Hunger
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371 critiques spectateurs

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Scorcm83
Scorcm83

122 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2017
Je ne m'attendais pas à un tel traitement de la part de MacQueen qui choisit pour son premier film une narration non conventionnelle, nous présentant le personnage principal après 30 minutes et proposant à partir de là un développement scénaristique fermé sur lui même, recouvrant totalement le champ des possibles, laissant le spectateur sans espoir à seulement attendre l'inévitable fin, à la manière de ces prisonniers pour qui la grève de la faim s'impose en tant que baroud d'honneur.

De fait, dés les premières minutes, on comprend que l'on est embarqué dans un film carcéral peu commun, proposant dans sa demi-heure d'ouverture un enchaînement de points de vue et brisant petit à petit les codes du film de prison pour proposer une réflexion sur le jusqu'au boutisme idéologique et la force de conviction : comment un principe peut nous dépasser au point de vouloir donner notre vie pour lui.

On pourra reprocher à MacQueen son côté poseur, c'est vrai que le mec est doué et il ne se refuse pas quelques coquetteries de mise en scène, mais je trouve que c'est ce qui fait le charme d'*Hunger* et lui confère une aura si particulière. De plus, le casting propulse le film dans un autre niveau à travers des interprétations non seulement impressionnantes mais justes. On se souviendra tous de la discussion en plan séquence de 17 minutes entre Bobby Sands et le prêtre.

En clair, un premier film très prometteur qui marque très clairement la patte de Steve MacQueen (II). Pas son meilleur mais un brillant exercice de style porté par un visuel léché et une excellente interprétation de ses acteurs.

A voir !
g0urAngA
g0urAngA

112 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2012
Hunger est un film marquant. D'une part, par son réalisme dans le déroulement des scènes et de l'autre, comme le réalisateur ose jouer qu'avec "les images". En effet malgré 20 bonnes minutes d'un dialogue entre Fassbender et un prêtre, le film ne propose quasi aucun dialogue. Tout est dans le côté viscéral des images. Alors certes, cela ne plaira pas à tout le monde, mais ce choix artistique à au moins pour mérite de rendre le premier film de McQueen très personnel. Surtout que l’interprétation de tout les acteurs y est grandiose...
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

95 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Alors attention ! Film réaliser par Steve McQueen, pas par Steve McQueen ! Je vous vois venir, vous devez dire « il a fumé ou quoi ? ». Et vous auriez raison si je ne vous donnais pas les précisions nécessaires pour éviter ce genre de confusion. Ici, il n’est pas question de l’acteur Steve McQueen, celui à l’affiche des films Les Sept Mercenaires, La Grande Évasion, L’Affaire Thomas Crown, Bullit, Le Mans et encore Le Papillon. Mais plutôt de Steve McQueen, artisite contemporain britannique qui se lance ici à la réalisation avec Hunger.

Et pour son premier long-métrage, le bonhomme ne commence pas par une histoire de romance classique ou une comédie comme il en existe tant. Non, il s’attaque carrément à un fait historique, méconnu du grand public. Plaçant son récit en 1981, dans une prison de Maze (Irlande du Nord). Dans laquelle des prisonniers, membres de la PIRA (Armée républicaine irlandaise provisoire), mènent une grève de l’hygiène (arrêt de se laver, recouvrir les murs avec ses excréments…). Dont le but est d’obtenir, auprès du gouvernement britannique (avec une certaine Margaret Thatcher), un statut politique à leur détention. Une grève douloureuse et sans horizon favorable, qui débouchera sur une grève de la faim (d’où le titre).

C’est donc le combat de détenu qui nous est ici raconté. Mais pas de la manière à laquelle l’on pouvait forcément s’y attendre. Pas du point de vue d’un personnage en particulier. Pas par le biais d’un script calibré et à la structure classique. Plutôt de manière dite aléatoire : on commence par un gardien qui se lève, se prépare et se rend au boulot. Avec une caméra qui suit le moindre de ses mouvements quotidiens. Puis nous faisons la connaissance d’un nouvel arrivant dans la prison, qui va prendre part à cette fameuse grève de l’hygiène. Et nous enchaînons, lors d’une intervention nerveuse de « coiffage express » sur Bobby Sands, leader de cette grève, que l’on va suivre jusqu’à la fin du film. Sans toutefois revenir de temps en temps, et sans réelle raison, sur les deux protagonistes précédents. Un scénario chaotique sans réel fil rouge ? Pas tout à fait.

