Hunger
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371 critiques spectateurs

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bou77
bou77

146 abonnés 597 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2011
Hunger, le premier film de Steve McQueen est une réussite artistique. Récompensé par une caméra d'or, le réalisateur britannique offre au spectateur une œuvre très bien filmé alternant plans fixes et travelings. Michael Fassbender joue à merveille le rôle de Bobby Sands, un homme emprisonné pour son activisme politique au sein de l'IRA. La mise en scène est travaillée, les décors sont réalistes, mais Hunger souffre d'un manque de fond, Steve McQueen misant tout sur la forme.
Uncertainregard
Uncertainregard

142 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2011
Point de vue réalisation, caméra d'or amplement méritée pour Steve McQueen qui a filmé de très belles séquences. Par contre, cette histoire n'a rien de passionnant et la conversation de 17 minutes en plan fixe est d'un ennui mortel...
Nicolas V
Nicolas V

115 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2012
cest sale, ça choque, cest violent,cest extreme,cest instructif,charismatique.une mise en scene sans concession. le film est parfaitement maitrisé.
maintenant je ne trouve pas que fassbender est exceptionnel : il apparait tard et on le voit peu a cause de la durée du film ).il joue bien mais pas a la hauteur de son personnage qui lui, est exceptionnel.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2012
Il s'agit d'un film sur la grève de la faim des militants de l'IRA dans la prison de Maze, et pourtant, après un panneau annonçant que 2187 personnes ont trouvé la mort depuis le début du conflit nord-irlandais, et un image quasi subliminale de femmes tapant avec des couvercles de casseroles, le film s'ouvre sur des mains meurtries qu'un homme plonge dans l'eau d'un lavabo, puis sur le cérmonial du matin : habillement, petit déjeuner, départ au travail. Seule indication sur cette scène ordinaire : l'inquiétude dans le regard de sa femme au moment où il part, et son réflexe à lui de regarder sous sa voiture avant d'enclencher le contact.

Cet homme à la mine douloureuse arrive à son travail, dans un vestiaire où d'autres hommes à la chair flasque enfilent leurs uniformes de gardiens de prison : d'emblée, Steve McQueen montre la souffrance des bourreaux et des victimes, sachant que les uns peuvent devenir les autres. D'ailleurs, quand les forces spéciales investissent le quartier des prisonniers républicains pour les extirper de leurs cellules et les tabasser systématiquement, il oppose l'image d'un jeune policier en train de pleurer derrière un pilier au sourire ensanglanté qui se dessine sur le visage de Bobby Sands qui sait que cette bavure supplémentaire est une victoire pour son camp.

Le film est construit en trois parties : la première montre la grève de l'hygiène et le quotidien des blanket prisoners, représentés par Dailey Gillen et Gerry Campbell. Presque entièrement silencieuse, cette partie se présente comme une plongée angoissante dans un univers de matières : excréments, urine, déchets alimentaires. La vision de plasticien de Steve McQueen affleure dans la plupart de ces images, mais cette approche ne sublime pas la dureté de ces conditions de détention, bien au contraire. Pour un premier film, le réalisateur britannique montre une extraordinaire maîtrise de la grammaire du cinéma. Il joue avec intelligence du rythme, étirant les scènes de l'ennui carcéral et accélérant les explosions de violence, que ce soit la rebellion des prisonniers devant la distibution des fringues dérisoires, ou le déchaînement de la brutalité des gardiens. Déjà dans cette partie, Steve McQueen utilise les corps comme enjeu et symbole du combat qui se joue. A la nudité écorchée des carcasses des républicains, il oppose les uniformes impeccables de leurs geoliers.

Puis vient la scène charnière du film. Après ce tunnel de mutisme collectif, et avant la plongée dans le silence individuel, il nous offre un plan séquence de 22 minutes de joute oratoire entre Bobby Sands et le père Moran. Filmée en plan fixe, à contre-jour, la discussion est impeccable de tension dramatique ; après un round d'observation où Sands place déjà quelques banderilles sur l'ambiguité institutionnelle de l'église, le combat s'engage quand il annonce sa résolution et celle de ses compagnons de lancer les grèves de la faim tournante, ce qui correpond à un suicide pour l'ecclésiastique.

