L'Aurore
Note moyenne
4,1
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160 critiques spectateurs

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Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2025
Film à juste titre considéré comme un des grands chef d'oeuvre de l'histoire du cinéma, Plusieurs niveaux de lecture. Belle histoire d'amour entre un homme et sa femme paysans, contrariée par une fille de la ville tentant de casser ce couple. Des sentiments et des situations extrêmes incluant culpabilité, repentance. Et des moments burlesque dignes des meilleurs Keaton ou Chaplin. Et puis une analyse des rapports dans une ville, obsequieux, meprisants. Malgré des moyens minimums (film muet de 1927) une réalisation inventive remarquable dans le drame et dans la comedie
Vraiment une oeuvre qu'il est nécessaire de voir et revoir lorsqu'on aime le cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2007
Comment accède-t-on au titre de chef d'oeuvre indiscutable du 7ème art ? Allez voir par vous-mêmes.
Le Français Glacé
Le Français Glacé

34 abonnés 328 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2017
L'Aurore réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau en 1927.
*Les points que j'ai appréciés →
• L'histoire simple mais belle
• L'esthétique du film
• La réalisation intelligente
• La musique

*Les points que je n'ai pas appréciés →
• Absolument rien

*Conclusion →
J'ai aimé, c'est tout simplement beau. 10/10.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 novembre 2014
Pour sa première production américaine, Murnau nous livre une fable universelle et onirique sur les ravages et les joies de l'amour. L'histoire, banale et détaché au possible, offre l'occasion à Murnau de dévoiler ses talents pour peindre deux univers très distincts, la campagne idyllique et la ville, si chère à l'expressionnisme allemand. La campagne où se déroule l'intrigue principale, et la ville qui explose en ces années '20, où la technologie fait son apparition.
Ce film cultissime nous montre aussi, grâce au muet, une toute autre manière de faire du cinéma, où l'on avait plus de temps, où les visages sont si importants.
Un film à voir pour sa cinéphilie, naturellement, mais aussi pour un voyage dans le temps assuré !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2012
Film grandiose la réalisation de Murnau est incroyable surtout dans la première partie du film (vrai démonstration). Je pensais que le scénario ne suivrait pas et bien j'ai été surpris, une histoire magnifique porté par des acteurs d'une sobriété et d'une tendresse folle (sobriété rare pour l'époque du muet). Un vrai chef-d'oeuvre du septième art.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2013
Difficile d'aborder l'Aurore sans s'embourber dans un commentaire trop technique. Mais plus encore, c'est avant tout la palette des émotions qu'il faut glorifier. La vie est parfois amère, parfois douce sait-on en introduction : c'est exactement le ton du film, qui n'est jamais stable sur l'émotion, mais fait de haut et de bas, toujours dans l'optique d'une beauté. Ainsi on pourrait résumer chronologiquement nos sentiments; je ne l'ai pas fais, mais pour faire bref, on passe de la tristesse à l'angoisse, du regret à la réconciliation, de la joie à la passion, de l'enfance à l'adulte, du rêve au cauchemar... Avant de finir sur une note finale que je ne dévoilerai pas. Pourtant rien ici n'est exagéré, tout sentiment arrive avec beaucoup de naturel et de cohérence, il n'y a pas non plus de rupture net mais une progression de ceux-ci, appuyés par une mise en scène intelligente, sans ellipse pour comprendre la continuité du récit et des relations entre personnages.

L'aurore c'est une romance assez simple mais vraiment belle, perturbée par un adultère, où la symbolique est fortement représentée : selon les codes de l'époque (évidemment) le fermier est un homme perdu ou très confiant, oscillant entre un style négligé et très propre; la femme du fermier est une femme docile, douce, rayonnante et vêtue de blanc, splendide blonde très rassurante et simple dans le meilleur sens du terme; la femme de la ville, vêtue de noir, tentatrice, brune et très habillée, sous son maquillage et sa toile qui laissent comprendre un caractère fort et mystérieux, peu rassurant, sexuel et superficiel. Pourtant, Murnau ne s'attarde pas réellement sur ce fait, mais s'en sert comme formidable tremplin créatif pour la suite du film, cette situation provoquant de nombreuses réactions au sein du couple de fermiers.

