Pour son premier long-métrage, James Gray s'intéresse plus au drame familial qu'à son intrigue. Ce qui aurait pu donner un film assez fort émotionnellement, n'est finalement qu'une œuvre mal équilibrée avec bien peu de suspense et beaucoup de froideur.
La belle réussite de ce premier film, James Gray, ne la doit pas à un scénario ou une mise en scène très innovants, mais surtout au choix d’une brillante distribution d’acteurs qui font ressortir un maximum d’intensité à chaque scène. L'exploitation culturelle qui est faite de la communauté juive slave de New York est intéressante. Les défauts du film viennent surtout du fait que le ressort principal de l’essentiel de la trame dramatique semble être contenu dans la nature et les motivations des actes passés de Josh. Or ce mystère reste opaque, même à la fin du film, rendant ainsi la scène finale aussi inutile qu’énigmatique. James Gray nous décevra grandement hélas avec son second film The Yard, archi convenu et d’un mortel ennui.
Pour son premier long-métrage James Gray s'illustre vraiment comme un cinéaste avec un vrai sens de la mise en scène. C'est d'ailleurs le principal attrait de son film. Il a vraiment des bonnes idées de réalisation, il y a un soucis apporté à l'image également, à l'esthétique général de son œuvre, à la photographie. Bref, techniquement c'est vraiment bien. Comme je le disais, c'est à mon avis le principal point fort de son film, car derrière c'est un peu du déjà vu, pas toujours très intéressant à mon avis, c'est pas mauvais, ça se laisse regarder hein, mais le scénario n'est pas au niveau de la mise en scène je trouve.
Le premier long-métrage de James Gray est comme qui dirait l'autre, prometteur pour l'époque. Aujourd'hui, on sait ce que vaut James Gray mais quand il a réalisé son premier film, on ne savait pas. La réalisation est dans l'ensemble maîtrisée et l'ambiance est prenante. Cette vision de New York des années 90 est noire, sombre, grise et glauque. Le film prend du temps à démarrer mais ça en vaut la peine. Les acteurs sont excellent, notamment Tim Roth et Edward Furlong tout jeune. C'est le portrait de la criminalité dans New York à travers une communauté, ici des russes. Les relations entre frères sont ici très importante et l'ambiance est très pensante, c'est n'est pas un film joyeux mais un film profond. Bref c'est une histoire prenante et intéressante, il y a pour moi 2 défauts : le film qui prend du temps à démarrer et la pellicule qui a vieillie, la qualité du film est assez bien mais sans plus. Bref pour une première réalisation de James Gray, ça vaut 3,5/5.
La naissance d'un grand cinéaste classique,j'ai nommé James Yards."Little Odessa" est un premier essai,qui pose les bases de sa future filmographie.Un tueur revient dans le quartier de son enfance,à Brighton Beach,y exécuter des contrats,alors même qu'il tente de renouer avec sa famille,et d'acquérir une certaine rédemption.Tim Roth,glacial et impénétrable est à l'image de ce drame antique.Très intérieur,et donc dénué d'émotions.Gray s'intéresse à la mafia juive new-yorkaise,qui sera aussi au centre de ses films ultérieurs.Des immigrés vivant dans un quartier modeste,difficilement intégrés.La famille se disloque.Notre point de repère,c'est le fils(Edward Furlong,au rôle proche de celui de "American History X"),subjugué par ce frère absent.Le drame couve à tous les étages,avec un père violent et adultérin,une mère ayant une maladie incurable et des gangsters déterminés à faire tomber le revenant.Esthétique glauque,mise en scène au cordeau,échanges réduits à l'essentiel.Et pourtant,cette histoire de déliquescence inévitable ne nous parle pas.Trop distanciée.James Gray corrigera ce défaut de splendide manière plus tard,et rappelons qu'il n'avait que 25 ans à l'époque.Une maturité pardonnant ces erreurs de jugement.
Premier long métrage du génial James Gray, Little Odessa est un film remarquable de maîtrise, une oeuvre magnifiquement interprétée qui permet à Tim Roth de nous offrir l'une de ses compositions les plus noires. De son côté, le jeune Edward Furlong crève littéralement l'écran : sa silhouette, son regard pénétrant et sa sensibilité non feinte forcent l'attachement ainsi qu'une certaine fascination ( il s'agit là de son meilleur rôle avec American History X...). Bref, sur le plan de la direction d'acteurs, James Gray s'en tire comme un chef. Visuellement, le film est très beau malgré quelques effets de style me semblant injustifiés ( je fais allusion à l'utilisation abondante du zoom ). Enfin, l'intrigue est simple mais passionnante car le cinéaste prend le temps de raconter son histoire en donnant à ses personnages une âme véritable. Même si Little Odessa met du temps à démarrer, il n'en demeure pas moins un très bon premier essai ainsi qu'un surprenant film de gangsters ( dans la mesure où l'intérêt est ailleurs que dans les scènes d'action ). A voir absolument.
"Little Odessa" tend à mettre en lumière un quartier bien connu de New York, à prédominance juive et slave, ainsi qu'un milieu impitoyable, celui de la mafia russe. Tim Roth et Edward Furlong y campent deux frérots qui se sont perdus de vue, qui se retrouvent, et dont l'univers terrible les entourant va les obliger à se serrer les coudes. Sans trop de fioritures, James Gray livre un film brut, froid, allant droit au but. Et qui au final fait son effet, grâce à quelques scènes fortes.