Curieusement, les trois films que cette scène m'a évoquée sont aussi anglais : "Land and Freedom" pour la discussion sur la collectivisation des terres, "Le Vent se lève" pour le débat devant le tribunal populaire, et "Secrets et Mensonges" pour la discussion entre Cynthia et sa fille, là aussi captée dans un plan fixe qui laisse la place au jeu des acteurs.

Après ce déluge de parole, retour au silence. Le troisième volet, symétrique du premier, bascule dans une autre dimension. Progressivement, alors que le corps se couvre d'escarres, montrés avec la crudité d'un Francis Bacon, Bobby Sands perd le contact avec la réalité extérieure, à l'image de Blake dans "Last Days" de Gus Van Sant, auquel on pense souvent dans cette dernière partie du film.

Guerre politique et nationale, le conflit irlandais est aussi une guerre de religion entre catholiques républicains et protestants unionistes. L'image christique traverse tous le film : les détenus chevelus, barbus et habillés d'une simple couverture, le gardien abattu à bout portant effondré sur les genoux de sa mère Alzheimer maculée du sang de son fils, pieta grotesque, ou le corps décharné de Bobby Sands comme une descente de croix.

Certes, le sujet abordé est grave, et l'efficacité de la mise en scène n'épargne pas le spectateur. Mais l'intelligence de la réalisation, époustouflante pour un premier film qui a d'ailleurs obtenu la Caméra d'Or à Cannes, rend le propos perpétuellement passionnant, avec la satisfaction supplémentaire de se voir interpelé dans sa raison et sa sensibilité.
http://www.critiquesclunysiennes.com
Zoumir
Zoumir

81 abonnés 1 066 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2011
Première réalisation de Steve McQueen qui revient sur le "blanket and no wash protest" des prisonniers membre de l'IRA. Au delà de toute la trame politique de ce long conflit Angleterre-Irlande et des agissements terroristes qui mirent ces hommes derrière des barreaux, Steve McQueen ne s'intéresse qu'à l'intérieur de cette prison et aux hommes, détenus comme gardiens, qui y "vivent". De ce fait, il évite une politisation de son oeuvre en se concentrant véritablement sur l'horreur de l'incarcération. Si l'introduction dépeint le quotidien de deux détenus qui partagent leur cellule entre excréments et combines pour communiquer avec leurs proches, le film n'apparait alors que comme une succession d'images sales et dérangeantes dénué de tout attachement aux personnages. Il faudra attendre que l'intérêt se porte sur celui du leader Bobby Sands magistralement joué par Michael Fassbender pour que le film nous prenne vraiment aux tripes. Avec une longue scène de discussion se limitant à trois plans longuement figés entre cet idéaliste et un curé que l'on devine être un de ces amis, Steve McQueen dresse le portrait d'un homme encré dans ces convictions et nous plonge petit à petit dans sa tête et son combat, prêt à tout pour obtenir ce statut de prisonnier politique. Démarre alors cet grève de la fin où le corps en perdition est montré dans tout ce qu'il a de plus écœurant. Cinématographiquement, rien à redire. Dans ces longs plans figés, Steve McQueen dérange, nous agrippe pour ne plus nous lâcher, soulignant l'horreur de ce temps répétitif qui semble s'être arrêté pour ces hommes. Malheureusement, ce choix de ne pas s'impliquer sur les raisons des incarcérations laisse une zone d'ombre dérangeante pour un film qui s'intéresse à une période sombre de l'histoire du Royaume-Uni. On en ressort malgré tout chamboulé, ému et avec une profonde empathie pour ces hommes dont on ne sait rien si ce n'est leur cause. Un film sur le don de soi, sans aucuns doutes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2011
Un film puissant. Un coup de poing dans l'estomac et dans le coeur. Michael Fassbender est tous simplement magistral dans une composition fort et impressionnante. Steve McQueen réalise un premier film puissant, une première partie prenante, révoltante. Une seconde qui crée un débat au seins d'un des plus passionnant et et des plus long scènes de dialogues. Une dernière partie insoutenable dans cette souffrance silencieuse que subit le personnage de Bobby Sands. Prodigieux tous simplement.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2010
Grand et beau film historique. Sans lourdeur aucune, la réalisation nous emmène au coeur des grèves des prisonniers de l'IRA, qui réclament le statut politique. Le choc provoqué par les images extrèmement dures est décuplé par les citations de l'infame Margaret Thatcher, disséminées le long du film.
guillermo_go
guillermo_go

