité, et l'humour à la Woody Allen dont il fait preuve face au public. Sans parler de sa gentillesse et de sa simplicité. Bref, c'est le genre de moment où l'on comprend mieux le style « Gray » qui ne voudra jamais ressembler aux autres films américains. Il parle de ses choix de silences et de lenteurs (qui ne sont que généralement les signes de fabrique du ciné indé) face à ses détracteurs. Ce qui permet de mieux déguster cette tranquillité qui concoure à fabriquer l'existentialisme latent des destins choisis par le réalisateur. Little Odessa est donc un film triste, qui finira comme il se doit, dont la portée, pour un film d'un « gamin » de 24 ans est tout sauf gratuite. Peu importe quelques facilités, ou quelques interrogations, le style est déjà la, les idées aussi, et le long métrage tient toutes ces promesses. Mais il ne faut pas venir pour voir un polar ou un thriller, c'est sûr.
Un film puissant, captivant mené tambour battant par un duo extraordinaire. Tim Roth est époustouflant en tueur solitaire en rupture avec sa famille et Edward Furlong nous prouve une nouvelle fois son talent à travers ce jeune frère en quête de repères et déchiré entre deux univers. Cette œuvre cinglante et virtuose est l'un des premiers essais du réalisateur James Gray et l'on comprend immédiatement l'ampleur de son talent : justesse du scénario, magnétisme des acteurs, sauvagerie des dialogues (un film à ne voir qu'en anglais!), Little Odessa est un coup de poing dans le monde du drame policier.
Cest le premier film de James Gray que je vois et ça promet pour lavenir, ce Little Odessa est superbe. Dailleurs, il présentera cette année son nouveau film « We own the Night », 7 ans après « The Yards » qui a été un véritable échec commercial. James Gray redoute que le film ne marche pas mais vu son premier je pense quil est capable de grande chose. Au niveau du scénario, jai trouvé quand même que cétait un peu classique et pas très développé mais ce nest pas la force du film. La qualité vient de la mise en scène, chaque plan est filmé avec minutie, les sentiments transmis aux spectateurs sont forts. La situation de cette famille Ukrainienne est noire, elle est en crise, ne tient plus debout. Certaines scènes sont choquantes comme létat de la mère mourante, on se met à la place du fils (Edwar Furlong), sa souffrance doit être terrible. De plus, lambiance est lamentable chez lui, un père qui le bat et un frère quil vénère mais qui nest pas du tout un bon exemple. Une des dernières scènes du film où, le fils est prêt à tuer son père quil déteste, est terrible. Ce film est tragique au possible, dune noirceur très concentré et totalement impossible à diluer. La réussite de Little Odessa vient aussi des acteurs sublimes que sont Tim Roth (Reservoirs Dogs) et Edward Furlong (American History X). Dailleurs, ce dernier a encore un rôle de frère fanatique, comme Dereck dans « American History X », cest maintenant Joshua son modèle. On ne voit dailleurs plus tellement Edward Furlong, dommage car il est très bon. Un film qui vaut le coup dêtre vu.
Dès son premier film James Gray posait déjà les bases de sa filmographie avec une maîtrise formelle qui peut même paraître déconcertante. Un tueur à gages tiraillé par le "boulot" qu'il doit accomplir et les morceaux qu'ils lui restent à recoller avec sa famille qu'il a quitté jadis. Face à un Tim Roth imperceptible, le personnage de son frère m'a particulièrement marqué. Edward Furlong campe un ado paumé, dont les errances urbaines ne sont pas sans rappeler celles d'Holder Caulfield dans "L'attrape-cœurs", roman de J.D. Salinger. Ce retour en terre natale n'a rien de nostalgique, car les vieux démons vont vite refire surface, notamment la mafia ukrainienne locale. Enième pièce d'une société désenchantée, de laquelle résulte des personnes insensibles à tout. Il y'a dans ce "Little Odessa" cette pesanteur et cette gravité dans l'air auxquelles on reconnaît les grands films noirs. Coup de maître.
