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willycopresto
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0,5
Publiée le 16 octobre 2014
C'est rare, mais ce film m'a horripilé ! Il faut vraiment avoir l'esprit scabreux pour se complaire à produire ou se repaître d'images comme celles-là ! Pire à les encourager ! Si vous n'êtes pas persuadé que la plus laide des laideurs est possible, regardez cette accumulation de vues ! Je n'ose même pas appeler ça film. Une note optimiste cependant, ce n'est pas avec sa fréquentation en salles françaises que Hunger a été rassasié ! Mauvais, tout ce qu'il y a de plus mauvais ! willycopresto
Hunger est souvent inégal : soit nous avons des scènes d'une grande qualité et d'une grande dureté ou soit nous avons un vide sidéral où l'on se surprend à penser à autre chose. Au milieu du film, nous voyons deux fabuleux acteurs qui se livrent un dialogue d'une exceptionnelle qualité pendant près de quinze minutes, rien que cela vaut le coup d'oeil. A contrario, la suite est vide, toute la phase de dégradation corporelle qui dure vingt minutes est à mourir d'ennui... Apres l'histoire de l'Irlande, je m'en contre-fou, je préfère les paysages de carte postale et la bière à tout se tapage sur une rébellion IRA, alors j'ai jamais su réellement être concerné par le film, mais par contre on souffre : sur les passages à tabac, les douleurs physiques et la rage au ventre qui nous monte... Mitigé donc !
Pour un premier film on peu dire que Steve McQueen frappe très fort ! Le terme est parfois un peu galvaudé mais il serait toutefois dommage de le calfeutré surtout lors d'un pareil visionnage, alors osons, Hunger est un Chef d'Oeuvre ! C'est la seconde fois que je le vois pour être précis, il me marque de nouveau tant son impact et sa violence me bouleverse et me révolte ... Hunger est un film qui prend aux tripes et nous fait tout autant cogités, le combat de ces hommes en prisons ( gardiens et prisonniers ) est retranscrit avec horreur et fureur dans une complexité à la fois didactique et exigeante. Steve McQueen est radical dans sa mise en scène, immersion total, plan séquence très long et minutie global et que dire de l'ultime acte qui se déroule quasi sans paroles et s'achèvent dans un silence qui en dit long ! Rien d'outrancier, la justesse est sincère, le travail d’orfèvre de ce réalisateur est remarquable. Cette longue conversation dans le parloir est une des séquences les plus dingues jamais vu au cinéma selon moi ... Michael Fassbender et Liam Cunningham se livrent l'un à l'autre entre scud et compassion, ils cherchent à se comprendre à travers un affrontement verbale et une amitié qui saute aux yeux. Les autres comédiens moins connus sont aussi bluffants notamment dans la première partie. Un mot ( ou plus ) concernant Fassbender, il ne m'a jamais autant bluffé qu'ici. Alors certes sa prestation est très physique, son corps qui se décrépit à mesure pour finir complètement décharné m'a couper le sifflet, son regard vitreux aussi, mais c'est surtout dans son phrasé qu'il m'épate. Il amène du charisme, il n'en fait jamais trop, pas de chiqué ou de superflus héroïques dans sa composition mais une empathie et une force certaine. La meilleure manière de rendre hommage à l'homme qu'il incarne. Il fait partie de cette génération d'acteur comme Tom Hardy ou Ryan Gosling qui m’impressionne à chaque fois, ou presque ... J'aime beaucoup la musique de David Holmes et Leo Abrahams, je l'écoute encore sur youtube à l'instant ou j'écris ses mots. Pour conclure cette critique, j'ai revu les trois films de ce même auteur ce week-end, incroyable tant il oscille entre différent genres tout en conservant son style. Je suis impatient de voir son prochain film ...
"Hunger" est une oeuvre politico-carcérale forte et choquante très maîtrisée, la mise en scène et la photographie étant superbes, qui ne peut laisser indifférent. Certaines scènes sont à la limite du soutenable. Michael Fassbender est époustouflant et nous prouve qu'il est un grand acteur. Perso, je le préfère carrément dans ce genre de film plutôt que dans les blockbusters. A voir absolument.
