Hunger
Note moyenne
3,7
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371 critiques spectateurs

5
79 critiques
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Noémie Laurent
Noémie Laurent

54 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2015
Ce film est intéressant dans son contenu et certaines scènes sont vraiment captivantes (notamment le dialogue entre le protagoniste et le curé ou la scène finale de flashback). Il faut néanmoins avouer que ce film est très flou et pendant les 3 premiers quarts d'heure, on ne comprend pas ce qu'il se passe (les phrases d'introduction ne suffisent pas). A trop vouloir retranscrire l'ennui des protagoniste le film perd à certains moments le spectateur.
Szerelem
Szerelem

52 abonnés 513 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2010
Au début du visionnage, je pensais "ce film est affreux". J'assistais à un débalage sans scrupules de scènes immondes, très peu de dialogues, le calme le plus complet et malgré une mise en scène parfaite, je n'arrivais pas à accrocher. Heureusement (ou malheureusement) "Hunger" finit par démarrer après une heure de projection et à ce moment, ça n'est que du bonheur pour nos mirettes. On en apprend plus sur les convictions du héros, on a envie qu'il y arrive, on a envie de lui dire "Courage, n'abandonne pas !" et c'est un message très fort délivré au final. Michael Fassbender est génial, tellement génial que je ne l'aurais pas reconnu si on m'avait montré son personnage dans "Inglorious Basterd". Enfin, on approfondit notre culture sur ce conflit Irlandais/Anglais et comme il s'agit d'une histoire vraie, on passe un bon moment. Dommage pour cette première partie plus que longue ! Steve Mc Queen aurait du démarrer son oeuvre sur la grève de la faim dès le départ et nous faire suivre son personnage ! Tant pis, comme on dit on ne refait pas l'histoire !
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2012
Premier long métrage de Steve McQueen.
Ce film nous raconte le combat de prisonnier politique en Irlande en 1981, et plus particulièrement celui de Bobby Sands, qui fit une grève de la faim de 66 jours qui causa sa mort.
La première chose que l'on remarque est l’esthétique très léché du film. Tout le film est plongé dans un gris discret mais profond, qui retranscrit parfaitement le coté béton et l'isolement de la prison de Maze ainsi que la lutte de Bobby Sands.
Coté photographie et mise en scène, le film est superbe, et derrière des plan très propre, très beau (aux sens technique du terme), il se dégage une violence presque insoutenable. Ainsi, la grève de la fin et le corps détruit du personnage n'en seront que plus choquant car magnifié par la réalisation.
On retiendra aussi ce plan séquence de 17 minutes durant lequel, en plan fixe, le prêtre tente de dissuader B. Sands de faire sa grève de la faim.
On remarquera aussi comment le réalisateur nous montre l'agonie comme un combat perdu d'avance. En effet, durant toute sa grève de la faim, le réalisateur ne montre aucune image, aucun mot, aucune réaction à cet acte. Comme si celui-ci était fait dans le vide.
Coté acteur, on saluera la performance exceptionnel de Michael Fassbender qui, aussi bien lors de long dialogue que lors de l'agonie du personnage, nous montre toute l'étendu de son talent.
Coté son, le film baigne dans un silence pesant, seulement rompu par instant par les coup porté aux prisonnier ou les dialogues (très rare).
Au final, on a affaire ici à du grand cinéma indé qui brille par tout les aspect évoqué précédemment faisant de ce film une pure merveille.
r0c-bribri
r0c-bribri

