233 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
41 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
5 critiques
3
10 critiques
2
12 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Reynald D.
29 abonnés
311 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 22 février 2026
Film d'épouvante correct qui fait le job avec quelques sursauts, mais sans plus, malgré une dénonciation des sectes et dérives religieuses. Le jeu des acteurs, l'histoire et les effets spéciaux ne sont pas d'une qualité extraordinaire.
Sans être une calamité, les Démons du Maïs est un film d'horreur bien oubliable, surtout si l'on regarde les autres franchises d'horreur cultes qui ont émergé des années 1980 (Halloween, Freddy, Chucky, …). Ca surprend un peu de se dire qu'une saga est née de ce film. L'idée en soi d'une communauté d'enfants meurtriers guidés par un enfant encore plus dangereux est plutôt bonne (c'est même une excellente idée). Malheureusement, la réalisation et l'adaptation du scénario patine beaucoup et le film n'est franchement pas palpitant. Les décors de maïs ne sont pas intimidant pour deux sous, alors qu'on pourrait imaginer qu'ils revêtent un caractère anxiogène / claustrophobe. Les effets spéciaux, malgré leur usage parcimonieux, ont tout de même pris un coup de vieux. Côté casting : rien de remarquablement bon ou mauvais si ce n'est le plaisir de trouver Linda Hamilton (l'iconique Sarah Connor) à ses débuts. Parmi les (très / trop, c'est selon) nombreuses adaptations de romans de Stephen King, celles-ci se trouveraient dans la moyenne basse.
Film d'épouvante réalisé par Fritz Kiersch, qui fait ici ses premiers pas derrière la caméra, Les Démons Du Maïs est un film tout juste moyen. L'histoire nous fait suivre un jeune couple marié de passage dans le Nebraska qui percute en voiture un jeune garçon. Ils décident alors de rejoindre une zone habitée, mais c'est un village fantôme qui les accueille. En réalité, les seuls habitants de Gatlin sont une bande d'enfants psychotiques ayant pour obsession d'exterminer toutes personnes ayant atteint la majorité. Ce scénario, adapté de la nouvelle écrite par Stephen King, s'avère prometteur sur le papier mais décevant dans les faits tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue débutant pourtant de façon réussie avec une introduction impactante. Hélas le récit ne parvient jamais par la suite à être au même niveau et baisse en intérêt au fil des minutes. Les scènes faisant monter l'inquiétude avant d'accoucher des moments tant attendus prennent beaucoup trop de temps, sont téléphonés et donc sans surprise. C'est franchement dommage car le sujet mettant en scène des enfants terrifiants et meurtriers est amoral et donc malsain. Mais il ne parvient pas vraiment à faire ressentir cela, notamment à cause de son atmosphère horrifique qui ne se fait pas ressentir, mais également à cause des petites têtes blondes qui semblent plus proches d'êtres adultes que d'êtres de jeunes enfants. L'aspect religieux et croyance est tout de même bien développé. L'ensemble est porté par des personnes aucunement intéressants. Des rôles interprétés tout de même correctement par une distribution comportant Peter Horton et Linda Hamilton qui sont pris en chasse par John Franklin et Courtney Gains qui sont les deux bourreaux les plus charismatiques. Robby Kiger et Anne Marie McEvoy sont eux les seuls visages vraiment juvéniles. Tous ces individus entretiennent des relations basées sur le rapport de force qui ne procurent aucune émotion particulière. Des échanges soutenus par des dialogues trop neutres. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut tout juste correcte. Sa mise en scène n'est pas très bien cadrée et aucunement créative. Elle se contente du minimum syndical. De plus, elle évolue dans des environnements ruraux mettant en avant des champs de maïs qui sont assez redondants. Mais le gros point noir esthétique provient des effets spéciaux totalement ratés. Heureusement, ces derniers sont peu nombreux. Ce visuel en demi-teinte est accompagné par une très bonne bande originale signée Jonathan Elias, dont les compositions religieuses ont une grande puissance et un gros impact. Elles sont clairement la grande force du métrage. Reste une fin arrivant comme un cheveu sur la soupe, vraiment pas satisfaisante, venant ainsi mettre un terme à cette confrontation générationnelle. En conclusion, Les Démons Du Maïs est un film n'ayant pas suffisamment de qualités pour en faire une œuvre cinématographique méritant d'être découverte.
Parmi les enfants terrifiants du cinéma d’horreur, ces petits démons tueurs d’adultes sont en bonne place, les jeunes acteurs parvenant à être horriblement antipathiques. "Les démons du maïs" lorgne vers les films de redneck, sans la côté viscéral.
Un bon film d'horreur des années 80 comme on les aime. Stephen King comme toujours sait faire des œuvres aux ambiances particulières. Du fanatisme et de la violence pour nous tenir en haleine, avec en prime une musique terrifiante. PS : on excusera les effets spéciaux qui ont très mal vieilli.