Pour continuer sur cette voie, et avant de conclure la critique sur la forme, je parle volontiers du jeu des acteurs, et spécifiquement du duo amoureux de George O'Brien et de Janet Gaynor. Ce premier est assez incroyable car il est clairement la pierre angulaire du récit, il dirige la barque des sentiments, et ce sont par ses tiraillements que l'histoire s'écrie. Son regard est expressif, mais c'est plus encore son corps, ses mains ou sa posture, qui trahissent ses sentiments. Janet Gaynor est splendide et touchante. Elle me fait un peu penser à Giuletta Masina, mais en moins candide, plus femme mais avec la même simplicité qui nous donne au premier instant l'envie de l'aimer. C'est au contraire surtout son regard, qui ne semble jamais évoquer le jeu d'actrice mais une sincérité forte, qui fonde tout son personnage.

En dernier point donc comme promis, la technique du film. Je ne sais absolument pas quelle version j'ai regardée, je ne sais pas non plus s'il existe une version restaurée. Car l'image était pour moi assez dégradée, blanchie ou noircie, ce qui était parfois gênant pour apprécier tout le travail photographique, le jeu sur le noir et le blanc ainsi que sur les lumières. Quand bien même, force est de dire tout d'abord que cette image reste magnifique, que le jour ou la nuit joue un rôle important, que la nature ou la ville sont parfaitement exposées dans des plans larges, que la lumière illumine toujours les yeux expressifs des acteurs. Le montage est intelligent comme je l'ai dis au dessus, et surtout Murnau nous régale avec des travellings de toute beauté, ou en saisissant le calme de la campagne et la folie de la ville avec plans séquences assez géniaux. Enfin, on pourra féliciter l'utilisation rare mais notable d'effets spéciaux, qui ajoute le réel plus aux expressions des personnages dans les moments les plus forts.

Un immanquable, magnifique film, une très belle romance ; et vous n'avez, en plus de ça, aucune raison d'être réfractaire tant ceci se regarde bien.

http://www.senscritique.com/film/L_Aurore/critique/17548524
oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2008
Ce film de Murnau, tourné en 1927 aux Etats Unis est un superbe film. C’est la Fox qui a donné carte blanche et un budget illimité au réalisateur. Les acteurs sont exceptionnels et ont des expressions de visage prodigieuses. Murnau, dès 1927, parvient a superposer des plans et ainsi a représenter les pensées ou les rêves des personnages de cette bluette machiavélique qui a cependant une partie ou le comique burlesque est très exploité. La scène de l’inondation de la ville a couté une fortune car a du être refaite de maintes fois et est cependant exceptionnelle.
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2008
Difficile de parler d'un film qui prouve avec tant de force que les paroles sont inutiles à exprimer les sentiments de personnages. Le film date de 1927? Ah oui, tiens, au fond il pourrait dater de n'importe quand, ça semblerait improbable tout autant. Chef d'oeuvre intemporel et universel comme son histoire, Sunrise est la Grâce faite cinéma. Murnau voulait profiter de sa chance unique de faire ce qu'il voulait avec tous les moyens d'Hollywood pour prouver la puissance émotionnelle du cinéma, en se basant sur un thème ultrasimple : la tentation (la pomme d'Eve) incarnée par une vamp brune contre la pure épouse blonde, et la rédemption. La scène sur le lac, l'introspection des deux personnages lors du remariage, et ce qui suit pour montrer un homme et une femme qui se plaisent, au-delà de toute contrainte (la scène de la danse, et l'attitude euphorique de la femme, bénéficiant d'un jeu d'actrice stupéfiant, au début du retour en barque, étant les phares de cette complicité se passant de mots), font parti du patrimoine du cinéma. J'en ai déjà dit trop...
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2010
Sunrise: A Song of Two Humans est une oeuvre en fait tellement vraie, tellement pleine de réalité qu'il ne faut surtout pas passer à coté.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2018
Film classique très sympathique à regarder.
L'intrigue est présentée très rapidement, on entre immédiatement dans l'histoire (en même temps, le film n'est pas très long non plus).
La police d'écriture des textes et dialogues est très originale et dynamique.
George O'Brien est excellent, il est terrifiant et attendrissant par moment, grâce à son visage particulièrement expressif.
On peut reprocher à l'histoire une certaine diabolisation de la ville comme lieu de toutes les tentations (ou plutôt de toutes les tentatrices).
Mais ça reste un classique très plaisant.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2010
Film magnfique qui m'a touché au plus profond de moi-même. Certes le film n'évite pas quelques grosses ficelles hollywoodiennes mais il reste un petit bijou cinématographique, à la recherche formelle plus qu'intéressante, l'éclairage ainsi que certains plans sont magnifiques, et la mise en scène en générale est titanesque pour cette époque, des travellings d'une telle finesse étaient bien rares. Les acteurs (en dépit du surjeu nécessaire au film muet) restent épatants, d'ailleurs ils ne sont pas aussi théâtraux que les standards de l'époque et transmettent une vive émotion qui se dégage nettement à l'écran. Une oeuvre qui ne cesse jamais d'être passionante, tantôt drôle, souvent merveilleuse, l'une des meilleures histoires d'amour de tous les temps.
Ryce753
Ryce753