Car, si le script du film vous paraît vide de par un côté quasi muet, il reste pourtant travaillé à la perfection. Et ce grâce à une mise en scène tout bonnement exceptionnelle ! Steve McQueen, qui remportera pour ce film la Caméra d’or lors du festival de Cannes de 2008, prouve pour son premier film qu’il est un metteur en scène de talent. Arrivant à raconter quelque chose via l’image. Offrant des plans remplis de sens, ayant chacun quelque chose à narrer. Se montrant par moment poétique (le gardien fumant sa cigarette dehors, sous une neige cotonneuse, dans un silence de mort), d’autres cruels (les séquences dites de torture) et peu ragoûtants (les gros plans des murs dégueulassés, le corps changeant de Bobby Sands lors de sa grève de la faim). Tout cela se dispensant de raconter une histoire romantique ou d’amitié qui aurait plombé son sujet. Qui est de montrer l’horreur vécu par ses détenus qui se battaient juste pour avoir quelques droits. Les sacrifices auxquels ils ont dû faire face.

Un réel travail de mise en scène à tel point que le film n’enregistre que très, très peu de dialogues, jugés du coup inutiles pour raconter cette histoire. Sauf lors d’une scène en plan-séquence qui peut se vanter d’afficher un record : 17 minutes en caméra fixe pour un dialogue entre Bobby Sands et un curé, sans interruption (juste une coupure pour changer de plan). Cela aurait pu être fort ennuyeux, mais même là, le film accroche. Grâce à une écriture véritablement fine et des acteurs prodigieux qui n’ont aucun mal à nous bercer avec leurs paroles. D’ailleurs, niveau interprétation, on ne peut que rester bouche bée devant la majorité des comédiens précédents, qui semblent vivre à 100% ce que subissent leur personnage (jusqu’à apparaître nu à l’écran). Sans compter qu’Hunger est le film qui révéla le talent de Michael Fassbender, qui, comme l’aurait fait un certain Christian Bale, s’est permis ici de perdre 14 kilos pour paraître anorexique à l’image.

Un problème cependant que nous devons à cette mise en scène : un sentiment d’ennui qui peut survenir à tout moment, même dès le début. Et ce notamment quand l’on n’est pas préparé à ce genre de film. En effet, le spectateur habitué aux blockbusters hollywoodiens, les comédies à l’eau de rose et aux mélos adeptes des clichés aura bien du mal à s’accrocher à ce style. Même moi, j’ai bien eu du mal à ne pas me détacher de l’ensemble (surtout lors de ce long plan où un gardien nettoie le couloir des cellules). Ou chercher pour rien le lien qui unit les trois protagonistes principaux, alors qu’il n’y en a pas, tout simplement.

Mais le constat reste le même : Hunger est un véritable exemple de savoir-faire et de travail artistique. Un bijou de mise en scène qui mérite d’être vu. Steve McQueen, réalisateur de profession, se révèle être un cinéaste de très grand talent, montrant qu’il sait raconter des histoires par l’image (ce qu’est censé être le métier de metteur en scène) et s’entourer d’acteurs fabuleux (Fassbender en tête). Et dire qu’il ne s’agit que d’un premier long-métrage ! McQueen, on ne demande qu’à ce que vous continuez dans cette voie !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