16 189 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 11 novembre 2024
Le premier volet de "Children of the Corn" fête aujourd'hui ses quarante ans! Et c'est aussi le meilleur d'une saga qui n'en finit plus (11 films au total). Nous sommes dans la secte d'ados meurtriers qui massacre tous les gens d'une petite bourgade perdue du Nebraska! Trois ans passent, un couple traverse la règion [...] Adaptèe d'une nouvelle de Stephen King, ce film fantastique revisite le thème de l'enfant malèfique qui règne dans les sillons! Peut-être apparaît-il aujourd'hui un peu cheap au niveau des F / X...il n'empêche que ce premier long-mètrage du texan Fritz Kiersch jouit d'un climat de terreur vraiment lourd et ètrange! Les scènaristes ont d'ailleurs eu la bonne idèe de choisir l'ètat fascinant de l'Iowa en point de dèpart avec des champs de maïs de partout et faire ensuite èvoluer un couple traquè par de jeunes meurtriers fanatiques dans ce cadre! C'est aussi l'occasion de dècouvrir Linda Hamilton qui deviendra la même annèe l'une des hèroïnes les plus cèlèbres de la S.F! En rèsulte un classique du genre, une traque savamment orchestrèe par un jeune rèalisateur qui n'a malheureusement jamais confirmè par la suite...
Un chouette petit film d'épouvante qui fleure bon le Stephen King et l'ambiance rétro d'un film d'Halloween américain des années 80. On s'est laissé embarquer par la petite ville américaine aux feuilles mortes qui ne sont pas dérangées par les chaussures des badauds, et pour cause : il n'y a plus grand personne, dans ce patelin... Où sont passés les gens ? Un couple (avec la radieuse Linda Blair) se pose bien la question, surtout qu'il ne reste que des gamins habillés comme pour la messe du dimanche, et qui ne sont pas très accueillants. Les Démons du maïs met du temps à chauffer, et se lâche heureusement dans un final que l'on n'attendait pas, avec des effets spéciaux bien moches (les dessins à la main à même la pellicule, et des superpositions d'images qui piquent les yeux), mais dont l'envie est présente d'en mettre plein la vue au spectateur. Le petit Franklin John crève l'écran sous son immense chapeau noir, de même que l'on s'attache vite au couple qui s'en prend plein la tête, et on se l'avoue : les meurtres sont très rares, mais leurs mises en scènes macabres nous amusent beaucoup (les croix en maïs). Tous les démons (pas ceux du maïs) de Stephen King sont bien là, entre les problèmes d'isolement, les enfants qui ont des pouvoirs, le passage compliqué à l'âge adulte (ici, pas question de dépasser 19 ans !), une ambiance qui sent bon la citrouille et les bonbons, et une touche de fantastique très bien amenée dans ce slasher à hauteur d'enfants timbrés. On ne dira pas la même chose des opus suivants (à part le 2 qui est une gentille parodie rigolote de ce premier film, le reste n'est pas terrible, ça se prend beaucoup trop au sérieux, et surtout on a l'impression de voir 11 fois le même film... Un épuisant manque d'imagination), constituant une saga de 11 films assez pauvre et redondante, ce qui justifie le fait qu'on ne retrouve pas cette saga souvent citée dans les discussions sur les films d'épouvante. Dommage, car ce premier opus a clairement une histoire originale à revendre, réserve un final très moche visuellement mais qui s'éclate avec les pages de Stephen King, et propose un panel de personnages très sympas (à apprécier/détester). On notera une critique virulente des sectes, et une méfiance quant à l'utilisation des religions pour faire le Mal, ce qui se retrouve jusque dans les noms des personnages, très connotés. On regrette surtout de n'avoir aucune info sur l'origine des "facultés" de ce champs de maïs, mais on se rattrapera avec le deuxième film qui l'explique (il a beau faire l'andouille, entre deux gags régressifs il n'oublie pas d'explorer l'histoire des Démons du maïs), on vous conseille donc un visionnage de ces seuls deux opus. Allez, ressortez votre plaid, vos bonbons, et lancez-vous dans l'ambiance d'Halloween !
Tournée en quatre semaines avec un budget de 800 000 dollars, cette excellente adaptation à très petit budget du roman éponyme de Stephen King est devenue un classique culte et une franchise.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 24 septembre 2021
Il s'agit d'une adaptation vraiment décevante d'une excellente et terrifiante nouvelle parue dans la première anthologie de nouvelles de l'auteur américain de romans d'horreur Stephen King Night Shift en 1978. L'histoire de King offre un sentiment épouvantable de malaise croissant et une fin vraiment horrible qui est complètement supprimée dans la version cinématographique. La seule bonne nouvelle du film est que Linda Hamilton y tient le rôle principal si elle a jamais livré une mauvaise performance je ne l'ai jamais vue et pas dans ce film. Elle a une dureté et une vulnérabilité à la fois et c'est une actrice extrêmement sympathique. Mais le pire dans cette histoire c'est sa fin heureuse. Comme je l'ai écrit la fin de King est bien meilleure et bien plus effrayante. Il aurait été extrêmement puissant que Burt et Vicky connaissent un destin macabre plus fidèle à la vision originale de King. Une fin négative aurait donc été d'autant plus efficace pour cette histoire. La perte de ces personnages aurait été troublante. Au lieu de cela nous nous retrouvons avec une fin oubliable pour un film tous aussi oubliable...