On retrouve dans cette première réalisation de James Gray, tous les thèmes qui feront l'objet de son œuvre : milieux mafieux, fraternité, dualité père/fils, complots. Pour une première, il livre un film résolument noir un tantinet maladroite, où l'on peut nettement reconnaitre l'influence sur lui qu'a eu le cinéma de Francis Ford Coppola. Si le film est bien filmé, et dispose d'un casting de qualité avec Tim Roth et Edward Fulong, tous deux excellents, le film souffre bien trop souvent de longueur pesantes et évitables, mêmes si celles-ci contribuent à l'ambiance, je ne suis pour ma part jamais rentré dedans à cent pour cent. Une réalisation ambitieuse tout de même, qui ouvrira la voie aux superbes "The Yard" et "La nuit nous appartient".
Le premier film de James Gray, et quel film ! Little Odessa est avant tout un film sur les relations familiales qu'un film sur la pègre. L'ambiance y est pesante, parfois insupportable tant les personnages sont biens écrits et permettent au spectateur de s'identifier. Le premier film de Gray est peut-être à ce jour son meilleur. Chef d'oeuvre.
"Little Odessa" a déjà le mérite de montrer la ville de New York comme elle l'est rarement au cinéma, mais en plus James Gray fait osciller son film entre thriller sans état d'âme et drame familial avec une justesse remarquable. Le film est froid et sans espoir, les personnages sont tous, d'une façon ou d'une autre, condamnés. Le son est également très important dans ce film, la musique étant peu présente et Gray préférant faire entendre le son de la ville. Tim Roth joue encore un personnage violent, mais celui-ci est évidemment bien plus complexe que ceux qu'il joue chez Tarantino, et il s'en sort vraiment bien. Un peu hermétique et long, mais James Gray est un cinéaste important des 20 dernières années et "Little Odessa" en est la preuve.
En lisant le synopsis, on s'attend à quelque chose dans la veine des affranchis. Le film n'est pas particulièrement vif ni violent, il est plutôt lent, et se concentre beaucoup plus sur les déchirements familiaux que sur les activités criminelles du grand frère. On est finalement proche des drames classiques, je dirais shakespeariens, tant les relations père-fils et frère-frère sont présentes. Le travail sur la lumière et les couleurs donne un aspect très particulier, l'image est vraiment très belle, et le jeu des acteurs (tout en nuance et en sobriété) est fascinant. Mais il manque quelque chose pour faire de ce film un spectacle total et entier. L'histoire est très bonne, je pense toutefois qu'il y a trop de retenues, et qu'il manque un final d'une intensité digne des grands drames.
Premier film de James Gray, "Little Odessa" est vraiment une bonne surprise. Avec cette réalisation, Gray montre qu'il est vraiment doué, que c'est un réalisateur prometteur. Ici, il nous conte l'histoire d'un tueur à gages qui retourne dans son quartier d'origine pour exécuter un contrat... Dans le rôle principal, un grand acteur, Tim Roth et à ses côtés Edward Furlong (American History X). Il faut avouer que pour un premier film, c'est un très bon casting. De plus, le scénario est bien écrit et on reconnaît déjà le style singulier de James Gray. Entre humour noir et tragédie, "Little Odessa" captive le spectateur malgré des lenteurs et quelques petites faiblesses au niveau du scénario. Résultat: bien plus qu'un film sur un tueur, "Little Odessa" est un vrai drame familial avec des acteurs exceptionnels!!!!!!!!!!!!!
C'est avec un rythme calme et posé que James Gray a livré à 24ans seulement son premier coup de maitre! Dans une ambiance envoutante et tragique ce drame familiale avec en toile de fond la mafia Russe, est simplement excellent.
C’est le premier film que je vois du réalisateur, pour une fois je vais pouvoir voir ses films dans l’ordre ce qui est assez rare (car j’ai la possibilité de voir les autres facilement). Franchement sur le papier ça avait l’air sympa et ça l’est. On a là un premier film tout à fait honnête et intéressant sur la famille, ce que c’est d’avoir un fils décevant, d’avoir l’impression de trahir les siens. Ici on a ce Joshua, immigré en Russie, truand lié à la mafia qui revient à New York au moment où sa mère est gravement malade. Un peu comme dans Le Parrain on a un film judicieux et juste sur la famille, la relation entre les deux frères est pas mal, le tout servi par une mise en scène bonne et inspirée. Si j’aurais quelques petites réserves, ce serait sur la musique vers la fin qui en fait peut-être un peu trop, et le rôle féminin qui s’il est sympathique aurait peut-être pu être étoffé. C’est vraiment un petit film intéressant, court, sans prétention, qui passe à la vitesse du son et qui est vraiment agréable à regarder. Si je pense que Gray a fait mieux par la suite, ça reste un film plutôt recommandable. Et la fin est belle, simple, posée, sans presque aucun dialogue. Vraiment ça a ma sympathie même si ça risque de ne pas me marquer beaucoup.