40 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2009
Une expérience artistique puissante, une nouvelle forme de cinéma. Chef d'oeuvre incontournable!
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2013
Steve McQueen, voilà un nom que le cinéma Américain connaît très bien. Et il va plus que jamais marquer l'histoire du 7e Art avec ce nouvel homonyme version black intello du cowboy ricain. Mais ici, point de mimique ou froncement de sourcil visibles car le McQueen version XXIe siècle est réalisateur et Britannique qui plus est. Et quel réalisateur ! Ayant vu en premier son second film Shame et l'ayant classé 3e de mon top annuel, je vous laisse deviner l'impact de sa patte sur moi. Et autant vous les dire directement, malgré le sujet moins universaliste (La grève de la faim des militants de l'IRA et leur misère en prison), Hunger est un sacré coup de poing au bas ventre, du genre à vous rappeler que Audiard n'est pas le seul à savoir faire des films qui prennent aux tripes et avec une maîtrise esthétique de tous les instants. Déjà porté par le magnifique Fassbender comme Shame, cette première réalisation ne souffre de quasiment aucun défaut dans son écriture, sa direction d'acteur et ses choix narratifs où la violence surgit de manière tellement forte qu'elle imprimera votre rétine pour quelques temps. Magnifique uppercut et quel metteur en scène ! Sûrement l'un des plus grands de la génération actuelle avec NWR.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2018
Beau chef-d’œuvre en vue du réalisateur de « 12 years a slave » pour compenser le classicisme de celui-ci. Il y a quelque de captivant dans cette intrigue historique et d’envoûtant dans la mise en scène. Une réalisation qui décline un fil conducteur en entrant dans une cellule particulièrement sale et la découverte d’une œuvre d’art d’excréments. La politique britanno-irlandaise retient le centre d’attention, le duel de fond religieux entre catholique et protestant, les coloniaux et impérialistes symbolisent l’anti-républicanisme contre les banlieusards rebelles de l’Ouest. La violence enragée des prisonniers politiques est marquée par l’usage de la brutalité policière inouïe, les meurtres de représentants de l’autorité pour un engrenage infernal. De longue séquence qui se découpe plus en avançant, tel un dessin graphité au près du réel et en profondeur du nettoyage de la salissure, les conversations au temps imparti pour consommer la durée du film. Il y a un regard fasciné et compréhensif pour expliquer jusqu’au bout des convictions, la mort dans l’âme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2011
« Hunger » est un film qui renferme de nombreuses qualités dans le traitement d’un sujet si sensible que le combat de quelques « terroristes » (tout dépend du point de vue) Irlandais contre le gouvernement britannique.
Tout d’abord, son propos est tout à fait éloquent et réaliste. La réalisation sur la première moitié du film nous immerge totalement dans cette incroyable « grève de l’hygiène » : situation totalement des prisonniers pour montrer leur contestation du gouvernement de Margaret Thatcher. Il ne nous manque plus que les odeurs pour vraiment se rendre compte du quotidien de ces hommes déterminés jusqu’au bout, jusqu’à la mort, du moment que leurs actions promettent un nouvel avenir à leur pays.
Ensuite, alors que le film était quasiment muet jusqu’ici, Mc Queen nous offre une magnifique joute verbale d’une vingtaine de minutes entre Fassbender et Cunningham : un dialogue royal et magnifiquement écrit.
La dernière partie nous montre autant l’acharnement d’un homme décidé à mourir pour ses convictions, que la dévotion d’un acteur pour son rôle : un Michael Fassbender rachitique mais lumineux dans sa prestation d’acteur.
Il s’agissait bien d’un combat à distance entre une femme déterminée (Thatcher) à ce que des terroristes paient pour leurs crimes, et des révolutionnaires prêts à tous pour défendre leurs idées et rallier l’opinion publique à leur cause devant l’oppression de Londres.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 décembre 2008
Ce Steve McQueen-là appartient à l'engeance des plasticiens, nouveau concept artistique (vers 1970 ?) dont les productions encombrent-au sens propre- les musées d'art "contemporain" (on vit une époque moderne!). On pouvait redouter le pire, à la lecture de critiques dithyrambiques. Finalement, c'est un film assez plat, exempt de chichis, hormis l'idée de confronter l'enfant qu'il a été au mourant qu'il est devenu, poncif maintes fois utilisé et qui tombe ici à plat (N'est pas Bergman qui veut...). Le problème principal de ce film, ce n'est pas sa violence, c'est l'ennui et l'indiférence qu'il suscite. On s'en fout! Hélàs... Tout ça est vieillot, et culmine dans l'interminable dialogue du prêtre et de Bobby Sands, ramassis de tous les lieux communs du "thèatre à thèse" des années 50, filmé comme si on était au théatre, justement. Ce martyr de la cause irlandaise, Bobby Sands, méritait mieux.
Arthurlamouche
Arthurlamouche

