Folies de femmes
Note moyenne
3,7
84 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

14 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
9 critiques
3
2 critiques
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 octobre 2012
Un film très bien construit, magnifiquement interprété et bouleversant.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2011
Foolish Wives, poème pharaonique du grand Erich Von Stroheim délivre en abondance de somptueux décors d'un Monte-Carlo reconstitué jusqu'à la démence : un microcosme perverti et sulfureux dont l'apparente superbe n'a d'égale que la décadence des rapports humains qui y tiennent lieu de théâtre pathétique. Le réalisateur incarne à merveille le très impur Sergius Karamzin, parvenu grotesque des plus manipulateurs... et des moins élégants ! Foolish Wives reste d'ailleurs totalement assimilable à son personnage à la fois si fascinant et si détestable, à son porte-cigarette démesuré et son monocle en forme de parure dignitaire, à son costume blanc et son visage épais. La mise en scène est impressionnante, témoignant avec évidence de sa modernité et de son audace à travers chaque plan d'ensemble, chaque raccord dans l'axe, chaque iris diffuse. La puissance de certaines images m'a presque évoqué le réalisme poétique de Marcel Carné, dans cette manière de tirer l'émotion d'une pauvreté de l'effet doublée d'une richesse esthétique : un chien sous la pluie, des lèvres posées sur un oiseau ( Greed n'est plus très loin ), une dame de compagnie désemparée en proie au complexe du voyeur... Malgré sa longueur parfois tangible Foolish Wives reste une référence du cinéma muet ainsi qu'une magnifique relique de ces années folles à travers lesquelles les femmes portaient la cigarette avec une classe inégalable. J'ai beaucoup aimé.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2012
Le cynisme et l'incroyable liberté de ton d'Erich von Stroheim n'ont jamais fait bon ménage auprès de la censure américaine. Et pour couronner le tout, son soin maniaque accordé au moindre détail en a fait la bête noire des producteurs. A ce jour il n'existe donc plus un seul de ses films tel qu'il l'avait réellement imaginé à l'origine : tous ont été coupés, mutilés, censurés, ou tout simplement retirés de ses mains de réalisateur, ses dépassements de budget n'étant guère du goût des producteurs omnipotents. «Folies de Femmes» était conçu pour durer 6 heures : il n'en reste qu'un peu plus de 2. Mais quelle force s'en dégage! Malgré les coupes maladroites, malgré la substance à jamais perdue, ce qu'il reste tient presque du miracle! Personnages ambigus et troubles, ambiance délétère et dépravée, société de faux-semblants gouvernée par le désir et l'appât du gain... L'histoire mise en scène par von Stroheim s'avère passionnante du début à la fin, et d'autant plus que son personnage d'antihéros fourbe, lâche et pathétique nous séduit finalement bien plus que ses victimes irréprochables! L'ambiance décadente et corrompue qu'il parvient à recréer se montre passionnante, renforcée qu'elle est par de somptueux décors (Monte-Carlo reconstitué en studios!), une mise en scène inspirée ou une interprétation exemplaire. Mais c'est surtout le comte Karamzin, complètement immoral et auto-destructeur, qui rend le long métrage si pérenne! Comment oublier sa soif d'argent et de femmes, qui inévitablement le mènera à sa perte! Il incarne la ruine d'une certaine Europe et des valeurs aristocratiques. Pour le reste, les américains puritains en prennent aussi pour leur grade, la « foolish wive » en question étant une innocente et irréprochable épouse... Mordant et sophistiqué, un très grand film muet, l'un des chef-d'oeuvres d'Erich von Stroheim, source d'inspiration de bien des cinéastes (son art était considéré comme de 20 ans en avance sur son temps : ce fut le cas). Incontournable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2019
L'un des films muets importants de Erich Von Stroheim et un des jolis succès de l'èpoque. "Foolish Wives" a pour dècor un Monte-Carlo de studio et valut à l'acteur-rèalisateur le qualificatif de Maupassant de l'ècran! Une oeuvre psychologique qui met le 7ème art au niveau des grandes oeuvres romanesques de la fin du XIXe siècle! C'est d'ailleurs l'une des plus cruelles analyses de l'Europe de l'après-guerre! Des riches oisifs, des escrocs sans scrupules, un imposteur machiavèlique et malin comme un singe, un faux monnayeur naïf, des demis mondaines parfaitement grotesques, une femme de chambre qui fait pitiè et une jeune infirme avec ce sentiment de puretè de soi et d'innocence vèritable! Cette dèlirante galerie de portraits ne fait pas dans la demie-mesure! Elle dènonce avec force les apparences illusoires du luxe et les motivations sordides des hommes guidès par le goût de la rèussite et du profit! C'est dècadent à souhait et maitrisè d'un bout à l'autre! La mort (inèvitable) de Karamzin est inoubliable! Un grand muet...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 septembre 2024
Deuxième film réalisé par Erich Von Stroheim. En vérité le troisième mais il sera banni de son second « Merry-Go-Round » !