31 abonnés 818 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2012
Un film saisissant, prenant aux tripes avec son lot d'images chocs qu'on n'oubliera pas de si tôt et l'interprétation de Michael Fassbender sa meilleure prestation cinématographique à mes yeux. Tout le film déploie un talent de mise en scène évident et pose un très bon nombre de perspectives sur ces corps rachitiques qui reflètent avant l'opposition, la résistance quand la parole ne le permet plus. Glacial
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 mars 2012
Froid et brutal, Steve McQueen vient de se faire très vite remarqué avec ce méchant Hunger. Provenant du milieu artistique avant de se lancer au cinéma, il a déjà une longueur d'avance. Il n'y a qu'à voir la plastique du film, tout est parfait et la récompense de caméra d'or est assez justifié surtout quand on voit Fassbender à l'agonie sur son lit d'hopital, vraiment impressionnant les sensations que le réalisateur réussi à transmettre à ce moment là. D'une histoire vraie, McQueen lance un message fort mais sans jamais le mettre en évidence réellement, le film montre et choque, voilà tout. Pas de parti pris, chacun en prend, la vérité est à nue sous nos yeux. Tout ce que l'on retient ce sont ces images durs, crus de prisonniers qui refusent de vivre pour défendre leur liberté, évidemment cela implique la souffrance et même la mort alors autant vous prévenir Hunger n'est pas un film gentil. Un autre point fort du film, son acteur qui s'affirme extrême : Fassbender, grosse performance et un acteur en devenir à suivre de près. Pour résumer Hunger est une beauté froide qui n'hésite pas à prendre son temps pour raconter (cf : scène prêtre/prisonnier : un seul plan pendant une dizaine de minute, vous voilà prévenu...) une histoire franchement poignante à ne pas négliger malgré une lenteur qui pourrait en froisser plus d'un.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2009
Lorsqu’un plasticien comme Steve McQueen importe sa pratique dans le domaine du cinéma, il en résulte «Hunger» (Grande-Bretagne, 2008). Assimilable à un biopic sur Bobby Sands, résistant irlandais de l’IRA, le premier long-métrage de McQueen tend vers une visée bien plus ambitieuse. Cette ambition n’est pas esthétique, dans l’acceptation kantienne où elle n’entend pas créer du Beau. Cette ambition se trouve être fondamentalement politique. La politique au cinéma n’est pas une affaire de situations ou de sujets. Lorsque Ken Loach réalise «It’s a free world…», il ne fait pas du cinéma un langage politique mais uniquement un vecteur. Ironie du sort, il asservit le médium cinématographique à la volonté de sa pensée, comme un patron assujettit ses employés à son profit. McQueen, de son expérience de plasticien, sait que la matière de l’œuvre d’art est un objet à part entière dans la constitution d’une œuvre. Reste à s’assurer qu’«Hunger» soit bien une œuvre de cinéma, en en employant ses fonctions les plus essentielles, et non pas la transmission d’une vision plastique par un récit. La matérialité des humeurs (les excréments, la sueur, le sang, la chair, l’urine) au sein de l’espace et du temps du film transpose avec délicatesse et intelligence les instances de l’art plastique au cinéma. La maigreur des corps, l’extrémité des comportements et des révoltes, la force du tempo et du son au carrefour de l’effusion quasi-concrète des images véhiculent une idée politique. C’est parce qu’il emploie les moyens propres au cinéma, en y innervant son expérience de plasticien, que Steve McQueen réussit à toucher au 7ème art. L’art est l’un des derniers recoins de résistance et, comme l’écrit Dostoïevski, «L’art sauvera le monde». En faisant, avec une telle puissance mais aussi une si grande sûreté, du cinéma un art de force, McQueen ouvre son œuvre aux dimensions de l’infini. Il rejoint l’œuvre de Kubrick qui, dans les comportements humains discernait les horizons de l’éternel.
dahbou
dahbou