Un film où la mise en scène est parfaite et où Tim Roth et Edward Furlong sont sublime. Le scénario est intriguant et magnifique. Joshua Shapira est un malfrat, qui exécute des contrat pour des grosses pointures de la mafia New Yorkaise, en tuant des personnes influentes des mafias rivales. Reuben Shapira est le frères cadet de Joshua, il se considère comme un délinquant est veut montrer son côté rebelle mais reste enfermé dans le cercle familial à cause de son père qui le bat. Lorsque la mère de ses deux enfants, très proches aux niveau du comportement, à une tumeur au cerveau qui se révèle, tout change alors dans la famille. Joshua étant de passages dans le quartier il vient dire bonjour et apprend la maladie de sa mère, son seul moyen alors pour atteindre sa mère et de se rapprocher le plus possible de son frère. Les deux frères vont alors s’attacher l’uns à l’autres. La beauté de la réalisation de James Gray est impressionnante, et l’interprétation de Tim Roth est magnifique. Les plans de la ville de New York par James Gray sont sublimes et la beauté de l’esthétique est saisissante. On reconnaît énormément de plans qui seront après utilisé par James Gray dans son film Two Lovers, et qui auront la même beauté visuel. Les interprétations respective de Tim Roth et de Edward Furlong, sont magique, Tim Roth montre tout son talent et prouve qu’il est l’un des acteurs majeur de sa génération. Quand à Edward Furlong il campe d’une merveilleuse façon le frère qui veut montrer qu’il a une place importante dans la famille. Le scénario de James Gray est parfait, il montre la dualité que peut avoir un fils avec son père, mais également l’amour qu’il peut découvrir via son frère qu’il n’a pas vu depuis longtemps. En deux mots : Un film superbe où le scénario rivalise très bien avec la réalisation, et où les acteurs sont superbes par leurs talents et leurs forces.
Un polar surprenant, sombre. Des personnages complexes d'une grande finesse, des liens familiaux bien ciselés. Un peu lent, parfois ennuyeux mais totalement envoûté par la photographie. Le meilleur film de James Gray ?
Le cinéma russe a quelque chose de spécial. En tout cas, voir un polar russe tourné en terre américaine est un choix judicieux car on est dépaysé sans être largué. Little Odessa se caractérise par une narration lente, l'action complètement reléguée au second plan en même temps que le thème de la mafia qui cède beaucoup de terrain face à celui de la famille, tout en lui étant étroitement lié. C'est là que se situe la réflexion principale du film, au niveau des relations entre frères et entre père et fils face aux circonstances qui dévoile le sens caché des actes de chacun. Le père veut protéger son fils qu'il lui reste en acceptant son humanité, mais cela n'y change rien, il est humain donc imparfait et certainement pas blanc comme neige, donc il ne peut qu'échouer. Le cadet subit tout, mais il aime son entourage et s'accroche comme il peut à son frère car c'est lui qui est le plus atteint par la mort prochaine de sa mère. Enfin, le grand frère, est un salaud finis qui est humain, donc il a de bons moments de sympathie bien trompeur, et sa vraie nature est révélée à la fin du film à l'instar du père qui est exposé par un cheminement inverse au spectateur. Les acteurs sont brillants, surtout Edward Furlong qui réussit à nous toucher en mode minimaliste (rien que ses regards lors du meurtre qui arrive enfin et crée le moment le plus noir du film, valent toute l'émotion qui nous attache à lui), quand à Tim Roth il joue assurément mieux que dans le remake de la Planète des Singes. Les plans qui décrivent Brooklyn esquissent un portrait sombre de cette portion de New York, montrant tour à tour ce qui fait sa pourriture intérieure et ce qui fait sa beauté (scène sublime dans la neige lorsque Joshua humilie son père, où le risque de pleurer est des plus élevé!). Une foule de détail percent l'écran et gravent sur cette œuvre la puissance des grands films, qui livrent une parcelle d'éternité. La musique se fait souvent discrète pour mieux nous faire ployer les genoux lorsque le drame se noue. Le final en est totalement dépourvu, et cette séquence change radicalement de ton par rapport au reste du film : on passe à l'immédiat, au temps réel, la mort frappe à la porte. Tel un Duel ou un film d'Hitchcock, le suspense électrise l'air en nous prenant jusqu'à la moelle et le dénouement laisse sans voix. Terriblement dur et pourtant tellement logique et prévisible, une fois qu'on l'a sous le yeux. Ce n'est pas du tout du cinéma américain, c'est du cinéma sans concession, du cinéma qui montre la dureté de la vie, c'est douloureusement inoubliable.
Ah ce film, quelle claque ! Inoubliable ! Une des plus belles œuvres cinématographiques américaines des années 90 avec "Carlito's Way" de Brian de Palma (1993). Vu à sa sortie en France en Janvier 95, puis revu il y a quelques années. Gray avait 24 ans lorsqu'il a réalisé ce film, et tout est grandiose : la réalisation, le scénario, la performance presque hallucinée de Tim Roth, juste après son rôle d'anthologie dans "Pulp Fiction" de Tarantino. Et dernier grand rôle notoire d'Edward Furlong, malheureusement ! On sent l'influence de Scorsese, mais au lieu des personnages d'origine italienne, on est confronté à la communauté russe de Brighton Beach. Un chef d’œuvre intemporel !
Bon film! Parfait en VO, Tim Roth est vraiment bien tout comme son petit frère! Mais j'ai été un peu perturbe par les personnages, pas tjs très clair mais très bon film qd même 4*
Fascinant et sublime portrait familial d'un tueur à gages solitaire revenu parmi les siens où les conséquences de la solitude, la rédemption, la vengeance et la famille finiront par lui être fatal... James Gray, quel grand artiste!