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Jrk N
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5,0
Publiée le 11 avril 2018
Je ne vais pas en rajouter : Little Odessa de James Gray (94) est un chef d'oeuvre car il impose un style : le film noir campé dans un quartier, sans commentaires ni temps mort. Un drame qui va droit au but. Seulement je voudrais insister sur la magistrale façon que Gray a ici comme dans The Yard (2000) et We Own The Night (2007) de mêler de jeunes acteurs directs et de grandes pointures de la génération précédente. Ici Vanessa Redgrave et Maximilian Schell (Comme Faye Dunaway et James Caan dans The Yard) créent une famille dramatique, harcelée par le malheur, persécutée par la maladie, toile de fond aux exactions d'un jeune tueur et de son frère. Comme si Brighton Beach était maudit. Il pèse sur la famille, sur les fils, sur le quartier, sur le métro, les bars, les synagogues, cette fatalité du malheur qui est l'âme du film noir américain. Ainsi le film rappelle plus Hammett, Chandler ou même Ellroy que Scorsese & Coppola auxquels on a voulu le rattacher. L'avenir montrera que ce grand film était le début d'une grande oeuvre autonome.
Mise en scène au top, James Gray déroule ici ce qui fait fait tout l'intérêt de ses films une intrigue au sein d'une famille mouvementée,emportée par un courant tragique...la qualité est là T.Roth y est pour beaucoup dans un rôle froid et maîtrisé.Même si le film n'atteint pas la réussite dramatique d'autres films du même réalisateur on se laisse charmer par cette histoire de famille dans un univers très cher à J.Gray.
Je suis impressionnée que ce soit un premier film. Ce film est maitrisé et soigné, un peu émouvant... On s'aperçoit que ce n'est pas un film sur la mafia, la violence etc... mais sur la famille et sa violence entre les membres d'une famille déchirée.
Les acteurs sont vraiment excellents, Tim Roth et Edward Furlong en tête. Un film pas très connu mais à voir !!
Mouais, je suis assez mitigé concernant ce film. Tout d’abord, celui-ci présente quelques longueurs qui auraient pu être évitées, la faute sans doute à un scénario assez flou et qui tourne en rond. Trop peu de choses sont réellement expliquées et les dialogues sont parfois même inexistants. Certaines scènes auraient pu être mieux exploitées et sont malheureusement trop vite expédiées, notamment la fin. L’intrigue est en partie sauvée par la musique qui procure une certaine émotion et le charisme des deux acteurs principaux : Tim Roth et Edward Furlong mais ça ne suffit pas pour en faire un chef-d’œuvre. Un goût de trop peu.
Liés par le sang. Unis par la violence. Condamnés à une éternelle solitude…
Quand d’autres vont se mater Maman j’ai raté l’avion ou autres films de Noël pendant la période des fêtes, nous notre délire en famille visiblement c’est les films de mafia russe. Et il faut reconnaître qu’on a pas été déçu parce que Little Odessa fait très fort dans le genre crépusculaire et déprimant.
Joshua est un tueur à gage de la mafia russe, renié par sa famille. Un contrat l’amène cependant à retourner dans son quartier d’origine, lieu de ses premiers crimes. Alors que sa famille est en train de se décomposer et refuse de revoir ce fils maudit, la rumeur de son retour se répand, d’autant que certains n’ont pas oubliés leur projets de vengeance.
Premier film du brillant James Gray, le jeune réalisateur se pose dans l’héritage direct de Scorsese en filmant un film de gangster dans son quartier d’origine de New York et en s’appuyant sur sa propre histoire, en l’occurrence la diaspora juive russe de Brooklyn.
Le film peut sembler a priori un peu âpre. Premier film et film de festival oblige, le long métrage a un rythme plutôt lent et une approche documentaire et réaliste de la mise en scène. Cependant le film gagne en intensité alors que le spectateur mesure la difficulté tragique de la position du personnage principal pris dans un engrenage dont l’issue paraît de plus en plus implacable jusqu’à un final à couper le souffle. James Gray tente beaucoup de choses : on peut citer de très beaux plans en ombres projetées pour une scène d’exécution, et sait tirer parti de son décors en filmant la neige dans cette architecture de bâtiments industriels décrépis pour rendre une ambiance crépusculaire et dépressive.