Après "12 years as a slave" de ce fameux réalisateur qui avait bluffé tout le monde avec cette épopée d'un esclave ( mais pas trop en fait ) qui m'avait beaucoup plu, j'avais pendant plusieurs mois oublié ce McQueen ( 2ème du nom , enfin bref.) . Pourtant, l'autre jour je cherchais dans la collection de mon père quand je suis tombé sur ce film, un ovni pour ma part ( et même pour mon père, très grand amateur du 7ème art) mais avec malgré tout 3 avantages â mon goût : Ce réalisateur qui m'avait plus que convaincu avant ces évènements, un FassBender que j'avais découvert dans l'excellent Inglorious Basterds et surtout une histoire qui prêtait attention. Au bout d'une semaine d'hésitation quand au sujet traité, en évitant de lire la moindre critique, je me suis lancé ( après une lonnnngue journée de Lycée mais enfin passons ). Et alors là franchement, chapeau. Une photographie et des cadrages mémorables ( le fameux dialogue de 20 min entre le protagoniste que j'ai cité plus haut évidemment et un curé joué par Liam Cunningham - mais si l'illettré sans doigts dans GOT, vous vous en rappellez pas ? Putain ok Daenerys est bonne mais c'est pas le seule personnage à retenir réveillez vous !!!- dont 17 min en un seul plan non interrompu , magistral !) , le sujet traité, pas facile à mettre en scène il est vrai du fait de sa dureté, de sa froideur et de sa noirceur, je vous laisse découvrir; la durée du film qui aurait pu être un peu plus long maybeee ... But whatever ( je suis en mode bilingue noraj ), un bijou qui choquera plus d'un ( je n'avais pas ressenti ça depuis 6 mois après " La haine " de Kassovitz, aisèment dans mon top 5 français) , ennuyera d'autres et fera pleurer les plus sensibles. Je ne saurai conseiller ce film qu'aux plus avertis et prêts à endurer des scènes longues et monotones certes mais qui, sous un autre angle, ravira les amateurs de thrillers / drames époustouflants de réalisme ( l'histoire est 100% authentique) et qui arrivent parfaitement à communiquer les émotions en but d'être crées par le film. À réserver aux plus téméraires.
Sale. Puant. Ce sont les premiers mots qui me viennent a l'esprit quand j'entends parler de ce film. Ayant été appâté par les critiques qui criait au chef d’œuvre et la synopsis alléchante, je m'attendais a un film cru et profond sur l'univers carcéral et la lutte de l'IRA. Il n'en ait rien.
Le début est pourtant très accrocheur je trouve : Des plans sublimes, un rythme lent, on attend avec impatience la suite des événements. C'est la que l'ennuie commence.
Il ne se passe rien. On ne sait pas qui est qui. Le premier mot n'est pas prononcé avec une dizaine de minutes et les dialogues se comptes sur les doigts de la mains. On assiste juste a une succession de scènes toutes plus ignobles les unes que les autres ou les prisonniers font des dessins avec leurs excréments et ou ils se font tabasser par les gardes. Le tout dans un silence religieux. S'ajoute a cela des scènes totalement inutile juste pour choquer le spectateurs, et parfois même pour faire office de cache misère parce que le réalisateur n'a rien d'autre a proposé : Entre la scène ou le garde nettoie la merde des murs au karchers et la loooongue scène ou on accompagne un garde dans la nettoyage de l'urine du couloirs de la prison, une scène interminable durant laquelle même les plus acharnés d'entre nous se sont endormis.
Et ça ce n'était que la première partie. Le seconde partie commence avec le dialogue le plus long de votre vie qui a pour seul mérite de nous montrer (enfin) qui est le personnage principale, durant laquelle celui ci discute avec un homme d'église PENDANT PLUS DE 20 MINUTES de plan fixe sur son enfance, le bon vieux temps, la philosophie, enfin je crois, je vous avoue avoir perdu le file après 10 minutes. Un dialogue interminable duquel surgit un ennuie abyssal.
Le partit pris évident pour l'IRA conditionne même le spectateur sans doute supposé trop neuneu pour l'empêcher de se faire une propre idée du conflit et de ses enjeux.
Le reste pas bien intéressant, on assiste a l'agonie du personnage principale refusant de s'alimenter, pendant toute la fin du film, on le voit se décomposer, un vrai supplice, a ce moment on ne souhaite que sa mort pour enfin être libéré et retourner a ses obligations.
Je n'ai toujours pas compris pourquoi certains crient au chef d’œuvre, Au mieux ce film est un documentaire, au pire une perte de temps et une envie de vomir en sortant.
Personnellement je l'ai pris pour un entrainement particulièrement coriace visant a tester la capacité de l'être humain a résister au sommeil.
