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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 novembre 2008
Le pitch : " Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H, celui des prisonniers politiques de l'IRA qui ont entamé le "Blanket and No-Wash Protest" pour témoigner leur colère. Le jeune Davey Gillen, qui vient d'être incarcéré, refuse de porter l'uniforme car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment communiquer avec l'extérieur grâce au leader Bobby Sands. Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. La violence fait tache d'huile et plus aucun gardien de prison n'est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d'une balle dans la tête. Bobby Sands s'entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu'il s'apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA.
Un constat s'impose avoir comme nom et prénom Steve McQueen aide à être un génie. Deux exemples nous le démontrent. L'un était une légende du cinéma américain, l'autre était pour le moment une figure majeure de l'art contemporain. Il avait déjà prouvé que question tournage il s'y connaissait la preuve : Ses œuvres vidéo ont été achetées par le Guggenheim, la Tate Gallery et le Centre Pompidou. Dans le film qui nous concerne, dès les premières minutes du film on sait déjà que ce que l'on va voir n'est pas commun, notre cœur est touché, nos tripes sont retournés et nos sens ne savent plus où donner de la tête. En tous cas une chose est certaine, la torgnole c'est pour la notre de tête. Et que dire de l'extratraordinaire performance de son acteur principal. Il est lui et nous sommes lui aussi tellement la force de persuasion est invraisemblable. Ce n’est pas un film, c'est une œuvre d'art vivante, sensible, émouvante, vibrante, gargantuesque, on est au fi
Un choc esthétique. Partant d'un fait judiciaire et politique qui défraya la chronique dans les années Thatcher, le cinéaste signe un film sombre et contemplatif, avec des rares dialogues et des passages magistraux (le plan séquence avec le prêtre, l'agonie christique de Bobby Sands). Un coup d'essai, un coup de maître, quelque part entre Bresson et Kubrick.
Je crois que ce film fait partit des meilleur de cette année, en tout cas pour ce qui est de la réalisation. En effet tout au long du film il y a d'excellent plan ponctué par de nombreux plans séquences permettant au acteurs de tirer leur très bonne épingle du jeux. Bien aidé par le sujet traité il faut quand même le dire.
HUNGER est un grand film ! du grand cinéma ! un plaisir absolu du plan et du cadrage. une histoire incroyablement forte. un acteur magnifique et un film bouleversant. une caméra d'or tout à fait mérité !!! que demander de plus au cinéma ?
Diamant noir et sans égal dans la morose production européenne actuelle. Hunger vous kidnappe le cerveau et les entrailles pendant quelques 100 minutes. Mise-en-scène sidérante et totalement au service de son sujet, interprétation hors-du-commun de Fassbender. Un film MONSTRE. Peut-être le plus beau, le plus fort de 2008.
Remarque liminaire : le réalisateur Steve McQueen n'a que son nom en commun avec l'acteur d'"Au nom de la loi" et de "La grande évasion". Le Steve McQueen de "Hunger" est un anglais de 39 ans, noir, très réputé dans les milieux de l'art contemporain pour ses vidéos expérimentales. "Hunger" est son premier long métrage de cinéma. Présenté à Cannes 2008 dans la sélection "Un Certain Regard", ce film a obtenu la Caméra d'Or, une récompense pour une fois très méritée. Car "Hunger" est ce qu'on appelle un film fort, et il est certain qu'on n'a pas fini d'entendre parler de ce nouveau Steve McQueen ! Un film fort sur un sujet délicat : la mort, en 1981, de Bobby Sands, un militant de l'IRA, à la suite d'une grève de la faim de 65 jours menée pour que les prisonniers membres de l'IRA obtiennent le statut de prisonnier politique de la part du gouvernement Thatcher. La vie de ces prisonniers dans les prisons d'Irlande du Nord est un mélange de moments très physiques (les interrogatoires musclés) et de solitude dans les cellules. Le film ne nous cache rien. Il y a aussi les visites, et l'une d'elle nous vaut un des moments les plus extraordinaires du film : un long plan fixe de 20 minutes pendant lequel un prêtre tente de décourager Bobby Sands de continuer cette grève de la faim, tant pour des raisons morales que religieuses. Même si les matons et leurs méthodes sont montrées de façon très brutales, "Hunger" n'est pas un film manichéen, d'autres scènes montrant que les membres de l'IRA étaient loin d'être des enfants de choeur. Un film qu'il faut voir.