95 abonnés 4 380 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
En 1981, dans une prison anglaise, des détenus de l'IRA revendiquent le statut de prisonniers politiques et font la grève du vêtement et de l'hygiène.
A ce dénuement dans des cellules sordides, le réalisateur Steve McQueen ajoute le dépouillement de sa mise en scène, le silence, entrecoupé par des cris de révoltes ou de douleur, l'antagonisme épuré entre prisonniers et gardiens. Si la brutalité physique n'est pas absente du film, c'est peut-être la violence psychologique que l'on ressent d'abord dans ce témoignage âpre et stylisé.
La souffrance corporelle est tout autant exprimée par les coups reçus que par l'exposition crue de corps malingres, voire décharnés comme dans la troisième partie du film. Laquelle est introduite par une séquence inattendue dans ce récit généralement taciturne; spoiler: un dialogue ininterrompu de près de 25 minutes, en un plan fixe, entre le détenu célèbre Bobby Sands et un prêtre à qui il explique le sens de la grève de la faim qu'il a entamée.
C'est à la suite un long calvaire et la composition d'un réalisme assez effrayant du comédien Michael Fassbender.
"Hunger", film partisan, évoque, depuis le milieu carcéral, le combat de l'IRA à travers son insoumission, son aptitude au sacrifice, et la haine entre les deux camps, irlandais et anglais.
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2015
Un film très pénible dont on ne retiendra que l'incroyable prestation de Michael Fassbender, et l'intention, louable, de dépeindre le calvaire de ce prisonnier parmi tant d'autres. Pour les reste, rien à se mettre sous la dent à part bien sûr des scènes chocs et dérangeantes qui n'apportent pas grand chose vu qu'elles sont posées là, sans véritable fil conducteur et sans la moindre justification. Steve McQueen (II) veut nous prouver qu'il est un artiste en nous proposant un film totalement destructuré, plein d'ellipses, dénué de dialogues, hormis un interminable plan séquence plein de vide qui ne fait que démontrer qu'il n'est vraiment pas à l'aise avec les sentiments humains. Il est à l'aise avec une caméra, on l'aura compris, avec son style minimaliste et clinique, mais appliquer cette esthétique à l'ensemble de son travail se traduit par un manque criant d'humanité, avec des personnages désincarnés, froids et artificiels.
bobbyfun
bobbyfun

56 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2020
Porté par un extraordinaire Fassbender, l'histoire vraie d'un combat politique dépassant la souffrance et la moralité humaine.
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 812 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2025
Hunger n’est pas un biopic au sens classique du terme : il ne cherche ni à retracer linéairement la vie de Bobby Sands ni à didactiser les tensions nord-irlandaises. Il fait le choix du ressenti, de l’incarnation, captant l’horreur carcérale comme un état sensoriel, où la décomposition physique devient à la fois manifeste et martyre.

Plutôt que d’introduire directement Bobby Sands, McQueen immerge d’abord le spectateur dans l’univers carcéral en adoptant le regard d’un gardien de prison. La routine matinale du surveillant, l’inspection méticuleuse de ses mains, la cigarette qu’il fume dehors sous la neige : tout concourt à ancrer un système où la brutalité est normalisée, où le rapport de force s’exerce dans l’ordinaire.

Puis, progressivement, le film bascule du côté des prisonniers de l’IRA. Le refus du port de l’uniforme transforme leur quotidien en une longue dérive dans l’abjection : cellules tapissées d’excréments, corps soumis à des humiliations incessantes, grèves de l’hygiène et de la propreté. McQueen filme ces conditions avec frontalité, sans la moindre dramatisation. Il ne cherche pas à provoquer le dégoût par une surenchère visuelle, mais à capter l’inhumanité d’un système.

La structure de Hunger tient en trois actes distincts, chacun adoptant un langage différent. D’abord, l’installation d’une atmosphère d’oppression, où l’institution carcérale se révèle dans toute sa mécanique perverse. Ensuite, une séquence centrale qui rompt avec la mise en scène sensorielle pour laisser place au verbe. Enfin, une plongée dans l’agonie, où le corps devient la seule forme d’expression possible.

Le pivot du film réside dans une scène d’une vingtaine de minutes, où Bobby Sands dialogue avec un prêtre dans un plan-séquence ininterrompu. C’est la seule respiration véritablement dialoguée du film, un moment où la parole prend temporairement le relais du corps. Le dispositif est radical : caméra fixe, pas de mouvement, pas de coupe. Une prise de position esthétique qui impose au spectateur une immersion totale dans l’échange, où s’opposent deux visions de la résistance.

Le prêtre, lucide, voit dans la grève de la faim une impasse, un sacrifice inutile. Sands, lui, la revendique comme l’acte ultime, une manière d’imprimer son combat dans la chair et l’histoire. McQueen ne tranche pas. Il laisse cette séquence se déployer sans souligner artificiellement les enjeux, permettant à la dialectique de prendre toute sa force.

Puis, le film bascule dans son dernier mouvement : la décrépitude du corps.

La caméra de McQueen s’attarde sur la lente métamorphose de Fassbender, dont l’amaigrissement extrême devient un manifeste en soi. Il ne s’agit pas seulement d’un exploit d’acteur, mais d’une mise en scène du dépérissement comme langage politique. Les plaies, les escarres, la difficulté à respirer : tout est filmé dans une proximité quasi ascétique, sans jamais verser dans le pathos.