C'est parce que Hunger est l'un des films qui ont lancé Michael Fassbender et parce que Steve McQueen (II) est l'un des réalisateurs montants que j'ai fini par voir ce premier long-métrage, surtout pas pour son sujet politique, parfaitement du genre à m'ennuyer sévèrement. Heureusement, l'intérêt de Hunger n'est pas là, McQueen refusant tout académisme pour livrer un film sans concession, avant tout film d'auteur et oeuvre d'art. Le glauque est ici saisissant, de par la lenteur (plans longs et fixes, faiblement raccordés d'un point de vue spatial) et la distance froide que respecte la caméra. Une approche clinique qui rend le film très sensoriel, augmentant son impact physique (je me suis surpris à re-manger devant le film, sans doute en forme de compensation), et empêche également une mise en abyme émotionnelle dont le spectateur doit se charger lui-même. Pourtant, cela marche quand même, comme si cette froideur finissait d'elle-même par révolter, l'absence d'empathie stimulant celle du spectateur. Mais si l'aboutissement artistique du film, ainsi que la maîtrise (déjà) de McQueen sautent aux yeux, la lenteur imprimée peur rebuter, finir par faire sortir du film et diminuer son effet. Ça a tenu pour moi, de justesse, mais j'attendrai quand même Shame pour me prononcer définitivement sur ce nouveau Steve McQueen.
Steve Mc Queen sait faire, sous des dehors naturalistes, des images travaillées, immersives mais est bien plus en peine pour retranscrire une atmosphère dans les univers qu'il dépeint. Des images comme le corps décharné de Michael Fassbender ou certaines scènes comme les sanctions infligés par les gardiens, impriment la rétine du spectateur. Pour autant, ses héros restent unidimensionnels, peu cernables, peu représentatifs et Mc Queen n'est pas à l'aise pour filmer les passages dialoguées. Ce manque d'incarnation est vraiment pour l'instant, la limite de son cinéma trop froid, trop figé, manquant de rupture de ton, pour convaincre pleinement.
"Hunger" est le premier long-métrage de Steve McQueen. Et on ne peut pas dire que le réalisateur britannique n'ose pas montrer les scènes chocs. C'est même sa principale qualité, aborder son sujet de front. Mais malheureusement, il n'y pas grand chose d'autre à retenir du film. Car cette volonté d'esthétiser chaque scène, de dire "je fais un plan fixe d'un quart d'heure, donc je suis un artiste" est extrêmement lassante. De plus, le manque de point de vue fort est pour le moins regrettable. On commence à suivre un policier de la prison de Maze, puis deux prisonniers vivant dans la même cellule, et à la moitié du film on finit par s'intéresser au personnage joué par l'incroyable Michael Fassbender. Avec cette étrange structure, on se demande finalement de quoi veut véritablement parler McQueen, qui hésite sans cesse entre le politique et le psychologique. Au final, son film n'est pas poignant du tout, pas même émouvant, la faute à une mise en scène excessivement calculée. "Hunger" représente donc bien les limites du cinéma de la maîtrise, même si ce dernier aura une dimension autrement plus forte dans "Shame", le second film d'un auteur qui ne manque pas de personnalité.
Ce n'est pas parce que le scénario est vaguement basé sur des faits réels qu'il faut considérer cette fiction délirante comme un document historique.
L'exagération extrême, jusqu'au grotesque, des conditions inhumaines de détention des prisonniers, des séances de lynchages collectifs, des séquelles de tortures et autres horreurs ne sont que fantasmes partisans et démagogiques, ça s'appelle du révisionnisme, ça n'émeut que les ignares et les neuneus.
Non, l'Angleterre de Margaret Thatcher n'était pas une infâme dictature fasciste aux geôles dignes des pires régimes totalitaires, faut revenir sur terre...