Il faut évidemment citer le brillant Tim Roth en tueur sans émotions et Edwards Furlong, éternel talent gâché d’Hollywood, ici parfait dans son rôle d’adolescent en quête d’identité (rôle qu’il assumera à nouveau parfaitement dans American History X).
Un film implacable et une tragédie familiale loin de l’idéalisation hollywoodienne du gangster.
Un film âpre sur la famille, les choix de vie et la violence dans les quartiers déshérités.J'ai pourtant trouvé ceci un peu court pour avoir un impact plus profond sur le spectateur.Pas mal
S’il n’avait pas encore le talent requis pour recréer l’ambiance très noire qui fit le charme de ses films suivants, James Gray était déjà capable de se servir de ses influences scorsesiennes pour mettre en place un drame familial autour de son sujet de prédilection qu’est la difficulté de s’émanciper du milieu dans lequel on a grandi. La trame est assez simple pourtant puisque le retour aux sources d’un tueur et renouant contact avec sa famille n’a rien de bien original, mais c’est dans sa description très réaliste de la petite délinquance propre à la communauté russe de New-York, rarement représentée au cinéma, que Little Odessa trouve sa force. La sobriété de la mise en scène manque certes d’ambition mais est éclipsée par les excellentes prestations de Tim Roth et Edward Furlong, qui font de leurs personnages et à leur relation l’élément central du scénario.
Le premier film de James Gray et déjà le talent du réalisateur de la "Nuit nous appartient" explose en pleine lumière. Sens aigu du tournage, de la tragédie familiale, manichéisme religieux, noirceur des sentiments, goût irraisonné pour la tragédie grecque, "Little Odessa" rassemble déjà les thèmes fort du cinéma de James Gray. Tim Roth signe ici son plus grand rôle.
Un grand film. En plus d'être sa première oeuvre, elle s'avère être révélatrice et prémonitoire, laissant déjà paraître les futurs codes du génie ; conflits familiaux, drames fratricides, pêle-mêle de trahisons, amours tragiques, interprétations diverses et variées d'Abel & Co., lumière sombre, pellicule d'une noirceur incomparable, dialogues jamais éculés, essentiels, distributions fortes et justes, thrillers crépusculaires ... Plus grand qu'un Coppola, plus profond qu'un Scorsese, meilleure mise en scène qu'un Mann, James Gray a tout du renouveau cinématographique de notre temps. Bienvenue Maestro !
coup de coeur pour ce réalisateur qui nous a fait une magnifique trilogie sur la famille the yards la nuit nous apprtient et little odessa c trois trés trés bon film james gray a réalisé un coup de maître
C'est un bon premier film de la part de James Gray. Tim Roth est glaçant dans son rôle, ce que j'ai trouvé assez surprenant puisque j'ai plus l'habitude de le voir avec un rôle de bouffon plutôt dans les films de Tarantino, mais ici ce n'est pas le cas. Le film est peut-être trop court et cela empêche de développer correctement les personnages et de les rendre vraiment humains, mais les situations vécues par les personnages sont suffisamment bien montrées et accompagnées d'une musique très poétique, permettant de donner un minimum d'empathie pour les personnages, et de captiver suffisamment le spectateur pour qu'il ne s'ennuie pas. De plus, Little Odessa reste fidèle à lui-même avec une fin prévisible mais malheureusement terriblement réaliste. Bref, une réussite de la part de James Gray pour un premier métrage.
Je me souvenais confusément de Little Odessa comme d'un très bon film noir, mais je ne me rappelais pas qu’il était aussi bon, et surtout aussi noir ! Tout James Gray est déjà là. Que demande le peuple ? ‘’Pourquoi on ne voit pas plus Edward Furlong ? Que fait-il ?’’ Plein trucs, il prend des médocs, se shoot, boit… Nan, j’en sais rien mais je crains d’être dans le vrai.
