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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2010
Une bonne grosse claque surréaliste! Visuellement génial, une bande son ouffissime, un scénario complètement barré, d'ailleurs si vous ne comprenez rien à un moment moi non plus: laissez vous juste porter!
Après « Millennium actress », Bouzi Bouzouf poursuit son hommage au réalisateur japonais Satoshi Kon qui, il le rappelle pour les glandus qui ne le sauraient pas encore, s'est éteint il y a presque un mois, avec « Paprika », un autre de ses films d'animation sorti, lui, en 2006. Qu'est-ce que « Paprika » ? L'histoire d'un cuisinier hongrois qui va se démener comme un diable pour préparer la meilleure goulasch de tous les temps ? Pas du tout. Paprika est le nom de code d'une scientifique aux cheveux longs qui grâce à un bidule révolutionnaire inventé par un collègue obèse, peut se glisser, sous les traits d'une femme aux cheveux courts, dans les rêves des gens afin de soigner leurs traumatismes. Les choses vont se compliquer sérieusement quand les quelques exemplaires existants du DC Mini – le nom du bidule révolutionnaire – sont chouravés par un voleur mal intentionné qui, par le biais de l'engin, va s'introduire dans l'esprit des scientifiques à l'origine de sa conception dans le but de leur niquer la tête. Les mecs se mettent en effet à déclamer soudainement des phrases absconses que l'on croirait tirées des « Champs Magnétiques » de Breton et Soupault, puis ils se jettent dans le vide. À la fin, rêve et réalité se rejoindront dans un grand carnaval destructeur qui, visuellement, vaut son pesant de cacahuètes (d'autant que le film a recours parfois a des effets en 3D, contrairement à « Millennium actress », qui proposait une animation old school (ce qui ne nuit aucunement à sa qualité)). Bref, Bouzi suppose, chers lecteurs, que ce synopsis vous fait immédiatement penser à un film sorti cet été dans lequel le rêve occupe aussi une place prépondérante (et dont le réalisateur – ses initiales sont CN – avoue avoir été influencé par « Paprika » (les scènes d'introduction des deux oeuvres sont quasiment identiques)), n'est-ce pas ? Allez, Bouzi vous écoute : quel est ce film auquel vous êtes obligés de penser, là ? Non, ce n'est pas « Mon Curé chez les Thaïlandaises. »
Génial dans sa base scenaristique et particulièrement insolent de générosité imaginative, Paprika s'avère finalement épuisant tant il s'embourbe dans une intrigue qui n'en finit plus de se complexifier.
Un chef-d'oeuvre de l'animation! Le scénario est intelligent, l'univers est à la fois sérieux et complètement barré, les personnages sont attachants, on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est rythmé et dynamique à souhait! Et d'un point de vue technique c'est un régal pour les yeux et les oreilles! Et dire que j'ai failli passé à côté de ça !!
Satoshi kon nous régale une nouvelle fois avec ce film totalement maitrisé de bout en bout. Techniquement magnifique ,doté d' un scénario complexe et fascinant ,Paprika se trouve à des années lumière des films d'animation européen et américain le plus souvent déstiné à un public trés trés jeune.
Satoshi Kon était un virtuose de l'animation et dans Paprika son talent ne fait pas défaut. Malgré tout, il apparaît comme moins percutant que ses autres oeuvres. La faute à une complexité trop grande, enfermée dans un respect des règles habituelles de l'animé, peut-être, à une fausse originalité qui sombre de ce fait dans l'habituel. Il n'en reste pas moins un animé sympathique à l'ouverture exceptionnelle.
Un spectacle explosif de couleurs ayant pour sujet l’interprétation des rêves ou plutôt l'intrusion des rêves de chacun. Au premier visionnage Paprika peut sembler compliquer et décousu surtout si on ne connait pas grand chose à la culture japonaise vu que le film y fait beaucoup référence. On peut comprendre l'histoire à condition de ne pas perdre le fil une seule seconde et de s'immerger totalement dedans. Moins captivant que Perfect Blue, Satoshi Kon réalise un thriller psychologique de toute beauté mais un peu trop répétitif est assez mou. Un film qui aura inspiré Christopher Nolan.
Ce film est une expérience visuelle très intéressante, c'est très jolie, mouvant, changeant et surprenant. Malheureusement, si la forme est impeccable, il manque un fond. Le propos n'est pas clair, on a l'impression que le scénario à été bricolé vite fait juste pour donner un prétexte à la forme. Je trouve que c'est dommage, avec une structure solide ce film aurait beaucoup plus d'impact.
Satashi kon a encore amélioré son niveau de maîtrise. Après Perfect Blue et Millenium Actress, il nous emmène encore plus loin au sein de son univers onirique, nous faisant basculer avec talent et subtilité de l'autre côté du miroir. De plus, la BO est excellente, tout comme le graphique. Bref, une sorte de Mulholland Drive de l'animation japonaise.
Rien à redire sur ce film : bonne ambiance, chouette animation, scenar complexe mais sans pour autant tomber dans le Matrixisme et excellente musique : bref, un vrai bonheur !
Pour tout ceux qui en doutait encore, Satoshi Kon est bien l'un des plus grands cinéastes japonais et signe avec Paprika une oeuvre ou à la manière des rêves plus que la logique de la narration c'est l'imagerie et le ressentie qui prime avant tout. Et en ce sens c'est certainement avec Lynch l'un des plus grands faiseurs de songes du cinéma contemporain. Bercé en plus par la bande son hallucino-pop et mélancolique du technoïde Hirasawa Susumu vous aurez compris que c'est un film tres peu banal,..
Je l'adore un des film qu'on oublie pas de ci tôt car il et dessiné d'une façon ci réel et les musiques sont manifique elle nous transporte c'est pour ca que j'adore satoshi kon et (perfect blue et un de cella que j'aime tout autant ) ...
J'ai trouvé ce film d'animation très réussi. Relativement agréable à l'oeil et doté d'un scénario complexe, Paprika mérite d'être visionné plusieurs fois.