249 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2009
Rouvrant une page aussi triste que sombre de l'histoire Irlandaise, Steve McQueen (!!) réalise une œuvre forte et viscérale avec une puissance narrative virant à l'expérience sensorielle ou rarement on a ressenti à ce point l'horreur de l'enfermement ou la détermination sans faille de ses prisonniers jusqu'à ressentir leurs transformations physique dernières étapes de leurs résistances. McQueen qui réalise là son premier film et se pose comme un vrai talent dégageant une vrai science du cadrage et des dialogues orchestrant certaines scènes incroyables comme la discussion en plan séquence entre Sands et le prêtre. On soulignera aussi l'incroyable prestation de Michael Fassbender.
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 décembre 2008
Film sacrificiel terriblement emmerdant à zapper! Souvent insupportable d'ennui, plus qu'insoutenable (car moche). Michael Fassbender (assez bon) a maigri exprès pour rien: on s'en passerait bien! Cette oeuvre gonflante, lourdingue, se révèle vite très chiante (c'est le cacas de le dire!), irritante de platitude, bref à conseiller aux esthètes masos assumés. L'histoire, à 90% en prison, s'attarde sur les conditions violentes qui vont amener à enclencher une grève de la faim. Les cathos, masochistes à croire, sont portés par une mission de type viriarcal. C'est du brut, souvent mortel, pas remuant pour autant. Steve McQueen nous délivre un style âpre, plat, clinique et presque complaisant, une impression de vide, entre férocité (scènes "dures", mal filmées) et tristesse maladive, un océan de silences et de souffrances axé autour du long plan-séquence de blabla gravos sur le pourquoi du comment de la grève. L'irritation parvient à un sommet avec ces minutes, caméra fixe en bout de couloir, où un agent vient racler la pisse déversée au sol par les détenus depuis leurs cellules, d'un bout à l'autre, ce sans musique (comme pour tout le reste), pour finir à hauteur de liquide: insupportable! Ce n'est pas pour autant que l'on compatit à la souffrance des prisonniers. On a aussi la version chiasse, nettoyée au kärcher mais, au moins, le dessin du cercle concentrique de merde collée au mur inspire un certain vertige. On ne demande ni pathos ni mièvrerie mais tout de même, la compassion ne s'enclenche pas car la projection ne fonctionne pas: ces mecs pro-IRA, résolus à résister, supportent avec abnégation leur sort pour la postérité, acceptent l'auto-destruction par vengeance. Je n'adhère pas au style employé, aussi réussi techniquement soit-il. Les images moches, écoeurantes, terribles, irritantes, désespérantes, ne servent qu'à marquer voire traumatiser. Cette peinture du réel ne suffit pas à émouvoir: cinématographiquement, ce n'est pas intéressant. On est plutôt dégoûté.
Kill-Jay
Kill-Jay

80 abonnés 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2014
Premier film de Steve McQueen, j'ai adoré. Je n'ai pas d'autres mots. ce film est franchement grandiose. J'y suis allé en ne connaissant rien du réalisateur. Je suis ressorti de ce film avec un sentiment incroyable. Une grande puissance se dégage de l’œuvre dans sa mise en scène. Attendez, le gars hésite pas à foutre en plan milieu un plan séquence d'un quart d'heure. C'est énorme, il fallait oser franchement. Certains peuvent trouver ça chiant, je les comprends parce que le film est lent par moments, mais c'est là toute la réelle beauté du truc. Ce film est hyper cru, il est hyper violent, limite on a la nausée par moment, McQueen n'hésite pas à franchir certaines limites pour nous montrer l'horreur que vit son personnage principal. Et puis merde, Fassbender quoi ! Je l'ai aussi découvert avec ce rôle, il est énorme dedans. Quelle puissance là aussi qui se dégage de son jeu d'acteur impeccable. J'ai ressenti sa douleur, son désarroi. C'est beau, c'est grand, c'est travaillé, il n'y a pas grand chose à dire en fait. J'attends de voir "Shame" et "Twelve years a slave" maintenant.
Cohle.
Cohle.

76 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2011
Un film éprouvant de bout en bout. Steve McQueen livre une réalisation subversive proche de la perfection, qui ne peut aucunement laisser le spectateur de marbre. Retraçant le combat des militants de l'IRA souhaitant obtenir un statut politique à leur détention, durant leur grève de l'hygiène dans la prison de Maze (Irlande) en 1981 puis par l'action radicale ensuite portée par Bobby Sands. Un film brut, lourd de sens, éprouvant. Hommage vibrant à ses hommes, ayant défendu jusqu'au bout leurs convictions. Michael Fassbender dans son rôle le plus fort, exceptionnel.
NicoMyers
NicoMyers