Oeuvre majeure du cinema de Steve Mc Queen, "Hunger" constitue son premier véritable pas dans le 7ème art. A la réalisation et également à l'écriture, le cinéaste britannique nous propose ici un drame historique, se déroulant en Ireland du nord, au début des années 1980. Le lieu du film est le très "dark" quartier H, ou des détenus politiques ont été incarcérés à cette époque. Le poulain de Steve Mc Queen, Michael Fassbender, tient ici le rôle principal. Le travail fait par l'acteur est inoubliable et impressionnant de justesse. On ressent toute la souffrance et la colère que les hommes pouvaient ressentir à ce moment. Une performance physique salutaire également, puisque celui-ci a perdu près de 14 kg pour incarner le personnage de Bobby Sands ! Outre cette excellente interprétation de Michael Fassbender, l'ensemble des autres acteurs du casting nous livrent des performances jouissives, tant le réalisme est de mise sur toute la durée du long métrage. Mais le gros point fort de "Hunger" réside bien dans sa réalisation, qui est irréprochable et pour le coup, est aussi ingénieuse de bout en bout ! Ce n'est donc pas pour rien que le réalisateur a obtenu la "caméra d'or" au festival de cannes ! Les plans sont magnifiques, et le film offre beaucoup de scènes cultes comme : l'arrivé des CRS dans la prison, le très long dialogue entre Bobby Sands et le père Dominic Moran ou encore le pauvre Bobby Sands sur le lit d'hôpital, agonisant des répercutions de la "grève de la faim" sur sa physionomie et sa psychologie. La caméra de Mc Queen filme les mouvements, les regards et les affrontements physiques avec une certaine fluidité, à en faire jalouser plus d'un. En conclusion, "Hunger" est un très bon film, surement le meilleur des 3 que Steve Mc Queen a réalisé à mon sens. C'est profond, choquant et déroutant, mais cela permet de faire passer le message très facilement. A la fin de la projection, on en tremble encore et encore, tellement l'ambiance retranscrite est réaliste et éprouvante à assister !
Le conflit nord-irlandais: voilà un sujet dont tout le monde a entendu parler mais dont on ne sait finalement que très peu de choses. Steve McQueen s’empare donc de ce sujet pour signer son premier film. « Hunger » c’est donc l’histoire vraie de Bobby Sands, républicain irlandais enfermé à la prison de Maze. La visée politique est on ne peut plus clair. McQueen, ça se voit, a eu l’intention de faire un film choc, en nous imposant des séquences qui ne manquent pas d’être percutantes. On ne peut que le féliciter étant donné qu’on en manque de ces séquences chocs. Seulement, on ne peut pas faire abstraction du fait que le cinéaste se préoccupe aussi peu de son sujet de départ. Qu’est-ce qu’on nous dit dans ce film? Que Sands a fait une grève de la faim de 66 jours et qu’il en est mort? On le savait déjà, l’influence de Sands s’étant propagée plus loin que les frontières Britanniques? Que le gouvernement de Margaret Tatcher était intransigeant? On le savait. La Dame de fer a beaucoup fait parler d’elle lorsqu’elle était premier ministre. Qu’est-ce qui a poussé Sands à se révolter? Ça on ne nous le dit pas. Autre exemple: au début du film, on nous dit que les premières émeutes en Irlande ont eu lieu en 1969. Soit, mais pourquoi? Finalement, que ressort-il de « Hunger »? Et bien il n’en ressort rien. A part de la vacuité. Oui, il est vrai que ce film ressemble davantage à un pseudo documentaire historique qu’à une œuvre engagée et contestataire. Sans intérêt.
Avec "Hunger" Steve McQueen déboula dans le monde cinématographique en nous livrant une œuvre sans concession traitant de Bobby Sands, un gréviste de la faim de l'IRA dans la prison de Maze avec comme but d'obtenir un meilleur traitement des prisonniers politiques en Irlande du Nord. Pour un premier film, c'est très fort ce que fait Steve McQueen, il évite beaucoup de pièges auxquels ce genre peut être confronté comme le pathos, la niaiserie, le sentimentalisme ni dans le misérabilisme. La lenteur du film ne gêne aucunement, on est plutôt fasciner par cette description froide et sale de l'univers carcéral. La mise en scène est puissante, techniquement il use parfaitement bien des plans séquences et fixes et il nous choque à travers certaines scènes intenses. C'est une plongée violente et dramatique dans ses prisons, entre le traitement des prisonniers et leurs conditions de vie où notamment traine urine au sol et excrément sur les murs. Michael Fassbender crève l'écran et dévoile déjà tout son talent à travers une remarquable composition. Un très bon film, dérangeant et puissant, une bonne œuvre et une réussite pour McQueen.
Film à voir. Historique. Une face cachée du bon establishment puritain et sans pitié du tatchérisme et de la "guerre" à Belfast. Une gifle au flegme britannique et à son empire. Fallait-il croire en sa cause pour éprouver de pareilles conditions de détention, y survivre tout en continuant à lutter. Le fil est lent, très lent. La lenteur accroît l'insoutenable. Il faut se frotter les yeux pour y croire. La longue joute verbale est à mon avis très bien filmée: rien de vient distraire la rhétorique.. Mourir pour ses idées, d'accord, mais de mort lente disait Brassens. Il ne croyait pas si bien dire. Dur, dur.