Cette approche déjoue les attentes habituelles du récit héroïque. Sands n’est pas idéalisé en martyr flamboyant, il est montré dans sa vulnérabilité la plus absolue, confronté à une mort qui s’étire interminablement. La lumière se fait plus blanche, les bruits plus feutrés, comme si le film s’effaçait avec lui. McQueen ne cherche pas à magnifier le sacrifice, mais à en montrer l’absurdité tragique : mourir pour une cause, est-ce une victoire ou une annihilation ?

Si Hunger est un film profondément politique, il refuse le manichéisme. McQueen ne prend pas parti, ne glorifie ni ne condamne Sands. Il ne s’agit pas d’un pamphlet sur la cause de l’IRA, mais d’une réflexion sur la résistance et ses limites.

Le film ne cherche pas à expliquer le conflit nord-irlandais, ni à en donner une lecture historique exhaustive. Il se concentre sur une seule question : jusqu’où un homme peut-il aller pour défendre une idée ? Et surtout, quel est le prix réel de ce sacrifice ?

Ce premier film est une déclaration d’intention : un cinéma du corps, de l’épuisement, du combat mené jusque dans la chair.
NarnoNarno
NarnoNarno

51 abonnés 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2020
"Hunger" est un étonnant exercice de style, esthétisant l'horreur et la souffrance de manière très réaliste et minimaliste sur la forme, maximisante pour la force du rendu sur le fond. Minimaliste par ce huis-clos, enfermant ses personnages comme ses spectateurs dans une prison répugnante dont on ne sortira jamais et indemne. Minimaliste dans ses rares paroles ou dialogues. Hormis le long (faux) plan-séquence d'une quinzaine de minutes, les silences comme les rares paroles sont tous bien percutants. Caméra acérée filmant un sujet aiguisé, S. McQueen signe sa première réalisation adroitement en jetant toutes les cartes d'un surdoué: les effets de mise en scène, la qualité de ses cadres, sa manière de jouer avec les corps et de ses acteurs (M. Fassbender (trop?) parfait), comme sa manière de jongler avec le rythme et de gonfler ses effets avec son tempo. Mais le jeune premier abuse de son curseur de la souffrance et de la répugnance au détriment du sujet de fond, celui pourtant exposé en introduction, soit l'Irlande, l'IRA, et les raisons du conflits ou de ses conséquences. Car la violence des actes et des images que ce film nous fait subir, n'ont pas de réelles explications sur les fondements qu'elles y amènent. Montrer, S.McQueen le fait excellemment bien, exposer un propos, c'est malheureusement autre chose. "Hunger" reste une "jolie" carte de visite d'un réalisateur prometteur, mais le film coup-de-poing, qu'il aurait pu être, atteint notre oeil lui donnant une vision un peu floue sur ses intentions.
lsnico
lsnico

39 abonnés 891 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2018
Guerre psychologique entre prisonniers et matons d une intensité éprouvante, je ne peux noter ce film qu' en partie tant j ai était écœuré par l'introduction. Dérangeant au possible, j ai rarement vu des scènes aussi ignobles qui sont sans apport véritable au récit. J'ai tout de même attendu l'arrivée de M.F (qui pour moi est un génie) mais le plan séquence de 17 minutes, remarquable d'un coté mais terriblement vide d'un autre, m'a définitivement convaincu de stopper l'hémorragie. C'est peut être un chef d'oeuvre artistique pour beaucoup mais ce n'est pas mon cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 avril 2012
Pour un premier film on ne peut pas dire que Steve Mc Queen est choisi un des sujets les plus abordables...mais il s'en sort a merveille ! Il peut aussi dire merci a son acteur principal Michael Fassbender qui lui nous éclabousse de son talent a chaque scène ou il apparait à l'écran ! Un film CHOC a voir d'urgence.
selenie