72 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2008
Abonné aux films expérimentaux, Steeve McQueen (2) abandonne le genre et réalise pour la première fois une fiction complète, avec trame classique. Mais sa position d’esthète avant celle de conteur se ressent, Hunger étant un film purement visuel, avec très peux de dialogues (mis à part l’hallucinant plan séquence prêtre-prisonnier). Plusieurs couches se superposent : la première, assez mince et moins importante, celle du film historico politique, puisque Hunger nous raconte la grève de la fin d’un leader de l’IRA. Il pose la question du dévouement à une cause politique, jusqu’où pouvons-nous aller individuellement afin de servir une cause commune. Questionnement qui ressort surtout de la scène médiane, le plan séquence entre Bobby Sands et le prêtre, qui fait le lien avec la deuxième couche : la symbolique religieuse forte qui hante le film, avec évidemment l’image de la crucifixion. Crucifixion qui nous mène à la couche la plus épaisse et visible, la souffrance physique. Steve McQueen n’a de cesse que de transmettre par l’image la souffrance du corps, en filmant fréquemment les individus blessés dans leur intimité. Il esthétise la douleur et les blessures, pour en tirer la beauté de son œuvre. Un seul défaut affaiblit Hunger : son hyper esthétisation nous fait parfois sortir de ‘’l’immersion’’. Tout de même, un des meilleurs films de l’année, une claque.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

62 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2012
Film assez particulier de part son rythme décousu ,sa violence palpable ou son sujet historique et dans lequel j'ai eu beaucoup de mal a rentrer ,sans doute pas indispensable mais mérite d'être vu ne serais se que pour l'impressionnante performance tant physique que dans son jeu de Michael Fassbender.La 1ere partie a de quoi déconcerter avec des scènes quasiment sans dialogues et d'une violence parfois insoutenable puis vient le moment d'un incroyable face a face de près de 20 minutes qui contraste par ses échanges verbaux avec la "sécheresse" du début.S'il donne a voir 2 excellents comédiens ,il s'avère également beaucoup trop long et fixe pour capter durablement notre attention et c'est au final la dernière partie qui nous conte la grève de la faim (hunger strike) de Sands qui se révèle la plus réussie.Au delà de la stupéfiante apparence physique de Fassbender ,c'est la mise en scène inventive qui séduit et qui laisse augurer de belles promesses de la part de ce jeune réalisateur.
Kubrick's Club
Kubrick's Club

44 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juillet 2010
Sujet intéressant, du moins peut-on le penser jusqu'au terme du premier quart d'heure, car l'enchainement, avec une insistance obsessionnelle, des images chocs sur le délabrement du corps finissent par faire office de scénario. Steeve McQueen se focalise sur le corps, où point de déstructurer son film comme la décomposition de l'enveloppe corporelle de Bobby Sands. Ainsi les images se succèdent au sein d'une mise en scène travaillée et très picturale, qui transmet tantôt l'émoi tantôt l'admiration du réalisateur pour ce combat. Mais sans la moindre présence de mouvements de caméra, le film est dès lors source d'un ennui profond. D'autant plus que les dialogues se concentrent, et même s'enflamment, le temps d'un quart d'heure avant de s'éteindre comme le personnage principal, dont l'existence n'est identifiée qu'à mi-longueur du film. Film expérimental dont on retient quelque image chocs sur fond fécal, mais qui ne semble nous avoir donné aucune clé sur les véritables motivations et enjeux d'un tel engagement.
wykx
wykx

41 abonnés 250 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2008
Un peu déçu car finalement ce n'est pas un film historique mais plutôt malheureusement un film d'horreur. Ca n'apporte pas grand chose à la réflexion cinémtographique, car c'est plus du théâtre. On peut applaudir la performance physique de Fassbender mais à quoi bon...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2012
Sympa mais il y a tout de même une scène qui m'a un peu dérangé. Et on peut pas la louper vu qu'elle fait quasiment un tiers du film. C'est celle ou Bobby reçoit la visite du prêtre... Les films blablateurs ne me dérangent pas mais ici j'ai vraiment trouvé que cela cassait complétement le rythme alloué jusqu’ici au film. J'ai adoré le parti pris du début qui consiste justement à ne rien raconter mais juste à les montrer, les faire vivres aux spectateurs, en restant bien au-delà des mots et des longs discours ! Et cette fameuse scène vient briser cette sensation brute et agréable... Pas très grave, le film n'en reste pas moins intelligent et pertinent !
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