C’est la première incursion de Wes Anderson dans l’univers de l’animation. On en attendait beaucoup. On n’est pas déçu. Le cinéaste adapte Fantastique Maître Renard, de Roald Dahl (l’auteur de Charlie et la Chocolaterie, James et la Pêche géante, etc.). Un roman qu’il a étoffé et revisité à sa manière (décalée). Techniquement, le parti pris est celui d’une animation « à l’ancienne », image par image, avec 500 marionnettes, 150 décors miniatures, 4 000 accessoires. Les figurines ont la raideur d’animaux empaillés, un aspect à la fois brut (fourrures) et stylisé (costumes). Les couleurs rouges et jaunes dominent. L’ensemble dégage un charme désuet, dans la tradition revendiquée de Ladislas Starevitch (Le Roman de Renard). Cette nouvelle aventure artistique semble avoir boosté l’imagination déjà fertile du cinéaste. Une idée par plan, un rythme trépidant, un débit verbal étourdissant et brillant, un humour délicieux, un grand luxe de détails, une BO insolite et hétéroclite… Sans oublier le jeu avec les codes (visuels ou musicaux) du western, du film d’aventures, du film de gangsters. Nombreux sont les clins d’œil cinéphiliques, mais aussi « francophiliques » via la boutique de détective parisienne, l’emploi d’expressions françaises… Cette fantaisie est particulièrement réjouissante. Sur le plan thématique, Wes Anderson continue à explorer la structure familiale, les relations compliquées parents/enfants, les insatisfactions des uns et des autres. Et toujours la figure du père et du chef, admirée et critiquée.
Voici un film d'animation assez originale. L'histoire de renards voleurs (professionnels?) qui sont amoureux de jus de pomme ou de cidre (je ne m'en souviens plus) et ils sont ennemis avec les grosses sociétés ou les chefs de ces grosses sociétés sont des psychopathes armés jusqu'au dents. C'est assez bizarre, et pourtant, ça passe. Le film est finement joué, avec de bons dialogues et une bonne présence des personnages. J'ai surtout adoré les bruitages. Mais bon, à la fin, on à vraiment hâte que cela se termine, et, quand la fin arrive, il y'a la dernière scène que je n'ai vraiment pas aimé : spoiler: La scène dans le super-marché et ou il trouve pleins de nourritures.
PS : spoiler: Les scènes et bruitages quand les personnages mangent sont très étranges!!!
Passage réussi à l'animation pour de Wes Anderson. On retrouve son univers décalé, sa thématique de la famille recomposée et sa mélancolie ironique. Avec ici, une vraie dimension poétique dans l'utilisation de l'animation image par image. Une réussite !
Oserais-je l'avouer, je n'ai jamais beaucoup aimé Roald Dahl. Dans ma vie antérieure d'instit, je n'ai jamais infligé la lecture de "Charlie et la Chocolaterie", de "James et la grosse Pêche" ou de "Matilda" à mes élèves, préférant d'autres auteurs britanniques comme Anne Fine ou Michael Morpurgo. Je trouvais ses personnages caricaturaux, les intrigues paradoxalement à la fois abracadabrantesques et stéréotypées, et les bons sentiments bien envahissants. Alors, vous me direz, pourquoi avoir encensé l'adaptation de "Charlie et la Chocolaterie" par Tim Burton ? Parce que la réussite incontestable du film repose à mon sens beaucoup plus sur ce que le réalisateur a insufflé de proprement burtonien dans le traitement des personnages et des décors, que sur les qualités propres de l'intrigue.
"Fantastic Mr. Fox" doit être une bonne adaptation : j'y ai retrouvé exactement les mêmes sensations qu'en lisant un roman de l'auteur gallois : un lent ennui qui m'envahit devant une histoire qui me devient de plus en plus étrangère au fur et à mesure que mon attention se focalise sur les grosses ficelles de sa construction. Cette impression d'extériorité est ici renforcée par la technique choisie, celle de de l'animation de marionnettes image par image, avec des prises de vue frontales et un rythme saccadé qui nous renvoie cinquante ans en arrière, aux belles heures de l'animation tchèque.