Pas forcément mauvais, mais certainement déconcertant, on adhère ou on adhère pas. On pourrait donner la faute au manque de dialogues mais même pas, puisque la joute verbale qui ponctue le milieu du film s'avère assez intéressante, la faute à quoi alors ? Peut-être à des longueurs trop poussées et certains plans séquences sans consistance. Quant aux scènes "chocs", deux pas plus. A la fin du film, un long silence s'installe, le sentiment d'ennui se lève enfin, mais celui d'avoir perdu du temps, lui, ne partira pas tout de suite. Alors certes il y a de bonnes idées, un bon postulat de départ (même si basé sur un fait historique dont il faut connaître amplement le contexte pour comprendre le tout) ainsi que des bons acteurs, mais la neutralité et le vide se confond aux belles images pour un résultat assez plat, beaucoup trop même, dommage. Le prix de la "caméra d'or" au festival de Cannes, pourquoi pas. Mais "Hunger" reste à éviter, sauf pour les fans de films lents.
Un film bouleversant au style visuel imparableparfois un peu pesant, obéissant à une mécanique inéchangeable et d'une certaine manière coercitive. Sobre, crue à en être presque complètement déroutant. M.Fassbinder y est excellent.
Caméra d'or à Cannes, Hunger premier long métrage de Steve McQueen est une oeuvre bouleversante, qui raconte l'histoire vrai Bobby Sands qui entama une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA. en 1981 . Le film est très dur, assez brutal, et perturbant. Je suis ressortit de la salle mal à l'aise par tout ce que je venais de voir... Il y a très peu de dialogue, chaque scène à son importance, c'est UNIQUE ! Et tellement réaliste que ça en devient bouleversant ... ça m'a brisé le coeur en deux, j'avais l'impression d'être à "leurs" places et c'est avec ce sentiment très désagréable que je suis ressortit de la salle. Le film est très bien réalisé. Je le conseilles vivement. A voir pour ceux qui auront le courage de voir cette adaptation ciné de cette histoire vrai, terrible et dur à la fois.
Dans le vie souvent blasé de cinéphile, il est rare d'être secoué par un film au point d'en faire des cauchemars. « Hunger » fait donc partie de ces objets rares. Le film dépeint les conditions de détentions des prisonniers politique de l'IRA qui entamèrent une grève de hygiène, puis de la faim au début des années 80. La radicalité du gouvernement Tatcher contre le jusqu'au boutisme des paramilitaire indépendantistes. Mc Queen montre assez bien la violence des deux côtés, sans choisir de camp, même s'il laisse longuement la parole à Bobby Sands (Michael Fassbender) lors d'un plan fixe fascinant, tout en illustrant les conditions de vie des détenus avec la voix off glaciale des discours de Tatcher. C'est surtout sur la forme que le réalisateur surprend. Vidéaste de métier, il arrive à rendre fascinant les situations les plus horribles, à trouver de la beauté dans l'innommable, ceci grâce à un sens du cadre et du tempo unique. Parsemé d'éclats de violence, le film peut se faire élégiaque par moment, comme cette scène ou un gardien reste médusé devant une spirale d'excrément étalé sur le mur, ou quant Bobby entame sa grève de la faim, son long martyr est filmé avec une étrange délicatesse, rendant le tout presque supportable. On en sort tout de même assez remué, avec plein d'images fortes dans la tête.