La raison pour laquelle le dernier film de Cédric Klapisch n'est pas réussi sur toute la ligne tient en un mot: maladresse. Maladresse car il exploite mal le film choral, on se retrouve avec plusieurs histoires sans liens réels entre elles, avec parfois quelques échos, mais rien de clair. De plus, la fin laisse le spectateur sur la sienne avec une orthographe différente, car aucune histoire n'est conclue, et c'est au spectateur de faire son choix, mais il reste sceptique devant ce film qui, au final, ne repose pas sur grand chose. Ce qu'aurait dû faire Klapisch: soit éviter le film choral pour ne s'intéresser qu'à la relation entre Romain Duris et Juliette Binoche, de loin l'histoire la plus approfondie et le plus intéressante du film; soit pratiquer le film à sketchs, comme le cinéma italien en était friand dans les années 40 à 70, en racontant une histoire, puis en passant à une autre par exemple en faisant se croiser les protagonistes de chaque histoire dans la rue; soit faire le film qu'il a fait, mais dans ce cas-là, faire converger toutes les histoires à la fin pour que le film ait un sens, et qu'on ait pas cette impression qu'au final, il ne repose sur pas grand chose. Attention: Paris n'est pas un mauvais film. Malgré ses défauts cités plus haut ou encore l'histoire de l'émigré camerounais absolument inutile, le film est très bien joué, on ne voit pas passer les 2h10 de film, on a le plaisir de revoir la ravissante Olivia Bonamy, actrice malheureusement trop rare, ici dans un court rôle, et on se balade avec plaisir dans les différents quartiers de cette très jolie ville qu'est Paris. Un bon film, certes, mais assez maladroit donc un peu décevant.