Children of the Corn distille une atmosphère anxiogène qui jamais ne s’amoindrit, enveloppe ses protagonistes et par la même occasion le spectateur de son manteau rugueux fait de feuilles de maïs : dans cette ville fantôme vidée de ses adultes, les travers du fanatisme religieux s’incarnent sous la forme d’un microcosme sectaire vivant sous la tyrannie de son pasteur, donc dans la peur, la paranoïa et la haine. Excellente mise en scène qui parvient à glacer le sang sans trop le faire couler, quoique les scènes plus violentes fonctionnent du feu de Dieu. La composition musicale de Jonathan Elias renforce la malédiction, rappelle d’ailleurs les créations révolutionnaires signées Jerry Goldsmith pour La Malédiction et L’Autre avec l’utilisation de chœurs à consonances religieuses et maléfiques. De très bons acteurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, contribuent à rendre vivante l’angoisse teintée à quelques moments d’un humour vraiment bienvenu, très bien dosé (la scène du chiffon dans la bouteille, hilarante). En somme, Children of the Corn s’avère être une excellente production horrifique dans la lignée de ses prédécesseurs qui ose, et c’est là sa plus grande force, suivre son propre rythme sans cultiver les longueurs inutiles.
Une adaptation aventureuse d'une oeuvre de Stephen King sans rapport avec le scénario du film, qu'on sent dériver, appelant au secours, le solide rafiot du lien scénaristique avec le talent de l'écrivain ayant coulé par la négligence d'un réalisateur trop confiant. Les acteurs ont du charme, l'ambiance est au final assez "kingesque" et agréablement chaude et pénétrante, mais l'histoire est trop faible et n'accroche pas.
Encore un Stephen King vraiment génial ! Il y a une ambiance parfaite dans ce film, l'histoire est originale comme toujours et tous les acteurs sont parfait.
Bon, je dois dire que mon avis n'a toujours pas évolué sur cette adaptation de la nouvelle homonyme de Stephen King, faisant partie du recueil "Danse Macabre", portée à l'écran par Fritz Kiersch et sortie en 1984. Nous suivons donc ici l'histoire d'un jeune couple qui, après avoir renversé un enfant, débarque à Gatlin, une little town fantôme bien étrange. La nouvelle de Stephen King ne faisant qu'une cinquantaine de pages, le scénario a forcément dû apporter de nouvelles choses pour arriver à une durée d'une heure et demie. Nous avons par exemple toute la scène d'introduction, absente de la nouvelle qui ne débute qu'à partir du jeune couple sur la route ou encore la fin qui est complètement différente. Mais entre les deux, tout traine en longueur. Et oui, en dehors des changements notables entre la nouvelle et le film (par exemple, le couple qui reste ici soudé, le développement des enfants, toutes les scènes de rituel etc.), le scénario peine à trouver assez d'éléments originaux pour durer une heure et demie. On se retrouve ainsi avec de nombreuses scènes qui trainent en longueur (notamment lorsque les deux personnages explorent la ville pendant une éternité ou se perdent avant d’arriver à Gatlin) ou qui sont tout simplement vides. De plus, nous avons ici un sujet qui peut très vite tomber dans le ridicule ; on parle en effet d'enfants qui dévouent un culte à un espèce de monstre caché dans le maïs et qui contrôle ce dernier (nous avons d'ailleurs des plans censés être effrayants sur des plants de maïs qui feraient presque tomber dans le film dans le nanar). Et si c'est un sujet qui fonctionne bien dans la nouvelle car Stephen King le maitrise très bien et que la nouvelle est assez courte pour ne pas tomber dans le ridicule, nous sommes ici quelques fois à deux doigts du nanar. Notamment la fin qui part dans un délire assez particulier, saupoudrée d'effets spéciaux qui accusent le poids des années. Malgré tout, je dois dire que si le film n'est jamais effrayant, il se débrouille plutôt bien dans son domaine, le folk horror. Nous avons en effet des scènes de rituels menés par les enfants qui sont convaincantes et puis il est vrai que les décors sont très bons, notamment cette ville désertique plutôt angoissante. Concernant les acteurs, nous avons Linda Hamilton juste avant qu'elle explose avec "Terminator" et sa suite, Peter Horton et mention spéciale à John Franklin dont seul le regard arrive à nous mettre mal à l'aise. "Les Démons du maïs" est donc un film qui reste dans l'ensemble très oubliable, malgré les nombreuses suites qu'il a engendrées.