32 abonnés 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juin 2013
Incontestablement, un chef d'oeuvre du cinéma muet. Les grands films muets de cette qualité sont rares et se comptent sur les doigts d'une paire de mains. Je ne vais pas jouer à l'intello ni au snob en essayant d'analyser ce film (ses plans, ses "effets spéciaux", son apport au cinéma, etc, etc) mais simplement conseiller de se laisser emporter par la magie, l'émotion, l'interprétation des comédiens et la poésie de cette belle histoire d'amour. La différence de mentalité entre la vie rurale et urbaine est aussi parfaitement décrite par Murnau. On passe de l'ambiance calme, sereine, presque ennuyeuse de la vie campagnarde à l'atmosphère bruyante, agitée, impersonnelle de la ville (la foule, le trafic routier, ses divertissements mercantiles,...) que le réalisateur arrive avec brio à retranscrire à l'écran. Avec "La ruée vers l'or"et "les lumières de la ville" de Chaplin, ce métrage fait désormais partie de mes films muets préférés.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 décembre 2014
Fine analyse sociale, superbement filmée dans le style inimitable de Murnau, L'Aurore est un de ses plus beaux film avec Tabu et Nosferatu. La description des passions déchirantes, de la perte de soi et des sentiments ambivalents est digne des meilleurs auteurs de romans réalistes, de Balzac à Musil. Certaines scènes un peu abracadabrantes grèvent l'ensemble, mais ceci est un détail qui ne gâche pas le plaisir de voir cette fresque expressionniste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2011
à la fois sombre comme la nuit et lumineux comme la ville, l'Aurore raconte une histoire d'amour qui passe par tous les états. De l'envie de meurtre en passant par l'incertitude et par l'amour fou, tout ça en accompagnant le récit d'idées efficaces et bien placées comme la sur-impression, les plans séquences ou les intertitres qui "coulent" pour illustrer la noyade. Des idées nouvelles pour l'époque qui font encore leur effet aujourd'hui puisqu'elles collent parfaitement au récit et à la symbolique du film. La ville est un monde qui grouille de vie et qui fait naître l'amour et la joie de vivre, tandis que la campagne a emporté le couple vers un ennuie conséquent. La romance racontée par Murnau est trépidante et forte en émotion, cependant il y a une partie du film que j'ai trouvé inutile. Celle de la fête foraine qui s'attarde à nous montrer un gag avec un cochon, tout ça pour montrer que la ville permet de s'amuser, mais j'ai trouvé ça trop long et lassant. Ce seul moment ne m'a pas plu, le reste est parfait.
L. Lawliet
L. Lawliet

23 abonnés 358 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2023
L’Aurore fait parti des films qui nous fascine pour sa beauté de l’art muet et de son expression indissociable.
Réaliser par Friedrich Wilhelm Plumpe, avec qui l’industrie cinématographique devait déjà ces fresques sentimentales qui boulversé l’absolu, notamment Nosferatu le Vampire ou encore Der Letzte Mann, L’Aurore est l’un des premiers films muets à m’avoir submergés au pont d’en découvrir un tas d’autres qui m’auront pas autant marqué que celui-ci.
Tout en expression et traitement de l'image, progression très maîtrisée de l'histoire fortement allégorique et voulue allégorique hors du temps. Le petit moins est l'allure comédie burlesque d'une partie du film où on ne sait plus où l'on nous emmène et malgré l'intérêt qu'il y a à découvrir la vie citadine cela tranche trop à mon sens avec le thème principal du film. Toutefois grâce à sa beauté et sa simplicité à couper le souffle, je ne serai dénigrer ses défauts minimes.
Il n’y a pas une seule ennuie qui nous vient durant ces 1h30 de films glamour.
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