James Gray est un maître. Après avoir éplucher sa filmographie, je peux le dire. Little odessa n'est peut être pas le meilleur James Gray - les deux derniers ayant ma préférence, mention spéciale pour Two lovers- C'est tout simplement un beau film noir, où l'émotion y est distillée par touches ici et là. Les acteurs sont comme dans la plupart des films du réalisateur: parfaits, sobres. Une mise en scène des plus efficaces pour un coup de maitre qui m'a une fois de plus bluffée ( peut être meilleur que The yards)
Il y a aujourd'hui douze ans que ce petit bijou américain sortait sur nos écrans. A la réalisation James Gray, encore inconnu, allait se frayer d'emblée une place importante dans le monde du cinéma, en nous faisant part de sa mise en scène lente, carrée, jouant sur l'essentiel, défiant les grosses productions sur-fabriquées. "Little Odessa" (1995) c'est le nom du quartier où a grandi Joshua, dorénavant tueur à gages, un lieu qui va être endroit de sa prochaine mission. Il en profitera pour revoir sa famille, plus particulièrement son jeune frère qui l'idolatre, son père refusant les retrouvailles et sa mère traversant une maladie incurrable. Bientôt les liens fraternels ne feront qu'un et Reuben sera très vite happé viscéralement dans la spirale criminelle de son frère. La mise en scène joue intelligemment chaque détail important, que ce soit par l'utilisation de hors-champs, d'ombres, de prises de vues lointaines, pour ne jamais quitter ce climat d'angoisse, à l'intense obscurité, où la mort poursuit son chemin. Polar nocturne d'une froide sobriété, cette tragédie familiale fut le premier chef d'oeuvre de ce cinéaste Outre-Atlantique. Et à l'heure où le troisième opus se trouve sur nos écrans, il est intéressant pour ceux qui ignorent son existence, de se replonger rapidement dans ce drame puissant.
Little Odessa est de ces films sombres, ou les jours sont gris, ou la violence s'exprime et s'infiltre dans de multiples solitudes. De ces chemins, familiaux, religieux, ou de circonstances, le mode opératoire se révèle être le reflet des souffrances de chacun ... James Gray signe déjà, avec son tout premier film, une expression sur des visages tristes. Il cadre, regarde, et dessine les contours de son décors, de ce quartier, puis nous amène à suivre la vie de ce dernier, de ceux qui le compose.
Gray, sans aucun doutes, l'un des cinéastes les plus éminents de ses trente dernières années ( Little Odessa à 30 ans oui ! ) touche avec sa sensibilité, à une corde qui vibre encore plusieurs heures après son visionnage. L'empathie, autour de cette famille qui se déchire, n'a de cesse de s'entendre et de résonné face à des divergences irrévocable. La scène du dicton du père, au lit, avec une autre, raconte au fond, toute cette incompréhension ...
De crime, de solitude, de lutte, il en est question. James Gray se nourri de son histoire et fabrique du cinéma dans des séquences qui sont d'ailleurs sublimes. L'histoire d'amour, entre Alla et Joshua est une autre superbe en terme de mise en scène, par l'image et le texte. Les images, la force de ses dernières sont magnifiques dans l'horreur également. Sa scène de fusillade, en est le moment le plus déchirant auquel là je pense.
J'ai vu et découvert ce film il y'a maintenant 10ans, le temps, a je trouve le moyen de nous surprendre. Car, j'avais beau me souvenir de sa neige, de cette appartement, de ce petit kiosque, j'avais surtout encore en mémoire l'incarnation de ses personnages par des comédien.e.s hors pairs en tête, j'ai cependant été soufflé la, comme une première.
Sa musique m'aide à écrire ses quelques toutes petites lignes qui n'arrivent pas, malgré moi, à dire toute mon estime à l'encontre d'un des films les plus beaux que mes yeux est vu. Une Tragédie, un immense Classique !