Contrairement à Burton, la patte de Wes Anderson s'efface au contact du roman, et il manque le burlesque déjanté de ses précédents films, à quelques rares exceptions, comme l'explication des règles du whackbat, un jeu qui se situe quelque part entre le cricket et le quidditch. Wes Anderson a expliqué que "Fantastic Mr. Fox" était le premier livre qu'il ait lu, et qu'il portait ce projet depuis plus de dix ans. Il a poussé la déférence vis-à-vis de Roald Dahl jusqu'à aller s'installer quelques temps à Gipsy House, la propriété de l'écrivain dans le Buckinghamshire.
Le respect poussé à ce niveau explique peut-être pourquoi il s'est à ce point effacé devant l'oeuvre originale, et les mêmes causes ont produit les mêmes effets que pour Spike Jonze et son "Max et les Maximonstres". Je ne peux pas m'empêcher de comparer dans le même registre inspiré de "La Ferme des Animaux" (pas celle de TF1, celle d'Orwell) avec "Chicken Run", et la comparaison tourne à l'avantage des créateurs de "Wallace et Gromit", à la fois vis-à-vis du rythme de l'ensemble et de l'humour so british.
Trop décalé dans les dialogues et dans certains apartés pour séduire les enfants (j'ai fait l'erreur d'y aller à une séance de 14 h, les gamins étaient nombreux et j'ai malheureusement eu tout le loisir de percevoir les signes de leur décrochage), trop fidèle à un roman mal construit pour emporter l'enthousiasme des adultes, "Fantastic Mr. Fox" déçoit par rapport aux attentes que justifiaient les précedents films de Wes Anderson. Enfin, me déçoit, si je me réfère à la critique unanimenent enthousiaste, et qui me laisse une nouvelle fois perplexe. http://www.critiquesclunysiennes.com
En plus de posséder un univers des plus personnels, Wes Anderson est un véritable magicien. En 2009, il s'essaye au film d'animation en stop motion avec "Fantastic M. Fox". Adapté de l'œuvre de Roald Dahl, il met en scène un nouveau maître Renard lassé de sa vie de famille qui décide de réveiller une ancienne passion : le vol. À ses côtés, une ribambelle de personnages haut en couleurs ; il y a rat, le danseur de flamenco, le procédurier Blaireau sans oublier Opposum, le petit ovni du film aux yeux trahissant son attention. Comme à son habitude, le cinéaste nous sert une bande originale du tonnerre, comportant une teinte résolument cinématographique avec des références symboliques à "Robin des Bois" de Disney ou "La Nuit Américaine". Anderson conclut donc un mariage brillant entre l'univers de Dahl et le sien. Esthétiquement superbe, "Fantastic M. Fox" est un conte débordant d'inventivité, nouvelle réussite absolue. Un bonheur pour les yeux et les oreilles !
J'aimais déja Roald Dhal petit, je l'aime encore mtn que je suis grand (enfin, ...ou presque!). En outre Wes Anderson arrive tjrs à créer une esthétique particulière qui sied parfaitement à ses films, Mr.Fox ne fait pas entorse à cette habitude, film visuellement atypique et magnifique!
Au vu des critiques je m'attendais a mieux j'ai ete un petit peu decue le design m'a un peu deplu, le scenar peu interessé et non a la vf mais ca reste un film bien fait techniquement et sympathique
Agréablement surpris pour ce film d'animaton en stop motion de Wes Anderson . Au début j'ai eu peur de ne manger qu'un truc pour enfants a peine potable du a ses quelques points communs avec Chicken run et notamment aussi a son coté artisanal et en fait l'histoire et les dialogues sont plus matures qu'il n'y parait , les personnages sont reellement attachants, entre Fox plus glouton tu meure et son fils Ash qui reve de voir le monde bruler a chaque matin l'univers est vraiment tres joli , le styles des décors qui sert plus que jamais l'animation déjantée est assez inédit et très franchement on ne s'ennuie pas. Tout ça est bien rythmé et particulierement drole ! Un vrai bijou a mater en famille !