Donc, pour sa deuxième réalisation, Erich Von Stroheim impose plus que jamais sa marque de caractère : dépassement de budget avec le Casino et le Café de la Paix reconstitués et une durée de 6 heures.
Son producteur le réduira de moitié au grand désespoir du réalisateur qui voyait grand et toujours dans la démesure. Ce ne sera pas le premier désespoir, « Greed » ponctionné très généreusement pour sa durée et « La veuve joyeuse » pour sa démesure !

En ce qui me concerne, j’ai pu voir une version de 2h22.
Comme son film précédent, « Les maris aveugles » le personnage d’Erich Von Stroheim manie la duplicité par le prisme de l’amour. Un Don Juan entouré de deux complices femmes toutes aussi abjectes que lui.
Encore une fois, Erich Von Stroheim aime à décrire toute la noirceur de l’être humain. Une autre de ses marques de fabrique.
spoiler: Je regrette seulement qu’il ait cédé à une morale qui me semble ne pas lui ressembler.

A voir pour Erich Von Stroheim, acteur réalisateur.
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2011
L'un des cinéastes les plus doués de sa génération et en même temps, l'un des plus "borderline", observateur cynique de son temps et auteur d'une oeuvre insolente aujourd'hui passé à la postérité. Pour son premier chef d'oeuvre, il ne pouvait trouver meilleur cadre que Monaco, monarchie de pacotille grouillant de parasites mondains, comme terrain d'action d'un faux aristocrate, ridicule jusqu'à l'absurde, effrontément hypocrite, aveuglé par son goût des femmes et, dans les moments critiques, d'une lacheté méprisable. Von Stroheim en assure d'ailleurs lui-même l'interprétation, se délectant de ces rôles de salaud dont il se fera une spécialité. En total décalage avec ses homologues réalisateurs oeuvrant, comme lui, à Hollywood, l'univers de Von Stroheim est radical, desespérant de bassesse humaine, peuplé d"anti-héros jubilatoires et flamboyants, tandis que les chantres de la morale et de la bien pensance brillent, quant à eux, par la médiocrité de leur condition et la fadeur de leur tempérament. On ne s'etonnera donc pas des légendaires relations explosives entre le cinéaste frondeur et des studios bien plus enclins à promouvoir des modèles positifs et consensuels. D'ailleurs, Pendant le tournage de Boulevard du crépuscule, Billy Wilder dit à Von Stroheim : "Vous savez pourquoi vous avez été incompris ? Parce que vous aviez dix ans d'avance". Von Stroheim lui répondit : "non, vingt ans".