7 464 abonnés 6 698 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2009
Envie de mettre 4 mais quelques bémols parsème un film un poil surestimé. On ne peut nier les qualités de mise en scène de Steve McQueen (pas l'acteur hein !) ce monsieur a un talent certain ! Le début promet un choc hyperréaliste et dénonciateur mais en fait le film est découpé en 3 parties trop distinctes. La première (vaut 3 étoiles) décrit les conditions d'emprisonnement et la résistance des prisonnier ; description réaliste et précise, quasi documentaire mais qui manque un peu d'émotion, on ne s'attache que difficilement aux prisonniers. La seconde partie (vaut 4 étoiles) est le SUMMUM du film avec 30mn d'un dialogue entre Bobby Sands (Fassbender à la fois charismatique et effacé derrière son personnage) et le prêtre (Liam Cunnigham épatant de présence pour une apparition assez courte au final), Ce dialogue merveilleusement écrit entre futilité et précisions fortes du combat qui est le leur (celui de l'IRA donc)... Un face à face marquant digne des plus grands ("Heat" par exemple) avec évidemment une dimension politique importante. De loin la meilleure partie du film. La dernière partie (vaut 2 étoiles) se focalise sur le dernier combat de Bobby Sands à savoir sa grève de la faim fatale ; partie trop courte et malgré la présence de ses parents à la fin il y a un manque d'émotion voir d'humanité qui manque cruellement... Dommage le chef d'oeuvre n'est pas loin.
Audrey L

820 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2020
Michael Fassbender impeccable, Steve McQueen se sent pousser des ailes dans une mise en scène très audacieuse avec son plan fixe de vingt minutes (le plus long plan statique réalisé dans un film). Mais Hunger est parfois noyé sous ses bavardages, dont l'apogée est la fameuse scène de vingt minutes à écouter palabrer le détenu et le père Moran, qui est atrocement longue (on s'y ennuie dix fois). Les images choc sont dures à voir quand on sait qu'elles reprennent la réalité de ce qu'il s'est passé dans ces prisons, entre haine et tabassages violents, ce que rend bien la caméra de McQueen, focalisée sur la violence sans détourner le regard, voire même en s'en approchant en gros plans. On se désole souvent pour les pauvres prisonniers maltraités, et l'on se dit que même les animaux ne se traiteraient pas avec si peu de compassion, à laisser les individus dans leurs déjections et leur crasse corporelle... Hunger mérite vraiment d'être vu, pour sa prise de position aussi osée que l'est sa mise en scène, même si cela perdra les spectateurs les moins patients (et tolérants aux longs dialogues) en cours de route.
romano31

324 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2013
Ne connaissant que très vaguement le sujet, je n'ai pu apprécier Hunger à sa juste valeur. En effet, ma méconnaissance fut un réel frein, d'autant plus que le film ne nous explique pas vraiment le contexte historique dans lequel il se déroule ainsi que les revendications des prisonniers membres de l'IRA. Ceci étant, le film n'est pas jeter pour autant. En effet, Hunger permet à Michael Fassbender de livrer une prestation absolument remarquable du leader des insurgés, Bobby Sands. De plus, Steve McQueen, le réalisateur, nous gratifie de quelques plans plutôt intéressants comme ce plan-séquence de 15 minutes entre Fassbender et le prêtre, joué par Liam Cunningham. Il arrive également à reconstituer de façon très réaliste toute la tension et la violence qui régnaient à cette époque. Au final, Hunger est un film intéressant à regarder mais je vous conseille fortement de vous documenter sur le sujet pour pouvoir l'apprécier pleinement.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

256 abonnés 2 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2021
Pour un premier film, Hunger est bon long-métrage de la part de Steve McQueen (le futur réalisateur de l'excellent 12 Years a Slave, qui sortira cinq ans plus tard).
Le film va porter sur un personnage marquant du conflit entre l'Angleterre et l'Irlande : Bobby Sands, meneur d'un mouvement de grève contre la faim.
Michael Fassbender est une véritable révélation dans ce film (quelques années avec son ascension grâce à la saga X-Men). L'acteur déjà extrêmement talentueux, pour son troisième film et premier dans le rôle principal, incarne à la perfection son personnage et dégage énormément de charisme.
Après le rythme du film n'est peut-être pas son point fort et on s'ennuie un peu par moment, mais sinon la thématique du film est assez passionnante en soi.
Petit film sympa.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2012
Hunger est un film coup de point qui étonne par ses partis pris et par sa maîtrise totale. Si on peut, du coup, être rejeté par l'aspect du film, on ne peut que souligner le travail accompli par Steve McQueen. Le film est à contre courant des productions du moment. Tant dans le traitement de ses personnages, que dans sa mise en scènes. Même dans son montage. Hunger est un film atypique sans compromis, un constat dur et âpre, sans chercher à poser un regard moralisateur ou manichéen. Cela en frise, parfois, le documentaire.
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