14 abonnés 688 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2010
A trop vouloir choquer le spectateur, le réalisateur fini par agacer. Et malgré le peu de dialogues, Steve McQueen n'arrive pas à mettre un peu de finesse dans la réalisation (n'est pas Terrence Malick qui veut). Par contre on notera l'excellente interprétation de Bobby Sands par Michael Fassbender.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 888 abonnés 8 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2008
Caméra d’Or lors du dernier Festival de Cannes, pour son premier long-métrage, Steve McQueen ne passe pas inaperçu en réalisant le brûlot Hunger, une plongée en Irlande du Nord.
1981, des prisonniers politiques de l’IRA refusent d’être traités comme des criminels de droit commun, sous forme de rébellion, ils font grève de vêtement et d’hygiène avant d’entamer en ultime recourt, une grève de la faim. Maltraités, battus comme des chiens, ils combattent pour leurs idéaux et leurs droits, même s’ils doivent en mourir.
Steve McQueen étonne et se démarque des autres jeunes cinéastes grâce à une mise en scène bien à lui, à la fois particulière et stylée, entre plans séquences et plans fixes (dont un d’une durée de 20 minutes !!).
McQueen séduit, dérange et choque (grâce à des images d’une rare intensité). A noter ici, l’excellente interprétation (risquée et très impressionnante) de Michael Fassbender.
cylon86

2 839 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2011
Première réalisation de Steve McQueen, deuxième du nom (et oui le cinéma en compte désormais deux !), "Hunger" est un film choc avec un sujet fort et la mise en scène n'épargne pas le spectateur. Si la réalisation est maîtrisée (oui, un plan-séquence fixe de 17 minutes peut être passionnant !), faisant preuve d'une épure formelle très soignée, la narration est très floue et on ne comprend pas tout ce que l'on voit à l'écran. On ne s'attache pas aux personnages et on vit extérieurement cette grève de la faim qu'entreprend Bobby Sands incarné avec un grand talent par le déjà prometteur Michael Fassbender dont la transformation physique est bluffante. Le choix du point de vue sans dramatisation est légitime mais empêche de se plonger complètement dans le film, créant trop de distance.
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