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2015
Un mélo flamboyant souffrant de deux ou trois longueurs qui ne sont pas imputables au réalisateur, le film ayant été charcuté par les producteurs. Le film est astucieux car la narration est faite du point de vue du personnage incarné par Von Stroheim, personnage sans scrupules qui se croit tout permis. A la limite on pourrait s'identifier à lui s'il se limitait à escroquer les riches, mais on s'aperçoit rapidement qu'il est capable de bien pire et il finit par le faire. Outre l'interprétation magistrale de Von Stroheim, quelques scènes sont fabuleuses notamment celle de l'orage ainsi que la fin. Von Stroheim a aussi une façon bien à lui de dépeindre la misère, point de longs plans, une simple image de soldat éclopé ou d'un gosse jouant avec un casque suffit, du grand art.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2010
Troisième film de Stroheim, "Folies de femme" est son premier film à gros budget et le début de sa malédiction. Le perfectionnisme du réalisateur obligait les acteurs a porter de vrais joyaux et des dessous en soie. Idem pour les accessoires comme les flûtes à champagne qui ne pouvaient être qu'en crystal. On reconstitua le Café de Paris et le casino de Monaco grandeur nature en pleine campagne hollywoodienne. Ces extravagences greffèrent le budget qui devint le plus cher de l'histoire du cinéma. C'est alors que le producteur Carl Laemmle charge Erwin Talbert de reprendre les rennes des finances du film, ce sera le début d'une guerre ouverte entre les deux hommes. L'extravagence du scénario succita l'admiration des critiques mais déchaina aussi la censure qui amputa le film de plusieurs séquences. Ceci explique la fin en queue de poisson, quasi incompréhensible, où le comte Karamzin viole la fille du faux monnayeur et se fait tuer par celui-ci pour finir dans les égouts. Malgré cela le film remporta un franc succès, mais ce fut la dernière collaboration de Stroheim avec Laemmle.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2007
UN film muet réputé comme grandiose qui nem'a pas totalement convaincu, excepté la fin, assez magistrale. Ceci dit, on reconnait tout de même devant et derrière la caméra un homme assez magistral : Erich Von Stroheim. De son génie ressort une oeuvre particulièrement personnelle et tout de même très intéressante, notamment au niveau de la lumière. A vous de voir.
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2010
Film étonnament moderne autant dans sa construction que dans la morale de son personnage principal, campé par Von Stroheim lui-même. Le metteur en scène fait preuve d'une maitrise technique et narrative qui fait de son film, réalisé il y a près de 90 ans, une oeuvre résolument moderne bien qu'il s'agisse d'une version tronquée par les producteurs, le film durant à l'origine près de 6 heures.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2007
Le film baigne dans l’atmosphère de désillusion nauséeuse de l’immédiat après première guerre mondiale. Les beaux uniformes qui ne veulent plus rien dire et les profiteurs enrichis croisent les infirmes de guerre… Tout est imposture et concupiscence et la fin d’un dégoût et d’un masochisme inouïs. E. Von Stroheim reste d’une subtilité et d’une subversion inégalées.
Frederic Bessiere
Frederic Bessiere

4 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2014
Un film assez incroyable grâce à la liberté de ton que s'arroge le réalisateur. Rarement la lubricité, la vénalité, la couardise auront été à ce point incarnés.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Hallucinant comme le génie peut être censuré, coupé, mutilé, et demeurer intact malgré tous ces actes. C'est ce que l'on pense à la vision de cet immense film de von Stroheim, extrêmement personnel où se réunissent des thèmes toujours cruels aujourd'hui. Une oeuvre fulgurante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 décembre 2011
Un film unique en son genre, extravagant, satyrique, dramatique. VS jout son propre role, c'est à dire aucun, ou tous, il aime en effet cracher sa fumée entre nous et la caméra, brouillant les pistes. Les vagues de montecarlo, le flux et reflux de la mer, de la roulette: adversité que VS affronte en duel, et bat. Un ville de pechés, aux interludes romantiques et poétique au coucher du soleil. Une religion à la présence contraignante. Tout n'est qu'apparences trompeuses. VS est victime de son don juanisme ce sont les femmes qu'il a séduit qui le mène à sa perte. Voyeur, comme tout le monde, son regard ironique touche juste: la scene du mancho marque.
Les meilleurs films de tous les temps